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> RP : L'aventure
Arnor
post 01/11/07 , 19:21
Message #41





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La vie d'un FDP doit etre agréable, me disais-je depuis quelques semaines en entrainant allegrement les jeunes recrues qu'on nous avait confiée. Enfin, elle est agréable tant qu'on n'est pas dérangé apres quatres mois d'entrainement, par un ordre qui nous indique notre nouvelle destination. J'avais ouvert ma console encastrée dans le plasbéton de mon logement et avait avec une répulsion toute particuliere ouvert le message émanant du ministorium.
Un vaisseau interstellaire serait au spatioport dans trois jours et nous devions y embarquer pour retourner sur une zone de combats.

- Merde.

J'avais rassemblé les hommes sous le soleil réticent de Kaern, dans la cour d'entrainement, et avait exposé la stuation a leurs sergents. La seule chose a faire était maintenant d'attendre et de regarder les pelotons embarquer l'un apres l'autre dans les véhicules que l'administratum avait réquisitionnés pour cette balade jusqu'a l'astroport.
Déja, les bleus commencaient a stresser. Jamais ils n'avaient quitté leur ville natale, alors de la a s'imaginer que dans quelques jours ils allaient la quitter ainsi que leur planete pour aller se battre sur un autre monde. Ceux qui avaient gagné le surnom de "vieux" avaient bien essayé de détendre l'atmosphere mais les jeux de cartes et de hasard n'avaient pas suffit.

J'avais eu une idée qui sur le moment m'avait semblée lumineuse: Chaque garde issu Kaern a droit, quand il quitte la planete, à une bouteille et un insigne en métal à l'éfigie d'un loups des steppes du sud, des prédateurs mortels en meute, pour rapeller que sans ses camarades d'escouade, un homme ne vaut rien.J'avais avancé un peu l'heure de cette distribution. Ces insignes sont gardés par le sergent de l'escouade quand le garde vient a tomber, et lors de la distribution aux nouveaux, les anciens avaient sorti le leur et repensé à ceux qui étaient tombés sur les planetes ou le régiment avait été envoyé. D'abord Crine, ou l'on avait du se battre contre des orks, mais nous étions arrivés sur la fin de la guerre et n'avions subi que des pertes superficielles.

Puis Karken. Quelle victoire, certe, mais quelles pertes.
Sur chaque petite piece de bois était marqué le nom du garde à qui elle avait appartenu. Chaque vétéran avait alors, la larme à l'oeil, raconté l'histoire du disparu aux nouveaux de l'escouade.

Partout, chaque vétéran avait débouché sa bouteille de liqueur et trinqué au souvenir des morts, puis apres, pour faire bonne mesure, on l'avait finie. Ce furent donc des soldats convenablement éméchés qui embarquerent dans les camions qui arriverent une demi-heure plus tard.

L'Administratum avait prévu un jour de marge, histoire d'assurer le coup, et au terme de la premiere journée de voyage, qui s'était déroulée sans incident notable, chacun avait été immensément satisfait de pouvoir se dégourdir les jambes. Puis était venu le bivouac, dans une des plaines désertiques des Kaern, les tours de garde, les tentes, les voix autours des boites à combustion, l'odeur des rations, les murmures du vent dans les toiles de tente.
Et le chant des loups.


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urhtred_gohslord
post 02/11/07 , 21:44
Message #42



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voici ma partie, tant attentdue (étrange ça huh.gif )

ça allait saigner...

j'avais entrainé mes bleus pendant trois mois de telle sorte de les maintenir à la limite de l'épuisement et j'en étais fier. comme promis, pendant 3 mois, ils étaient venus le ventre vide.
bien sûr il y avais eu quelques petits problèmes, notamment un bleu qui, lors d'un entrainement particulièrement s'était retrouvé dans les pommes et avait eu besoin de 2 jours de repos.
au moin ils savaient ce qui les attendait sur le champ de battaille et ne se faisaient pas d'illusion sur leur futures conditions de vie et leur chances de survie.
le quatrième mois, je les avait autorisé à manger, mais uniquement avec parcimonie et modération, histoire de ne pas être trops lourd lors des exercices.
j'avais remarqué que, à partir du moment où ils purent manger, ils furent plus heureux, révélèrent leur plein potentiel et étaient plus sympas sans pour autant décroître en respect. c'est vrais que la nourriture adoucis les moeurs.

en bref, ils étaient parés, et ils ne le seraient jamais mieux avant d'avoir vécu cela une fois.
j'étais content pour eux car j'avais démultiplié leur espérance de vie par rapport aux bleus que j'avais fréquenté en tant que sniper sans pouvoir les entrainer.

les autres, exeptés ceux d'alexander, qui avaient subis, je pense, plus qu'ils ne subraient sur le champ de battaille, allaient morfler. je voyais bien que leur entrainement était standard et portait beaucoup plus sur l'entrainement musculaire, sans stress, sans privation et sans assez d'entrainement sur terrain.
certains instructeurs s'étaient très bien débrouillés aussi mais, dans l'ensemble, ils allaient morfler plus que raison.

bref, on n'était pas encore en guerre et le colonel s'ammusait. celui-ci n'avais plus eu l'occasion de me réveiller avec sa technique si... spéciale, mais s'était rabattus sur certains bleus qui faisaient, étrange, encore plus de bruit que moi lors de mes premières nuits en milieu confortable.

c'est dans ces conditions, et bien trops tôt à mon goût, qu'après près de quatres mois d'entrainements, on nous annonça que nous devions partir

après une idée lumineusement foireuse du colonel et quelques jeux de hasard non moins foireux qu'un régiment passablement éméché embarqua dans les camions.
nous les "vieux", avions racontés nos histoires de vétérans et tout le tintouin.
j'avais cependant interdit à chaqun de mes bleus de boire avant que la planêtene ne soit plus en vue des hublots. il fallait qu'ils se rendent bien compte de ce qui se passait, qu'ils se rendent bien compte que certains n'allaient pas revenir sur cette putain de belle planête que nous chérissions tous, ne serais-ce que parce qu'elle était notre foyer.

lors du premier bivouac, tout ce passa comme prévu.
et les loups nous on fait un petit salut.
les loups... quel bel annimal. loin des imageries populaires qui le représentent avec un caractère violent et immature, les loups sont calmes quand on sait les approcher.
c'est donc non armé que je me rendis à la clairière où une famille de loups s'était réunis. je m'assayais calmement non loin d'eux et les regardais calmelment, adieu silencieu à kaern.
puis je revins à la tente et dormis.


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boo
post 02/11/07 , 22:41
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Quatre mois. On avait passé quatre mois à faire un entrainement de base. Enfin on partait! J'allais enfin pouvoir faire rôtir des gens avec mon lance-flamme lourd, que j'avais bien mérité au cours des entrainements.
Mais pour le moment on attendait. Les vétérans avaient bien essayé de nous faire jouer aux cartes, mais ça n'avait pas suffit. Pas plus que la distibution des insignes du régiment et des bouteilles de liqueur.
Le stress était trop palpable.
On ne savait pas ce qui nous attendait.
Les camions étaient arrivés et on avait embarqué, deux escouades par véhicule.
Personne ne parlait, mis à part les vétérans qui s'obstinaient à jouer aux cartes.
Finalement, dormir, c'était pas si mal, comme occupation....même si on était régulièrement réveillé par un virage un peu plus brutal que les autres ou une ornière sur la route.
Je m'était réveillé au soir, plutôt en bon état malgré les courbatures. Malheureusement le fait d'avoir dormi pendant la journée décida les autres à me mettre de garde pour la nuit.
Enfin je ne me plaignis pas: J'était avec la sergent vétéran de mon escouade, une dénommée Amélia, que j'appréciais pour le moins beaucoup.
Non pas que c'était la plus belle femme du régiment, certaines, comme la lieutenant, Réa, ou Dana, une des femmes ayant été sélectionnées pour porter un fuseur, à qui des courbes généreuses et une chevelure rousse coupée court valait les avance de bon nombre d'hommes.
Mais Amélia avait quelque chose d'autre, du moins pour moi. Au début quand elle est venue me rejoindre pour monter la garde, je n'avait pas osé trop lui adresser la parole, juste un "merci" pour la couverture qu'elle m'avait apportée. Puis j'avais parlé un peu, avec honte, de ma peur d'aller au front, de mourir. Elle m'avait répondu qu'elle aussi avait peur, mais qu'on finissait tous par mourir un jour ou l'autre. Alors autant en profiter. A ce moment elle s'était un peu rapprochée, presque jusqu'à me toucher, et avait posé sa tête sur mon épaule. Je n'avait su que faire et nous étions restés ainsi jusqu'à ce qu'on vienne nous relever.



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Arnor
post 12/11/07 , 21:19
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Gigantesque.
C'etait le seul mot qui s'imposait quand on voyait le spatioport de Kaern.
Un vaisseau interstellaire était posé sur la plate forme d'atterissage principale, qui devait a elle seule mesurer une petite dizaine de kilometres.
Meme apres avoir vu plusieurs fois des vaisseaux spatiaux de la sainte Navis, j'etait tout de meme choqué a chaque fois que j'en voyait un. Chacun des trois réacteurs de la frégate de guerre qui s'etait posée içi aurait pu engloutir des dizaines de Leman Russ. Je ne parle meme pas de ses canons, hérissés un peu partout sur l'etrave et le dessus du navire.
Magnifique et mortel. Mais je n'etait pas la pour bailler aux corneilles. Je geulais à mes soldats d'avancer et de rentrer dans la gaule béante de l'écoutille du vaisseau. Malgré le fait que les moteurs soient éteins, on entendait toujours un murmure dans les cloisons.
Les techno-adeptes et leurs serviteurs, essayais-je de me convaincre.

J'avais laissé les hommes se répartir dans les barquements, placés pas tres loin des réacteurs warp, d'apres les plans en plasbéton luminescents placardés sur les murs des coursives. Chouette. On allait pas pouvoir fermer l'oeil.
Et merde.
En plus il fallait que j'aille me presenter au capitaine.

Le capitaine, contrairement à la moyenne de ceux que j'avais rencontrés, ne dépassait pas les soixante kilos. C'etait un petit homme sec, dont les implant semblaient ambrés sous la lueur des diodes du pont de commandement.
-Mon nom est...Tolvius Arminius, dit- il avec un sifflement dans la voix, surement du aux nombreuses ameliorations bioniques dont on discernait les protuberances a travers son uniforme noir.
-Colonel Louen Faust, monseigneur. Mes hommes sont installés dans leurs barquements, rien a signaler pour le moment, tout est calme.
-Bien, dit l'amiral, tout en se dirigeant vers le bord vitré du strategium pour observer la compagnie de Leman Russ flambants neufs qui sortaient d'un hangar pour se diriger vers une soute annexe.
-Il y a combien de régiments dans ce vaisseau, monseigneur?
-Trois, sans compter le vôtre, colonel. Deux autres qui viennet d'etres levés sur Kaern, Ceux de la troisieme fondation, et un autre qui est venu relacher içi, apres trois mois de front. Ce sont des soldats de l'aeroportée, qui viennent de Hussia. Des vétérans.
-Je vais prendre congé, si ça ne vous dérange pas, je voudrais finir de superviser l'installation de mes recrues les plus jeunes.
-Tres bien. Nous décollons ce soir à 9.00, dit il d'un ton sec. J'espere ne pas avoir a me plaindre de vous, meme si vous bénéficiez d'une bonne reputaion, je prefere vous avertir: je ne tolere pas le désordre dans mon vaisseau.
Un salut plus tard au commandant de La Mortelle Demoiselle, je sortait du strategium en passant devant les gardes navals, des armures carapaces noires montées sur pattes avec des fusils a pompe, qui me firent vaguement penser a quelqun...

