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> Gaunt's Ghosts
Etienne, Duc d'Aquitanie
post Dec 28 2007, 03:36 AM
Message #26


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Ca y est, je pense avoir trouvé un extrait à peu près correct, qui traduise bien le côté saint blahblah tout ça (pardon Sabbat unsure.gif) du bouquin, et dans le même temps avec du suspens et de l'action...
Donc c'est parti, en direct d'Herodor, petite planète des Mondes de Sabbat...


"Starck ! Vanette ! Un pistolet, peu importe qui !"
Starck avait perdu son pistolet _ perdu son holster complet, en fait _ mais Vanette sortit son pistolet laser et le fit glisser sur le béton vers Gaunt. Gaunt rengaina son épée et plongea derrière la roue arrière voilée du transport, faisant feu sur la force principale. D'après le compteur sur le chargeur de l'arme, il avait environ trente tirs avant que la cellule ne soit entièrement utilisée.
Trente tirs. C'était tout ce qu'il lui restait de vie.
"De munitions ?" cria-t-il au-dessus du crépitement des tirs ennemis.
"Il me reste une cellule !" répondit Vanette.
"Une demi-cellule !" rapporta Starck.
"Deux chargeurs !" bégaya Beltayn.
"Faites les compter," dit Gaunt.
Les tirs qu'ils recevaient gagnaient en intensité. Dans chaque camp, on ciblait les transports de troupes, et les marcheurs avaient commencé à leur cracher des rafales de canon cyclique. L'épave vibrait et était constamment secouée par les tirs qu'elle recevait, et bougea même plus d'une fois sous les impacts. Des morceaux de blindage et de carrosserie furent projetés en l'air. Beltayn hurla alors qu'un morceau de shrapnel s'enfonçait dans son bras. La joue de Vanette fut touchée par des éclats projetés par un coup direct à la coque du véhicule. D'ici quelques instants maintenant, Gaunt le savait, un obus ou une grenade allait les finir.
Dix tirs restant.
"Sabbat Martyr," commença à murmurer Gaunt, "au nom de l'auguste Empereur de Terra, libérateur de l'Imperium de l'Homme, je te recommande mon âme et mes ultimes actions, et les âmes de ces trois braves soldats, dans tes mains que tu..."
Une fusillade éclata dans le square depuis le sud, des cônes de flammes, blancs et avides, se répandant comme de l'eau d'une conduite sous pression, jaillissaient au milieu des soldats de l'arch-ennemi qui émergeaient du bloc d'habitation et réduisant à l'état de torches trébuchantes ceux qui refusaient de faire demi-tour et de battre en retraite.
"Quelque chose..." souffla Beltayn. "Quelque chose..."
Tournait rond. Sans aucun doute.
Quatre Chimères, affichant l'insigne de la garde du corps du Seigneur Général, s'engouffrèrent dans le square, écrasant sous leur lames dentelées les restes de bâtiments en flammes. Elles se déplaçaient, leur coque tanguant d'avant en arrière alors qu'elles accéléraient au milieu des décombres. En tourelle, des soldats maniaient des autocanons, arrosant la zone de balles traçantes. Derrière les rapides transports blindés, des tanks trapus émergèrent. Des blindés des Civitas Beati, des chars légers des FDP et deux Vanquishers de la garde du corps. Ils se mirent à tirer dès qu'ils eurent un visuel sur l'avant-garde ennemie. Se répandant derrière la charge motorisée se trouvaient des soldats, beaucoup d'entre eux portant des bannières de compagnie, des drapeaux et des étendards affichant l'aquila au sommet de longues hampes. Gaunt pouvait voir le Maréchal Biagi dirigeant l'infanterie, un étendard brandi dans une main. Ce dernier s'avançait à la tête d'une douzaine d'officiers du Regiment Civitas. Ils balayaient le terrain devant eux de leurs lance-flammes.
Les quatre Fantômes rampèrent sous la carcasse du véhicule pour se mettre à l'abri alors que des obus et des tirs d'armes lourdes volaient au dessus de leurs têtes dans toutes les directions. Le bruit et la commotion qui y était associée les faisaient souffrir. D'où il se trouvait, Gaunt pouvait voir Biagi mener ses forces en avant. Quelqu'un, Lugo lui-même très probablement, avait mobilisé toutes les réserves dans cette contre-attaque. L'abruti ! Si cet assaut échouait, il ne resterait rien, absolument rien pour défendre les ruches intérieures.
Gaunt savait que Lugo était loin d'être le plus talentueux des tacticiens à avoir jamais émergé de la scholam des officiers, mais il s'agissait là d'un acte de pure folie même pour un homme comme lui. Déjà cette nuit, ils avaient été surpris par la simple taille de la force d'avant-garde que l'arch-ennemi avait réussi à débarquer sur Herodor. Qui ne disait pas qu'une force d'une taille équivalente n'attendait pas de frapper la zone méridionale des dômes agroponiques, ou une autre massée dans les Obsidae Orientales ? Que ferait Lugo, alors, si la totalité de sa force d'intervention était déployée ici ?
C'était de la folie. C'était...
...
c'était de la folie, mais pas du genre que Gaunt pensait.
Il cligna des yeux.
Quelque chose d'étrange se passait. Chaque son autour de lui paraissait étouffé, le monde autour de lui semblait se mettre à miroiter. Les débris de vitre sur le sol, sous ses mains ensanglantées, scintillaient comme des diamants. Le métal corrodé de l'écoutille au dessus de sa tête semblait constellé de perles. Des obus volaient au-dessus d'eux, parfaitement visibles, traînant dans leur sillage de lentes vagues d'air, la fumée qu'ils laissaient derrière eux se dispersant en de parfaites double hélices.
Tout
sembla
ralentir.
Feth !
Pendant un instant, Ibram Gaunt pensa qu'il avait été touché. Il ne ressentait aucune douleur, aucun impact, mais il avait entendu des vétérans invalidés décrire comment des blessures graves étaient infligées sans qu'on s'en rende compte, changeant le monde en un pays des merveilles bougeant au ralenti, alors que les sens déréglés par le traumatisme enregistraient simplement la simple et profonde splendeur présente dans chaque chose.
Il y avait une lumière dans ses yeux. Une lumière dorée. Un Salamander de la garde du corps, trapu et pesant sur ses chenilles, roula dans son champ de vision, s'arrêtant seulement à quelques mètres de l'endroit où il était étendu sous l'épave du transport de troupes. Une figure se tenait dressée dans sa cabine ouverte.
Elle était magnifique.


