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> En terre hostile, surprise !
Shas'o Benoît
post 28/06/04 , 21:06
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Voilà mon texte du concours de récits du Warhammer Forum et je trouvais dommage de ne pas vous en faire profiter...

En terre hostile

Le kroot posa son verre et reprit son récit :
« -Conformément aux ordres du Conseil, notre partie de chasse partit donc vers la lune de Choga?ar. Nous avions quitté depuis plusieurs heures déjà la base de la planète jungle, Ka?ord, quand nos vaisseaux atteignirent l'orbite géostationnaire. Le commandeur avait décidé de rester dans la thermosphère, et de n'envoyer qu'un détachement au sol. Un capucin devait commander le groupe éclaireur, et mon clan eut l'honneur d'être choisi pour débarquer avec eux. Rapidement nous montâmes dans un Devilfish, et plusieurs des antigraves quittèrent les transports astraux pour plonger dans les mers de nuages. Plus nous descendions, et plus l'air semblait poussiéreux derrière nos hublots. Je doutais que l'air soit respirable, mais je n'allais pas tarder à le vérifier. Nos pilotes repérèrent une structure de grande importance -sans nul doute une citadelle- à quelques kilomètres devant nous, et le moine-chevalier leur demanda de nous poser le plus prêt possible, à couvert. Les taus aux commandes amorcèrent aussitôt une descente et parcoururent le reste de la distance à basse altitude, pour éviter d'être vus par d'hypothétiques sentinelles. Notre petite flotte alunit au pied d'un cratère escarpé, tel que je n'en avait jamais vu. Les bords de la dépression nous camouflait aisément aux occupants de la forteresse.
Nous avançâmes avec circonspection. Les combats avaient été rudes sur Ka?ord, et nous ne doutions pas que les orks aient aussi occupé les lunes voisines.
Deux shas'la avaient escaladé les pentes rocailleuses et examinaient les positions adverses perdues dans la brume. L'un d'eux reposa ses jumelles de vision et fit signe aux autres de monter les rejoindre.
Nous montâmes alors à leurs côtés et ils nous présentèrent rapidement la situation :
« -Il s'agit d'une cité apparemment abandonnée ; mais son architecture ne ressemble pas aux constructions des peaux-vertes. En revanche, plusieurs carcasses de véhicules orks jalonnent la plaine terreuse à nos pieds. »
Je penchai la tête et apercevait en effet, entre les bandes de brume grisâtre, les corps noircis de blindés hors service. La plupart présentaient des flancs crevés de trous béants, comme des dizaines de bouche criant leur souffrance. Plusieurs étaient enfoncés dans le sol spongieux, et leurs chenilles disparaissaient dans la tourbe. Notre mentor, Arik Limnon, plissa les yeux en dégageant une odeur subtile et déclara :
« -Huum ! Je ne sens pas de présence ennemie. Je ne crois pas que nous risquions quelque chose, du moins avant d'arriver aux abords de l'agglomération.
-Néanmoins, nous allons conserver la prudence la plus extrême, répondit l'éthéré, en se laissant glisser sans bruit le long du versant opposé. Suivez-moi en gardant la main sur vos armes. »
Doucement nous redescendirent la crête, pour nous déployer devant la plaine ravagée. A nouveau nos leaders nous firent signe d'avancer, et nous commençâmes à progresser, le dos courbé et nous abritant par intervalle derrière les restes de chars embourbés. La traversée se révéla sans danger, et nous atteignîmes bientôt les abords de la ville.
Cette dernière était protégée par une haute muraille de pierre noire, renforcée de barres de métal luisant à travers le brouillard. Mais les murs présentaient en de nombreux endroits des impacts de tirs d'artillerie, et la porte principale avait volé en éclat sous le choc formidable des assauts. La voûte, brisée en deux, de la porte principale, surmontait un étroit passage encombré de caillasses. Le capucin, assis derrière la carcasse d'un hammerhead trafiqué par des mekanos, scrutait les environs, son pistolet à impulsion au poing. Il attendit que nos forces se regroupent, puis il tourna son regard vers notre mentor. Ce-dernier n'attendait qu'un signe de sa main, et il jeta par-dessus son épaule :
« -Ahrr mes frères, à nous de jouer ! »
