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> Le mystère de la butte d'Auguste
Filentrad
post 26/10/05 , 19:19
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Voilà un tout petit texte qui date un peu et qui ne m'avait pas pris beaucoup de temps mais qui m'a plu à écrire, je recherche principalement des critiques sur le style. Merci à ceux qui le liront !

Laüdis explorait les bois. La nuit fraîche réveillait ses sens. La neige sous ses pieds fondait à vue d'?il et demain, elle le savait, il n'y en aurait plus aucune trace.
Ses cheveux, qui laissaient pendre jusqu'à ses épaules, reflétaient la lune et ses constellations et prenaient la profondeur des étoiles. Elle mouvait avec aisance, balançant les feuilles vertes sur sa tunique. Les chênes avoisinants reprenaient enfin vie après cette longue période froid qui les avaient glacés jusqu'à la sève. Les feuilles bruissaient tendrement sous le vent du sud, saluant la jeune forestière qui passait en silence. Une harmonie régnait dans ces lieux et elle s'y plaisait, oubliant les recommandations de son seigneur de surveiller les bois sud-ouest d'Athel Loren. Son visage ferme respirait de jeunesse, où gouttaient quelques perles de sueur de la longue traversée.

Elle déboucha soudainement sur le fleuve nommé Brienne, par les peuples humains. Son cours d'eau était encore froid et elle n'osa plonger dans l'eau malgré son eau limpide. Soudain elle aperçut un tronc d'arbre dérivant vers l'Ouest. D'habitude elle n'y aurait guère fait attention, en prétendant à un vieil arbre s'étant dangereusement approché du fleuve, mais il était' anormal' elle le sentait.
Elle rentra de force dans l'eau et nagea jusqu'au tronc. Elle avait eu raison de s'inquiéter, il avait été découpé à coups de haches ! Meurtri, elle sentit l'arbre livrer ses dernières forces sous ses pieds. Soudain, instinctivement, elle leva la tête : d'autres troncs violemment découpés descendaient emportés par les flots à la suite de celui-ci. Une larme échappa à la jeune femme qui sentit son c'ur se serrer. Elle perçut une lumière rouge vive sur le bord du rivage et descendant de son embarcation de fortune pour se laisser choir sur la terre fraîche. Alors, elle comprit que ce n'était qu'autre qu'un esprit de la nature dans une enveloppe végétale : un Homme-Arbre.
Il gisait, épuisé, haletant de puissants grondements intérieurs. Elle accourra près de lui.
« - Que s'est-il passé ?, s'enquit-elle posant son regard sur celui de l'esprit. Oh, tu as l'air mal
en point, je vais te chercher Jido !
- Les hommes' plus haut' tuent la forêt, une grande armée?, elle entendait ses paroles résonner dans sa tête.
- Reste là, je vais revenir ! »
Elle courut. Elle courut de toutes ses forces à travers bois et plaines pour finalement se retrouver face à un petit cabanon de bois, isolé.
« Jido, vite ! »
L'enchanteur emporta vivement son arc et suivit Laüdis en se servant des branches comme appui pour bondir rapidement.
La lumière perdait en intensité mais persistait. Jido versa le contenu d'une fiole sur le tronc puis y apposa ses mains. Alors que la nature elle-même se relevait, ils ressentirent la terre vibrer. Laüdis regarda l'Homme Arbre, puis les carcasses continuant perpétuellement leur chemin, emportés.
« Ceux qui profanent Athel Loren, ne verrons plus la lumière du jour. A mort ! »
Elle dégaina sa lame en prononçant ces dernière paroles. Un rugissement du plus profond de la forêt retentit ; des lueurs bariolées enveloppaient la femme elfe.
« A mort !!! »
Elle criait à présent de toutes ses forces. Les racines des arbres semblaient s'allonger et se mouvoir, les farfadets de la nuit se rassemblaient comme des lucioles affolées. Le regard de Laüdis brillait comme le soleil au zénith.
La nuit serait de courte durée?

***

«- Maître, j'ai de mauvais pressentiments' quand nous avons coupé ses arbres tout à l'heure, la forêt semblait hostile comme si?
- Comme si quoi ? Auriez-vous peur d'une simple forêt ! », trancha le bretonnien.

Auguste d'Orguailla regardait aux alentours, aux aguets, cherchant des yeux les mystérieux être dont les légendes parlaient. Il ne voyait rien. S'il ne les voyait pas cela voulait dire qu'ils n'existaient pas, tout simplement ! Leur campement était monté dans un creux, accolé à la rivière Brienne, qu'ils avaient suivi tout au long de leur voyage. Les collines boisées les encerclaient de toutes parts et il n'aimait pas ça. Son valet s'approcha de lui murmurant presque ses paroles.
« - On dit qu'ils sont invisibles, des esprits ! Ils guettent puis une fois que vous êtes endormis, hop, vous ne vous réveillez jamais !
- Balivernes, des esprits maintenant ! Sachez Albert, que nous ne somme pas dans un conte de fée mais dans la dure réalité. Maintenant vous feriez mieux de vous occuper des chevaux avant que je ne vous coupe la tête, il avait prit un air grave et ne voulait apparemment plus discuter.
- Bien, Maître?, Albert repartit, tremblotant.