Bon, je trouve que ma traduction est un peu approximative parfois (comme celle des trads officielle, mais j'ai tendance à moins coller à la lettre par rapport à eux), c'est pourquoi je vous engage à lire Dan Abnett en VO, c'est terrible...
Titi


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jan 7 2008, 04:05 PM
Message #27


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Argh, mes amis, vous dis-je...
Only in Death m'attend à la Poste, c'est terrible, le suspens est à son comble...Et ça fait une semaine que ce bouquin m'attend...Je vais enfin connaître le dénouement de l'histoire ! La fin de la série...
En même temps, j'ai mes partiels, donc...Hum...
Choix cornélien...
En attendant, sur un plan plus sérieux, faut-il que je continue avec Traitor General,ou ça vous intéresse pas ? Répondez pas tous à la fois...C'est prévu pour quand la sortie de Sabbat Martyr ? C'est déjà sorti ou pas encore ?
Titi


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jan 8 2008, 01:13 PM
Message #28


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J'ai commencé hier, je suis page 215 et quelques, mes impressions jusque là...
Ah, Only in Death...
Etrange...
Le début peine un peu, les deux ou trois premiers chapitres, on se dit qu'on va vraiment s'emmerder, où est passé notre Dan préféré ? Et puis finalement, ça se réveille...D'un coup.
Et ça tremble, hein, ça tremble...Ca émotionne de tous les côtés...
Avec Domor abattu dès le début, "Shoggy died during the night. Twice. Each time Dorden brought him back from the dead." et Ludd qui prend du grade d'une manière assez comique...Enfin disons, il prend du grade parce que Hark est mal fichu, et du coup, ses réactions sont assez comiques...
Ce que j'ai noté jusque là : le régiment est devenu bien costaud : 2 500 hommes, 2 500 Fantômes, à tel point que certains des Fantômes n'ont même pas de nom (et pourtant on avait pas l'habitude avec Abnett) : "Rawne s'adressa au soldat à côté de lui..." etc.
Ca fait bizarre de se dire qu'ils sont plein, tout d'un coup, tellement on était habitués à ce qu'ils soient peu...
Et Bam en plus, quatre cent pertes dans le premier engagement du bouquin...Comme quoi, fallait bien les renforcer au tout début, histoire que l'histoire dure un peu...
Titi


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jan 9 2008, 11:49 AM
Message #29


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Fini hier soir à minuit !
Bon alors, pour tout vous dire, y a des trucs interloquants, y en a d'autres bien, on sent son petit coeur se serrer...
J'espère qu'ils vont la trouver, leur planète de tout repos, les Fantômes...
Tout ça pour dire que c'est cool, y a des fantômes, des Fantômes aussi, du pétage de câble dans tous les sens (très bien retranscrit, d'ailleurs) à cause que s'k'on est sur les nerfs...
C'est un peu blasant de constater la fin, quand même, même si je vous dis rien.
On a comme un pressentiment, sur ce qu se passe à la fin (ouais mais en même temps, c'est chiqué, gaunt il a tout le temps plein de rêves prémonitoires dans les bouquins qui nous montrent ce qui va arriver).
Moi je m'étais creusé la cervelle pour savoir qui pouvait bien être dans les rêves de Gaunt (et de Hark), et j'ai trouvé juste avant qu'on le dise dans le livre. Et je suis content. smile.gif
Fin bref, tout est cool, ils ont tous leur petit moment de gloire, comme le voulait Dan Abnett. Vous pensiez avoir vu les combats les plus haletants des Fantômes ? Détrompez-vous, Only in Death est là...
Titi


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jun 11 2008, 11:09 AM
Message #30


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Bon, je refais un petit up sur ce sujet en repensant à ma réponse dans Caiphas Cain : on en est à Sabbat Martyr, en français, là, non ?

Qu'en pensez-vous, lecteurs avides ? C'est à votre goût ?

Etrangement, les bouquins qui me plaisent le plus sont plus ou moins à partir du septième, alors que pour Doomsword, c'est plutôt après le septième qu'il commence à moins aimer...

Vous voulez quelques extraits de Traitor General et His Last Command ?

Titi


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evilsunz
post Jun 11 2008, 02:55 PM
Message #31





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J'ai fini Sabbat Mater en français avant hier...
Ben mon cochon, quel choc !

J'avoue que je commençais à m'endormir un peu avec ces fantômes qui s'en sortent toujours improbablement à la fin. J'ai l'impression que Abnet s'ennuyait aussi un peu, et que Sabbat Mater regroupe in extremis tous les drames qui auraient pû s'étaler sur tout le cycle. N'empêche, on s'éclate bien en le lisant, et le statut "mortel" des fantômes , même les plus illustres, ressort bien. Maintenant, deux trois critiques :

Rawne : c'est mon perso préféré, n'empêche, il se ramollit le bougre, avec sa romance à la noix avec Banda. Comme si Rawne était capable d'aimer quelqu'un... Sans parler de ses pulsions meurtrières pour Gaunt, qui ne sont visiblement plus à l'ordre du jour. Dommage....d'autant qu'avec la disparition de Cuu, qui va hériter du rôle envié de grand méchant des fantômes, maintenant ?

D'ailleurs, à propos de méchants, Abnett adopte ici plusieurs fois le point de vue du chaos, mais ca reste somme toute banal, des gros vilains cruels et baraqués et pas très subtils, qui se font quand même dégomer à la fin. ( le mandragore est sûrement le plus pathétique, se faire avoir par une poupée de chiffons...)