Comme d'habitude, les vétérans avaient pris leurs aises et sorti un paquet de cartes, tandis que les nouveaux se serraient en attendant le départ. Je leur expliquait tout et essayait de passer un peu partout pour les réconforter, mais quitter sa planete n'a en général pas grand chose de rassurant....


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krisger
post 26/11/07 , 0:07
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Quand j’ai vu nos supérieurs, ces fameux vétérans, j’ai su que j’allais en baver. Mais quand je l’ai vu lui … ce prénommé Layne, j’ai compris que j’avais fait une connerie en m’engageant dans ce régiment. Ce type, c’est un dément, j’en suis sur, un diable au regard bleu acier … Et bordel, par l’Empereur ! Pourquoi fallait-il que nous soyons dans le même baraquement !!??Je commence a me demander … de qui j’ai le plus peur, de l’ennemis ou de ce type ?
Témoignages du soldat Richard Dawson a propos de Vesper Layne.




Ça y est, on était tous entrés dans le vaisseau pour quitter cette planète … enfin, j’allais pouvoir quitter ce trou de merde qui m’avait apporté tant d’ennuis. Tout le régiment était là, autour de moi, disséminé dans les baraquements qui se trouvaient dans un gigantesque hangar prés des moteurs warp … putain comment ces gros cons d’officiers ont pu nous faire descendre ici ? On va pas pouvoir fermer l’œil, et en plus j’ai plus d’obscura, ça c'est le bouquet. Je sentais une haine froide se répandre au fond de moi, la même haine que lorsque j’égorgeais les hommes de main des gangs adverses dans les bas-fonds de la cité-ruche. Je jurais d’étriper le prochain qui m’adresserait la parole …

- Salut, tu vas dormir ici ? Me demanda une voix qui semblait tout juste sortit de l’adolescence.

Je fis rapidement volte-face couteau a la main, et tomba nez a nez avec un espèce de gamin en tenue militaire. Il ne devait pas avoir plus de vingt ans, et semblait effrayé. Je compris alors que c’était moi qui lui faisais peur, j’avais ma lame de combat réglementaire en main et je fixai sa gorge du regard. Je détournai rapidement les yeux de cette cible si alléchante et je lui répondis en grommelant :

- Ouais, j’vais crécher ici ouais, pourquoi ? Ça te pose un problème peut-être ?
- Heu … non, pas du tout, bafouillât il, on va juste être dans le même baraquement.
- Et merde, y manquait plus que ça. Va falloir que je m’encombre d’un crétin de plus, répliquais-je tout haut.
- Sois poli espèce de con ! me dit-il d’un air très peu convaincant.
- Layne … c’est le nom que tu devrais retenir, car c’est le nom qui seras gravé sur le couteau qui te tuera, ça je te le jure.

Le jeune soldat parut indigné, il tourna rapidement les talons et s’en alla sans demander son reste. Tant mieux, je n’ai pas besoin d’amis, je vais rester dans mon coin, me battre pour ce satané imperium et de me tirer a la première occasion.
Soudain, les amplificateurs vox du hangard s’animèrent.

- Ici le colonel Faust a toutes les escouades, rassemblement au pas de course dans la salle de briefing 3A5. Exécution.

Et merde, ça y est, les emmerdes commencent, j’en suis sur.
Je pris rapidement mon couteau et me précipita vers la dite salle, sans oublier au passage de chercher éventuellement des embrouilles aux gardes que je croisait sur le chemin.


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Arnor
post 27/11/07 , 14:52
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Ca faisait trois semaine qu'on etait partis de Kaern, et la zone de front commencait à pointer le bout de son nez. D'apres le capitaine, il faudrait moins de six jours pour l'atteindre. Et encore deux de plus pour etre placés en attente de debarquement planetaire.
Finalement, le décollage n'avait pas produit d'incident notable, mais le passage dans le warp avait occasionné une frayeur intense et compréhensible chez les bleus. Comme d'habitude, les vétérans avaient joué aux cartes pour passer le temps la majeure partie du voyage. Et par la meme occasion plumé les nouveaux.

Je lachais le micro des hauts-parleurs de la soute VI apres avoir fait mon annonce et me dirigeait d'un pas lent vers l'estrade, un empilement de caisses muni d'un autre micro. Les hommes commencerent à rentrer dans le hangard qui aurait pu contenir au moins trois régiments comme le mien, et qui pourtant ne représentait qu'une infime partie du vaisseau.
"Bien, comme je vois que tout le monde est la, on va pouvoir commencer, dis-je quand les portes furent fermées et le silence de mise. J'ai recu ce matin les instructions de notre prochain déploiment. La croisade continue, et notre maitre de guerre, l'Empereur puisse-t-il veiller sur lui, a décidé que nous devions avancer de facon plus drastique qu'auparavant."
Je vis Borkov se tordre nerveusement les doigts et décidais, qu'au moins par égard pour son pauvre cerveau qui ne coninuerai pas de supporter ce suspense bien longtemps, d'abreger un peu....

"Ouais, donc, on est en route pour une planete portant le doux nom de Animus VI; pleine à craquer de citées-ruches, qui sont elles memes tenues depuis quelques mois par le chaos. Je pense qu'on peut raisonablement abandonner l'idée qu'une seule ame fidele à l'Empereur se trouve encore la-bas....Donc on se fera amener sur la cible secundus, la cité-ruche Ameonna, par les navettes de la flotte, qui nous débarqueront directement DANS la place. D'apres nos sources, le bouclier principal de la ruche a été détruit durant la prise de la ruche par le chaos. Sinon, dis-je en faisant signe à Tobias, qui etait resté dans l'ombre de mettre en marche l'affichage holo sur le gigantesque ecran qui couvrait presque la moitié d'un mur, il y a d'anciens souterrains qui passent sous la ville pour nous amener directement dans la spire principale." Je leur montrait les entrées et les possibilités que ces acces donnaient une fois dans la place.

"Le haut commandement m'a demandé un assaut total, c'est à dire l'integralité du régiment sur un seul point.
Personnellement je ne suis pas d'accord.
J'ai négocié avec certains pilotes pour qu'ils nous déposent, au moins moi et des volontaires, dans les quartiers populaires. Je n'aime pas l'idée d'arriver sur un seul point sans options de repli. Il y a les régiment d'assaut pour ce genre de boulot.
Donc je demande à tous les volontaires, à une exeption pres, qui sont le Lientenant Borkov et ses troupes de choc, qui m'accompagneront de toute façon, de rester dans la salle une fois la scéance terminée.
Je donnais rapidement les dernieres recomandations aux autre responsables, confiait la responsabilité de l'assaut principal à Réa, et une equipe d'infiltration par les catacombes sous la responsabilité de Nolan.

En plus des cinquantes hommes des troupes de choc du lieutenant, j'avais ramassé la majorité des Survivants de Kaern comme ils étaient maintenant apellés, et dû malheureusement renvoyer ceux qui avaient la responsabilité d'une escouade pour ne garder que les simples soldats.
Karl et son autocanon avait malheureusement rejoint sa compagne dans l'assaut principal. J'avais encore Tobias et quelques uns de ses meilleurs tireurs.
Borkov était tout content d'avoir encore plus de gens a tuer, vu qu'on ne serait pas nombreux.
Je les briefait rapidement et donnais une derniere chance à ceux qui voulaient de ne pas participer à cet aller simple.
Seul un vétéran partit jusqu'a la porte, mais au lieu de sortir, il y fit pénetrer une dizaine de bleus...On allait faire avec.
Je résumais rapidement la situation et leur donnait des instructions plus précises sur les navettes ou ils devraient embarquer. Juste pour qu'ils ne se retrouvent pas sur l'assaut principal en me laissant tout seul.
Apres les rares questions, je mis fin au briefing et les renvoyait dans leurs baraquements. je retins juste le vétéran qui avait été ouvrir la porte l'invitait poliment a aller netoyer les latrines du vaisseau jusqu'a l'assaut.


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Nemesis
post 27/11/07 , 18:35
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Tiens un spatioport ! Ça me rappelle de bons souvenir !

Alors que je m’engage dans les quartiers réservés aux troupes de choc du vaisseau impérial, nous sommes réclamés pour le brief. "  ET MERDE ! " On allait encore passer une heure à se faire chier. Mais, voulant saisir l’opportunité de savoir le prochain point de massacre , je me rend à la salle de briefing accompagné de mes deux amis vétérans .

En chemin , je croise un garde entrain d’en menacer un autre , je me glisse sans bruit derrière lui, sort mon couteau de combat , et une fois à portée je lui glisse d’un coup la lame sous la gorge, en lui prenant en même temps la tête afin de le maîtriser.

_Alors on fait connaissance avec ses petits amis ? Dis-je
_Va te faire foutre et pis qui t’es d’abord toi ? réplique-t-il
_Lieutenant Alexander Borkov des troupes de choc du 13èm de Kaern ,en espérant que tu te souviennes de moi .
_Moi …. Vesper Layne ,cracha-t-il, donc comme ça t’es un bibelot !
_Fais gaffe à c’que tu dis et à c'que tu fais mon petiot, lançai-je en resserant au maximum l’étreinte, car ce ne sera peut-être pas la lame d’un ennemi que tu auras coincé entre tes entrailles !

Sur ces derniers mots, le voyant suffoquer, je le lache et continu ma route. Tout au long de ma route je rencontre plusieurs gardes qui s’écrasent contre le mur pour nous laisser passer. Je m’amuse de la frayeur que je provoque chez certains, pourtant je ne vois pas ce qui les effraye autant.

Salle 3A5. 

_Salut les gars .fis-je au kasrkins gardant l’entrée. Ils me répondirent part le salut militaire.
" D‘bons soldats ça ! " pensai-je.

Les verrous hydrauliques s’enclenchent , la porte s’ouvre sur un immense hangar qui pouvait contenir trois régiments complets, si ce n’est plus. Notre bon vieux Faust gravit l’estrade et commença son discours. Comme je l’avais espéré nous sûmes le prochain point de contact avec l’ennemi, qui serait Animus VI, lieu d’assaut, la cité-ruche Ameonna. J’aperçus à ce moment là Thobias sortir de l’ombre pour activer l’holo qui s’étala sur une bonne partie de la cloison.

Ainsi ,j’accompagnerais le colonel.… Tant mieux! Je ne voulais pas me retrouver avec toute la bleusaille!


