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La suite de la nouvelle commencée un peu plus bas... Bonne lecture ____________________________________________________________________
Le xeno est assis sur une chaise, les yeux fermés, encore à moitié inconscient, les mains liées. Avec lui se trouve Ellovitch, un scribe, et deux serviteurs. Entre eux une table, et les objets récupérés dans le laboratoire. D'autres objets sont posés sur une console non loin : appareils médicaux, scalpels, pinces'. Le bourdonnement des générateurs résonne dans la pièce, aux parois entièrement métalliques
Ellovitch s'impatiente. Il n'a que peu de temps devant lui, le petit inquisiteur a déjà du faire un rapport à sa hiérarchie quant au xeno qu'ils ont trouvé. Il n'a que peu de temps pour l'interroger, et après laisser à ses serviteurs le soin de lui faire oublier certaines choses. Le xeno remue légèrement, mais sa respiration maintenant régulière le trahi. Ellovitch sur son écran peut voir toute ses informations vitales, et chacun de ces détails, tension, rythme cardiaque, activité cérébrale ou encore dilatation de la cornée suffit à le trahir. Il est bien réveillé, et feint l'inconscience.
Ellovitch décide d'attaquer en force.
« Ecoute moi bien, vermine. Je sais qui tu es, je sais pour qui tu travailles, je sais que tu y étais et que c'est toi qui l'a dissimulé. »
Le xeno le regarde d'un air incrédule, l'air de celui, soulagé, qui découvre qu'on lui reproche quelque chose qui n'a rien à voir avec lui. Ellovitch ne se laisse pas prendre au piège. Il s'arrête un instant pour laisser à ses paroles le temps de bien pénétrer l'esprit de son interlocuteur, puis reprend
« Toi par contre, il y a beaucoup de choses que tu ignores. Tu ignores ou tu te trouves, tu ignores qui sont ceux qui t'ont commandité, et pourquoi. Tu ignores aussi que tu t'es mis en travers de la volonté de l'Adeptus Mechanicus. Ils t'ont manipulé, utilisé, et jeté à la ferraille comme un outil. »
Le visage du xeno demeure immobile, mais certains signes vitaux s'accelerent. Les derniers doutes d'Ellovitch s'évanouissent...
« Mais surtout, tu ignores totalement ce que tu es vraiment'En réalité, sache que tu n'es qu'un'. »
« LA FERME ». L'eldar hurle violemment, une colère, une haine implacable barre maintenant son visage. Ellovitch ne peut maîtriser un mouvement de recul en voyant son visage se transformer, alors que ceux de sa race sont si maîtres d'eux-mêmes en temps normal. « Ecoute-moi bien, imbécile ?» L'eldar reprend son souffle. « Tu te crois peut être maître de la situation, tu te crois sans doute en sécurité? Tu penses ?uvrer pour une noble cause, et avec cette seule pensée comme bouclier tu crois pouvoir affronter la tempête. Mais les gens comme toi meurent vite?Leur manque de volonté amène leur mort'Et comme tu le dis si bien les puissants manipulent, utilisent, et jettent. Tu as été utile en me retrouvant, mais bientôt tu seras jeté, à ton tour. »
Ellovitch préfère interrompre ce discours stérile. « Ecoute, il y a dehors un inquisiteur. En tant que xeno, il va vouloir t'interroger. Et tu sais très bien à quoi peut ressembler un interrogatoire de l'inquisition. Il est hors de question que je lui révèle qui tu es. Mais si tu ne veut vraiment rien entendre, et rien me dire, je serai obligé de te livrer à lui, et il le découvrira tout seul »
« Même pas capable de faire le sale boulot toi-même, ordure. Tu sais très bien que tu n'obtiendra rien de moi, que ce soit par la torture, les menaces, une injection, que sait-je d'autres. »
« Vraiment ? Tu as menti, trahi l'institution pour laquelle tu travailles'Tu as fait perdre la face à certaines personnes haut placées'Tu es responsable de la perte de plusieurs vaisseaux de ligne et de la mort de plusieurs milliers de marins'Tu nous a fait perdre l'artefact xeno le plus prometteur de ce secteur que nous ayons jamais eu l'occasion de posséder?Et tu pense sérieusement résister à nos tortures longtemps ? Ils vont te broyer, tellement que tous les jours tu appelleras la mort de tout ton être. Il prolongeront artificiellement ta vie pour te faire souffrir plus longtemps si nécessaire. Tandis que si tu viens avec moi, si tu nous aides, l'Adeptus te fera disparaître, sans souffrances inutiles. »
« Va te faire foutre?, je ne te dirai rien' »
Le prisonnier baisse les yeux et son front se plisse, sous l'effort d'une concentration extrême. Les invectives d'Ellovitch ne le perturbe pas, et il relève la tête. Le visage du prisonnier se tend de nouveau?Une expression de surprise, de dégoût marque ses traits. Mais bien vite il reprend le contrôle, et toutes traces d'émotions disparaissent. Ellovitch réfléchit rapidement'le nanoprocesseur tactique implanté dans son cortex transmet des influx, allant puiser dans la banque de données situé dans le paquetage de son armure. L'adepte adopte un visage presque courtois.