La fin, comme toujours avec les fantômes, des renforts arrivent et en trente lignes une situation désespérée se transforme en victoire éclatante. Un peu prévisible , à la longue...

N'empêche, ca reste à mes yeux l'un des meilleurs romans des fantômes, avec Necropolis et les armes de Tanith. Et pis surtout, j'ai jamais attendu la suite avec autant d'impatience : envie de voir comment le régiment va surmonter la perte d'autant de figures de proue !

voili, voilou, je crache pas sur un ou deux extraits de traitor general, au passage...


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jun 13 2008, 11:48 AM
Message #32


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QUOTE
voili, voilou, je crache pas sur un ou deux extraits de traitor general, au passage...
Doom, un extrait en tête ? Sinon, j'hésite entre la scène de la chandelle en intro, l'élimination de la patrouille dans les sous-bois ou le délire pyrotechnique de Brostin...Ou encore le sirdar à la fourchette, ça pourrait être rigolo, même si en fin de compte, c'est plutôt secondaire...
QUOTE
J'avoue que je commençais à m'endormir un peu avec ces fantômes qui s'en sortent toujours improbablement à la fin.
Tu risques d'être un peu déçu par la suite, alors...
QUOTE
Rawne : c'est mon perso préféré, n'empêche, il se ramollit le bougre, avec sa romance à la noix avec Banda. Comme si Rawne était capable d'aimer quelqu'un... Sans parler de ses pulsions meurtrières pour Gaunt, qui ne sont visiblement plus à l'ordre du jour.
Et c'est parti pour durer, ce changement...
QUOTE
d'autant qu'avec la disparition de Cuu, qui va hériter du rôle envié de grand méchant des fantômes, maintenant ?
Ca compte comme du spoil, ça ? Faut mettre en ### ou pas wink.gif ? Il n'y a plus, à ma connaissance, de grand méchant des Fantômes (ou alors il se cache très bien). C'est plus subtil, dirons-nous, avec notamment Ludd qui se durcit un peu, et l'apparition de tension avec ceux qui ont fait Gereon vis-à-vis de la hiérarchie.
QUOTE
Abnett adopte ici plusieurs fois le point de vue du chaos, mais ca reste somme toute banal, des gros vilains cruels et baraqués et pas très subtils, qui se font quand même dégomer à la fin.
Rho, quand même, c'est sympathique. Pour le coup, Traitor General nous donne un petit aperçu de ce qu'est la vie sur un monde occupé, avec des méchants qui font autre chose que de manier des gros canons (si, si, ça existe).
QUOTE
( le mandragore est sûrement le plus pathétique, se faire avoir par une poupée de chiffons...)
Rho quand même...
QUOTE
La fin, comme toujours avec les fantômes, des renforts arrivent et en trente lignes une situation désespérée se transforme en victoire éclatante. Un peu prévisible , à la longue...
Alors, euh, pour Traitor General, ça se dénoue aussi dans les dix dernières pages, mais bon, ça va, ensuite les autres...
QUOTE
Et pis surtout, j'ai jamais attendu la suite avec autant d'impatience : envie de voir comment le régiment va surmonter la perte d'autant de figures de proue !
Traitor General ne suit les aventures que de douze des Fantômes, donc pour savoir comment le régiment s'en sort, faut attendre His Last Command, voire The Armour of Contempt, pour en revenir à un régiment "normal".

Titi


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YunYun
post Jun 14 2008, 06:09 PM
Message #33





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moi j'en ai une d'incoherence, au tout début ^^
Désolé si la remarque à déjà été faite ais je suis pressé je dois y aller :S

Bref,
Au tout début, le chasseur de 30 mètre de long dont la tourelle nous lâche 1000 bolt lourd seconde j'ycrois pas trop.
Déjà niveau place et ensuite, parce qu'une tourelle qui est capable d'encaisser le passage de mille projectiles dans ses tubes en une seconde même futuriste c'est plus concevable.


