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Car ton règne s'achève..., Enfance
| evilsunz |
09/11/07 , 2:26
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Bon bah il va bien faloir se résigner à le faire, ce duel final.
Juste, je conseille à ceux qui n'ont pas d'idée précise sur les origines de l'Empereur d'aller faire un tour sur la section fluff avant de lire ce texte, sans quoi il risque d'être pas franchement marrant à lire...
Acte VI) Sic Semper Tyrannis
« Tel père, tel fils. »
Je suis perdu.
C'est étonnant que je ne réalise que maintenant ou mes passions m'ont poussé, ou ma soif d'absolu m'a amené. Moi qui aît reçu le don d'un intellect formidable, je n'ai pas su mesurer l'exacte ampleur de ce que je faisais, ni toutes les conséquences que la moindre de mes paroles pouvait avoir.
Et ce n'est que maintenant, alors que je sanglote sur le corps sans vie de celui que j'aimais, que je réalise toute l'absurdité de ce que j'ai fait. Ne t'y trompe pas, je ne renie rien. Mais au final, je n'ai pas réalisé que quand bien même j'avais raison, aucun de nous ne méritait franchement cela. Et soudain je me sens grossier et amer, et j'étouffe dans cet armure Terminator d'un baroque grotesque, la taille démesurée de cette griffe éclair me paraît si puérile, le raffinement et le faste de mes atours me semble si vains.....
Comment ai-je pû m'égarer à ce point ?
Alors tu es apparu à moi.
L'Empereur a fait son entrée en majestée, et ta longue toge d'un blanc aveuglant était tenue derrière toi par ta garde prétorienne. Tu es recouvert de cette armure d'or si parfaite que chacun de tes mouvements réconfortent les sens et illustrent une sensation qu'aucun mot ne pourrait approcher. Et sur ton visage si noble et hautain, au dessus de ton rictus impérieux, par delà le regard noir que tu me jettes, perdu au milieux de l'élégant foisonnement de ta chevelure.......
........brillent tes immortels lauriers.
Mais mes yeux se sont enfin dessillés, j'ai cessé de voir l'éphémère absurdité des biens et des apparences, et mon regard occulte tout, toute les signes de perfection dont ton corps c'est nimbé, et j'esquive tous les pièges, tous les appats, tous les faux signes de divinité.
Je me semblais puéril et inconscient à mes propres yeux, mais en te revoyant enfin je réalise que Toi, Toi seul est le véritable égaré dans cette histoire.
Tu n'es pas le fou crimminel que certains de mes lieutenants voient en toi. Tu n'es pas non plus un Tyran raffiné, tel que je t'ai longtemps considéré. Tu n'es même pas un sot mégalomane, ni un génie incompris.
Tu es perdu.
Alors j'ai plongé mon regard dans le tien, occultant tout le reste, et tu t'es laissé faire, bouleversé par cette intrusion inédite au coeur même de ton âme. Et ce que nul n'avait jamais osé faire auparavant, je l'ai fait en me riant des convenances, car je savais que tout ce que j'avais vécu m'avait préparé à cette expérience. Et j'ai remonté jusqu'au racines de ton être, plus loin dans les fondements de ta personnalité que toi même ne l'avait jamais fait au cours de tes longues introspections. Ta pensée a empoignée la mienne, et toutes deux avons remonté les fils de la génèse ensemble, enlacés dans ce voyage aux origines.
Et nous avons vu.
Nous avons vu un enfant hurler de terreur au milieu d'une assemblée de vieillards chevrotants, nous avons vu un déchaînement d'énergies incontrôlables, nous avons vu la folle ambition de l'immortalité ronger les esprits de ceux qui se nommaient « chamans ». Nous avons ressenti, en des temps oubliés, le traumatisme profond qui avait à jamais marqué ton âme, le choc perpétuel d'être un et mille à la fois. Et l'espace d'un instant, j'ai ressenti l'effroyable fardeau que tu ressentais perpétuellement, celui de la mémoire, de la sagesse, de la folie et du savoir d'un milliard de générations confondues en un seul flou psychique insupportable. Et j'ai compris que Nous, Tes fils, n'avions pour seul but que de te débarasser quelque peu de ce fardeau.