Il s'élança vers le portail, et nous ne tardâmes pas à le suivre au pas de course. Après nous être plaqués à la paroi, nous entrions dans la citadelle en reniflant les bouffées d'air qui nous parvenaient. Force nous était de constater que pas la moindre créature ne gardait la porte. Arik Limnon me désigna alors du doigt et dit :
« -Toi, Fixug, rejoint nos alliés taus et dis-leur que la voie est libre, puis rejoins-nous. »
J'acquiesçai et trottait vers les shas alors que mon supérieur ordonnait à mes frères Hurug et Mirug de monter vers les remparts et d'observer la rue principale.
J'arrivai rapidement près de l'antigrave détruit, et faillit même tomber en dérapant sur la terre délavée. Prenant la parole, je déclarai :
« -Pas de troupes ennemies en vue, la route est dégagée, aun'o.
-Parfait mon ami, me répondit le très-haut. Guerriers de feu, en avant ! »
Toute la troupe avança droit vers l'entrée de la ville, et rallia les kroots. Mes deux frères sautèrent aussitôt les dernières marches de l'escalier de ronde et Hurug affirma :
« -Pas le moindre mouvement en vue, à croire que cette ville est totalement vide !
-Pourtant des peaux-vertes sont venues ici, remarqua notre mentor Limnon. Les tanks rafistolés derrière nous le prouvent.
-Et quelqu'un les a détruits, ajoutai-je. Mais qui ? Je n'avais jamais vu des structures comme celle-ci.
-Moi non plus, avoua le vénéré tau, mais méfions-nous tout de même. Surveillez les allées et tenez-vous sur vos gardes. Nous devons en savoir plus sur cette civilisation ; et s'il s'avère que cette lune est réellement inoccupée, nous le signaleront au Conseil, pour qu'il envoie ici une équipe de Fios. En revanche, si nous sommes assaillis, nous préviendrons comme convenu la partie de chasse qui nous attend là-haut. Pour l'heure, reprenons notre route. »
Nous décidâmes de suivre l'artère principale, qui menait vers un bâtiment au centre de la cité-sans doute une sorte de capitole. Son impressionnante taille se découpait sur le ciel cendré comme une montagne noire, indestructible et inaccessible. Quelques kroots grondèrent, se défiants des ruelles sombres sur nos flancs. Marchant lentement, nous posions l'un après l'autre nos pas sur la route bourbeuse.
Hurug éleva la voix, rompant le silence :
« -C'quand même étrange ! Y?a pas un oiseau dans l'ciel. »
Arik le foudroya du regard, lui faisant bien comprendre qu'il exigeait le silence le plus total. Même nos pas bruissant légèrement sur le sol ne pouvaient être perçus.
Notre troupe avançait maintenant entre deux murs de maisons étranges aux façades délabrées. Leurs fenêtres brisées semblaient autant d'orbites vides nous contemplant à travers les vapeurs sulfureuses.
Je portais la main à la gorge en sifflant, et m'étonnais de ce que les taus marchaient aussi vite que nous. D'habitude, nos longues foulées les distançaient aisément. A ma droite, Taraz toussa par trois fois, et je compris : cet air infect, chargé de poussière, nous étouffait et ralentissait notre marche. Les guerriers de feu, coiffés de leur casques, n'étaient nullement incommodés, eux. J'essuyais mes yeux du revers de la patte, et hérissais ma crête pour chasser les particules prises dans ses membranes.
Depuis que nous avions passé par la porte principale sous une arche de pierre brisée, nous n'avions par rencontré la moindre résistance.
Le capucin ficha alors sa bannière dans le sol boueux et fit signe aux taus l'accompagnant de lui apporter la balise. Ils obtempérèrent aussitôt et il se coiffa des écoutes tout en tournant de ses doigts habiles les mollettes de la radio. Il établit rapidement un contact et parla d'une voix paisible et monotone :
« -Ici Aun'vre T'olku Kaz. Aucune résistance. Nous continuons en direction de l'objectif. Oui. Non. Pas le moindre gretchin en vue. Bien, à vos ordres, grand maître. »
Il coupa à l'instant la communication et fit signe à notre formation de reprendre la route. Nous repartîmes donc en silence.
Devant nous marchaient les taus, alors que nous gardions l'arrière de notre petite troupe. Tous nous humions l'air en grondant ; quelque chose dans les silhouettes tourmentées des bâtiments ne me plaisait pas. Il me semblait qu'elles n'attendaient qu'un signe pour s'effondrer et nous ensevelir vivant.