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Qui invente la bombe
Qui se moque du monde
Qui tue pour le plaisir de tuer
Mais qui suis-je donc ?
Pour me croire au-dessus
De tout ce que je tue
Qui ne respect rien ni personne
Qui donc si ce n'est l'homme
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Doomsword
post Jun 14 2008, 06:21 PM
Message #34


Rongeur à l'Abandon
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Le premier passage en ville, au moment où l'escouade se sépare en deux, est bien il me semble: soit quand ##### et ##### sont avec Landerson en ville, avec le coup de la porte rouge, soit lorsqu'ils découvrent pour la première fois les ... envahisseurs...
Doomsword


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Marre de perdre contre des bills assoiffés de sang? Ne suivez surtout pas ce conseil!
Tu as envie de découvrir une armée rigolote qui fera plus de pertes chez toi que chez l'ennemi? Tu as lu le livret skavens?Si ce n'est pas le rat, courzy vite à Monoprix, achète ton livret, tu leeeeuh trouverat près du rat-hion rat-cuterie.
si chez nous les skavens, on sait pas trop gagner, heureusement pour couiner ia moi et Dorathée...

Merci à botrix pour son aide dans la composition de cette désastreuse complainte.
Copyrats année impériale 2523

GORETs IEP: Un esprit sain dans un porcin.

...un fourbe Skaven poignardait par-derrière un innocent Space Marine en lui glissant à l'oreille avec rancoeur un mot duquel on pouvait percevoir "pantalon", "canards" et "caleçon"...
Belannaer, La prophétie de la modération
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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jun 17 2008, 01:29 AM
Message #35


Architecte de l'Ombre
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Ils atteignirent les bâtiments principaux. Il était vingt-deux heures trente-sept. A peu près au même moment, ils entendirent une détonation dans la ville derrière eux. Une luisement brillant s'éleva lentement dans le ciel. Puis l'air s'emplit d'un bourdonnement.Dans la vallée qu'ils surplombaient, ils virent des glyfs flottant, tels des boules d'éclairs, attirés par l'agitation.
La diversion du colonel était en cours.
"Que l'Empereur vous garde," murmura Landerson.
Landerson vérifia la porte principale. Elle n'était pas verrouillée. Fusil armé et prêt à faire feu, Landerson se faufila à l'intérieur alors que Lefivre ouvrait la porte. Purchason se tenait à sa gauche, son fusil pointé en couverture.
L'allée du préfabriqué était sombre. Il y avait une intense odeur de fertilisant séché. Des rats couinaient.
Laderson signala à Lefivre de surveiller la porte, puis il s'avança avec Purchason, se couvrant l'un l'autre d'une porte à l'autre. L'endroit était désert. Des chaises et des tables étaient renversées, des cogitators agriculturaux brisés, des incubateurs de graines et des couveuses réduits à l'état d'épave.
Il y avait une légère lumière devant eux. Précautionneusement, ils s'avancèrent, communiquant par signes, armes prêtes. La lumière provenait d'une office centrale. Une chandelle solitaire, tr$onant sur un bureau.