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Decet Imperatorem Stantem Mori

Potius Mori Quam Foedari

Nous sommes les premiers défenseurs de l'Empire.
Nous servons et protégeons au Nom de l'Empereur.
Nous sommes ceux qui tomberont en son Nom.
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post 28/11/07 , 17:51
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bon, je recommence tout, donc ce n'est pas un édit et à vous de tout relire.

on est parti....

le vaisseau avait englouti les newbies tout pissants dans leur froc à l'idée de s'approcher d'une zone où ils allaient combattre pour de vrai de vrai et risquer de mourrir.

les vétérans avaient dès lors commencés à jouer aux cartes, loisir qui me saoûlait très vite et auquel je ne participait qu'une heure ou deux dans la journée.

j'occupais le reste de mes journées à vérifier le bon fonctionnement de mes armes, à ré-entrainer psychologiquement les recrues placées sous ma tutelle -au grand damn de celles-cies- , et à m'entrainer pour le rôle tout nouveau pour moi dans cette guerre : vétérant.

ceci n'occupait malheureusement pas tout mon temps et je passai le reste de mes journées à me vider le crâne, à genoux dans ma piaule en essayant de faire la paix en moi en ne pensant à rien, quand je n'arrivais pas à trouver qualqu'un d'interressant à qui parler.
ce n'était pas le cas de la pluspart des vétérants, occupés à jouer ou trops peu réfléchis, voire "bourrins", dont l'exemple le plus parfait était borkov, qui malgrès tout dans le fond était un type bien quand on savait s'y prendre avec lui.
lorsque j'arrivais à mettre la main sur le colonel, entre deux des réunions qui étaient son lot quotidien, il nous arrivait d'échanger quelques propos, sur la précédante campagne ou en discutant stratégie.
lorque je ne voyais pas, j'essayais de prendre contact avec les bleus.
le "prodige" dont m'avait parlé l'instructeur d'armes lourdes était sympa mais passait un peu trops de temps aux cartes, occupé qu'il était à essayuer de récupérer sa solde ou ne serait-ce que ne pas perdre trops.

il y avait aussi un gars qui évitait soigneusement de montrer ses bras suspectement.
il avait une mine de dealer et la trentaine. je me demandais ce qu'il pouvait bien foutre dans les nouvelles recrues.
je ne m'attardai pas trops sur lui et évitai de lui parler, d'autant plus que j'avais pu observer qu'il affichait facilement des signes d'animosités envers les autres.

entres ces observations, j'avais mis au point une petite routine avec mes éléments, autant pour les faire stresser que pour les préparer à parer aux coups innatendus.
parfois, quand nous nous rencontrions au détours d'un couloir ou dans un coin sombre, j'envoyai brusquement voltiger un couteau de lancer vers leur gorge dans un geste volontairement un peu gauche.
ils l'esquivaient, tentaient parfois une contre attaque et nous nous quittions, contents de cet exercice réussi.

...

au détous d'un couloir, je rencontrai le colonel, tout juste sorti d'une réunion.
on était à 6 jours de notre planête de destination et nous l'avions en vue.
il me demanda de me positionner à la commande de l'hologramme dans la salle 3A5.
il fit un bref appel aux gardes du régiment et vint sur l'estrade.

après que tout le monde soirt rentré, il fit son discours, au cours duquel il me fit signe d'allumer l'hologramme pour visionner les égouts de l'objectif.

j'en retirai que nous avions un haut commandement sado-inconscient et un colonel responsable avec un minimum dans le pantalon.

faust demanda ensuite des volontaires pour aller avec lui dans le détachement qu'il dirigerait.
nous fûmes parsques tous les vétérans et quelques autres gardes. parmis eux certains de mes meilleurs éléments. j'en était fier.
il nous fit un bref briefing et nous pûmes partir. j'en étais pressé, non parce qu'il me saoûlait mais parce que j'avais une envie pressante.
dans les toilettes (comment ça? mais oui je vous épargne les détails tout de même!), je me dis que c'était bel et bien commencé. les derniers préparatifs allaient être terminés et nous allions descendre dans la fournaise des rayons d'énergie et la boucherie des lames, une fois de plus contre le chaos.

de retoure dans ma piaule, j'éguisai une nouvelle fois mes couteaux de combat et me fis une entaille sur le dos de la main en en vérifiant le tranchant.
ils étaient tranchants à souhait.


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Arnor
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J'avais réuni mes trois-milles hommes dans la soute à 8.00, les avait fait se mettre par pelotons et les avait envoyés récuperer leurs armes, stockées dans une des armureries du vaisseau. Les vétérans de Karken avaient tout particulierement aprécié leurs retrouvailles avec leur fusil. J'avais ordonné de ne pas toucher aux armes des autres régiment stockées içi mais il restait des lance-missiles Cadiens avec leurs munitions dans un coin et mes gars n'eurent qu'a se servir.

J'avais à peine fini de faire s'équiper les hommes quand un choc effroyable envoya tout le monde à terre. Les syrenes se mirent a hurler et le vaisseau grogna pendant que l'inertie de son virage nous projetteait tous contre le plastacier de ses coursives. J'envoyait les hommes sous la conduite de mes capitaines vers les vaisseaux de descente, pressentant un mauvais coup, et me dirigeait vers le strategium pour m'informer de ce qui se passait, avec Borkov et Tobias sur les talons.
En débouchant dans l'immense salle après dix minutes de course effrennée, nous vimes le capitaine hurler ses ordres aux auxiliaires situés dans les fosses entourant son siege de commandement.
-Amiral, qu'est ce qui se passe? lui hurlais-je à mon tour pour me faire entendre.
-La guerre, garçon! Il se passe la guerre, ces putain de petites enflures du chaos sont apparus juste derriere nous, et la flotte se regroupe pour combattre!
-Mais c'est pas possible! Comment ca se fait?
Il se retourna pour voir les sabords se relever et donner l'ordre de faire feu contre un vaisseau de ligne du chaos , qui se dissipa dans un bouquet de flammes, vite etouffé dans le vide sideral.
-Un de moins! Colonel! Je vous donne quinze minutes pour retourner avec vos hommes et desncedre sur cette planete pour y combattre au nom de l'Empereur-Dieu.
-Loué soit sa sagesse, l'Empereur nous protège. Bonne chance à vous, commandant. Puisse le Trône d'or veiller sur votre ame. Dis-je en executant un dernier salut avant de partir en courant, tandis que La Mortelle Demoiselle effectuait un virage parfait dans l'espace, afin de presenter sa proue à ses ennemis.

Lorsque je débouchait enfin dans le hangard ou mes hommes étaient en train d'embarquer, j'ouvris un canal et sur toutes les frequences, criait à mes hommes se presser si ils ne voulaientt pas finir en poussieres dans l'espace. J'avais bien vu que La Demoiselle était condamnée. Trop de vaisseaux lui faisaient face et il lui était impossible de s'echapper, avec la planete derriere elle.

J'embarquais dans ma navette en criant pour couvrir les moteurs. Je me sanglais aux cotés de Borkov et de Tobias, puis ordonnait au pilote de décoller, ce qu'il fit sans se faire prier. Les autres navettes suivirent.

Depuis le vide intersideral et par les hublot des navettes, Le 13e de Kaern fut témoin de la derniere lutte de la demoiselle et de son capitaine, avant que celle çi ne tombe en flammes vers la lune la plus proche, ou elle acheva de se desintegrer.

devant nous, la planete se profilait, et le pilote m'informa que quelques pelotons de Cadiens avaient réussi a s'en sortir aussi, bien qu'il aient perdu leurs chefs.
Le plus gradé d'entre eux était caporal.
Je leur donnais nos coordonnées et me disait qu'une fois encore, ce serait vaincre ou mourir sans espoir de renforts immédiats.

Merde.


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Lemexis
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Tandis que le 346ème régiment cadien de effectuait des manoeuvres sur sa planète, le colonel Hank, qui était responsable de ces hommes, avait reçu un message indiquant l'arrivée imminente de nombreux vaisseaux de transport impériaux chargés d'emmener le 346ème vers sa nouvelle destination.
Celle-ci était Kaern, où ils devraient rejoindre la flotte de transport qui emmènerait le 346ème régiment de la planète et le 346ème cadien vers leur cible, Animus VI, un monde océanique composé d'un unique continent,sous forme de pangée, et dont les habitants s'étaient rebellés contre l'autorité impériale pour succomber à l'appel du chaos. La Garde Impériale avait pour mission de supprimer toute forme d'hérésie sur la planète.
L'Administratum avait bien calculé son coup, et les transports cadiens arrivèrent à peine quelques heures avant la flotte principale. Celle-ci se lança sans attendre dans le Warp, pour un voyage qui dura presque un mois. Les cadiens ne s'étaient pas beaucoup mêlés au régiment de Kaern durant le voyage, et eurent droit à un briefing différent de la part de leur colonel.
Le 13ème avait pour mission de lancer un assaut directement au coeur de la cité-ruche Ameonna. Un débarquement aussi direct désorganiserait les forces ennemies, mais elles pouvaient toujours se replier vers les banlieues afin de se réorganiser. Les cadiens seraient donc séparés en quatre groupes distincts, qui emprunteraient chacune des quatre entrées principales d'Ameonna et se dirigeraient vers le centre-ville afin de rejoindre le 13ème régiment de Kaern, en écrasant toute résistance sur leur passage et en bloquant le repli des troupes ennemies.
La flotte venait de quitter le Warp, et les hommes commençaient à s'équiper en vue de la terrible bataille qui s'annonçait.









A peine passé la porte de la salle des douches communes A, je me sentais abattu, désespéré. Le bâtiment était immense, et même avec l'aide des soixante hommes qui m'accompagnaient, le nettoyage allait prendre énormément de temps ; et à en juger les tâches qui se répandaient sur les murs, sur les sols et même, l'Empereur seul sait comment, sur le plafond, cela allait être fastidieux.

Comme tout bon caporal qui se doit, je donnais mes ordres aux sergents :

"Déployez-vous dans tout le périmètre, escouade Alpha, vous venez avec moi, vous m'aiderez à sécu... nettoyer cette partie là. Les autres, organisez-vous comme vous voulez

-A vos ordres caporal, on sécurise la zone!"

Le ton sarcastique sur laquelle le cadet avait répondu fit taire en moi la dernière voix qui me disait que cela n'allait pas être si horrible que ça en avait l'air. D'un bref signe de la main, j'indiquai à mon groupe de me suivre, et me dirigeais vers les lavabos les plus proches de moi, tandis que mon escouade me suivait sur un rythme de pas militaire, certainement pour que je me sente encore plus ridicule.

Je me baissai afin de pouvoir m'infiltrer sous les lavabos, et commençai mon travail, accompagné par mes hommes. Je m'occupai d'abord d'une sorte de traînée qui s'étendait sur plus de deux mètres, et dont la couleur oscillait entre le marron et le vert ; sans chercher à comprendre ce que c'était, je pris ma brosse et commença à racler le mur, pour faire tomber de multiples croûtes dont je m'occuperais plus tard, si quelqu'un les remarque. Et pendant que je nettoyais cette ... chose, je regrettais déjà d'avoir dit être prêt à tout pour servir l'Empereur.

Salopard de Hank... ce vieillard qui nous servait de colonel devait jouir rien qu'à l'idée de nous savoir affairés à ça. C'était la tradition dans le 346ème, vers la fin de chaque voyage, cent onze hommes exactement étaient sélectionnés plus ou moins aléatoirement pour nettoyer les douches et les toilettes des vaisseaux, afin de "tester leur loyauté". Et mon tour avait fini par arriver. Finalement, je me dis qu'en imaginant que c'est la tête de ce pourri que je raclais, ce travail pourrait être beaucoup plus agréable ; et la ressemblance frappante entre les deux abominations aidait mon imagination.

Je pensais avec mélancolie au reste du 346ème dans les salles d'entraînements à l'autre bout du vaisseau, en train de tester de nouvelles tactiques, d'améliorer leur précision ou tout simplement de discuter de leurs dernières batailles.
Je passai ainsi dix minutes, raclant d'innombrables saletés afin de donner naissance à des collines de croûtes, surmontées parfois par des montagnes. Puis j'entendis quelqu'un m'appeler :

"Caporal... faut aussi nettoyer l'intérieur des douches ? J'ai pas très envie de m'occuper de celle-là."

