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Après "Terra", une vision de l'hérésie par les sons of Horus, pour varier un peu et réabiliter (un peu) ces malheureux qui ne purent se résoudre a ne pas suivre leur père...........et pour arrêter de me faire traiter de prof d'histoire impérial
Là ou tout a commencé. Davin.
Là haut l'atmosphère de Davin respirait la paix et la sérénité, un calme parfait miraculeux dû au fait que Davin s'était rendue sans combattre.
C'était en tout cas ce que tous croyaient.
Plus tard, bien plus tard, l'histoire écrirait que c'était ici que c'était déroulé le premier combat de la Grande Hérésie.
Mais pour l'heure, la forteresse de Davin Primus se contentait de luir d'un éclat froid et brutal, un aspect renforcé par ces innombrables arrêtes aîgues et ces angles secs. Partout des miriades d'escaliers couraient en tout sens , reliant entre eux les niveaux obscurs . La forteresse était intacte. Vision surréaliste au sein d'une grande croisade qui ne laissait d'ordinaire aucun monde indemne du passage de Sa lumière.
La première forteresse intacte que foulaient les Sons of Horus depuis bien longtemps. Et aussi la dernière.....avant bien longtemps.
Quelques oiseaux survolaient la forteresse , ou bien était-ce des anges'
Mais bien qu'elle fusse intacte, la forteresse grouillait d'activité. Car les anges astartes étaient en guerre, une guerre féroce et glorieuse, légitime et atroce, si belle et si cruelle. N'était ce pas exaltant d'être parmi ces surhommes qui menaient l'humanité au delà même de son imagination, plus loin que ses rèves , plus loin que les autres races , plus loin que la logique..........
Plus loin que la raison.
Dix milles âmes nobles et pures se préparaient a la guerre, la grande guerre du père, celle qui enflammait les cieux et la galaxie tout entière, celle qui faisait trembler mille races au nom d'"humanité". Dix milles esprits tournés vers un seul but, assurer encore une fois l'hégémonie de l'homme.
L'hégémonie de l'homme: quelle fantastique idée, quelle idée merveilleuse qui emplissait des milliards d'hommes d'un extroardinaire sentiment de puissance et de fierté.
L'hégémonie de l'homme: quelle idée égoïste et ignorante, aussi saugrenue que mal fondée.
Partout les Son of Horus dévalaient les escaliers les armes a la main et les bannières déployées, flottant au rythme de leur course effrennée. Une course qui avait commencé sur Terra, il y avait bien longtemps, et qui n'arrêterait pas.
Jamais.
Cela , Horus l'avait compris, enfin. Que la grande croisade ne cesserait jamais, qu'ils ne connaîtraient jamais la paix, que chaque goutte de sang versé ne ferait qu'en entraîner d'autres a son tour. Ce jeu n'a pas de fin. Car tel était l'indiscible orgueil de l'homme et sa plus intime malédiction: il ne serait jamais heureux, jamais satisfait de ce qui était acquis. Même Lui . Surtout Lui.
Jamais.
Alors il se sentit soudain très vieux et très las, fatigué par ce carnage infini qu'il voyait derrière lui et qui s'étendait devant lui. Fatigué, le plus grand des primarques, le maître de guerre, Horus ? L'idée était risible. Pourtant il sentait soudain que quelque chose s'était brisé en lui, quelque chose de capital en regardant le flot ininterrompu de ses fils couler devant lui.
Et il lui sembla aussi, un court instant, que l'univers entier retenait son souffle avec lui, qu'il arrivait a une croisée des chemins ou aucun retour n'était possible.
Un cri déchirant monta de sa poitrine, un simple mot: "Non !"
Ce crit le surprit lui même, comme s'il ne venait pas de lui mais d'une influence extérieure.
Et tout commence.....
Dix mille astartes interrompirent soudain leur longue marche glorieuse. Leur flot se tarrit et ils restèrent là les bras ballants, les uns serrés contre les autres, stupéfiés.
Loin , plus loin, la même syllabe résonnait dans des millions de traducteurs et d'emmeteurs radio et des millions de gardes impériaux s'arrêtaient sur la plaine de Davin et écoutèrent, muets et apeurés.
Ailleurs, sous les arches de cuivre des habitacles des titans, les esprits des princeps se désinterrêsserent au milles relevés plasmatiques de leurs monstrueuses machines de destruction et tendirent leurs oreilles cybernétiques au paroles de leur chef.
Bien plus haut , dans des alcoves décorées de gargouilles innombrables, les commandeurs de la flotte interrompirent les opérations de rembarquement pour boire les paroles de leur seigneur et maître.
Dans quelque pièce obscure des caves de la forteresse primus, des centaines de scribes firent pour la première fois une pause dans leur tâche millénaire, attendant de consigner un fait nouveau.