Landerson regarda Purchason. Purchason secoua la tête. Il n'avait lui non plus aucune idée de ce qui se passait.
Ils se glissèrent à l'intérieur. La pièce était vide en dehors de quelques petits meubles brisés et du bureau à la chandelle. Les fenêtres étaient verrouillées. Il n'y avait qu'une seule porte.
"C'est ici," dit Landerson aussi fort qu'il l'osa.
"Qu'est-ce que cette chandelle fout ici ? Est-ce qu'ils sont déjà là ?"
Landerson observa les alentours pour la seconde fois. "Je ne sais pas," souffla-t-il. "Allez voir ce que fait Lefivre."
Purchason acquiesca et se glissa dans l'allée. Landerson se tenait près du bureau, son arme pointée vers la porte. Une minute passa. Deux. Ses mains commençaient à être moites.
Il entendit un bruit étouffé.
"Purchason ?" appela-t-il discrètement.
La chandelle s'éteignit soudain. Un bras s'immobilisa autour de son corps, bloquant son fusil automatique. Il sentit une lame contre sa gorge.
"Dis-le maintenant, et clairement," fit une voix dans son oreille.
"T-tanith Magna..."
L'étreinte se relâcha.
Landerson se tourna vers les ténèbres, terrifié.
"Où êtes-vous ?" fit-il en respirant avec difficulté.
"Toujours là," fit la voix, à nouveau derrière lui. Landerson pivota sur place.
"Qu'est-ce que vous foutez ?" souffla-t-il. "Montrez-vous !"
"Chaque chose en son temps. Vous avez un nom ?" demanda la voix, à nouveau derrière lui. Landerson s'immobilisa.
"Major Gerome Landerson, FDP de Gereon."
Il y eut un cliquetis d'amadou et la chandelle sur le bureau se ralluma. Landerson fit volte-face pour se tourner vers elle, fusil en visée. La chandelle vascilla, solitaire. Il n'y avait aucune trace de celui qui avait pu l'allumer.
"Ca suffit !" fit Landerson. "Où êtes-vous ?"
"Juste là." Landerson ne fit plus un mouvement alors qu'il sentait le canon froid d'une arme s'appuyer contre sa nuque. "Posez le fusil."
Landerson posa délicatement son fusil à silencieux sur le bureau.
"Comment êtes-vous entrés ?"
"J'ai été là tout le temps."
"Mais j'ai fouillé la pièce..."
"Pas assez bien."
"Qui êtes-vous ?"
"Mon nom est Mkoll, Sergent des éclaireurs, Premier-et-Unique Tanith."
"Vous pourriez enlever votre fusil de ma nuque ?"
Un homme apparut dans la lueur de la chandelle devant Landerson. Il était petit, compact, engoncé dans une cape de camouflage qui semblait se fondre dans les ténèbres. "Je pourrais," fit-il avec légèreté, "si c'était mon fusil. Ven ? Lâche la pression sur ce pauvre diable."
La pression contre son cou s'évanouit. Landerson jeta un coup d'oeil derrière lui et vit le second homme. Juste une ombre à la limite de la lumière de la chandelle. Plus grand que le premier, l'ombre d'une silhouette.
"Q-qu'est-ce que vous êtes ?" bégaya Landerson. "Des fantômes ?"
A la lumière de la chandelle, Landerson vit les yeux de l'homme appelé Mkoll s'allumer légèrement et refléter la lueur. Un sourire. C'était la chose la plus dérangeante de toute, car il s'agissait visiblement d'un visage peu habitué aux sourires.
"Vous pourriez dire ça," dit Mkoll.