Je me dirigeai vers le cadien, qui restait planté devant un léger rideau qui cachait la première douche commune, sans oser l'ouvrir. Au fur et à mesure que je m'en rapprochai, l'odeur, qui devait être un mélange d'excréments et de nourriture avarié, me permettait de mieux en mieux de comprendre pourquoi l'homme ne souhaitait pas voir quelles monstruosités se cachaient de l'autre côté. Tentant vainement de cacher mon dégoût, je lui fit, d'un ton peu convaincu :

"Allons, un peu de courage ! L'Empereur veille sur vous, faites en sorte qu'il soit fier !"

En se répétant "l'Empereur nous protège", le garde saisit l'extrémité du rideau d'une main tremblante, luttant pour trouver la volonté nécessaire pour l'écarter.
C'est alors qu'un terrible choc, accompagné d'un bruit d'explosion qui retentissait dans toute la pièce, projeta plus de la moitié des cadiens au sol. Tandis qu'ils se relevaient péniblement, ils jetèrent des regards apeurés vers moi, comme si je disposais d'une omniscience qui me permettait de comprendre ce qui venait de se passer ; je remarquai au passage, à l'air choqué et au teint livide du garde à qui j'avais parlé il y a quelques instants, qu'il avait vu ce qui se trouvait derrière le rideau, et je pouvais supposer à l'horreur que son visage affichait qu'il avait failli tomber dedans.

Le choc fut suivi, quelques secondes plus tard, d'une sirène stridente qui emplit la totalité du bâtiment. Reconnaissant ce signal, j'hurlai, en espérant couvrir le bruit :

"Tout le monde au hangar, il faut se barrer d'ici immédiatement !"

Aussitôt dit, je me dirigeai en courant vers la sortie, puis suivit le dédale de couloir qui devait m'ammener jusqu'au hangar le plus proche en espérant être suivi par mon peloton. Il est vrai que j'attendais désespérément une distraction, mais ce n'était pas exactement à ce que je pensais. Au détour d'un couloir, je rencontrais les cadiens qui étaient parties s'occuper des toilettes, et je réalisai alors avec horreur que, si cette sirène était bien le signal de l'évacuation d'urgence, et donc de la destruction imminente de l'appareil, les hommes restés dans les salles d'entraînement ne pourraient jamais atteindre les navettes à temps.Autrement dit, pas moins de trois milles hommes allaient connaitre une mort vaine.

J'arrivai enfin au hangar D, qui était rempli il y a pas si longtemps et qui maintenant était vidé de la moitié de ses navettes, tandis que des hommes venaient de toutes les entrées afin de se précipiter dans le premier vaisseau qu'ils trouvaient. Tout ceci se déroulait dans le chaos le plus total, et malgré mon goût prononcé pour l'organisation, je dus admettre que je n'avais pas le temps de mettre en place un schéma d'embarquement précis. Je me retournai alors vers mes hommes, ayant été rassuré par le fait qu'au moins, il y aurait assez de navettes pour embarquer tous ceux qui étaient de corvées de nettoyages.

"Trouvez-vous une navette et montez dedans, vite ! Pas plus de trente par navette, n'oubliez pas."

Et je courut alors vers le véhicule le plus proche, attendit qu'il se remplisse de mes hommes en me dirigeant vers la place du pilote, pour constater qu’il y avait déjà quelqu’un qui y était installé. Dès que la navette me parut pleine, je fit signe au pilote de décoller, et il ferma immédiatement la rampe en entament la procédure de décollage. Les réacteurs fut poussés à pleine puissance, et je pus observer à travers la vitre que la totalité du croiseur vomissait des navettes, points minuscules s'échappant du mastodonte de métal qui rétrécissait au fur et à mesure que nous nous en éloignions ; grâce aux retransmetteurs optiques du véhicules, je pus, après m’être installé à la place du copilote, voir ce qui se passait derrière nous ; et je regrettai aussitôt ma curiosité.

Des dizaines de croiseurs du chaos, caricatures des vaisseaux impériaux, pilonnaient la Mortelle Demoiselle, qui faisait son possible pour résister aux milliers de projectiles qui s'abattaient sur sa coque. Il ne fallut que peu de temps pour que le vaisseau disparaisse dans une terrible explosion, entraînant avec lui mon ultime espoir de revoir mes camarades. Le seul point satisfaisant était le fait que je ne reverrais plus Hank.

Ne pouvant plus soutenir la vue du champ de débris embrasés qui se créait, je fermai les retransmetteurs optiques et reporta mon regard sur la planète, faisant mon possible pour me concentrer sur la mission à venir et sur la façon dont je comptais la mener. Bien évidemment, tous mes efforts de concentration étaient vains, et je ne pouvais penser à autre chose qu'aux gens qui venaient de mourir. Il n'y avait rien de plus atroce que périr ainsi, parmi quelques milliers d'autres hommes, en sachant que notre mort aura été totalement inutile. Ma tristesse laissa rapidement place à la haine, une haine plus terrible que jamais contre les guerriers du chaos ; ils avaient agi lâchement, s'introduisant derrière le vaisseau pour commettre ce massacre et, au nom de l'Empereur, ils allaient le payer.


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Nemesis
post 20/12/07 , 20:16
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_Aller, aller, aller ,bordel ! Bougez-vous le cul plus vite que ça où vous aller tous crever ici ! hurlai-je à m’en faire éclater les poumons et explosant au passage la cage thoracique d’un garde ennemi d’un tir de fusil à pompe.

Les navettes nous avaient déposé au lieu prévu et nous avions été accueillis les bras ouvert par un peloton rebelle. Les pertes étaient minimes pour l’instant et nous devions sécurisé au plus vite le secteur sous peine de nous voir être repoussé dès le largage. Un imposant bâtiment encore intact trônait au centre du quartier populaire et la majorité des tirs nous arrivant sur la gueule nous venaient de là.

Nous avions rapidement établi un PC temporaire dans un bâtiment en ruine, afin d’organiser l’assaut. Faust étala une carte de bâtiment et nous pûmes constater que des souterrains passaient par-dessous.

_Colonel, je me porte volontaire pour lancer l’assaut ,dis-je, vous n’aurez qu’a les distraire, en évitant un affrontement direct. Cela nous permettra d’avoir un effet de surprise total et de ne subir logiquement que peu de perte.
_Vous avez carte blanche, dit-il simplement.
_A vos ordres !

Puis, je sortis du bâtiment pour aller rejoindre mes hommes et donner les directives. Nous étions une cinquante de fantassins de chocs à nous enfoncer dans ces dédales infects. Ces imbéciles ne les avaient pas protégés, bien fait pour eux ! Je continuai ma route, tout en prenant soin où je mettais les pieds, on ne sait jamais. Cinq minutes s’étaient écoulées depuis notre départ lorsque apparut devant nous au détour d‘un couloir ,une échelle.

_Vous passez après moi, chuchotai-je, et vous dégommez discrètement tout sur votre passage. Utilisez vos couteaux le plus souvent possible. Ne négligez aucun détail. Arkan, Leen ,une fois en haut vous prendrez la tête de la moitié des hommes.

C’est ainsi que je commence à monter en me réjouissant du combat à venir. Pendant que l’adrénaline se diffusait dans mon corps, j’ouvre une sorte de trappe blindée donnant accès à une grande salle vide. Je cours à la double porte de la pièce et regarde mes hommes s’extirper de l’orifice.

J’entrouvre très lentement une des deux porte et là , apparaissent devant mes yeux ,cinq bêtes à la peau recouverte de fourrure et les seules parties visibles laissaient apparaître une peau rougeâtre et suintante de sang. Les monstres étaient armés d’armes rudimentaires comme des haches ou de grosses épées. Ils étaient rassemblées autour d’un puit sacrificiel et y jetaient des corps ou des morceaux sanguinolents d’êtres humains.

" Voilà leur dernier repas " pensai-je.

Je refis part de la situation aux cinquante hommes agglutinés dans la pièce. Certains laissèrent transparaître un frisson d’horreur, mais aucun ne tourna les talons.

_Changement de programme les filles. Fis-je tout bas , en apercevant ceux de derrière demander à ceux de devant ce que j’avais dit. Hopkins, appel Faust et dis-lui c’qui s’passe. Bon . V’là le plan….. On envoi les fumi, puis les lance-flammes crachent tout ce qu’ils ont. On les prend par les flancs et pis on balance les grenades. Pour finir…..DEGOMMEZ-MOI TOUT.

Les gars se préparaient , se séparaient en groupes et vérifiaient une dernière fois leur équipement.

_Prêt ?

Hochements de têtes.

_MAINTENANT !

Je me précipite dans la salle en beuglant comme un fou furieux, le fusil à pompe dans les mains, la lame prête à être sortit, tirant sur toute forme de vie hostile. Déjà, des gerbes de sang giclent de toutes part, rendant le sol glissant. Une des bêtes lève sa hache et l’abat sur un de mes hommes, aussitôt je viens percuter la créature dans son flanc, je lui envoi promptement une cartouche dans l’estomac, d’un mouvement rapide, elle se relève et m’envoi un coup horizontal mais, je parvient à l’éviter de justesse. Je laisse tomber mon fusil et d’un seul coup, sort mon sabre et tranche en deux la bête. Les autres machines à tuer se précipitent sur moi, en même temps que des gars venant m’appuyer.

Le combat est sanglant je me défends comme je peux ,tranche, coupe, transperce et décapite deux autres monstruosités. Six kasrkins se font mettrent en pièce et un autre reçoit un mauvais coup qui l’assomme pour le reste du combat. Moi non plus, je ne fus pas oublié, une énorme entaille s’était ouverte sur mon épaulière gauche et j’ai reçu un coup de coude dans la figure inattendu de la part d’un hérétique.

Peu à peu les combats perdaient en intensité, pour finir par s’arrêter. J’avais perdu au total quinze fantassins, dix autres étaient assez amoché et j’avais deux cas grave sur les épaules.

_Hopkins…..tu sais c’que t’as à faire ?
_Oui, lieutenant .
_Melius et Slaup, soignez les blessés.
_Tout de suite, lieutenant.

Les hommes s’agitent ,ils fortifient les fenêtres et placent des mitrailleuses, il en est de même pour les allés et bâtiment alentour. Je trouve un fauteuil défoncé et m’installe.

_…..
_Lieutenant?
_Oui ,dis-je en me redressant et saluant l’homme qui se dressait devant moi.


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Potius Mori Quam Foedari

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Arnor
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En entrant dans le batiment, la premiere chose que je vis fut les troupes de choc blessées gemissant dans leur sang, couchées par terre dans une piece annexe.
Le 13e ne comptait pas de medecins, étant tous morts sur Karken, et je n'avait pas eu le temps d'en rechercher sur Kaern.
Ces hommes, il devait y en avoir une vingtaine, étaient gravement blessés, et j'interpellait le Cadien qui passait par la.
"Major, vous n'auriez pas quelques medecins pour ces gars?"
Il se retourna, salua, fit signe que oui et partit les chercher. Je les envoyait rapidement vers les blessés, dont un venait de succomber à son hemorragie, puis continuais mon tour de garde, Tobias et le caporal Cadien, Dymus, sur les talons.
Apres avoir fait un rapide tour du perimetre, et m'etre assuré qu'il n'y avait pas de trou dans les defenses, je partis a la recherche de Borkov, que je trouvais explosé dans un fauteuil qui ne l'etait pas moins.
-Lieutenant.
-Oui, dit-il en se relevant à la hate.
-Felicitations pour l'assaut.
-Oh,c'etait rien colonel....
Je remarquais enfin sa paleur inhabituelle puis l'entaille sur son épaule, qui avait fendu son armure en deux et dégouttait lentement de sang.
-Par contre vous filez à l'infirmerie. 'Pas l'intention de regarder se vider comme un con un de mes meilleurs hommes. Allez, grouillez vous, Dymus vous montrera le chemin, dis-je en envoyant les deux armoires a glaces dans la direction de l'infirmerie.
"Tobias, tu vient avec moi."

