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[Anecdotes du Ier Empire], Vive l'Empereur !
| Damned |
Feb 11 2006, 03:11 AM
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Fée du logis

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Voici quelques anecdotes de l'Empire Napoléonien, tirés de diverses sources. Ca ne reste qu'une ébauche, bien d'autres suivront dans un futur plus ou moins proche, au grés de mes diverses lectures ainsi que de ma motivation au recopiage (incité par vos réponses).
1) La revanche à la Francaise.
Nous n'étions qu'à dix lieues de Francfort ; cette ville, encore libre, et que son commerce rendait immensément riche, était depuis longtemps le foyer de toutes les intrigues ourdies contre la France, et le point de départ de toutes les fausses nouvelles qui circulaient en Allemagne contre nous. Ainsi le lendemain matin de la bataille d'Austerlitz et lorsque le bruit se répandit qu'il y avait eu un engagement dont on ne savait pas encore le résultat, les habitants de Francfort assuraient que les Russes étaient vainqueurs ; plusieurs journaux poussèrent même la haine jusqu'à dire que les désastres de notre armée avaient été si grands que pas un seul Français n'en avait échappé !... L'Empereur, auquel on rendait compte de tout, dissimula cette information jusqu'au moment ou, prévoyant la possibilité d'une rupture avec la Prusse, il rapprocha insensiblement ses armées des frontières de ce Royaume. Voulant alors punir l'impertinence des Francfortois, il ordonna au maréchal Augereau de quitter à l'improviste Darmstadt et d'aller s'établir avec tout son corps d'armée dans Francfort et sur son territoire. L'ordre de l'Empereur portait que la ville devait, le jour de l'entrée de nos troupes, donner comme bienvenue un louis d'or à chaque soldat, deux aux caporaux, trois aux sergents, dix aux sous lieutenants et ainsi de suite !... Les habitants devaient, en outre, loger, nourrir la troupe et payer pour frais de table, savoir : Au maréchal six cent francs par jour, aux généraux de division quatre cents, aux généraux de brigade deux cents, aux colonels cent : Le sénat était tenu d'envoyer tous les mois un million de francs au Trésor Impérial de Paris. Les autorités de Francfort, épouvantées d'une contribution aussi exorbitante, coururent chez l'envoyé de France ; mais celui-ci, auquel Napoléon avait donné des instructions, leur répondit : « Vous prétendiez que pas un seul Français n'avait échappé au fer des Russes ; L'Empereur Napoléon a donc voulu vous mettre à même de compter ceux dont se compose un seul corps de la grande armée. »
2) La fameuse famille des Rothschilds.
Obliger de quitter Cassel ayant été occupé par nos troupes, les agents du Trésor Français y saisirent des valeurs considérables, surtout en tableaux ; mais on n'y trouva pas d'argent monnayé. Il paraissait cependant impossible que, dans sa fuite précipitée, l'Electeur eût enlevé la totalité de son immense fortune. Or, comme, d'après ce qu'on était convenu d'appeler les lois de la guerre, les capitaux et les revenus des valeurs trouvés en pays ennemi appartiennent de droit au vainqueur, on voulut savoir ce qu'était devenu le trésor de Cassel. Les informations prises à ce sujet ayant fait connaître qu'avant son départ l'Electeur avait passé une journée entière avec le Juif Rothschild, une commission Impériale se rendit celui-ci, dont la caisse et les registres furent minutieusement examinés. Mais ce fut en vain ; on ne trouva aucune trace du dépôt fait par l'électeur. Les menaces et l'intimidation n'eurent aucun succès, de sorte que la commission, bien persuadée qu'aucun intérêt mondain ne déterminerait un homme aussi religieux que Rothschild à se parjurer, voulut lui déférer le serment. Il refusa de le prêter. Il fut question de l'arrêter, mais l'Empereur s'opposa à cet acte de violence, le jugeant inefficace. On eut alors recours à un fort peu honorable. Ne pouvant vaincre la résistance du banquier, on espéra le gagner par l'appât du gain. On lui proposa de lui laisser la moitié du trésor s'il voulait livrer l'autre à l'administration française ; celle-ci lui donnerait un récépissé de la totalité, accompagné d'un acte de saisie, prouvant qu'il n'avait fait que céder à la force, ce qui le mettrait à l'abri de toute réclamation ; mais la probité du Juif fit encore repousser ce moyen, et, de guerre lasse, on le laissa en repos. Les 15 millions restèrent donc entre les mains de Rothschild depuis 1806 jusqu'à la chute de l'Empire, en 1814. A cette époque, l'Electeur étant rentré dans ses états, le banquier Francfortois lui rendit exactement le dépôt qu'il lui avait confié. Vous figurez-vous qu'elle somme considérable avait dû produire dans un laps de temps de huit années les interets d'un capital de 15 millions entre les mains d'un seul homme ?... Aussi est ce de cette époque que date l'opulence de la maison des frères Rothschild, qui durent ainsi à la probité de leur père la haute position financière qu'ils occupent aujourd'hui dans tous les pays civilisés. (Anecdote écrite en 1840)
3) Le Roi trouvé.