***


Ils avaient refusé dès le départ de se référer à lui par son nom ou son rang. Il était pheguth, ce qui d'après ce que son garde du corps lui avait dit signifiait quelque chose comme "quelqu'un qui commet la plus basique des trahisons" ou "quelqu'un pour qui la trahison est devenue un art de vivre., ou encore moins flatteur. C'était un juron, un tabou. Ils lui laissaient savoir ce qu'ils pensaient de lui _ une vermine, une gangrène, le plus bas parmi les bas _ ce qui était quelque chose, venant de leur part.
Et cela lui convenait. Il savait ce qu'il représentait pour eux. L'appeler pariah était le pire qu'ils pouvaient faire.
"Réveillez-vous, pheguth," commanda son Protecteur.
"Je suis déjà réveillé," répondit-il.
"Comment vous sentez vous, ce matin ?"
"Je suis toujours pheguth, si c'est ce que vous voulez savoir."
Le Protecteur ouvrit les écoutilles de la chambre, ce qui laissa entrer la lumière du jour. Cela le fit grimacer.
"Pourriez-vous laisser ça fermé pour l'instant ?" demanda-t-il. "J'ai une migraine, et la lumière me fait mal aux yeux."
Le Protecteur ferma à nouveau les écoutilles, et alluma à la place les lampes filtrantes.
"Est-ce à cause du transcodage ?" demanda le Protecteur.
"C'est ce que je suppose, pas vous ?"
Son Protecteur était appelé Desolane. Desolane (il n'avait pas encore réussi à déterminer son sexe avec certitude) mesurait deux mètres, et possédait une musculature élancée et de longs membres. Sa forme agile et androgyne était engoncée dans une combinaison de protection semblant taillée sur mesure, et qui luisait d'un métal bleu-noir avec des reflets iridescents, comme les plumes d'un oiseau. Drapant ses épaules, une cape brumeuse noire flottait plutôt que pendait. Elle semblait légère et semi-transparente, comme si elle était composée de vapeur ou de fumée, et accompagnait chacun des mouvements de Desolane, même si elle ne semblait pas être attachée au Protecteur. La cape de fumée dissimulait presque, mais pas entièrement, la paire de lames incurvées rangées le long du dos athlétique du Protecteur.
Desolane avait été le compagnon du pheguth pour plus de six mois, maintenant, depuis son passage sous la garde des forces de l'Anarch et sa détention sur Gereon. Le pheguth avait presque commencé à penser au Protecteur comme un être humain, aussi loin qu'il pouvait pousser la comparaison, mais ce matin, il était particulièrement difficile d'ignorer les traits xenos du Protecteur, en particulier la manière dont les longues jambes de Desolane étaient façonnées dans le mauvais sens sous le genou et se terminaient en de longues griffes.
Et le visage de Desolane. Il n'avait à vrai dire jamais vu le visage de Desolane, bien sûr. Le masque de bronze poli qui le recouvrait n'avait jamais été retiré en sa présence. En fait, il semblait qu'il était partie intégrante du visage du Protecteur. Il enserrait étroitement son crâne, lisse et sans expression aucune, mis à part quatre fentes : deux pour les yeux et deux au dessus de ses sourcils par lesquels émergeaient de petites cornes blanches.
Les yeux eux-mêmes, toujours visibles à travers les fentes, étaient très humains, d'un bleu étincelant, comme un jeune aide de camp de la Garde Impériale que le pheguth avait autrefois commandé. Si humains, mais positionnés beaucoup trop bas sur le visage de Desolane.