Je retournais vers une fenetre et interpellait un bleu qui était en train de mettre en place nimporte comment une mitrailleuse lourde a une fenetre.
-T'a pas l'air bien doué pour ca, garcon....c'est quoi ton nom?
-Gill Herbert, Chef. Désolé.
-Bof. Pas grave, Gill. Va plutot voir a l'infirmerie si tu peut te rendre utile, il parait qu'ils manquent de medecins. Et me salue pas en partant, t'a pas le temps pour ces conneries! Lui vociferais-je en le voyant commencer a se mettre au garde à vous.
Je me retournais vers Tobias avec un sourire des plus sadiques.
-Toi, tu prends tous tes tireurs d'élite et tu part nous faire une reconaissance sur...je sais pas...trois kilometres à partir d'ici. Tu organise ça comme tu veut mais dis leur de faire gaffe à leurs fesses, ça va grouiller d'ennemis dans le coin. T'a deux heures, apres on bouge. Dis leur de tirer seulement si ils voient des officiers, pas la peine de flinguer les sergents.
"Tu part aussi", contrais-je par avance en le voyant ouvrir la bouche pour protester.


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Lemexis
post 25/12/07 , 22:26
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La navette se rapprochait rapidement de la planète, parmi de nombreux autres vaisseaux du même type. Le regard vide, j’étais perdue dans des pensées mêlées de tristesse et de haine, rêvant de tout ce que je pourrais infliger à l’ennemi, m’imaginant annihiler des légions entières d’adorateurs du Chaos à grands coups de lame énergétique.
Je fus brutalement tiré de mes pensées par un petit coup de poing, de la part d’un homme situé juste derrière moi. Enervé, je tournai la tête vers celui qui m’avait dérangé, et était en train de me dévisager :
« Caporal, vous allez bien ?
-Oui oui, inutile de me frapper !
-C’est que vous ne répondiez pas… on a pu dresser le bilan des survivants.
-Très bien. Qui est le plus gradé d’entre nous ? Quelles sont ses instructions ?
-Eh bien… c’est vous le mieux gradé, caporal. Vous recevez le commandement des cent dix cadiens qui ont survécus. »
Un frisson glacial envahit soudainement mon corps ; je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait plus de survivants, mais qu’au moins, parmi eux, se trouvait un lieutenant ou un capitaine. Je n’avais jamais fait que diriger plusieurs escouades de gardes, et voilà que cent dix hommes étaient sous ma responsabilité. D’autant plus qu’on ne se trouvait pas dans une situation facile, et que je n’avais pas la moindre idée de la marche à suivre.
J’eus du mal à articuler une réponse, encore sous le choc.
« -Ah… bon. Bah euh… qu’on se dirige vers la planète.
-C’est déjà ce qu’on fait, chef. »
La réponse mécanique du pilote m’irrita, comme si je m’attendais à autre chose, et je lui lançait un regard noir qu’il ne put pas voir, trop occupé à manœuvrer la navette.
«- Parfait.
- Les ordres restent les mêmes ?
- Bien sur que non, nous avons subi une légère baisse d’effectifs, et je pense que nous allons donc revoir certains aspects du plan. On a plus qu’à accompagner le régiment de Kaern, faute de pouvoir leur être d’une véritable utilité. Faites-nous atterir avec eux, je connais leurs ordres de mission. Et dites-moi, qui sont les survivants ?
- D’après ce qu’on m’a dit, il y a vingt karskins et dix cadets, les autres sont des Cadiens standards.
-On fera avec. »
Finalement, la navette arriva sur une grande place, qui devait se trouver au milieu de la cité ruche et dans laquelle se déroulaient déjà des combats acharnés. Le pilote nous fit atterir juste derrière la ligne de front, où un peloton entier de cultistes était aux prises avec les premiers arrivants du 13e. Juste après m’être assuré que mon fusil laser était chargé, je sortis rapidement du véhicule, suivi de près par ceux qui étaient maintenant mes Cadiens.
Une fois dehors, je me mis immédiatement à balayer le secteur du regard, à la recherche d’autres soldats du 346ème régiment. Je lançai un « Cadiens, regroupez-vous ! » aussi fort que possible, pour me faire entendre malgré le vacarme ambiant. Ceci fut inutile mais, à mon heureuse surprise, mes soldats m’avaient déjà vus et nous nous retrouvâmes vite au complet. Mes hommes m’entouraient, et leur regard montrait qu’ils étaient tout aussi perdus que moi, et la plupart d’entre eux étaient démoralisés. Ils semblaient attendre de moi que je les galvanise, que j’improvise un discours digne des plus grands itérateurs impériaux. Je ne pouvais que les décevoir :
« -Nous avons subi un coup difficile aujourd’hui, et nous avons perdus des milliers de frères en raison de la fourberie du Chaos, mais ces morts seront vengés ! »
Les gardes ne dirent rien, continuant de me regarder.
« -Bon, nous ne sommes plus assez nombreux pour évoluer de notre côté, nous allons donc rejoindre le 13e régiment de Kaern, actuellement dirigé par le colonel Faust, et nous nous battrons à ses côtés contre l’ennemi. Tout d’abord, aidez à sécuriser la zone d’atterrissage, pendant que je cherche le colonel pour discuter avec lui de la stratégie à adopter.»
Je me mis immédiatement à la recherche de l’homme, à peine sûr de le reconnaitre. C’est alors que je le vis entrer dans un des très rares bâtiments encore intacts, et aux fenêtres duquel des gardes étaient en train d’installer des mitrailleuses. J’interpellais une petite dizaine de cadiens et leur demandait de pénétrer dans la structure pour aider les gardes déjà présents à la consolider, pendant que je m’y engouffrai, précédé d’un garde qui, vu le long fusil qu’il avait sur le dos, était un sniper.
Pendant que je regardais les préparatifs, le colonel discutait avec l’un de ses lieutenants, qui était en train de recouvrir le sol de son sang :
« -Par contre vous filez à l'infirmerie. 'Pas l'intention de regarder se vider comme un con un de mes meilleurs hommes. Allez, grouillez vous, Dymus vous montrera le chemin. »
Sur le coup, je fus surpris qu’il connaisse mon nom, et indiqua rapidement au blessé la direction de l’infirmerie de fortune qui venait d’être installée. Une fois qu’il fut parti, accompagné de quelques cadiens transformés en médecins pour l’occasion, j’allais voir le colonel, qui donnait ses instructions au sniper que j’avais vu tout à l’heure. Une fois qu’il eut fini, je lui adressai la parole, ne perdant pas de temps à tergiverser :
« Colonel Faust, j’ai récemment pris le commandement des survivants cadiens, étant le plus haut gradé d’entre eux, mais nous sommes trop peu nombreux pour agir selon le plan initialement prévu. Puis-je vous offrir mon aide, ainsi que celle de mes hommes ?


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Nemesis
post 28/12/07 , 22:29
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-Aaaaahh , Leen ,alors quoi de neuf depuis ? fis-je avec un ricanement las.
-Oh, rien….un peu sonné c’est tout, mais ces foutus toubib m’ont traînés jusqu’ici, même après que j’en ai assommé un parce qu’il insistait un peu trop.
-T’es toujours l’ même !continuai-je en éclatant de rire.

Pendant les quelques secondes qui passèrent, je regardai la salle et les blessés d’où sortait des gémissements de douleur.

-Les cadiens se sont fais explosé la gueule.
-A ouais ? A quel point ?
-Eh bah au point où y’a pu assez de gars pour faire leur boulot et au point où le plus gradé est caporal.
-Donc ils vont devoir nous coller aux basques…. Bon, ça fera toujours boucl.. Aïe putain ! Médoc de mes deux ! Tu peux pas faire gaffe de serrer moins fort ! Lançai-je au médic qui s’était chargé de moi.
-Milles excuses lieutenant. Lâcha l’homme aux yeux violet.

Seul un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Alors que le cadien finissait de bander ma blessure des cris se firent entendre au-dehors.

-Colonel !…..Colonel !
-Que se passe-t-il ? répondit l’interpellé.
-Il se passe que nos vigies signalent une contre-attaque chaotique !
-De quoi sont composées les forces ennemis ?
-Des centaines d’esclaves à première vue, suivient de près par des bandes d‘adorateurs apparement mieux armés que le comité d’accueille.
-Et merde, de toute façon ça serait arrivé tôt ou tard.

Je me lève du lis de camp où l’on m’avait installé pour me dirigé vers la salle transformée en base. J’aperçois Faust se ruer sur le communicateur de QG puis hurlé :

-A toutes les unités ! Repliées vous vers les fortifications mises en placent. Préparez vos armes. PREPAREZ-VOUS A VOUS BATTRE!

Il se retourne dans ma direction d’un mouvement sec et fais claquer la culasse de son bolter. Je lui répond en dégainant mon sabre. Puis je l’imite en hurlant dans mon communicateur d’unité:

-Kasrkins ! Qui sommes-nous ?

Des dizaines de voix me répondent en cœur :

-L’ELITE DE LA GARDE IMPERIALE !
-Alors au combat ! Pour L’Empereur !


Cette fois se sont des centaines de voix qui me suivent :

-POUR L’EMPEREUR !


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Après un départ mouvementé du vaisseau qui se sacrifia glorieusement face à une attaque bien vicieuse de l'armada du chaos, nous débarquâmes selon le plan prévu par le colonel et établîmes un poste de commandement alors que les combats faisaient rage. Faust nous envoya dans les égouts que les forces hérétiques avaient négligemment oubliés de garder.
Mine de rien, ils apprennent rien de rien ces cons, on les a déjà eus sur karken de la même manière... ah oui, c'est vrai, ceux là sont tous morts.

Nous partîmes donc encore une fois dans les égouts, menés par borkov, pour découvrir 5 créatures mi-homme mi-bêtes de la taille d'un astartes balançant nonchalamment des morceaux de corps humains dans un trou, une "lame", faute de définition précise pour ces armes énormes mi-hache mi-épée, pendant négligemment à leur flanc. Ils étaient accompagnés d'hérétiques plus "classiques".

Comme il fallait s'y attendre, borkov ordonna une attaque violente en règle et s'élança le premier dans un beuglement bien vite repris en bien plus fort, si c'était possible, par les créatures venues tout droit du warp.

Ce fut le chaos le plus total. Je me précipitai sur une créature qui m'envoya un coup démoniaquement puissant de son arme. Je me décalai et passai sous sa garde pour m'aggriper à son dos et y planter mes poignards de combat.
La bête refusa de mourir et je dus me résoudre à m'y aggriper de toutes mes forces.

"MAIS TU VA BIEN VOULOIR CREVER OUI!!!"

Loin de m’obéir, le monstre se débattis de plus belle, jusqu’à ce que je profite d’une accalmie causée par la réception d’un saut pour sortir un poignard de lancer et l’enfoncer dans sa jugulaire.
La bête explosa dans une gerbe de sang, il ne restait plus que son épée/hache.
Je la pris et la balançai dans le trou sacrificiel.