Je dois ici vous faire connaitre un fait des plus remarquables, et qui prouve combien le hasard influe sur la destinée des empires et des hommes. Vous avez vu que le maréchal Bernadotte, manquant à ses devoirs le jour d'Iena, s'était tenu à l'écart pendant que le maréchal Davout combattait non loin de lui, contre des forces infiniment superieures. Eh bien ! Cette conduite inqualifiable lui servit à monter sur le trône de Suede, et voici comment. Aprés la bataille d'Iena, l'Empereur, bien que furieux contre Bernadotte, le chargea de poursuivre les ennemis, parceque le corps d'armée que ce général commandait, n'ayant même pas tirté un coup de fusil, était plus à même de combattre que ceux qui avaient éssué des pertes. Bernadotte se mit donc sur la trace des Prussiens, qu'il battit d'abord à Halle, puis à Lubeck, avec l'appui du Maréchal Soult. Or, le hasard voulut qu'à l'heure même ou les Francais attaquaient Lubeck, des vaisseaux portant une division Suédoise, que le Roi Gustave IV envoyait au secours des Prussiens, entrassent dans le port de cette ville. Les troupes suédoises étaient à peinde débarquées, lorsque, attaquées par les troupes Francaises et abandonnées par les Prussiens, elles furent obligés de mettre bas les armes devant le corps de Bernadotte. Ce maréchal, qui, je dois l'avouer, avait, lorsqu'il le voulait, des manieres fort engageantes, etait surtout désireux de se faire aux des étrangers la réputation d'un homme bien élevé; il traita donc les officiers Suédois avec beaucoup d'affabilité, car, aprés leur avoir accordé une honorable capitulation, il leur fit rendre leurs chevaux et bagages, pourvut à leurs besoins, et invitant chez lui le commandant en chef comte de Moerner, ainsi que les généraux et officiers supérieurs, il les combla de bontés et prévenances, si bien qu'à leure retour dans leur patrie, les Suédois vantèrent partout la magnanimité du maréchal Bernadotte. Quelques années aprés, une révolution ayant éclaté en Suéde, le Roi Gustave IV, qu'un grand désordre d'esprit rendait incapable de régner, fut renverser du trône et remplacé par son vieil oncle, le Duc de Sudermanie. Ce nouveau monarque n'ayant pas d'enfants, les Etats assemblés pour lui désigner un successeur porterent leur choix sur le prince Holstein-Augustenbourg, qui prit le titre de Prince Royal. Mais il ne jouit pas lngtemps de cette dignité, car il mourrut en 1811 à la suite d'une trés courte maladie qu'on attribua au poison. Les assemblés derechef pour un élire un nouvel héritier de la couronne, hésiterent entre plusieurs princes d'Allemagne qui se portaient comme candidats, lorsque le général comte de Moerner, l'un des membres les plus influents des Etats et ancien commandant de la division suédoise, prise à Lubeck en 1806 par les troupes Francaises, proposa le Maréchal Bernadotte, dont il rappela la conduite généreuse. Il vanta, en outre, les talents militaires de Bernadotte, et fit observer que ce Maréchal était par sa femme allié à la famille de Napoléon, dont l'appui pouvait être si utile à la Suède. Une foule d'officiers, jadis pris à Lubeck, ayant joints leurs voix à celle du général de Moerner, Bernadotte fut élu presque à l'unanimité successeur du roi de Suède et monta sur le trone quelques années plus tard sous le nom de Charles XIV Jean. (A noter que les descendants de ce modeste fils d'avocat Parisien, sont toujours sur le trône Suedois.) Ps : Il est rapporté que, de son vivant, Charles XIV Jean n'aurait laissé aucun médecin l'examiner torse nu. On en aurait découvert l'explication lors de sa toilette funèbre : cet ancien soldat de la République aurait en effet été porteur d'un tatouage disant « Mort aux rois ! »