"Souhaitez-vous manger ?" demanda-t-il.
"J'ai peu d'appétit," répondit le pheguth. Il se demanda comment faisait Desolane pour manger. Le masque de bronze l'avait pas de fente pour une bouche.
"Le transcodage ?"
Il grogna.
"Nous avons été avertis que le transcodage affaiblirait votre constitution," fit Desolane. Sa voix était aigue et sur un registre féminin, ce qui était la raison pour laquelle il ne pouvait pas déterminer clairement son sexe, décida le pheguth. "Nous avons été averti que cela pourrait vous...rendre malade. Dois-je convoquer un maître de fysik pour prendre soin de vous ? Peut-être qu'un remède pourrait être confectionné."
Il secoua la tête. "Nous avons également été avertis que je ne devais rien ingérer qui pourrait ralentir la progression du transcodage. J'imagine que si un remède fiable existait, on me l'aurait déjà donné."
Desolane acquiesca. "Une boisson, tout du moins."
"Oui. Une tasse de..."
"Thé noir, pas trop fort, avec de la canelle."
Il sourit. "Vous me connaissez parfaitement."
"C'est mon travail de vous connaître, pheguth."
"Vous satisfaisez chacun de mes besoins à la perfection. J'ai eu des adjudants qui ont moins pris soin de moi. Je me demande pourquoi."
"Pourquoi ?"
"Je suis un officier senior de l'armée de votre ennemi juré, et vous êtes _ pardonnez-moi, mais je ne suis pas sûr de savoir ce que vous êtes, Desolane."
"Vous êtes pheguth. Vous êtes atturaghan..."
"C'est une autre de ces choses dont je ne veux pas connaître la signification, c'est bien ça ?"
"Vous êtes un ennemi de sang, vous n'êtes que de la chair gâchée, vous êtes de l'Ennemi Eternel et vous êtes le plus honni de ceux qui doivent être honnis. Je suis un septa-guerrier de l'Anarch, acclamé et récompensé, consenti et aimé des Hautes Puissances, et les vents du Chaos ont soufflé dans mon corps de spendides magiks grâce auxquelles j'ai atteint le rang de Protecteur, de sorte que je suis parmi les propres huscarls de l'Anarch lui-même. Dans presque n'importe quelles circonstances, mon devoir et mon choix seraient de tirer mes ketra et de vous éviscérer."
"Presque n'importe quelles circonstances ?"
"Mise à part celles-ci. Ces étranges circonstances dans lesquelles nous nous trouvons."
"Et dans ces circonstances ?"
"Je me dois de satisfaire à chacun de vos besoins à la perfection."
Le pheguth sourit. "Ca ne me dit toujours pas pourquoi."
"Parce que c'est ce qu'on m'a ordonné de faire. Parce que si le moindre malheur devait vous arriver, ou que vous souffriez ne serait-ce qu'un seul instant, l'Anarch lui-même m'étriperait, me saignerait cérémonialement et mangerait mon foie."
Le pheguth s'éclaircit la gorge. "Une excellente réponse."
"Vous aimez tellement à me taquiner, pheguth, n'est-ce pas ?" fit Desolane.
"C'est le seul plaisir que j'ai ces jours-ci."
"Je le permettrai donc. Encore une fois." Le Protecteur se dirigea vers la porte. "Je vais vous apporter votre thé."
"Pourriez-vous me détacher, avant ?"
Desolane s'arrêta à côté de la porte de la chambre et se tourna.
"Bien sûr," fit-il, produisant les clés de dessous sa cape de fumée et libérant l'homme nu de ses entraves d'acier.