Je repris part à la bataille qui allait bientôt se terminer et éliminai quelques hérétiques en plus.

… (je zappe parce que j’ai trop rien à dire sur cette partie d’intéressant et que ça surchargerait trop, ndla)

« tu pars aussi », fit le colonel.

Mais c’est pas vrai !
J’ai été promu vétéran, c’est pas pour servir de sniper super-élite toute ma vie !
Bon, bah on va prévenir les autres alors…

Nous fîmes rapidement les préparatifs et je leur expliquai le déroulement de cette mission d’éclairage.
Je les divisai en trois groupes à effectif égal et les envoyai dans trois divisions différentes.
Je pris le commandement d’un des groupes, dans lequel l’élément qui me faisait le plus peur au niveau du moral qu’il avait.

Nous avançâmes à travers les bâtiments assez sûrement et au pas de course, en faisant des grands lacets pour couvrir notre tiers de terrain.

Au bout d’une heure et demi, nous avions réalisé les trois kilomètres et nous n’avions rien détecté. Je demandai le résultat des autres escouades par le communicateur sur la fréquence attribuée aux snipers.
- alors, qu’es-ce que vous avez trouvé ?
- groupe 1 : rien! mais dans ce fouillis de bâtiments, on arrive rarement à voir au-delà de 100 mètres
- groupe 2 : rien non plus, même constat, au-delà de 3km et quelques, il pourrait y avoir des régiments de ces saloperies qu’on en saurait rien.
- j’avais aussi remarqué, fis-je, de notre côté rien non plus. Prenez le max de hauteur et observez un peu, on ne sait jamais. En tout cas ne nous mettez pas à la bourre

C’est ce que nous même fîmes.
Nous grimpâmes en haut d’un immeuble qui surplombait les autres et regardâmes dans toutes les directions à travers la lunette des snipers.

Rien

Je me préparais à redescendre lorsqu’un éclat rouge attira mon attention.
Je poussai la lentille au maximum et là je vis…

Des hordes d’hommes enchaînés et estropiés étaient fouettés et démembrés allègrement par quelques démons semblables à ceux que nous avions déjà combattus et une foultitude de serviteurs enragés armés jusqu’aux dents.

Et cette masse se dirigeait vers le camp

Je mis ma radio sur le canal prioritaire :
« BORDEL DE MERDE, colonel, sonnez le branle bas! Quelques centaines d’esclaves que je pense prévus pour un sacrifice, suivis par des tarés surarmés se dirigent vers nous. Ils sont accompagnés par quelques monstruosités du type que nous avons combattu dans la salle avec le trône. Ils sont à approximativement six kilomètres. Définissez une stratégie, nous, on décampe ! »
J’augmentai la puissance du laser du fusil jusqu’au maximum.
- chef, qu’est-ce que vous faites ? Vous avez dit qu’on se barrait !
- j’essaye de me faire quelques-unes de ces bestioles rouges, crois moi c’est utile car c’est vachement résistant ces saloperies, alors les gars vont être contents de pas avoir à les taper au corps à corps. Essayez d’en avoir mais ça va pas être évident.

Je mis mon viseur au maximum de son potentiel, enclenchai le faisceau laser et visai une horreur.
A cette distance, c’était assez chaud.
« Tirez dès que vous pouvez mais ne gaspillez pas de laser. »
j’appuyai sur la détente
le laser partit
La tête cornue explosa.
Je revisai une autre tête, que je vis exploser sous l’impact d’un laser
J’entendis un léger « ouais.. »
« Joli coup, Eddy, mais prends le réflexe d’éviter ce genre d’onomatopée en mission, c’est comme ça qu’on se fait repérer. »
j’en visai un autre
tirai
Une autre tête explosa.

« c’est bon, on décampe maintenant si on veut pouvoir rejoindre la base »
« ok »

Nous descendîmes le bâtiment le plus rapidement possible et courûmes vers le camp, sans se soucier d’être à couver ou non, la densité des bâtiments nous protégeant de la horde.
« Au fait, vous en avez eu combien ?
-1
-1
-1
-2 pour moi, dis-je »
Les autres n’avaient pas eu le temps de tirer ou l’avaient mal fait.
J’entendis un rugissement en provenance du camp
C’est pas vrai, ils ont vraiment aucun sens stratégique, et je parie que c’est borkov qui a guelé un « pour l’empereur » repris par les autres cons… si seulement il avait un tant soit peu de sens stratégique, il aurait fait une belle embuscade en règle ou autre chose…il faut toujours qu’il bourrinise tout ce gars. Même si c’est un excellent meneur d’homme, il en fait toujours trop !

nous arrivâmes au camp...


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QUOTE
tiens, notre cher duc avait raison, c'est marrant urhurh
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Arnor
post 06/01/08 , 21:16
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J'etait tranquilement posé a une fenetre quand je vis débouler mon operateur radio a toute vitesse au coin du couloir.
Aie.
Ca, ça présage les ennuis.
Je ne m'était pas trompé et aparemment, ça allait chier.
Je vis soudains le groupe de reconaissance débuler de plusieurs directions a la fois, et courir comme des dératés vers les doubles portes brisées du rez de chaussé. On y avait installé une position fortifiée mais d'apres les rapports, ça n'allait pas tenir.
-Dymus! Vous prenez vos karskins et vous allez soutenir la porte d'entrée.
-Oui colonel, dis-t-il en repercutant l'ordres dans les communicateurs de son escouade. Je vis les karskins partir au pas de course dans les escaliers, bousculant au passage ceux qui s'y rouvaient déja.
-Borkov! Venez à l'esplanade du deuxieme étage tout de suite, geulais-je dans mon communicateur. Je changeais ensuite de frequence et convoquais aussi tous les snipers. Borkov me rejoingnit presque immédiatement apres mon appel, mais les snipers mirent plus de temps.
Quand ils déboulerent hors d'haleine, on les entendait encore maugréer contre ces "Putains de bibelots qui se croient tous permis".
Les snipers, vous montez sur le toit et vous faites un maximum de ménage. Borkov, tu prends tes hommes et tu pars voir si tu nous trouve un chemin dans les égouts, si possible dans la direction de la spire principale ou d'un gros complexe avec des alentours dégagés. allez, bougez vous!

Je descendis ensuite les escaliers en chopant au passage quelques hommes pour aller à la porte.
Cette derniere avait du etre magnifique du temps ou elle était encore debout, mais seuls subsistaient encore de rares tronçons de bois accrochés aux charnieres. Des barricades avaient été edifiées en travers et mes rares équipes d'armes lourdes s'étaient placées dans les quinzes metres séparant ce qui avait été les bords. Six bolters lourds, cinq autocanons et trois lance-missiles avaient été mis en batterie et chargés. Devant, une barricade elevée a la hate, faite de pierres, de bouts de béton et débis divers protegeait un peloton.
Les bleus commençaient à stresser serieusement en entendant les chants de guerre qui montaient encore hors de vue.
Je vis aussi Amelia distibuer genereusement quelques baffes quand des murmures de découragement fuserent. "On reste et on se bat!!" geula-t- elle.
Je me dirigeais vers eux et pris un poste dans la ligne de tir. Les bleus me saluerent en me voyant passer et je lachait un commentaire délicieusement grivois sur la frequence d'escouade à propos la taille des couilles de nos ennemis.
Quelques rires fuserent de la part des vétérans mais la plupart des jeunes gardes n'étaient pas d'humeur a ça. Je vis Dymus venir vers moi et poser son radian sur le rebord du muret.
-Ca va chier,lacha-t-il, tendu.
-Comment t'a deviné?


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Lemexis
post 11/01/08 , 19:01
Message #57





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-Dymus! Vous prenez vos Kasrkins et vous allez soutenir la porte d'entrée.

En une phrase, le colonel avait mis fin à ma trop longue période d’oisiveté. J’arrêtai donc de compter les cailloux qui se trouvaient dans le bâtiment et approuvai immédiatement l’ordre, avant de le retransmettre aux Kasrkins. Ceux-ci se précipitèrent vers leur objectif, n’hésitant pas à bousculer la plupart des gardes qu’ils trouvaient sur leur chemin ; apparemment ils étaient chauds… c’est une chance qu’ils aient survécus, dommage que leur sergent ne soit pas avec eux.

Je me dirigeai rapidement vers la porte, pour constater que toute le hall sur lequel elle donnait avait été aménagé pour l’occasion ; de nombreuses barricades plus ou moins solides avaient été installés afin de couvrir un peloton et des équipes d’armes lourdes à l’étage juste au-dessous de nous. Avant même que je n’ai besoin de leur dire quoi que ce soit, les kasrkins s’étaient engouffrées dans les tranchées creusées juste devant la position ; après celle-ci s’étendait un no man’s land d’une quarantaine de mètres.

Et c’était pendant qu’ils traversaient ces quarante mètres qu’il allait falloir infliger un maximum de dégâts aux hérétiques, avant qu’ils n’aient le temps de se répandre sur nos positions ; il y avait bien quelques points à couvert entre les tranchées et leur point d’arrivée, mais les équipes de lance-missiles postés dans le bâtiment ne devraient pas avoir trop de problèmes avec ça.

En me dirigeant vers les tranchées, j’aperçus le colonel Faust. Je m’approchai de lui et posai mon fusil sur un muret juste à côté, pour regarder la rue, guettant les premiers signes de présence ennemie. Les chants de guerre semblaient se rapprocher de plus en plus, et leur intensité prouvait que les hérétiques étaient nombreux. Ne supportant pas le silence qui s’était installé sur notre position, je fis :

-Ca va chier…
- Comment t’as deviné ? répondit le colonel, qui devait être à peu près aussi stressé que moi.

Au bout de quelques secondes, je repris mon fusil et le régla sur le mode de tir automatique, à mi-charge, et ordonna aux Kasrkins avoisinants de m’imiter. Puis, pointant mon arme vers l’horizon, j’attendais.

Et je restai là, sans bouger, guettant en vain toute forme de vie devant moi, pendant plusieurs bonnes minutes, tandis que les chants de guerre de ces déments continuaient de se rapprocher.

Soudain, une série de claquements secs se firent entendre derrière nous, et des rayons lasers en provenance du toit du bâtiment partirent exploser les têtes des premiers hérétiques ; juste après, les chants de guerre se muèrent en cris de rage désordonnés tandis qu’une horde de guerriers courait vers nous, brandissant des fusils lasers, des couteaux de combat, parfois des tronçonneuses ou même des pelles ; bref, tout ce qu’ils avaient pu trouver.

Les cris de guerre furent rapidement étouffés par le vacarme de nombreux fusils lasers tirant presque à l’unisson devant eux, accompagnés par les armes lourdes postées à l’étage. Je tirais au jugé dans le tas devant moi, tuant autant d’ennemis que possible, mais le déluge de feu qu’ils devaient supporter les fauchait si vite que je n’avais pas le temps d’en abattre plus d’une dizaine

Ils ne semblaient pas accorder beaucoup d’importance à la tactique, et continuaient de courir en enjambant les cadavres de leurs camarades et, malgré tout, ils commençaient à se rapprocher dangereusement. Je criai alors de toutes mes forces, peinant à couvrir le bruit :

-Kasrkins ! Lancez des frags là-dedans, ils sont déjà allés trop loin !

En guise d’approbation, une volée de grenades quitta la tranchée et partit se perdre dans la masse, qu’elle troua par une série d’explosions meurtrières qui couvrit la zone de membres et de sang, tandis que des morceaux de chair appartenant aux hérétiques les plus proches venaient retomber dans notre tranchée ; seuls les bleus y prêtaient attention, observant, dégoûtés, ces bouts qui venaient maculer le sol de la tranchée.