C'est alors que notre avancée fut stoppée. Devant nous s'élevait une large muraille intérieure, lisse et hautaine, remplacée devant nous par un poste de garde impressionnant. La large porte était déchiquetée, mais nous ne pouvions passer, car le passage avait été comblé par un amas de rochers, de terre et de sable, le tout cimenté en un bloc épais et compact. Le capucin soupira et leva les yeux :
« -Nous n'avons pas de temps à perdre. Comment passer ? »
Deux shas aux casques et aux ceinturons bleus azur s'avancèrent, et l'un d'eux commença :
« -Nous pourrions'
-Non pas, les coupa l'éthéré, et je veux conserver le plus longtemps possible discrétion et furtivité.
-Taraz ici présent est le meilleur grimpeur que je connaisse » avançai-je.
Mais mon coéquipier jaugea la taille de la barrière d'un air résigné :
« -Jamais je ne pourrai sauter si haut ! Et les pentes ne présentent pas la moindre prise.
-Eh bien, conclut le moine-chevalier, cherchons une ouverture.
-Moi et mes carnivores, nous longerons le mur vers l'ouest.
-Quand à nous, nous irons à l'est. »
Notre petite escouade se dirigea prestement dans la direction choisie par notre chef, et nous pistions le moindre indice, frôlant les fissures du bout des griffes, reniflant les effluves venteuses et écoutant le moindre grincement. Mais aucun passage ne se présentait, et Arik commençait à gronder de dépit, dégageant une odeur stimulante. Soudain nous entendîmes tous distinctement des bruits de pas véloces, le son caractéristique d'une rapide course ; Limnon se jeta derrière la colonne brisée d'une maison voisine, et tous nous l'imitèrent, nous abritant en exploitant le décor tourmenté. Lentement nous élevâmes nos armes, les pattes se crispant sur la détente. Mes articulations blanchirent à mesure que l'écho s'approchait. Déjà nous pouvions percevoir une respiration haletante?
C'était un guerrier de feu. A l'instant notre mentor nous fit signe de baisser les canons de nos fusils, et salua le messager. Le souffle court, il nous expliqua qu'ils avaient trouvé une redoute abandonnée, et que l'on pouvait passer par la baie vitrée.
Nous le suivîmes en silence, et ralliâmes nos alliés au bout de quelques centaines de mètre. Le noble nous désigna une structure plate, semblable à une sphère encastrée dans la muraille. A mi-hauteur, une fente et des meurtrières apparaissaient. Mais un coup de mortier l'avait éventrée, créant un passage assez large pour se faufiler à l'intérieur. Hurug et Mirug ouvrirent la marche, puis les taus montèrent à leur suite. Enfin le reste de notre équipe ferma la marche. Nous progressâmes lentement à travers d'étroits corridors, jusqu'à une grille d'acier. Quelques coups de crosse brisèrent les barreaux et nous entrâmes dans le c'ur même de la cité. Désormais nous n'étions plus éloigné de notre objectif. Rasant les murs, notre détachement arriva au pied d'un escalier monumental, menant au capitole.
Le Très-Haut parla alors à mon mentor :
« -Soyons sur nos gardes, ce passage est à découvert.
-Je vais envoyer des éclaireurs » approuva mon supérieur, en se tournant vers nous :
« -Fixug, Hurug, Mirug ! Montez ces marches et voyez si un danger nous guette.
-Bien, Arik Limnon, à vos ordres ! »
Aussitôt nous courûmes tous les trois vers le sommet, pliés en deux, la crête plaquée sur le coup. Nous adossant à la paroi, nous scrutions les tourelles de surveillance ; mais rien ne bougeait. La cendre en suspension dans les airs, agglomérée à ma salive, formait une pâte immonde et je crachais à plusieurs reprises en pestant. Mirug secoua la tête et murmura :
« -Schhh ! Cette horrible atmosphère nous fait plus de mal qu'un tir de plasma ! »
Hurug se retourna vers le reste du groupe, déploya en grand ses épines membraneuses ; nos compagnons opinèrent et avancèrent, le front bas, bientôt talonnés par les shas. Un dénommé Au?taal Mar?ka s'approcha du portail et tira sur les anneaux de laiton fixés sur la porte. Soupirant, il annonça :
« -Vénéré, elle est condamnée.
-Et bien, usez de nos explosifs ! Ce n'est pas pour rien que nous avons deux experts en pyrotechnique avec nous. Si près du but, nous n'allons pas reculer. »