Et j'ai ressenti pour Toi un amour si puissant que je me suis engoncé dans ton esprit, que j'ai essayé de me lover en Toi, pour prendre en charge une part de tes souffrances et de ta malédiction, et je t'ai murmuré que je t'avais enfin compris, que je te pardonnais tes erreurs et que j'admirais ton sacrifice.
J'ai voulu enfin être le bon fils que tu avais toujours attendu, et j'ai voulu faire ce que tu n'avais jamais osé nous demander.
Te tuer, bien sûr, mettre fin au martyr permanent qu'est ta vie.
J'ai voulu faire renaître l'enfant que tu étais jadis, celui que des vieillards sots et cruels avaient sacrifié dans leur quête égoïste d'immortalité, et j'ai voulu les chasser de ton esprit, afin que cette erreur soit réparée, et que tu sois libre à nouveau. Et j'ai vu sur tes traits l'ombre d'un visage d'enfant hurlant de terreur, enfermé derrière ton calme apparent, et j'ai voulu lacèrer ce visage, afin qu'il puisse enfin hurler à l'air libre.
D'un geste, d'un seul, j'ai ordonné à ma cour de mettre fin à tes souffrances.
Et ils se sont jetés sur les tiens, en une meute avide galvanisés par la porté de leurs actes, ivres de joie à l'idée de cette oeuvre profanatrice.
« Car n'est ce pas le fantasme le plus solidement dissimulé dans le coeur de l'homme que celui de tuer Dieu le père, le créateur, de donner la mort à celui à qui l'on doit la vie ? »
Et Cent lames et dagues ont soudain jaillli du fourreau, reflétant en un éclair cent parodies de Ton éclat. Et ils se sont jetés sur toi, ils ont plongé leurs lames dans ton coeur, et tu les a repoussés avec hauteur, sans te départir de ta mine hautaine, te dégageant de leur étreinte avec brutalité, pendant que tes suivant s'élançaient à leur tour....
Et eux, tes suivants, je les aît haï plus que tout au monde car il ne comprenaient pas Ta souffrance, et il ne voyaient pas quelle preuve d'amour se cachait derrière chaque dague plongée dans ta poitrine, chaque entaille meurtrissant ton épaule ou tes genoux, chaque morsure enragée dans ton cou ou sur tes chevilles....
Et Moi, Moi l'humble fils revenant à son père, j'ai contemplé tout cela avec humilité, courbant la tête en attendant ton jugement, fou de fierté à l'idée de t'avoir enfin compris.
Alors tu t'es dégagé de la mélée, et tu es apparu en contre jour dans le maëlstrom de rage et d'incompréhension dans lequel disparaïssait Tes fils.
Et Tu es venu te tenir devant Moi.
Couvert de sang, ta toge en lambeaux, la machoire déchirée et pendante, les cheveux poisseux, l'armure brisée et ternie, la jambe fracturé, tu t'es redressé et m'a défié une dernière fois du regard....
Et j'ai compris que Tu étais l'immortel Empereur à jamais , que les hommes n'en voudraient jamais d'autre, et j'ai compris la loyauté désepérée de Sanguinius ou les certitudes imperturbables de Guilliman.
Et j'ai su que tout s'achevait ici, même sans don de prescience. Je t'ai laissé gravir les marches. Ton regard s'est égaré sur Sanguinius à mes pieds. L'Empereur a tressailli d'horreur et de rage, mais mon Père m'a approuvé avec un sourire.
Alors, j'ai pointé mon gantelet sur toi et je t'ai porté le coup de grâce.
Tu n'as pas accepté de mourir ainsi, bien sûr, car l'Empereur ne devait pas faillir à sa réputation. Je peux le comprendre, mais tu aurais dû toi aussi réaliser que la réputation n'a pas plus d'importance que nos titre et nos atours. Alors, accumulant ma psychée, amassant derrière mon marteau la force conjuguée de mes bras et de ma griffe, j'ai abattu sur toi le poids de ta délivrance.
Tu y as opposé toute ta volonté et ton expérience, inquiet sûrement, voire effrayé par l'horizon nouveau de libertés que la mort t'apportait.
Alors j'ai insisté, et chacuns de mes coups ouvrait un peu plus ton esprit à la sublimation. Et j'ai senti que tu comprenais progressivement. Alors, heureux et exalté comme jamais auparavant, j'ai porté mon fer sur ta chair.