Puis tout cessa aussi rapidement que ça avait commencé ; devant nous s’étendait un champ de cadavres entassés les uns sur les autres, plongés dans une mare de sang où flottait des membres déchirés. La plupart des hommes profitèrent de ce moment de répit pour recharger leurs armes et enlever d’un revers de la main les morceaux qu’ils s’étaient pris ; de mon côté, seul un Kasrkin était mort, s’étant pris un tir mortel dans la poitrine de la part d’un des rares ennemis qui avait eu le temps de tirer. Soulagé que la bataille se fut passé aussi bien, j’allai voir le colonel, qui se trouvait quelques mètres plus loin dans la tranchée, pour lui lancer naïvement :

- Ouf, je pensais qu’ils étaient plus nombreux !
- Ils ‘sont’ plus nombreux… répondit-il froidement

Ne sachant pas quoi répondre, je retournai à ma position et regardait les cadavres étalés devant nous, pour essayer de me faire une idée du nombre de pertes ennemis. Il est vrai que, bien que leur charge ait pu donner l’impression qu’ils étaient nombreux, il ne devait pas y avoir plus de quelques centaines d’ennemis.

Mais je ne pus pas poursuivre mon observation : un brouillard verdâtre qui en quelques secondes recouvrir la zone, limitant notre champ de vision à une quinzaine de mètres. Il n’y avait pas besoin de connaître les forces du Chaos pour savoir que cela ne présageait rien de bon, et je callai donc fermement mon fusil à l’épaule, guettant le moindre signe d’activité ennemi.

Puis un vent glacé balaya la zone, transportant avec lui des odeurs de mort particulièrement désagréables et chassant au passage le brouillard, dévoila un paysage qui effraya la plupart des gardes, surtout ceux qui n’avaient auparavant jamais affronté le Chaos ; seuls les Kasrkins restaient impassibles.

Le tas de cadavres avait disparus, et était remplacé par une mare de sang bouillante, sur laquelle baignait des centaines de crânes tâchées par le liquide rouge, probablement ceux des adorateurs que nous avions éliminés. Mais ce qui inquiétait les gardes, c’était surtout les monstres qui se trouvaient devant nous : une quinzaine de créatures cornues à la peau rouge suintante de sang, à la musculature surdéveloppée, mesurant dans les deux mètres, habillées de fourrure et armées de grosses haches de guerre.

Elles n’attendirent pas plus longtemps, et dès que le brouillard fut levée, elle se précipitèrent sur nous à une vitesse incroyable, pataugeant dans le sang et piétinant les crânes, suivies de près par ce qui semblait être la seconde vague d’adorateurs, qui étaient équipés soit de fusils lasers, de pistolets lasers, de couteaux de combat et, plus rarement, de tronçonneuses.

-Et c’est reparti, me dis-je pendant que je commençais à arroser les créatures. Mais cette fois, ça risquait d’être plus dur…



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Arnor
post 11/01/08 , 22:43
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J'appuyais sur une rune de mon bolter en me mettant à couvert, et le chargeur vide rejoingnis l'autre à mes pieds. J'en tirais rapidement un des poches de mon équipement, le réenclenchait, puis tout en actionnant le levier d'armement , je me redressait et continuais à mitrailler les formes rouges en approche.
Elles étaient si rapides que peu de tirs les touchaient, et ceux qui les atteignaient semblaient ne pas leur faire beaucoup d'effet. Je vidais une dizaine de bolts en semi-automatique contre l'une d'elle, qui finit par s'effondrer quand l'une de mes balles explosives lui vaporisa la cervelle.
Mais à part un autre qui s'était pris un missile antichar dans le ventre, une bonne dizaine de démons finirent par atteindre la barricade. Les bleus essayaient de trouver la place de tirer mais leurs fusils furent facilement déviés par les gigantesques armes, qui les taillerent en pieces sous me yeux.

-Vos dagues,putain, vociferais-je en tirant la mienne tout en courant vers un des monstres qui me tournait la dos. Je vis quelques scintillements quand les lames sortirent des fourreaux, mais je bondis sur le dos de la créature pour lui passer mes 15 pouces d'acier dans la jugulaire, la lame n'etant freinée que par la colone.
La chose s'effondra en gargouillant, mais alors que je me remettais debout, elle se redressa à nouveau et balança son enorme lame dans la direction de mon ventre. Je réussi à peine à intercaler mon bolter entre mon corps et la lame avant que la force titanesque du coup ne m'envoie voler dans la tranchée.

Je m'evanouis quelques instants et quand je revins à moi, le combat semblait s'être éloigné. Le nombre de soldats qui étaient tués et jonchaient maintenant le sol était proprement hallucinant.
Les bêtes poursuivaient leur macabre travail, et étaient passées devant moi en me croyant mort. Mes hommes s'étaient repliés plus loin dans la tranchée, et à ce que j'entendais par mon oreillette, leur feu nourri suffisait à peine à tenir les montres à distance.

Je me redressait avec difficulté en m'appuyant sur un sac de sable, la douleur me lacerant la pointrine se diffusant en ondes de douleur qui me coupaient le souffle. J'avais sans doute des côtes cassées et sans mon armure, le coup m'aurait enfoncé la cage thoracique. Les plaques de protection étaient d'ailleurs fissurées et certaines pendaient lamentablement. De plus, une profonde entaille courait sur tout un coté de mon bolter.

Une fois debout, je tirais quelques gelules antidouleur de leur embalage et les gobait d'un coup, je me dirigeais ensuite, lentement, vers les bruits de combats.
En passant un coin, je faillis me prendre un laser en pleine tête, et reculais contre le mur. Je sentais aussi l'odeur forte du prométhéum, émanant surement d'un lance-flammes, ce qui était tres mauvais pour moi dans un environnement aussi fermé.

-Hey, vous etes Imperiaux, demandais-je en Lunien, le dialecte de Kaern.
-Qui sait? Attends, Quel est le nom du colonel? me demanda une voix feminine.
-Louen Faust, dis-je en souriant. Pas de panique les gens, dis-je en tournant le coin.
-Ho putain de merde, c'est le colonel!

La personne qui avait parlé était une jeune femme rousse, avec un fuseur dans les mains. A ses cotés, je comptais sept autres jeunes recrues, dont l'une portant un lance-flammes dont émanait l'odeur forte qui nous agressait tous les narines.
-Repos, statuais-je en les voyant se lever pour se mettre au garde à vous.
Bon, je vous explique, continais-je en m'asseyant lourdement sur un sac de sable, si nos troupes restent encore longtemps loin de la premiere ligne, ces fils de pute du chaos vont les investir et on pourra plus les en faire bouger. Apres ça leur nombre pesera en leur faveur et à ce moment la, on sera tous morts.
On va arriver sur l'arriere de ces putains de betes, et on va les atomiser. Je pense qu'on a encore 3 minute savant la prochaine vague. Peut etre moins.

Je me relevais en avalant quelques gelules de plus et leur enjoignis de me suivre.

Une vingtaine de metres plus loin, nous arrivions derriere les betes rouges, qui s'étaient abritées derriere un tas de cadavres dans la tranchée. Des tirs de lasers importants les empechaient d'approcher. Arrivé en premiere position, je vidais mon chargeur sur les sanguinaires, dont trois de neufs restants exploserent sous le déluge de balles explosives. La jeune fille rousse me rejoignis et en liquefia un autre d'un tir de fuseur.
Les tirs de laser du reste de l'escouade ne firent que leur roussir le poil et les cinq autre se releverent pour commencer à courir vers nous.
Le jeune homme portant le lance flammes-lourd les noya sous une tornade de flammes orangées, ne cessant de presser la commande de la valve que quand la plasbéton du sol et des débris formant la barricade commençerent à se vitrifier.

J'ouvris une frequence et intimais à des troupes fraiches de venir prendre la place des autres dans les tranchées. Les survivants de mon escouade et moi furent emmenés vers notre "place forte" .

Je ne resistais pas quand ils m'allongèrent sur un lit et m'enleverent mon armure.
Je jettais un oeil à mon torse nu, les medics Cadiens ayant découpé ma veste, et le vis en train de se couvrir de marbrures violettes.
Avant de sombrer, j'eus à peine le temps de dire à Nolan et à Réa de s'occuper du régiment.
Puis vint le puit, tous les sons s'estompèrent, une chaleur étouffante semblait émaner de mon torse, puis ma vision fut restreinte et continua de diminuer, pour finir sur un noir total.

Merde.


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Nemesis
post 13/01/08 , 21:59
Message #59





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-Putain ,m’écriais-je alors que des explosions faisaient trembler le tunnel où je me trouvai. Y doivent bien s’amuser là-haut alors que nous on doit s’emmerder à trouver un passage sûr jusqu’à la Spire.
-Pour sûr lieutenant, continua Leen. Même si les Loups de Kaern que nous sommes ne désobéissent jamais, cela ne veut pas dire qu’on peut se faire chier parfois.
-Exact et j’espère que quelques-uns de ces enfoirés serons sur notre chemin, pour me défouler un peu.

Ainsi, nous continuâmes à errer dans ces couloirs infects , incapable de savoir ce qui nous tomberai dessus à chaque tournant. Le temps ne semblait plus exister ici et les cul-de-sac étaient nombreux, nous accordant des détours lassant. Pendant cette longue marche j’en profitai pour vérifier l’état et les munitions de mon fusil à pompe ainsi que le tranchant de mon couteau de combat.

Alors que je me préparai à demander de nouveau notre position à l’homme à qui j’ai attribué la charge de nous guider, des bruits de pas résonne dans le couloir à notre droite. Aussitôt ,j’ordonne à cinq hommes de m’accompagner. Je progresse dans le tunnel à moitié inondé, effrayant au passage un rat qui fait la trempette. A nouveaux des sons se font entendre. Cette fois on distingue clairement des paroles prononcées dans une langue noire.

Je m’approche toujours, le plus discrètement possible. D’un seul coup la pseudo conversation s’arrête. Craignant d’avoir été repéré, je sens une forte dose d’adrénaline se diffuser en moi et instinctivement je me met en position de combat sans un bruit ,ma suite fait de même. Loin derrière la troupe s’est arrêtée et guette les horizons dans le cas d’une éventuelle embuscade.

L’écho d’une culasse se faisant tirer parvient à mes oreilles suivis de bribes d’immondes gargouillements. Puis une forte détonation se répercute sur les murs de béton suivis d’un son mou. Comme un seul homme je me précipite moi et mes frères d’armes vers le lieu du coup de feu et atterris nez à nez avec une masse de muscle armé d’un pistolet automatique archaïque ainsi que d’un assez gros gourdin se tenant de bout à côté d’un cadavre.

Sans plus attendre je lui décoche 8 cartouches d’affilées ,plusieurs de mes tirs s’enfoncent dans l’épaisse chair et d’autre dans des plaques de métal ajustées au hasard. Le colosse n’a pas l’air de s’en soucier et décoche une rafale de projectiles dans notre direction.

J’effectue un plongeon vers la gauche et mes compagnons à découvert essaient de faire de même mais l’un d’entre eux se ramasse plusieurs balles dont l’une parvient à perforer l’épaisse carapace au niveau de l’épaule.

Ce dernier s’effondre ,à moitié sonné par la douleur. Je me relève péniblement et viens le tirer par le bras pour le mettre à l’abri des balles. Une fois en sécurité, je recharge mon arme tout en adressant une prière à l’Empereur, tandis que le plomb continu de pleuvoir sur l’angle du mur derrière lequel je suis.