4) Gloires aux vaincus. (1/2)
A peu de distance de la ville d'Ulm, un combat terrible et opiniâtre s'engagea entre les Français et les Autrichiens. Il durait depuis deux heures, quand tout à coup, on entendit des cris de "Vive l'Empereur !" Ce nom qui portait toujours la terreur dans les rangs ennemis, et qui encourageait partout les soldats impériaux, les électrisa à tel point qu'ils culbutèrent les Autrichiens. L'Empereur s'avança en première ligne, criant "En avant !" en faisant signe aux soldats d'avancer. De temps en temps, le cheval de Sa Majesté disparaissait au milieu de la fumée et de la mitraille. Durant cette charge furieuse, l'Empereur se trouva près d'un grenadier grièvement blessé. Ce brave s'efforçait de crier comme les autres "En avant ! En avant !". Napoléon s'approcha de lui et lui donna son manteau en disant : "Tâche de me le rapporter, je te donnerai en échange la croix que tu viens de gagner". Le grenadier qui se sentait mortellement atteint, répondit à Sa Majesté que le linceul qu'il venait de recevoir valait bien la décoration, et il expira peu après, enveloppé dans le glorieux manteau. Le combat terminé, l'Empereur fit relever son corps et ordonna qu'il fût enterré dans son impérial linceul.
5) Gloires aux vaincus (2/2).
Cet affrontement eut lieu aux alentours du pont d'Elchingen de la rive droite vers la rive gauche pour aller donner la main à la division Dupont, menacée par les Autrichiens ... Alors que ce pont était en partie détruit par les pluies torrentueuses du fleuve en crue, c'est à l'aube du 14 Octobre 1805 que les sapeurs entreprirent de le restaurer, travaillant dans l'eau glacée et sous le feu ennemi... Chaque planche clouée coûtait trois morts ! ... Des voltigeurs et des grenadiers s'élancèrent ensuite sur cette réparation rudimentaire, Napoléon arrivant en personne à la tête du pont qui devint vite un véritable charnier. Les dragons du brave Maréchal Bessières débouchèrent sur le plateau et chargèrent les Autrichiens, pris également à revers par les troupes de Dupont. L'ennemi finit par se retirer... Napoléon a suivi de près toute l'attaque, en s'exposant souvent ... C'est alors qu'à un canonnier, à qui un boulet a emporté la cuisse, il remit sa propre Légion d'honneur, détachée de sa poitrine : - "Tiens ! lui dit-il, tu pourras, tranquillement, finir ta vie à l'hôtel des Invalides." Et le canonnier de répondre : '"Non, non, la saignée est trop forte. Mais je m'en fous... Vive l'Empereur !"
Sources :
- Mémoires du Général Baron de Marbot. - Mémoires de Constant. - Les "Annales" n°49, le périodique semestriel des Compagnons de l'Empire.
Bien à vous,
Damned
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- Supposez que je sollicite de vous en tant qu'étranger en route vers l'Ouest de chercher ce qui a été perdu, qu'est-ce que vous diriez ? - Dans ce cas je dirais : d'où venez-vous mon ami ? - Et je vous répondrais : de l'Est tout en espérant que vous irez transmettre mon message à la Veuve pour le salut de tous ses fils...