Les deux taus en question acquiescèrent et déposèrent leurs bagages marqués de banderoles bleutées. Ils sortirent alors de leurs sacs des plaquettes de plastic et les fixèrent sur la serrure, à l'aide de bandes magnétiques. Ils plantèrent ensuite dessus une sonde télécommandée, et nous firent signe de reculer. Faisant quelques pas en arrière à leur tour, ils se munirent d'une commande à distance et pressèrent le bouton. A L'instant une déflagration retentit, pulvérisant les rouages et arrachant les portes de leurs gonds.
Maintenant nous entrons au plus profond des défenses. Voilà une haute salle aux dizaines de colonnades, sculptées de fresques à demi-effacées par le temps.
L'aun s'approcha d'un pan de mur sur lequel s'étalaient des milliers d'inscriptions aux glyphes tous plus étranges les uns que les autres. Il les parcourut rapidement des yeux en murmurant :
« -Fascinant, fascinant.
-Qu'avez-vous trouvé, Très-Haut ? s'enquit Au?taal Marka.
-Voyez, ces écritures qui se succèdent, sont rédigées dans la plupart des langues parlées de nos jours ; ici les runes eldars, là des caractères gothiques' Et regardez ! »
Il désignait du doigt deux petites lignes, gravées vers le bas du pan.
« -Des lettres taus !
-En effet ! approuva l'éthéré. Il est dit :
« -Les taus, jeune race éveillée, un empire se sont taillé
Maintenant leurs forces s'étendent, prenons garde à leur force grande. »
M'est avis qu'ils auraient dû plutôt redouter les orks » commenta le noble.
Sur ce, nous commençâmes à explorer les salles une à une, sondant les murs et observant les caractères sur les ouvrages. Mais rien de bien intéressant ne tomba entre nos mains, et la plupart des écrits restaient une langue inconnue de nous tous. Ainsi nous arrivons devant un étroit couloir et débouchons dans une salle basse de plafond. Et nous restons interdit, stupéfaits par notre découverte ! Sur les murs s'étalent des armoires en acier. Au centre s'élève un énorme pylône, divisé en des milliers de petites geôles. Et dans chaque niche repose une petite fiche électronique. Epoustouflé, Limnon lâcha :
« -Les connaissances de tout un peuple?
-? à portée de main ! Voilà qui intéressera sûrement les savants Fios » ajouta le capucin en prenant une disquette dans sa main.
C'est alors qu'un crissement sonore retentit et siffla à nos oreilles. Les portes se refermèrent d'elles-mêmes, nous bloquant dans la salle des archives. Soudain du sol descendirent des dizaines de câbles, fouettant l'air et tombant. Je levai les yeux mais ne distinguait rien dans la pénombre du plafond. Alors des formes sombres se laissèrent glisser le long des filins, et tirèrent à volonté !
« -Tous à couvert ! hurla l'aun. Abritez-vous !
-Derrière les étagères ! » rugit notre mentor.
Nous renversâmes les armoires et sautèrent derrière, mais les projectiles lumineux frappèrent plusieurs taus.
Il s'ensuivit un combat acharné. Après plusieurs salves, les droïdes, car il s'agissait de robots d'assaut, ne nous laissèrent pas le temps de riposter. Leurs canons se séparèrent de leurs bras, et ils dégainèrent en un instant des épées. Chargeant sur nous, ils pulvérisèrent en quelques coups nos abris et lacérèrent sans pitié. Rugissant, Arik fonça sur un automate de guerre en hurlant :
« -A mort, à mort ! Kroots et taus !
-Pour le Bien Suprême ! »
Tous nous chargions en poussant nos cris de guerre. Je tirais à bout portant sur un séide qui encaissa le tir s ans broncher, levant son arme. Je sautai de côté et enfonçai mon canon dans sa carcasse métallique, lui arrachant une gerbe d'étincelles. Il se retourna alors et me cingla le bras droit, mais j'enfonçais encore plus mon fusil, puis dégainais un couteau pour le planter dans sa tête. Des tirs me frôlaient de toute part, et je voyais à mes côtés plusieurs taus tomber. Nos forces se battaient avec l'énergie du désespoir, repoussant de nos crosses les lames tranchantes. En quelques minutes nous prîmes l'avantage, opposant aux réflexes mécaniques notre adresse et notre habileté. L'aun surtout se défendait comme un démon, frappant de toutes parts et virevoltant, esquivant et parant à merveille les coups. Bientôt nous aidions nos camarades à se relever ; fort heureusement aucun n'avait perdu la vie, mais plusieurs étaient sévèrement touchés.