Mais je n'ai pas su voir que la part malsaine de ton esprit, celle qui n'obéit qu'aux Chamans, refusait encore sa défaite. Je n'ai pas su voir comment cette part de ton âme a armé ton bras, et comment malgré Toi Tu m'as tué.
Amusant....
Mais pas surprenant....
Si, dans toute tragédie, le héros finit par mourir, le public n'accepterait jamais que celui par qui le malheur est arrivé ne soit pas puni.
C'est là mon sacerdoce, et je l'ai accepté en pleine connaissance de cause.
J'aurais bien mauvaise grâce de ne plus jouer le jeu maintenant.
Alors que la souffrance me noie et me consumme, que les Quatre m'abreuvent de leurs insultes et de leurs sarcasmes, que mon armure, fendue de part en part par une de tes bottes parfaites, éclate et se rompt, et que mes fils tournent vers moi leurs regards incrédules....
Je tombe à genoux, sans qu'aucune douleur ne m'y oblige, mais parce que j'ai senti que c'était ce que l'on attendait de moi en ce moment précis. Je me suis demandé si j'étais réellement en train de mourir, car je ne ressentais rien.
Et je t'ai vu dressé, tituber devant moi, le géant mourant au sommet de sa gloire, Le père essuyant ses larmes s'un revers de gantelet maculé du sang de Son Fils préféré...
Tu es tombé à genoux de vant moi.
Je sourie entre mes dents serrées , car Toi aussi ne fait que ce que l'histoire attends de toi.
Nous nous regardons une fraction d'éternité, avant que je n'enfouisse mon visage en larmes dans ton cou....
.......et ma griffe dans ton sein....
Tu as laissé échapper un simple hoquet de surprise et de douleur, avant que ton regard ne se fisse vitreux.
Et nous sommes morts ainsi.
Si je n'avais été qu'un homme, j'aurais peut être eu la faiblesse de désirer une fin plus heureuse.
Peut être le voudrais-je réellement, mais je n'ai pas le choix.
Cela doit mal finir.
Car le diable est prisonnier de sa réputation....
Et que Ton règne, Père, s'achève....
******************************************************************** Eh partez pas, y'a encore un épilogue en préparation...
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| urhtred_gohslord |
09/11/07 , 22:40
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eh ben euh.... wow
c'est 'achement bien fait c'est psychologique et pourtant... on comprends tout!
certe ça va à l'encontre de ce que rabache GW mais bon, c'était avoué dès le début, et c'est très bien comme ça.
si non, alors... c'est parfait.... parfait..... et quoi encore? bah, parfait pardi!
je me pose quelques questions néamoin sur la suite que tu vas nous faire, parce que je ne vois pas ce que tu vas raconter, mais nul doute que çe sera génial.
juste un reproche: comme on est loin, très loin de ton niveau... ça donne envie d'abandonner toute écriture en cours
-urhtred- en bref : chapeau bas
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QUOTE tiens, notre cher duc avait raison, c'est marrant urhurh C'est bien vrai^^ Le blog de mon club, par ici
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| evilsunz |
17/11/07 , 18:21
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Epilogue
« L'empire n'est plus, le Lion et le Loup vont maintenant disparaître » William Blake
Il se tenait droit, raide comme une tour d'ébène. Appuyé sur la rambarde d'un balcon à ciel ouvert, au sommet d'une des rares tours intactes du palais impérial, le Lion regardait croître l'aube la plus inespérée qu'aie jamais connu Terra. Le spectacle recèlait un arôme tout particulier pour le primarque des Dark Angels, dont l'existence même avait été fondée sur la troublante ambiguïté qui sépare le Bien du Mal.
Au loin, sous la couche diffuse de cirrus , les premières étincelles de l'aube agitaient l'horizon. Comparée aux flammes et aux explosions qui secouaient encore par intermitence le palais, la lumière de l'aube paraissait d'une iréelle beautée et d'une tranquilité reposante. C'était une vraie lumière, belle et paisible, loin des flamboiements grossiers et brûlants de la guerre. Tout le reste, l'ombre délabrée des tours, les vestiges fumants des arches de pierres, les carcasses innombrables de blindés, les squelettes noircis des titans, les enchevêtrements d'une absurde étendue de cadavres, tout cela demeurait dans l'ombre du palais, indistinctes encore dans la pénombre qui précède le jour.
