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Full Version: Des textes d'ambiance pour la Campagne...
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Etienne, Duc d'Aquitanie
Ferdeah humait l'air.
Cela faisait trois jours que les marteaux n'avaient plus résonné maintenant. Ainsi voulait la tradition d'Imbolc.
Ferdeah pensait à Cathbad.
Le vieux sage s'en était allé, en quête de savoirs, en quête de réponses...
Ils avaint fait chemin depuis Rath Chrûachain, mais Ferdeah n'avait pas été plus loin qu'Ath Daru, retenu par ses obligations envers ses frères.

Ferdeah humait.
Dans la brise fraîche du matin, il pouvait sentir la forêt autour de lui. La forêt, et autre chose avec...
Les anciens ne se rappelaient que trop bien de cette sensation.
Le gae bolga, l'arme légendaire des druides-forgerons d'Emain Ablach, allait à nouveau être inventé.

La guerre approchait.
Belannaer
Arsalin s'assit. C'était son quart de repos. Le Saïr ann Deohl voguait à toute vitesse, propulsé par une puissance que seuls les navires elfiques possédaient. Le Garifas, l'Aërmon et le Nilaos Yohvel complétaient la petite flotte qui filait droit vers son port d'attache.

Fermant les yeux, Arsalin se remémora avec un frisson la bataille écrasante que les Elvindoren venaient de remporter.

Ils étaient tombés à l'aube, soudains comme la foudre, sur l'armée morte qui campait à deux lieues de Covasna, l'une des cités maudites du domaine săneslaviste. Du moins l'avaient-ils cru.

Car en réalité ils étaient attendus de pied ferme. Mais cela n'avait pas empêché l'ost scintillant à la lueur fauve du matin de balayer les défenses săneslavistes, malgré la résistance surprenante d'une bande de zombies et la détermination implacable du Kalotaszegskorp, qui avaient fini par être vaincus par la charge de flanc parfaite des cavaliers d'Elvindor, qu'Arsalin avait pu contempler depuis la colline où sa Baliste, Filvis et lui se tenaient.

L'expédition, qui avait pour but d'affaiblir leurs voisins fantomatiques et de faire montre de leur force grandissante aux ennemis d'Elvindor, avait donc été couronnée de succès. Les troupes de l'Archenchanteur Simmear Pharsilia seraient accueillies dans la liesse et l'admiration dès qu'ils seraient rentrés sur leur île. Le Conseil avait sans aucun doute pris la bonne décision en envoyant cette expédition, comme toujours. Arsalin était heureux d'en avoir fait partie. Olleria serait si fière de lui...

Rouvrant les yeux, Arsalin laissa son regard vagabonder sur l'onde calme et brumeuse. Peu à peu, il vit une ombre , non, trois, et même cinq ombres grandir peu à peu devant lui sur babord, dans la brume, apparemment immobiles. Des récifs, sans doute.

Il se leva tout de même pour aller en avertir le Second. On n'était jamais trop prudent, surtout en mer.
Etienne, Duc d'Aquitanie
Il y eut un bruissement d'arbres perceptible, puis l'énorme bête émergea de la forêt. Un colosse de muscle, couturé de cicatrices, l'un de ses yeux barré de l'une d'entre elles, sa simple présence semblait faire horreur à son environnement. La masse barbelée qu'il maniait semblait émettre en permanence des volûtes de fumée nauséabonde, asphixiant peu à peu la végétation alentour.
Face à lui, la tour de guet d'un blanc immaculée était silencieuse. Pas un bruit, pas un souffle d'air ne venait troubler le bâtiment gracile.

Après un énorme beuglement, Gukar s'élança vers la tour de guet des Elfes de l'Aube. Dévalant les quelques dizaines de mètres qui l'en séparait, il brandit sa masse à deux mains, avant de s'arrêter brusquement devant la porte en yeoh cerclée d'acier argenté. L'air amusé par une pensée que nul autre que lui ne pouvait comprendre, il leva la main alors que des cris de protestation et des beuglements d'impatience se faisaient entendre depuis la lisière de la forêt. Les cris se turent immédiatement.

Mieux valait ne pas provoquer Gukar.

"Je souhaite parler au seigneur des lieux," articula-t-il d'une voix forte dans les quelques bribes de mauvais elfique que les Shamans avaient pu lui apprendre des prisonniers de l'armée elfe, son ton amusé par la situation.

Il frappa diplomatiquement à la massive porte de son gantelet hérissé de pointes rouillées, sans aucune réponse visible de la part des occupants de la tour.

"J'ai pas frappé assez fort ?" cria-t-il, suivi des esclaffements et de beuglements de rire dans la forêt.

Levant la main bien haut, il fit rapidement une série de gestes. Instantanément, une horde de gors et d'ungors sortit de l'orée du bois dans lequel ils étaient tapis, s'approchant précautionneusement en espace découvert. Au milieu des bêtes se trouvaient deux minotaures équipés l'un d'une imposante hache et l'autre d'une arme étrange hérissée de pointes.

Se tournant de nouveau vers la tour, Gukar fit un pas en arrière, jaugeant le bâtiment.

"J'ai pas frappé assez fort ?" hurla-t-il assez fort pour faire trembler le sol autour de lui. Il y eut une série de craquements alors que les arbustes les plus proches du seigneur minotaure étaient cassés en deux par le son de son beuglement. Quelque chose de métallique se brisa et tomba en roulant dans la tour, avant de s'immobiliser.

A présent empli de rage face à cette tour si peu attentive, Gukar cracha pour la troisième et dernière fois "j'ai pas frappé assez fort ?" d'une voix si forte que plusieurs ungors furent jetés au sol, avant d'asséner un coup massif de sa masse barbelée à la porte.
Il y eut un bruit semblable à un coup de tonnerre, et un éclair aveuglant. La porte fût fendue en deux par le coup, et s'effondra au sol dans un bruit pesant.

Pour toute réponse, on vit partir haut dans le ciel une flèche enflammée, filant en sifflant depuis la plate-forme supérieure de la tour étincelante.

Il y eut alors une certaine agitation dans les hardes de Gukar, plusieurs ungors se mettant à couiner de peur et de panique.
Gukar avait lui aussi vu les quelques dizaines de cavaliers elfes en armure argentée qui se jetaient sur le flanc des bêtes cornues à la suite du signal donné par la tour.

"On bouge pas !" hurla-t-il, avant de séparer la tête de épaules de celui des ungors qui couinait le plus fort d'un mouvement fluide de sa masse. La pluie de sang artériel qui jaillit du cou de la bête sembla calmer les autres, qui se remirent à grommeler.

Dans un grondement assourdissant, la cavalerie elfe se rapprochait, les lances s'abaissant avant l'impact.

Intéressant, songea Gukar, l'esprit déjà enivré par l'odeur de sang de l'ungor.
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