« Eldar, je suis l'adepte Ellovitch. Tu te trouves actuellement à bord du Repulse, cuirassé impérial. Tu as été fait prisonnier, et ton maître souhaiterait t'échanger. » Le ronronnement des générateurs et la lumière tamisée font merveille. L'eldar n'hésite qu'un instant, puis répond : « Que peut il bien vous offrir, pour ma vie ? » « Rien pour l'instant, et c'est pour cela que je suis là . Je recense le nom et la qualité de chacun de nos prisonniers. »
Ellovitch s'approche, doucement, et prend un registre sur la console à côté de l'eldar. Son ?il bionique lui affiche toujours les informations vitales de son prisonnier. Apparemment il se détend, depuis le début de sa petite ruse. Mais il ne faut pas le brusquer, sinon l'autre prendra le dessus, et tout sera perdu.
« Tu veux donc savoir qui je suis, Mon-keigh. Mon nom est Khael'n, et je suis l'esclave personnel du prince Elladir. C'est a lui que vous devez vous adresser si vous voulez négocier. Je suis sur qu'il sera prêt a vous remettre plus de cent prisonniers en échange, et encore, ce serait fort mal payé? »
Ellovitch profite de ce discours pour s'approcher de l'eldar, et, caché par le registre qu'il tient, préparer une seringue.
« Peux-tu répéter les noms, eldar, je n'ai pas bien compris. »
Ellovitch se rapproche encore un peu, tandis que l'eldar rit.
« Voila bien un exemple de ce dont est capable votre race. Même pour un mon keigh tu sembles bête, adepte Ellovitch. Pourtant j'en ai côtoyé quelques uns. » Ellovitch marque un temps d'arrêt avant de poser la main contenant la minuscule seringue sur le bras de l'eldar.
« Vraiment, tu en as côtoyé?cela ne m'étonne guère. »
L'eldar n'a même pas le temps de se mettre en colère que déjà la morphine se répand dans son système sanguin. Ses yeux basculent, alors qu'il est à la limite de l'évanouissement. Ellovitch lui fait rapidement une deuxième injection, pour le maintenir dans un état second. Il attrape un appareil étrange, d'où émane un panel de lumières changeantes, dont le reflet dans le plafond ressemble à un kaleïdoscope torturé. Il le place devant les yeux mi-clos du prisonnier.
« Maintenant, nous allons pouvoir commencer à décrypter les informations qui se cachent dans ta tête?. ?Mon-keigh? »
CODE de TRANSMISSION : algorithmique-type asynchrone IDENTIFICATION : Ellovitch Scanner rétinien positif Analyse ADN'. Code ACCEPTE Dossier : Boîte de reception Titre : Rapport d'interrogatoire Type : Ultra prioritaire Pensée du jour : Les hommes valeureux ne se soucient pas de savoir combien ils sont, mais ou ils sont.