Le lion laissa échapper un soupir. Bientôt, très bientôt, l'aube se lèverait sur le plus tragique gâchis qu'aie jamais connu l'humanité. La lumière inonderait ce terrible fratricide d'une lumière absolue, et dans sa cruautée, elle ne leur ferait pas grâce d'un seul détail.
C'était, métaphoriquement, ce qui allait bientôt arriver à l'échelle de l'Imperium. Bientôt, très bientôt, les rumeurs se répandraient de système en sytème, et le mouvement s'amplifierait, jusqu'à ce que la galaxie entière sache ce qui c'était passé ici, et la portée de cette révélation laisserait les hommes muets de stupeur.
Mais ce silence n'aurait qu'un temps. Le choc passé , la peur viendrait. Puis les doutes. Puis la colère. Puis, pire encore, les questions.
Or , ces questions, le Lion ne se les était que trop posées, et il n'avait pas de réponses. Alors, à sa grande stupeur, il sentit une crainte atroce, dévastatrice , le saisir, lui qui ne connaissait normalement pas la peur. Les jambes flageollantes, il sentit rivé sur lui les yeux d'une galaxie d'êtres humains égarés, les yeux pleins d'espoirs ou de reproches, lui demandant, « et maintenant? »
Il avait connu les responsabilités, mais il avait toujours eu un repère fixe et immuable, une vision rassurant d'un idéal à suivre.
Ce repère n'était plus. L'Empereur était parti.
Il était seul, orphelin, perdu dans une galaxie de damnation.
Ce sentiment n'était pas à proprement parler nouveau pour lui. Deux siècles auparavant, au cours de l'interminable calvaire qu'avait été son enfance sur Caliban, le Lion s'était senti aussi désepérément seul et désarmé. Mais il avait aussi toujours su que quelque part un père inquiet le cherchait pour le ramener chez lui, et cette certitude lui avait donné la force de tenir.
Aujourd'hui, le Lion savait avec la même certitude que plus personne ne viendrait jamais le chercher.
Seul.
Derrière, lui, il entendit le pas lourd de bottes de céramite et le froissement de la fourrure sur l'acier. L'air se teinta d'un musc bestial que le Lion trouvait étrangement repoussant et séduisant à la fois.
« Russ, mon frère.....Comment va t'Il ? »
Le primarque des Space Wolves vint se tenir aux côtés de son frère, et ses deux gigantesques mains se refermèrent sur la balustrade avec assez de force pour la tordre sans le vouloir. Dans la pénombre du matin, les traits de Russ restaient indéfinissables, mais l'éclat de sa chevelure rousse captait déjà les premiers rayons du soleil.
« Mal..... Rogal est resté auprès de Lui. »
Jonson ne put s'empêcher de remarquer le timbre inédit de la voix de son frère. Russ, Russ le flamboyant, la grande gueule, celui qui meuglait les plus terrifiantes insultes à avoir jamais souillé une bouche humaine, Russ le sauvage rieur, qu'on pouvait entendre jurer depuis l'orbite quand il combattait au sol, Russ qui ne se levait jamais sans avoir plongé la tête dans un baril de bière, Russ venait de s'exprimer d'une voix complètement atone, sans vie.
Ce simple fait terrifiait le Lion au plus haut point. Ses relations avec le Roi des loups n'avaient jamais été simples, mais il n'avait jamais réalisé à quel point l'humeur exubérante de son frère était devenu un de ses repères. Russ charismatique et tapageur, et Jonson sage et mélancolique avaient formé une bonne équipe, leurs caractères complémentaires leur avait permis de surmonter tous les obstacles sur leur chemin.
Tous les obstacles, sauf un. Le dernier.
Ni Jonson, ni Russ n'en parleraient jamais, mais l'un comme l'autre savaient bien ce qui les hantaient. Leur faute, leur péché, était inexpiable : ils avaient trop tardé en chemin, et ils n'étaient pas arrivés à temps pour Le sauver.
Un vent de cendres balaiya le balcon, nimbant les deux frères de leur manteau de deuil.
Pendant très longtemps, aucun d'entre eux ne parla.
Puis, enfin, très rapidement, comme on se jette à l'eau, Russ exprima le fond de sa pensée...