"Non ! Non ! Non !" Ces mots résonnaient étrangement sur la pierre de Davin et dans les esprits de millions d'âmes. C'était un cri inconnu , que nul n'avait jamais entendu dans leur existence. Un concept difficile à saisir. Il n'y avait pas de "non" au paradis de l'empereur.
Un instant pour captiver leur attention et damner leurs âmes a jamais.
Le choix d'Horus était fait. Il sortit de l'ombre d'une grande arche de pierre grise et sa majesté apparut , au milieu de la foule de ses fils. Il grimpa quelques marches et se tint là , sur une plate forme quelquonque, etles scintillements des ornements de son armure terminator leur fit tous baisser les yeux.
Alors il parla: "Non ! Arrêtez ! Vous ne vous battez pas pour la bonne cause!" Il y eut une vague rumeur dans la masse de marines qui l'entourait, le temps que le conditionnement des marines cède devant la foi en leur chef.
"Vous croyez aider les mortels, vous croyer les aider et apporter la lumière! Mensonge. J'ai marché parmi les hommes , l'humanité elle même, la vraie, l'unique: pour eux notre guerre éternelle n'a aucun sens! Ils ne demandent qu'a vivre! A vivre en paix , loin de la guerre et de la mort , loin de la souffrance et de la tyrannie! Quel sens y a t'il a vouloir conquérir la galaxie? J'ai vu des planètes conquises par notre sang et qui avait été offerte a une centaine de colons, qui étaient et sont encore aujourd'hui se seule population! Est se cela l'avenir? PLus de monde dominés par l'humanité que d'êtres humains'"
Le doute.
"J'ai vu la sueur rance d'une humanité suffisante et parresseuse, enfermé dans un orgueil méprisant et méprisable. J'ai vu l'ignorance de nos descendants, leur ignorance de nos sacrifices et de nos crimes. J'ai vu l'aboutissement promis par notre Empereur: une galaxie couverte d'humais ignorants et orgeuilleux, indignes de recevoir un tel don."
La colère.
" Mais plus que tout j'ai vu ce petit rien qui fait l'humanité: Le bien et le mal. Notre Empereur a la foi en le bien, et il veut imposer sa vision a l'espèce humaine tout entière. Hier encore je l'approuvais. Puis j'ai compris. Le Bien et le Mal sont indissociables. L'un ne peut exister sans l'autre. Sans mal , qui pourraît reconnaître ce qui est bien' Imaginez un instant que notre empereur parviennea imposer sa foi a toute la galaxie, et que toute idée de mal soit a jamais bannie? Que croyez vous qu'il arrivera? Il arrivera l'impensable, qui ne doit pas se produire: il arrivera que la lumière sera si forte quelle tuera les mortels! Il arrivera qu'il n'y aura plus de péché plus de joies car plus de peines, plus d'amour car plus de haine, plus rien.
Rien qu'un néant de blanc."
La rebellion
Alors aux oreilles d'un million d'humais effrayés et exaltés a la fois par les révélations du maître de guerre vint , vibrante, solennelle et triomphante, la conclusion d'Horus.
"Il nous faut rétablir l'éternel équilibre entre le bien et le mal. Cela nous oblige a suivre la plus obscure des voies: mais nous sauvrons ainsi le genre humain! "
IL y eut un court silence. Puis tout s'enchaîna. Une voix au loin retentit , criant son assentiment au père de la légion. Une autre lui répondit , vibrante de surprise et de colère. Un sifflement de menace résonna, et quelques rires moqueurs.............
La folie.
Cent épées furent sorties du fourreau. Des milliers répondirent sur l'instant . Et ils se jetèrent les uns les autres sur les lames de leurs frères, entérinant leur chûte.
Horus resta là ou il était, fier et droit dressé au dessus d'une mer d'anges en colère qui s'annihilaient mutuellement. Un pas raclant la pierre le fit se retourner. Cinq de ses chapelains se tenaient derrière lui. Et leurs Crozius Arcanums luisaient dans leurs mains. "Maître et père, qu'avez vous dit'!? Quelle est cette soudaine folie?!?" "-Celle qui nous sauvra, mon fils, j'en suis certain. Mais je n'essaierai pas de te convaincre en vain."
Ils levèrent leurs Crozius en hurlant. La griffe d'horus fit pour la première fois couler son sang.
Au loin ils entendaient des détonations. Des serviteurs fidèles sabottaient les systèmes de refroidissement des titans rénégats. Des gardes chargeaient en hurlant leurs officiers loyaux. Les vaisseaux bombardaient leurs rivaux et des mutineries éclataient dans chaque coursive.
L'univers sombrait dans la démence: Et Horus leva sa griffe ensanglantée. Il souriait. Quatre griffes tendues vers les cieux pour en arracher les étoiles et les jeter en pature aux égarés et damnés.
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