MESSAGE INITIAL MonSeigneur
Nous avons retrouvé l'agent 417. Mes investigations m'ont permis de découvrir qu'il souffre d'un grave traumatisme cérébral et de confusion mentale, voire de schizophrénie. Nous l'avons interrogé superficiellement, et de cet interrogatoire il ressort les éléments suivants :
L'agent 417 à comme prévu infiltré les corsaires xénos et appliqué la procédure pour les faire tomber dans le piège. Il s'est assuré que leur chef avait en sa possession le socle que nous recherchions. Comme nous le pensions, c'est lui qui s'est chargé de neutraliser les corsaires présent sur la passerelle de leur croiseur, stoppé les moteurs et abaissé les boucliers, afin de permettre l'abordage par nos forces. Néanmoins la suite est bien plus floue. Il semblerait qu'à l'arrivée de nos premières unités sur la passerelle, il se soit retourné contre elles et les a massacrés. Tout semble indiquer un épisode de la schizophrénie dont je vous ait parlé plus haut. Malheureusement, aucune de ses deux personnalités ne garde de souvenir de ce qu'il a pu faire de l'artefact et de son socle au cours cette crise.
Cette conclusion n'étant à l'heure actuelle qu'une hypothèse, je continue mes investigations.
Je manque de temps et de moyens pour procéder à un interrogatoire plus poussée. Il me serait utile de disposer de données sur les méthodes d'hypnoses et les paramètres exact de la mission du numéro 417.
Puisse l'Omnimessie oindre vos rouages.
REPONSE 1
Adepte
Votre mission adopte un niveau de sécurité supérieur, échelon 7. Veuillez modifier les procédures de sécurité et de cryptage en fonction.
Apres réception de votre message, nous avons pris contact avec les membres de la Très Sainte Inquisition. Cependant certains nous ont fait obstacle, compte tenu du caractère ultra-secret des informations demandés.
Après plusieurs pourparlers, nous avons finalement obtenu de leur part qu'un de leurs agents spécialisés se tiennent à votre disposition. Il est actuellement en route et vous contactera dès son arrivé. L'agent que vous avez réquisitionné en arrivant, l'inquisiteur S'Hann Mus, continue d'être à votre disposition, mais son niveau d'accréditation actuel ne lui donne pas le droit d'accès à toutes les nouvelles informations entrant en votre possession.
Le conclave attend de votre part des résultats rapides, car cette affaire ne saurait s'ébruiter.
L'Adeptus Mechanicus a du consentir d'énormes sacrifices pour s'assurer de la collaboration des différentes institutions oeuvrant avec vous. Il va de soi qu'une faute de votre part serait impardonnable.
Le conclave vous accorde cependant l'honneur de placer en vous sa confiance, quant au succès de cette mission. Faites-lui honneur.
Puisse l'Omnimessie sanctifier vos transistors.
¤¤¤¤¤¤ L'homme est de taille moyenne, légèrement voûté. Sa cape flottante ne permet pas de distinguer sa silhouette, ni son visage. Ellovitch s'en moque, il a transcendé depuis longtemps les faibles limites d'un corps biologique, et ce n'est pas quelques vêtements qui vont l'empêcher de voir. D'apres les informations de son ?il, l'homme est une femme, athlétique. Sa silhouette s'imprime dans la rétine artificielle du technoprêtre, et quand cette information remonte à la partie biologique du cerveau de l'adepte, certaines hormones, qui n'avaient pas circulé dans son corps déchiré sont de nouveaux libérées. Ellovitch l'observe encore discrètement, avant que son processeur tactique lui rappelle le sous-entendu du dernier message transmis par le conclave. Il n'a pas de temps à perdre, il s'approche.