« Dis moi, mon frère... As tu envisagé...As tu imaginé que nous ayons pû nous tromper ? »
Jonson resta très calme. « Nous tromper, mon frère ? »
« Tu vois très bien ce que je veux dire, Jonson. Tu as toujours été plus doué que moi pour ces choses là , les intrigues, l'ambition, la politique...c'est ton domaine. Donc si j'y pense, tu y as aussi pensé... »
« Que veux tu savoir mon frère ? Si moi aussi je me demande ce qui a bien pû se passer dans la tête d'Horus pour ce qu'il fasse ce qu'il a fait ? Si moi aussi je me demande si , par hasard, il n'avait pas une bonne raison de déclencher tout cela ? Si il avait découvert des choses dont nous n'avons pas idée ? »
Russ ne cilla pas. « C'est exactement ce que je me demande, mon frère. Horus était le meilleur d'entre nous, il n'y a pas à revenir là dessus. Même moi, borné et orgueilleux comme je le suis, j'ai admis cette évidence. Alors comment le jugerions nous? J'ai passé des nuits blanches à parler avec Horus, j'ai mesuré toute l'étendue de son amour des hommes et de la foi qu'il avait en la lumière de la Croisade ! Je ne peux pas croire qu'il aît déclenché tout ça pour rien ! » cracha t'il en désignant de la main les étendues de débris en contrebas.
Jonson ferma les yeux. Lui aussi devait admettre qu'il doutait. Dans l'urgence de l'hérésie, il n'avait jamais pris le temps d'y réfléchir, et sa loyautée envers son Père avait été plus automatique que réfléchie. Un court instant, il se demanda ce qui se serait produit dans un univers différent, ou El'Jonson aurait été le maître de guerre...
Il ferma les yeux.
La sagesse...
C'était ce qu'il lui restait. Sa marque de fabrique. C'était ce qu'on attendait de lui. « Il est inutile de se poser ces questions, mon frère. Inutile et dangereux. Ce qui est arrivé est arrivé, et on ne refera pas l'hisytoire. Horus et l'Empereur nous ont quittés, et nous ne sauront probablement jamais ce qui c'est exactement passé sur la barge du maître de guerre. Tout ce que nous pouvons faire, maintenant, c'est sauver l'Imperium. »
« C'est ça que tu veux mon frère? L'Empereur nous a quittés depuis quelques jours et nous cessons déjà de suivre son enseignement? Nous cessons de nous questionner, de chercher la vérité, pour gouverner par les mensonges? »
« Nous n'avons pas le choix ! C'est la seule voie ! Celle de la sagesse ! L'Empire est dèja mourant, et chaque question ne fait que de le ronger de l'intérieur ! »
« Alors qu'allons nous faire? »
« Je vais retourner sur Caliban retrouver Luther et le reste de ma légion. Fais en autant de ton côté. Guilliman arrive, et à nous trois nous pourrons peut être sauver ce qui peux l'être... »
Russ planta son regard vers les étoiles. « Et qu'allons nous leur dire, à tous ces hommes et ces femmes que nous avons désormais sous notre responsabilité ? »
Jonson hésita un moment. Il savait que ce qu'il allait faire était contraire à l'éthique de la Croisade, et que ce mensonge serait le premier d'une longue liste. Il savait qu'à partir de là l'histoire serait réecrite , déformée, interprêté par des êtres simples et frustres qui n'avaient aucune idée de ce qu'étaient ces temps. Il savait aussi qu'il allait peut être salir injustement le nom du meilleur d'entre eux, mais il ne voyait pas d'autre solution pour maintenir un semblant de cohésion dans l'Imperium : un Bien et un mal, clairement identifiés.
Et c'était à lui, Lion El' Jonson, de l'énoncer. Le destin était railleur.
« Nous leur dirons cette vérité : Horus était un démon , un ambitieux et...un traître. »
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| Arnor |
18/11/07 , 23:22
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Lieu : du bon coté du bolter ^^
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j'aime mieux cet épisode que le precedent ^^ et puis yen a amarre, ya rien a critiquer, comme d'hab'....enfin tna tmieux tu nous fais quoi comme prochain sujet evilsunz?