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| Damned |
Feb 14 2006, 07:55 PM
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Fée du logis

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Ayant eut la confirmation que cela intéressait quelqu' un dans l'assemblée je continue de collecter les anecdotes plutot marrante des divers livres qui m'ont été donné de lire. 1) Le yéti, cet animal extraordinaire. Dans quelques uns de ces combats, j'eus l'occasion de voir le général de brigade Macard, soldat de fortune, que la tourmente révolutionnaire avait porté presque sans transition du grade de trompette major à celui d'officier général ! Le général Macard, véritable type de ces officiers créés par le hasard et par leur courage, et qui, tout en déployant une valeur très réelle devant l'ennemi, n'en étaient pas moins incapables par leur manque d'instruction d'occuper convenablement les postes élevés, était remarquable par une particularité très bizarre. Ce singulier personnage, véritable colosse d'une bravoure extraordinaire, ne manquait pas de s'écrier lorsqu'il allait charger à la tête de ses troupes : « Allons, je vais m'habiller en bête !... » Il ôtait alors son habit, sa veste, sa chemise, et ne gardait que son empanaché, sa culotte de peau et ses grosses bottes !... Ainsi, quasiment nu le général Macard se lançait à corps perdu, le sabre au poing, sur les cavaliers ennemis, en jurant comme un païen ; mais il parvenait rarement à les atteindre, car à la vue si singulière et si terrible à la fois de cette espèce de géant à moitié nu, couvert de poils et dans un si étrange équipage, qui se précipitait sur eux en poussant des hurlements affreux, les ennemis se sauvaient de tous côtés, ne sachant trop s'ils avaient affaire à un homme ou à quelque animal féroce extraordinaire. 2) Le sobriquet. L'adjudant du 25e de chasseurs, nommé Reissier, était un fort brave militaire, ayant bien fait la guerre, mais homme de peu de moyens et manquant totalement d'instruction. Il n'avait pour lui qu'une très belle main et beaucoup de zèle. Resté longtemps dans les grades inférieurs, il avait passé la trentaine lorsqu'il fut adjudant. Enfin, pendant notre séjour à Toulouse, sa bonne conduite et sa manière de servir lui firent obtenir le grade de sous-lieutenant. M.Reissier ayant été à cette occasion faire visite au commandant Blanchville, qui lui portait interet, celui-ci lui dit, avec sa brusque franchise, qu'il ne suffisait pas qu'un officier commandât bien son peloton, mais qu'il fallait qu'il joignit aux connaissances militaires une instruction générale et suffisante ; qu'il l'engageait donc à lire beaucoup et surtout des livres d'histoires. M. Reissier, rempli de bonne volonté, se rend chez un libraire et lui de mande des ouvrages instructifs. « Lesquels désirez vous ? -Je voudrais des histoires. -Mais de quel pays ? De quel époque ? » Voila mon Reissier dans un très grand embarras et, comme il voulait lire les histoires, le libraire, pour le faire partir de la Création, vous lui campe en main une grosse bible ou Histoire Sacrée. Le nouvel officier va s'enfermer pour dévorer son livre et depuis ce moment, par un travers d'esprit assez commun chez les personnes qui commencent leur instruction trop tard, il prit la manie de parler toute la journée de qu'il avait lu le matin, et, comme son nouveau grade lui avait donné le droit de manger à la table des lieutenants et sous-lieutenants, il ne tarda pas à nous fatiguer avec ses éternelles citations de la Bible, car, n'importe de quoi l'on parlait, on était certain que Reissier trouvait le moyen de mettre sur le tapis les faits et geste de Noé, Abraham et autres personnages de l'Ancien ou du Nouveau Testament. Il ne sortait pas de là, ce qui devenait vraiment fastidieux et magnétisant pour tous ses camarades, qui le fuyaient comme la peste, bien qu'au demeurant ce fût un bon garcon à sa monomanue prés. Je n'ai jamais été un mystificateur ; c'est un genre que je déteste ; cependant j'avoue qu'ainsi que tous