***

Maintenant ils étaient tous là, tous avaient répondus à l'appel : esprits, lutins, dryades, lémures, toute la nature dans son ensemble. Tapis dans l'ombre, ils observaient les humains qui s'agitaient tels une fourmilière sans se rendre compte du danger : ils étaient encerclés. Derrière elle, Jido semblait être plongé dans une litanie tandis que l'Homme-Arbre déployait ses branches dans la nuit. Nuit qui s'assombrissait et de venait tout aussi ténébreuse qu'elle est dangereuse. Laüdis ne resplendissait plus, les constellation ne se reflétaient plus dans ses cheveux, elle était sombre, à peine méconnaissable. Elle banda son arc, d'une flèche magiquement enflammée, comme un joyaux brillant dans une profonde mer.
« Je dédie cette bataille à Athel Loren ! »
Elle décocha la flèche : c'était le signal.
Tel le vent passant dans la plaine, ils dévalèrent la colline, d'abord doucement, puis ils accéléraient, trottant et finalement chargeant. Une sentinelle se frotta les yeux, elle croyait rêver? mais non ces êtres approchaient ! Il sonna le cor, dans un affolement précipité les chevaliers enfilèrent leurs plaques d ?armures, les gueux prirent les armes et les archers armèrent le trébuchet, mais c'était trop tard car ils étaient déjà au combat. Les arbres de Loren piétinèrent, écrasèrent, tuèrent tandis que les humains couraient à leur perte.
Auguste prit la fuite empoignant son cheval comme un possédé et il réussit à atteindre l'autre rive de la Brienne. Il voulut continuait mais un être s'interposa sur sa route, sortit un arc et décocha en un rien de temps deux flèches qui le rendirent aveugle. Il cria. Il entendit une voix parmis ses sanglots.

« Vous n'avez pas respecté Athel Loren, je brûlerais Orguailla de mes mains. »



Laüdis se retira ainsi que la forêt et les corps accumulés formèrent une butte. Cette butte, plus aucun arbre n'y pousse car elle fut dédiée à la destruction d'Orguailla, trois jours après la mort d'Auguste?



- Filentrad -
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Ereneyes
post 26/10/05 , 20:01
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Un bon texte, ne serait-ce que pour l'ambiance bucolique que l'on sent au début. Pour les critiques je n'en voit que quelques unes:

Il faudrait utiliser moins de passé au début du texte (ex: la nuit fraîche réveillant ses sens plutôt que réveillait)

Il faut utiliser moins de "soudain", les remplacers par un synonyme, voir parfois les suprimer (ex: "Soudain, instinctivement(...)"Il y a ici double usage, le instinctivement suffit déjà.)

La représentation de l'homme arbre et la façon dont lui parle Laüdis lui font perdre son aspect mystique: c'est un esprit d'une sagesse et d'un âge considérable, pas un vieux pote!

Il faudrait parfois donner un minimum de détail pour certain passage comme l'instant ou elle rejoint Jido. Pour le reste il suffit de relire un peu pour supprimer quelques erreurs d'inattention.

Ereneyes


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Doomsword
post 26/10/05 , 20:32
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Rongeur à l'Abandon
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Bon texte. Quelques petites erreurs de langage et oublis.
QUOTE
Ses cheveux, qui laissaient pendre

euh...ses cheveux, qu'elle laissait pendre.
QUOTE
reflétaient la lune et ses constellations et prenaient la profondeur des étoiles

Sympa, son shampoing-miroir!
QUOTE
Elle se mouvait avec aisance

QUOTE
Elle mouvait avec aisance, balançant les feuilles vertes sur sa tunique.
Les feuilles vertes glissant sur sa tunique.
QUOTE
je vais te chercher Jido

Bouge pas, p'tit gars! C'est sans doute un peu irrespectueux pour un être millénaire...
QUOTE
elle sentit l'arbre livrer ses dernières forces sous ses pieds

Alors là, elle a nagé jusqu'à l'arbre et elle est montée debout dessus' :######:
QUOTE
face à un petit cabanon de bois, isolé.

Soit c'est un humain, soit c'est un elfe, et les sylvains ne vivent pas dans des cabanes.
QUOTE
une fois que vous êtes endormis, hop, vous ne vous réveillez jamais !

J'aime beaucoup le "hop". Très bretonnien^^.
Doomsword


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Marre de perdre contre des bills assoiffés de sang? Ne suivez surtout pas ce conseil!
Tu as envie de découvrir une armée rigolote qui fera plus de pertes chez toi que chez l'ennemi? Tu as lu le livret skavens?Si ce n'est pas le rat, courzy vite à Monoprix, achète ton livret, tu leeeeuh trouverat près du rat-hion rat-cuterie.
si chez nous les skavens, on sait pas trop gagner, heureusement pour couiner ia moi et Dorathée...

Merci à botrix pour son aide dans la composition de cette désastreuse complainte.
Copyrats année impériale 2523

GORETs IEP: Un esprit sain dans un porcin.

...un fourbe Skaven poignardait par-derrière un innocent Space Marine en lui glissant à l'oreille avec rancoeur un mot duquel on pouvait percevoir "pantalon", "canards" et "caleçon"...
Belannaer, La prophétie de la modération
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Eanil
post 05/11/05 , 16:29
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Je suis pas un expert en litterature mais je suis fan des Elfes Sylvains et je trouve que ton texte reprend bien l'ambiance general de ce peuple, doux et terrible a la fois. Il est vrai que le passage ou elle decouvre l'homme-arbre puis part chercher l'enchanteur, est trop peu detaillé et les paroles a l'egard de cet ancien sage son un peu deplacées. Voila, mais j'ai vraiment bien aimé ton texte.


--------------------
" Si tu lève ta hache, assure toi mon fils,
Que ce bois que tu coupes est bien mort,
Car en hiver, quand souffle la bise,
Et que le feu vacille sous le froid dehors,
Le rameau te fera cher payer ton acte,
Il te brisera le dos, fracassera ton crâne!
Alors des arbres, respecte bien les âmes,
Et choisis avec soin le bois que tu frappes."

-chanson de paysan bretonnien-
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