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"Certes,l'empereur nous garde,mais mieux vaut tout de meme garder ses fesses" J'arriverais à placer ca dans le RP un jour, j'y arriverais! Voilooument, Jules, Bloup interstellaire anonyme
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| evilsunz |
03/01/08 , 2:06
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Membre no. 1148

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Voilà , petit récit expiatoire dans lequel on trouve quelques éléments sur la genèse du monstre... C'est peut être emmerdant, vu qu'il n'y a pas un coup de feu dans le récit, mais je voulais finir par un retour en arrière l'histoire du maître de guerre.
Terra, cent cinquante trois ans avant l'hérésie.
« Mystérieux jardin de ma lointaine enfance, Royaume ensorcelé perdu dans la distance »
D'immenses chênes élevaient leurs frondaisons vers les cieux, formant un plafond d'une extraordinaire complexité, un millliard de nuances de vert qui se déclinait à l'infini. Par endroits, la lumière du jour de frayait un passage, et les rayons de lumière enrichissaient les feuilles de teintes ocres et dorées.
L'enfant soupira de bonheur. Il lui sembla qu'il pourrait passer l'éternité devant ce spectacle. Il lui tardait que vienne l'automne. Il savait que la beautée qu'il observait deviendrait alors grandiose. Lentement, chaque branche se tientrrait d'ocre et de jade, et chaque feuille dépérirait, passant du vert sombre au brun, à l'auburn, à l'orange puis au marron.
Et elles tomberaient.
Ce serait un flamboiement de couleurs si belles que son coeur en était déjà noué. Oui, il lui tardait que le moment vienne ou toutes ces feuilles mouraient.
Une légère brise secoua la voûte de feuillage, et le grésillement qui en résulta enchanta un peu plus les sens de l'enfant.
« A quoi rêve tu, mon fils? » demanda le père.
« Je rêvais des feuilles, Père, répondit il, sans se retourner. J'attends leur mort avec impatience. »
Le père acquiesca, et s'assit à même le sol, en s'adossant au tronc d'un chêne. Puis, levant la tête, il se joignit à son fils dans la contemplation du feuillage.
« La mort... Que penses tu de la mort, mon fils? »
L'enfant remua, mal à l'aise, et la terre noire se mêla à ses cheveux. Le père souri malgré lui. Les généticiens de Sa cour allaient encore se plaindre qu'il ne prenait pas assez soin de Son fils.
« Je ne connais pas la mort, père. Ne m'avez vous pas dit que je vivrai éternellement? »
« C'est vrai, mon fils. Mais même si tu ne le mesures pas encore, tu vas acquérir des pouvoirs au delà de l'imagination des mortels. Et si la mort ne te concerne pas directement, elle enbaumera tous ceux autour de toi, et accompagnera chacune de tes décisions. »
L'enfant poussa un soupir. Tout cela était encore si abstrait pour lui. « Pour moi, la mort est quelque chose de mal, père. C'est une fin, une disparition. Je ferai tout pour l'éviter à ceux qui m'entourent. »
« _Vraiment ? Pourtant, ne viens tu pas de dire que tu attends la mort de ces feuilles avec impatience ? » « Ce n'est pas pareil. » La voix de l'enfant enflait avec sa contrariété. Le père avait déjà remarqué que son fils n'aimait pas être mis en façe de ses contradictions. « Ces feuilles sont des êtres inanimés, sans souffrance. Leur mort ne signifie rien.»
« _C'est vrai, mais les hommes que tu aura sous ta responsabilité ne seront pas différents de ces feuilles. Ils seront innombrables, sacrifiables, et leur mort ne signifiera rien pour Toi, tant tu seras au dessus d'eux. Si leur morts sont aussi belles que celle de ces feuilles, attendra tu leur mort avec « impatience »?
« Non, père. Ce serait mal. » répondit l'enfant, d'un air buté.
Le père acquiesca, satisfait. L'un et l'autre relongèrent dans l'observation paisible de la forêt. Le temps ne semblait plus s'écouler, et ils reposaient, satisfaits du silence, unis dans le simple bonheur d'être ensemble. « Père ? » L'enfant c'était brusquement manifesté, tirant le père de sa mélancolie. «Comment reconnaît on le bien du mal ? »  Une fois de plus, le père fut surpris par la maturité de Son fils. Aucun des ouvrages théoriques, aucune des formules compliquées qu'il avait consulté, dans son laboratoire, au moment ou il menait le projet primarques, rien ne l'avait préparé à ce que son fils pose avec autant de pertinence les bonnes questions.