Arik posa son regard sur un des droïdes au sol : il était apparemment forgé dans ce même métal inconnu qui formait l'armature de la plupart des bâtiments de cette ville. Sa tête triangulaire arborait deux yeux luminescents, diffusant une douce lumière jaunâtre. Reniflant, il abattit la crosse de son fusil sur son crâne, et après quelques étincelles les diodes s'éteignirent.
L'éthéré souffla un instant et déclara :
« -Il doit encore rester d'autres gardiens de ce genre ici. Dépêchons nous de sortir.
-La porte est condamnée, constata Mirug.
-Combien nous reste t-il de plastic ?
-Encore une demi-douzaine de charges, Très-haut.
-Faites-moi sauter ces battants. »
Quelques minutes plus tard, nous courions à travers les pièces du capitole, soutenant nos compagnons blessés. Sitôt sortis, nous nous précipitions vers la muraille intérieure, mais le moine-chevalier nous ordonna de stopper. Elevant la voix, il dit :
« -Nous ne pourrons faire passer nos compagnons meurtris par le bunker, c'est bien trop escarpé. Réfugions nous contre la barrière. Arik, vous et vos compagnons, vous monterez une barricade pour nous abriter. Nous, nous surveillerons l'ennemi et vous couvrirons. Apportez-moi le récepteur, je rappelle nos transports pour une évacuation immédiate. »
Pendant qu'il établissait le contact, nous dressions des piles de gravats et de tôles en demi-cercle. Il s'avéra que les débris de l'affrontement passés nous fournirent de quoi élever un mur haut de plus d'un mètre. Les shas se positionnèrent le long de cette protection, leur fusils et carabines parés à tirer. Les minutes s'écoulèrent dans une attente insupportable. Soudain le Shas'ui Au?taal se tourna vers l'éthéré :
« -Monseigneur, des gardiens sortent du capitole par la porte principale !
-Faites feu dès que vous serez à portée. »
Les guerriers de feu attendirent un temps. Je passai la tête au-dessus du muret et blêmît : une véritable marée noire se déversait par l'entrée, se rependant à quelques centaines de mètres de nous. Je rejoignis alors mes camarades kroots, assis en tailleur autour de notre mentor, leur annonçant ce qu'il se produisait. Pour toute réponse, Limnon rechargea son fusil à impulsion'
Maintenant les robots marchaient en rang serrés, descendant une à une les marches du grand escalier dans un ronronnement inquiétant. Sans prévenir, les taus ouvrirent le feu, lâchant une grêle de tirs sur l'ennemi. Mais cela ne les ralentissait pas, au contraire. Ils accélérèrent, courant d'un pas effréné vers notre position. Le capucin se leva et lança :
« -Guerriers de feu, une dernière salve ! Kroots, préparez vos armes, puis il nous faudra repousser leur charge ! »
Tous nous nous déployèrent le long de la barricade, mitraillant les droïdes de nos pistolets et de nos armes. Hélas déjà ils dégainaient leurs épées et montaient sur le talus. Je repoussai d'un coup de canon un de ces monstres de métal qui arrachait une plaque de fer à notre barrière, mes frères se jetèrent en hurlant sur d'autres opposants qui forçaient le passage, plusieurs shas lancèrent au milieu des rangs ennemis des grenades P.E.M., dans l'énergie du désespoir?
A cet instant trois Devilfish fendirent les nuages opaques dans un rugissement assourdissant, puis repassant devant les forces étranges, ils lâchèrent une pluie de mitraille meurtrière. Je poussai un cri de douleur et m'effondrai au sol, inanimé.