« Salut, beauté. Tu n'as rien de prévue pour l'instant ? J'ai quelques crédits de trop dans la poche »
« Pour un p?tit canon d'homme robot comme toi, j'ai toujours du temps. Combien tu me proposes ? »
« Mais rien d'autre que quelques roses »
Aucun homme à la recherche d'une pute n'aurait dit un truc pareil. Surtout que personne sur cette planète perdue ne doit soupçonner l'existence même du mot « rose ». Ellovitch lui-même ignore totalement ce qu'est une rose, mais le message passe. La femme lui fait un clin d'?il rapide, et l'entraîne au travers du corridor derrière elle. Ils passent plusieurs pièces, franchissent une tapisserie qui cachent une ouverture, ouvrent une trappe pour finir par arriver dans une sorte d'arrière salle exiguë, ou une odeur lourde règne. Ellovtich reconnaît immédiatement le parfum musqué du Slash, un produit local prohibé. Derrière lui, une voix monte.
« Bonjour, adepte Ellovitch »
Ellovitch se retourne, inquiet, la main sur sa crosse. Aucun de ses implants n'avait détecté de présence autre que celle de la fille dans la pièce. Un homme se tient adossé au mur, dans un coin de la salle
« Ponctuel, et rapide. Des qualités utiles pour un enquêteur. Mais je m'étais déjà rendu compte de vos capacités, lorsque vous avez démantelé notre laboratoire. »
A ce mot, Ellovitch dégaine son arme, et la pointe vers l'inconnu. La fille remonte rapidement, et les laisse seuls.
« Restons calme, je ne suis qu'un agent, envoyé à la demande de vos supérieurs. J'en ai d'ailleurs ici la preuve. »
L'homme tend le bras et ouvre la main, dévoilant un prisme de silicium. Ellovitch s'approche pour le scanner. Mais l'homme fait un mouvement rapide du torse, pivote, bloque le poignet de l'adepte, et dans le même temps lui donne un léger coup de coude dans le plexus. Aussitôt il recule, et Ellovitch, par réflexe, braque son arme et appui sur la détente. Rien ne se passe.
« Vous devriez savoir avec qui vous travaillez, adepte. Vous sauriez alors qu'il est totalement inutile de me braquer avec une arme, à moins d'être nombreux. »
L'homme lui lance la goupille de la détente, qu'il a oté de l'arme.
« Le coup de coude sur la poitrine masque la sensation venant de parties du corps plus éloignées, telles que la main qui tient une arme par exemple, ou encore la peau en contact avec la poche dans laquelle se trouve le portefeuille. C'est une des premières techniques que l'on apprend au Temple, pour développer son agilité et sa maîtrise de soi. Il faut frapper assez fort, mais pas trop, pour que cela puisse passer pour une bousculade accidentelle, par exemple. »
Ellovitch choisit de ne pas se laisser démonter. Si l'homme est bien celui qu'il prétend être, tout ira bien. Sinon, ce sera l'occasion d'étrenner le lance-flammes de poing qui débouche dans le majeur de sa main bionique.
« Mes supérieurs m'ont informé de l'arrivée d'un agent mandaté par l'inquisition, afin de m'aider dans mes investigations. Comprenez que si vous ne me fournissez pas la preuve que vous êtes celui que j'attends, je serai dans l'obligation de m'emparer de vous pour interrogatoire. »
« En fait, adepte Ellovitch, je ne suis pas arrivé. J'étais déjà la, et vous surveille depuis quelques jours. Croyez bien que si la situation se résumait à un simple artefact perdu dans la nature, jamais l'adeptus n'aurait obtenu l'aide de mon Temple si facilement. Le service constituant à récupérer l'artefact vous à été facturé fort cher, il en aurait été de même cette fois ci. »
Ellovitch répond avec le maximum de mépris qu'il est capable de mettre dans sa voix métallique :
« Sauf que l'artefact a été perdu, et que votre Temple à fait honte à sa réputation. »
L'homme devant lui le regarde de biais, avec un sourire en coin. Le genre d'expression que l'on réserve à un gamin qui vient de dire une idiotie particulièrement amusante.
« Le Temple n'a pas fait honte à sa réputation, car l'agent qui s'est emparé de l'artefact, et que vous tenez actuellement prisonnier n'a pas agis pour le compte du Temple. »
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Solcarnus, comme son nom l'indique
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