« La plupart du temps, le Bien et le Mal t'apparaîtront clairement. Là ou les mortels se trompent et hésitent, Toi et tes frères verront clair. »
« La plupart du temps ? »
Le père souri. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même.
« Lorsque le doute te prendra, tu devras agir avec prudence, car une erreur de ta part aurait des conséquences incalculables. Mais tu devras garder à l'esprit que le Bien et le Mal sont des notions relatives et étroitement liées. »
Il s'interrompit un instant, puis reprit : « Le mal, tel que le conçoivent les hommes, a mille visages, mon fils. Et certains sont très séduisants. Dans bien des cas, j'ai vu des hommes de valeur se fourvoyer, séduit par la beautée des maléfismes. Mais tu ne dois jamais, je dis bien jamais, oublier que la réciproque est vraie : le véritable visage du bien est parfois d'une laideur repoussante. »
« Alors, comment ferai-je la différence, le jour venu ? »
L'Empereur souri à nouveau, mais avec tristesse cette fois. Il entrevoyait tant de choses sur l'avenir de son fils... Tant de possibilités,tant d'espoirs, tant de peurs... Mais au final, le père ne craignait qu'une seule chose : que la destinée de Son fils ne soit pas à la mesure de ses talents, et que son existence soit banale. De cela, il n'était pas question.
« Tu ne la fera pas mon fils. Personne, sur le moment,ne peux savoir si ses actes sont profondéments bénéfiques ou maléfiques. Personne. Même pas moi. Peut être suis je en train de commettre un crime en t'enseignant ce savoir, peut être suis je en train de faire le mal en voulant faire le bien. Personne ne le sait. Seul le temps nous le dira. »
«_ Si j'observais que quelque chose ne va pas. Si j'en venais à voir le mal là ou il n'est pas d'ordinaire? Si je remettais en cause votre enseignement? »
« _Tu devras toujours faire ce qui te semble bien, mon fils. Je n'ai pas besoin de serfs imbéciles et dévots. Tu devras faire ce qui te semble juste, ce qui te rend heureux et en paix avec toi même. Il n'y a pas de concessions à faire sur ce point. »
L'enfant se redressa, et ce tourna vers le père. Son regard bouillonait des tensions qui le hanterait toute sa vie durant. Le père savait que son fils ne demandait finalement qu'un modèle à suivre, une recette miracle qu'il n'aurait qu'à appliquer pour être digne des espoirs fondés en lui.
Il n'y en avait pas.
« Au final, tu seras seul avec toi même. Tu devras, en toute conscience, faire le bon choix seul. C'est le plus grand défi auquel tu seras jamais confronté, et personne, même moi, ne pourras t'y aider. »
« En serai-je digne, père ? » la voix de l'enfant trahissait une véritable, une terrifiante angoisse.
Le père le regarda longuement, pesant soignement les conséquences que pourraient avoir la moindre de ses paroles. Finalement, il répondit:
« Oui mon fils. Je le crois. »
Le père et l'enfant s'étreignirent. Le père sentit toute la vigueur naissante dans les petits bras qui se pressaient autour de son cou. Une vigueur naissante. Et prometteuse.
Horus se tut. Il ne s'était jamais senti plus heureux qu'en cet instant.
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| urhtred_gohslord |
03/01/08 , 13:40
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insomniaque va! et le pire c'est que même de nuit tu nous pond un truc magnifique!
bon bah... voila quoi.... que dire de plus que d'habitude? les amateurs d'ultrabourrinisme vont être un peu déçu mais pour les autres c'est un régal.
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QUOTE tiens, notre cher duc avait raison, c'est marrant urhurh C'est bien vrai^^ Le blog de mon club, par ici
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| Once upon a time |
23/01/08 , 20:19
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Boule de poils
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C'est très bien amené et tout à fait agréable à lire, de la même veine (d'or, n'ayons plus peur des mots) que les textes précédents mais avec une pointe d'un je ne sais quoi de particulièrement affreux. Quel destin tu nous montre là . C'est un texte de toute beauté. Once, toujours là après la bataille moi...
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"In the Beginning there was Light, but then followed Darkness.. "
"Do you know what ?nemesis? means ?? ?A righteous inflictions of retribution manifested by an appropriate agent?. Personified, in this case, by an horrible cunt : me."
"Je crois que vous m'avez mal sous-estimé" George W. Bush
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