Quand je revins à moi, je vis mes deux frères et notre mentor à mon chevet. Mirug posa ses serres sur mes épaules et chuchota :
« -Repose-toi, Fixug. Tu as pris des éclats à la tête et aux épaules. C'est Au?taal Mar?ka qui t'as vu tomber, et il t'a protégé jusqu'à ce que l'on t'embarque.
-Où?où allons-nous ? murmurais-je.
-Sur Ka?ord, me répondit Hurug. Le Très-Haut a jugé trop dangereux de faire débarquer une seule partie de chasse. Mais nous repartirons sûrement bientôt pour cette maudite lune !
-Pour le bien Suprême » ajoutais-je avant de sombrer dans un doux sommeil.

Les jeunes taus restaient encore émerveillés par ce récit. L'un des enfants sauta sur les genoux du vétéran kroot et demanda :
« -Mais alors monsieur, qu'est-ce qui s'est passé quand vous êtes retourné sur Choga?ar ?
-Ah ça, répondit l'ancien, c'est une autre histoire, un long récit à venir. Je vous le conterait tantôt. Pour l'heure, je crois que la dec est venue pour les petits fios d'aller se coucher ! »


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Le bien suprême, c'est ce qu'il y a de mieux.
Et tant pis pour ceux qui sont pas d'accord, j'ai mon railgun de chargé !
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Taucity
post 28/06/04 , 21:34
Message #2


Nymphographiste


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c'est trop bien l'histoire dans l'histoire ... pere castor !
D'autre part , sa fait bizarre un recit d'un kroot... ils sont pas sencés ne pas pouvoir etre intelligent ?
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sKaLpeL
post 29/06/04 , 1:25
Message #3


Dangereux hérétique


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c'est remarquablement bien écrit

mais un kroot est loin d'etre assez intelligent pour rapporter un tel récit .....




SkL
au'taal mar'ka c'est un shas ?


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Ne cherche pas le Savoir, car il te détruira...
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plus jeune scribe de TARAN
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Huron sombrecoeur
post 29/06/04 , 9:18
Message #4


Feu-Maman Ours
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-Bien, Arik Limnon, à vos ordres ! »


je trouve cela un peu trop formel pour un sauvage... un geste d'aquiecement ou un truk du genre aurait suffit.

Tu as fait de ton croute(jeu de mot) un vieux vétérans aguerri est sage , mais je pense qu'il aurait ete bien , et meme interressant d'ajouté des bribes de sauvagerie dans ton récit , c'est une race indigène , qui est légèrement sauvage il faut s'en rappeler .
Et en résumé ton histoire m'a bcp plus , les descriptions sont belles , malgré le fait que l'on a du mal a croire que c'est un kroot qui raconte l'histoire.


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Bien que mes gardes doivent se reposer et mes vaisseaux se ravitailler, mes ennemis savent que nos canons ne se tairont jamais.
(tyran de Badab)
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Shas'o Benoît
post 29/06/04 , 14:17
Message #5





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Merci à tous !
Bah oui, au'taal Marka c'est un shas.

Sinon y'a qu'à dire que c'est des kroots déjà influencés par la culture tau...

J'ai quand même essayé d'insister sur leurs odeurs spéciales...

PS : allez tous à "l'orbite rouge" !


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Le bien suprême, c'est ce qu'il y a de mieux.
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frére Esarus
post 29/06/04 , 14:24
Message #6



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QUOTE
Sinon y'a qu'à dire que c'est des kroots déjà influencés par la culture tau...


Voila, il a bouffé du mérou récemment, ha de toute manière vous avait déja vu un truc avec un bec qui parle vous ?


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Pensée du jour : L'Empereur est immortelle mais vous non.
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Shas'o Benoît
post 30/06/04 , 13:03
Message #7





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Désolé de casser l'image de sauvages que vous vous faites des kroots, mais ils parlent le langage tau !

D'ailleurs, même les perroquets savent parler...


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Le bien suprême, c'est ce qu'il y a de mieux.
Et tant pis pour ceux qui sont pas d'accord, j'ai mon railgun de chargé !
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Evandree
post 11/08/04 , 19:27
Message #8


Grand Zoneille Voidien
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Je reprends Huron (et les autres) et j'appuie son avis sur le fait que ton récit manque un peu de sauvagerie (c'est des carnivores qui mangent "presque" tout ce qu'ils combattent après tout). Moi aussi cela m'a titillé qu'il s'exprime aussi bien ce Kroot, mais le reste est bien écrit et les descriptions suivent les dialogues comme il faut. On se laisse porter et c'est le principal.


- Les perroquets savent répéter...
- Pourtant le cacatoès orthipilactoïde à la partie subfrontal de son cerveau plus développé que la majorité des mammifères comparé à sa masse spongieuse cervale. Cela laisse supposé une certaine copréhension du language.
- Je ne suis pas d'accord il a été prouvé par le scientifique Cocoveutungateau que ...

(un rien est bon pour délirer)


--------------------
De bon matin rien de tel que le lancer de nains.
Mis en forme par les voltiges des petits barbus,
Il est temps de s'entraîner à les rabaisser sans fin.
Le jour sera glorieux où leur petitesse les fera disparaître de notre vue (et de notre odorat).
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