Extrait de Traitor General. Encore une fois, il ne s'agit que d'une incitation à lire le livre lui-même wink.gif.

Titi


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Arnor
post Jun 18 2008, 01:48 PM
Message #36





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Tu saurais à peu pres quand il sera traduit en Francais? Un peu la flemme de le lire en Anglais;.... happy.gif


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J'arriverais à placer ca dans le RP un jour, j'y arriverais!
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evilsunz
post Jun 22 2008, 12:46 PM
Message #37





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La traduction en français, intitulée "Le traître", sortira en novembre 2008, normalement. Merci pour la trad', titi, pour le coup c'est une vision originale des rapports impériaux-chaotiques, même si ce prisonnier ne m'a pas l'air très net. J'ai l'impression qu'il est un petit peu trop complaisant pour un impérial prisonnier...


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Jun 22 2008, 01:13 PM
Message #38


Architecte de l'Ombre
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A vrai dire, il n'est pas très net, puisque c'est un vieux forban qui s'est senti trahi par l'Imperium, et se met donc à la solde des forces de l'Archennemi....

Par contre, je dois avouer que j'ai franchement eu du mal, comme j'en parlais avant, avec certaines expressions inventées par M. Abnett...Genre j'ai mis "le Protecteur", mais en anglais c'est "life-ward", vous voyez bien ce que ça veut dire, mais pour donner un nom correct...

De même avec les wirewolves, démons du Warp invoqués par les glyfs, à mi-chemin entre les armures possédées et les loups-garous, je me demande comment ils vont traduire ça, parce que moi, après concertation avec Doom, on avait pas plus d'idée pour life-ward que pour wirewolf...

Titi


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Etienne, Duc d'Aquitanie
post Dec 8 2009, 02:29 AM
Message #39


Architecte de l'Ombre
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Salut à tous,

un petit retour sur le sujet pour savoir où est-ce qu'on en est au niveau Bibliothèque Interdite des Fantômes de Gaunt, pour savoir ce qui pourrait vous intéresser comme traduction, vu que je risque de pouvoir remettre la main sur mes bouquins des Fantômes aux alentours de Noël smile.gif.

Ravenor, il y a également quelque chose, mais je crois que les trois tomes sont déjà traduits, je ne me trompe pas ?

Titi


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urhtred_gohslord
post Dec 8 2009, 07:45 PM
Message #40



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Je suis pas la série des fantômes, mais en tout cas pour les inquisiteurs d'abnett, les trilogies sont bel et bien traduites de bout en bout en langue de molière.

Urhtred- c'était pas "le traître", ou le suivant, le dernier fantôme?


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tiens, notre cher duc avait raison, c'est marrant urhurh
C'est bien vrai^^
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