mes camarades, je grillais de trouver l'occasion de mettre fin aux citations de l'ennuyeux Reissier. Or, un jour que le régiment revenant d'une promenade militaire cotoyait les magnifiques prairies qu'arrose la Garonne, l'influence de l'air de ce fleuve et quelque Diable aussi me poussant, je dis à Reissier qui, passant prés de moi, paraissait chercher l'occasion de me parler de David ou des Macchabées : « Convenez, mon cher Reissier, qu'il faut que les Toulousains soient bien négligents pour ne pas avoir élevé dans célèbre prairie un monument destiné à rappeler l'important fait historique dont elle a été témoin. - Un fait historique, quel est il, je vous prie ? - Allons donc, Reissier, vous voulez faire l'ignorant, mais vous connaissez si bien les histoires de la Bible, vous savez tout comme moi que c'est dans cette prairie que Nabuchodonosor, changé en bête, a pâturé pendant sept ans. - Non, vraiment, je ne le savais pas, mais je suis enchanté de l'apprendre. Mon ami Gavoille, qui avait entendu cette conversation, en retenant une grande envie de rire, va conter la chose à un autre sous-lieutenant et dans un instant elle fut connue de tous les officiers du régiment. Cependant, maître Reissier, brûlant de faire parade de son érudition, s'était esquivé sous un prétexte quelconque et, gagnant la tête de la colonne ou se trouvait M.Blancheville, il s'adresse à ce commandant en blâmant la négligence des Toulousains, qui n'ont pas élevé une pyramide dans cette prairie si célèbre dans les histoires. Alors, M.Blancheville d'un ton sévère ; « Pourquoi, est elle célèbre monsieur ? - Ah ! Mon commandant sait mieux que mois que c'est ici que Nabuchodonosor, changé en bête, a pâturé pendant sept ans. - Et qui vous a fait avaler cette bourde ? - Mais' Le sous-lieutenant Marbot' A lu cela dans les histoires' - Et vous ne voyez pas que ces jeunes se f? de vous, grand Colas. C'est vous qu'on devrait attacher ici pour vous faire brouter l'herbe pendant sept ans. » Ainsi rabroué, le pauvre Reissier retourna l'oreille basse vers le peloton ; mais dés que le régiment eut mis pied à terre, il vient à moi d'un air moitié confus, moitié rodomont et me dit : « Il est certain que vous connaissez les histoires mieux que mois, mais nous allons voir si vous tirez aussi bien le sabre? » Il n'y avait rien à dire à cela. Il était dans son droit et j'avais tort. On se rendit dans un terrain vague derrière l'Eglise des Anciens Jésuites ; Là Mr Reissier me donna un fort coup de pointe dans le côté et je le blessai légèrement au pied. Puis on nous fit embrasser et chacun s'en fut chez soi. La blessure de Reissier ne fut pas plus grave que la mienne, mais le pauvre garçon reçut de tout le régiment le sobriquet de Nabuchodonosor dont il ne put jamais se débarrasser. Il se fâcha, il se battit plusieurs fois, il pria rien n'y fit ; le sobriquet lui resta toujours et, dix ans après, lorsque étant colonel du 23e chasseurs, je rencontrai pendant la campagne de Russie le 25e, dans lequel M.Reissier était devenu capitaine, on ne parlait jamais de lui dans ce corps sans l'appeler Nabuchodonosor. QUOTE Maintenant, allez prouver les faits, Napo aux premières lignes, ça en jette, mais bon... Il ne fait aucun doute que l'anecdote dont tu fais mention n'ait été embellie (A la méthode: image d'Épinal), mais je peux t'assurer que l'Empereur se portait souvent vers l'avant afin de relancer l'ardeurs des combattant et juger au mieux de la situation (Lui valant une balle dans la cuisse durant une campagne Autrichienne). De là à ce qu'il brandisse son épée en tant que piéton dans la masse, serait un pas que je ne franchirais pas. Finit les campagnes d'Italie en tant que simple général, il avait un Empire à diriger et aucun héritier à l'époque pour faire perdurer sa dynastie en cas de décés. QUOTE qui préfère pas imaginer la tête du Damned si l'Empereur lui revenait en chair et en os. Blême, proche de l'anémie, avec l'?il qui tourne en sus. Damned.
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