-Slaup ramène ton cul en vitesse ! M’écriai-je.
-Tout de suite lieutenant !

L’interpellé accours et se met à mes côtés quelques secondes après.

-Soigne le, je ne veux perdre aucun homme dans ces égouts putrides.
-’vos ordres!

Tandis que Slaup injecte une dose d’anti-douleur au blessé je me décale du mur et appui sur la détente à plusieurs reprises. La cible reçois toute la chevrotine envoyée et commence à perdre abondamment de son sang. Alors elle décide de charger afin d’en finir.

-C’est ça viens par la ordure !

Alors que la chose se rue sur moi , je jette mon fusil et dégaine mon sabre. Je n’ai que le temps de parer la lourde attaque verticale et de faire glisser mon sabre sur le métal à cause de la force du choc. Dans le même mouvement , je me penche en avant ,en pliant sur mon genoux droit et assène à mon adversaire un coup horizontal de gauche à droite, ce qui a pour effet de faire jaillir une effusion de sang.

J’enchaîne par un coup vertical, qui tranche le bras de la monstruosité portant la masse d’arme. Le colosse hurle de haine et de douleur et m’envoie un revers de sa main gauche tenant encore l’arme de poing, ce qui m’expédie contre le mur du fond. Ma tête heurte violement la roche et me met K.O pendant quelques minutes.

Je me relève en titubant et essai de me tenir à la parois pour ne pas m’écrouler. Quand je reprend mes esprits je m’aperçois que l’immense homme difforme s’est enfuit , en ayant mis H.S. mes camarades, le reste des troupes de choc étant arrivé à temps pour empêcher le pire.

Décidé à éradiquer cette abomination de la surface de ce globe, je me lance à sa poursuite qui heureusement pour moi est facilitée par les mares de sang qu’il a laissé derrière lui. Mes camarades me suivent, portant les corps inertes de leurs frères d’armes.

Soudain, j’entends un bruit métallique assourdissant. Je continu mon avancé pour arriver vers une sortie. Le sol remonte et donne sur une double porte criblée d’éclats de balles. J’ordonne à mes troupes de choc de se mettre en formation.

Je m’approche, pose une main sur une des portes, la pousse et me glisse silencieusement dans la rue. J’ordonne dans mon communicateur d’unité aux autres de remonter et de se tenir prêt à avancer à découvert.

Nous n’étions encore très loin de la Spire et les immeubles étaient de plus en plus élevés. Le plus inquiétant est le fait qu’il n’y avait pas âme qui vive et les taches de sang s’étaient arrêtées depuis un bon moment déjà.

-Et merde, la Spire est trop éloignée pour que le régiment entier y arrive en un seul morceau. Dis-je. Il va nous falloir trouver quelque chose, un endroit sécurisé…
-Lieutenant, on a un rapport de la base. Lança Hopkins.
-Oui ?
-Il fait part de pertes massives dans nos rang.
-…..
-Quels sont les ordres?
-Plan B. On continu à patrouiller.
-Entendu.

Nous continuâmes notre route dans la rue parsemée de débris et de carcasses en tout genre. Une fusillade éclata subitement quand nous arrivâmes à un carrefour. Nous étions pris au piège car à peu près au même moment dix renégats nous prirent par derrière.

-Occupez-vous de ces saletés ! Intimai-je à une partie de mes forces.

Le barrage qui nous avait surprit se composait de plusieurs chimères rafistolées et armées de multi-laser et de mitrailleuses.

-Arkan, je veux ces machins ,couvres-nous pendant qu‘on prend place dans l‘immeuble. Hawk prend dix gars et suis moi. Ordonnai-je.

Je me faufilai dans les escaliers, suivis des volontaires. Nous atteignîmes le 4ème étage en peu de temps et prîmes places au ouvertures disponibles.

-Hawk, détruit le blindé de tête avec ton lance-missiles. Vous autres, abattez-moi les artilleurs. Et sachez que je veux un sans fautes, compris ?
-Oui, lieutenant. Me répondirent-ils.

L’arme lourde engagea la séance de tir,suivit d’une splendide déflagration et d’un massacre gratuit. Je prit également part à la fusillade en abatant deux ou trois fuyards apeurés par le retournement de situation.

-Regardez-moi ça, fis-je. Même pas foutu de crever dignement.

Après être redescendu, j’ordonnai à mes hommes de prendre place dans les transports et à d’autres de les conduire, ce qu’ils firent sans discuter. On avait capturé au total huit véhicules, tous peints de noir et hérissés de pointes, leur conducteurs s’étant enfuis à pied.

-Répartissez-vous dans ces trucs et ne vous montrez pas ,ainsi ,si des vigies nous aperçoivent ,elles ne sonneront pas l’alerte, nous prenant pour les leur. En cas de problème ,on évite les affrontements majeurs.

Les dévoués guerriers de l’Imperium relancèrent leurs recherches d’une position salutaire. Les allées délabrées se succédaient et des sentinelles observaient notre progressions sans se douter du danger. L’atmosphère était très tendu et chaque individu attendait les ordres impatiemment. Quelques kilomètres de rue plus loin, s’étendit une vaste place forte et gardée par plusieurs dizaines d’ennemis.

-OK, on s’arrête là, lançai-je. Hopkins, appelles le QG et dis leur qu’on a trouvé ce qu’ils voulaient. Mais que par contre, il va nous falloir une force de frappe plus importante que celle que nous avons.
-Noté.

Ainsi, s’arrêta là notre convoi attendant la réponse du commandement. Nous nous étions garés hors de vue de possibles vigies et pûmes sortir pour ceux le désirant , se dégourdir les jambes. Je retirai mon casque, laissant mon visage respirer un peu, plusieurs kasrkins firent de même.

J’avais pris soin de marquer la route de croix, faites au couteau, sur les murs des souterrains déserts, en cas d’arrivée d’infanterie alliée. Mais j’avais également embarqué une balise au cas où.

-Arkan, Leen venez ici.
-Qui y’a-t-il lieutenant ?
-Je vous donne le rôle de meneurs, vous serez chargés pendant l’assaut d’une partie de nos forces, continuai-je.
-A vos ordres.

Plus tard, le grésillement d’une radio se fit entendre et l’on put écouter la réponse du QG.

-Soutien accepté. Les renforts sont en route les gars.


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Decet Imperatorem Stantem Mori

Potius Mori Quam Foedari

Nous sommes les premiers défenseurs de l'Empire.
Nous servons et protégeons au Nom de l'Empereur.
Nous sommes ceux qui tomberont en son Nom.
Nous sommes la Garde Impériale.
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Lemexis
post 17/01/08 , 14:24
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Il régnait un chaos total dans les tranchées depuis que l’ennemi était parvenu à sauter dedans, ce qu’il avait fait plus rapidement que je le pensais. Tout ce qu’on pouvait faire maintenant, c’était survivre jusqu’à ce que cette vague d’ennemis soit repoussée ou que d’éventuels renforts nous viennent en aide.

Je me trouvais au milieu d’un groupe de six Kasrkins ; trois d’entre eux surveillait nos arrières, tandis que, avec les trois autres, nous guettions les combats devant nous. Un sanguinaire, qui venait de finir de découper un garde, nous aperçut et se mit à courir vers nous, en beuglant quelque chose d’absolument incompréhensible. Les trois Kasrkins et moi commencions à viser la créature, tandis que je répétais :

- Attendez …

Nous restions sans bouger pendant quelques longues secondes et, quand le monstre qui nous fonçait dessus ne fut plus qu’à sept ou huit mètres, j’hurlai :

- Feu !

Et aussitôt la tête du démon fut prise sous un déluge de lasers ; les Kasrkins l’arrosaient pendant que j’effectuais des tirs à pleine puissance . Il tomba au bout de quelques secondes, raide mort, la tête explosé par les tirs de fusil radiant laser qu’il venait de se prendre ; son corps se liquéfia alors pour ne plus laisser qu’une flaque de sang qui se vaporisa presque instantanément. Je ne pus m’empêcher de sourire en murmurant :

- Et de trois…
- Ce mode de tir est très gourmand, vous allez perdre vos munitions plus vite que vous ne le croyez, ‘me dit un de mes compagnons’
- Ouais je sais, mais au pire, je les finirais au couteau !
- Ils arrivent ! ‘signala un des Kasrkins derrière moi.’

Et en effet, en me retournant, je vis un groupe d’adorateurs du chaos, armés d’armes de corps à corps variées, se diriger vers nous en courant.

- Effectuez un tir de suppression sur cette position, ‘dis-je à deux des Kasrkins avec qui j’avais abattu les démons en désignant un tas de cadavre derrière lequel dépassaient des morceaux de chair rouge. Apparemment, ces sanguinaires ne désiraient pas subir le même sort que les autres et avaient eu la présence d’esprit de se mettre à couvert.’ Je ne veux pas qu’ils nous dérangent.

Les deux hommes approuvèrent d’un bref hochement de tête, et je pus me retourner pour me mettre à tirer en mode automatique, après avoir remis la puissance de mon arme à mi-charge, dans le tas d’ennemis. Je ne pus tenir qu’un court instant avant d’entendre le claquement particulièrement désagréable, qui signalait que le chargeur était vide. Mais je n’avais plus le temps de recharger, et les Kasrkins avaient déjà foncés dans la mêlée.

Je n’avais pas eu le temps de sortir mon arme blanche qu’un adorateur armé d’une sorte d’épée rouillée tentait de me couper la tête ; l’arme n’était qu’à une dizaine de centimètres de ma gorge lorsqu’elle fut parée par le couteau de combat d’un Kasrkin. Celui-ci asséna alors un violent coup de poing dans le visage de l’hérétique, qui venait de tourner la tête, et dont l’arrière de celle-ci fut violement cogné contre la paroi de la tranchée. Mon sauveur enchaîna par un coup de genou dans l’entrejambe du cultiste, et lorsque celui-ci se replia sur lui-même par réflexe, sa tête rencontra le couteau du Kasrkin ; celui-ci retira promptement l’arme du crâne de l’hérétique pour parer un autre coup, laissant le corps défiguré tomber lourdement au sol.

Les autres ennemis arrivèrent par petits groupes, les tranchées étant trop étroites pour laisser passer plus de monde, et notre tâche fut ainsi grandement facilitée. Les Kasrkins se battaient avec une aisance incroyable, éliminant la plupart des adversaires avant même qu’ils n’aient le temps de frapper. Ayant une certaine expérience du combat au corps à corps, je pouvais les aider en tuant également un bon nombre d’ennemis.

C’est alors qu’un homme plus grand et plus musclé que les autres, qui portait des tatouages impies sur le visage et les bras, mit en route le moteur de l’énorme tronçonneuse qu’il avait entre les mains tout en se dirigeant vers nous, l’arme pointé devant lui. Aucun de nous n’était assez stupide pour essayer de parer ses coups avec un couteau, et nous étions du coup forcé de nous replier. L’hérétique brassait l’air devant lui par de grands coups qui partaient heurter les parois, ce qui montrait bien que même avec sa musculature développé, il avait du mal à maîtriser son arme ; et il bloquait au passage les hommes derrière lui.

Un des Kasrkins put reprendre en main son fusil radiant et envoya une volée de lasers sur l’ennemi ; ceci ne fit que l’énerver, et il se mit à courir vers son agresseur. Celui-ci effectua un petit bond en arrière, mais la tronçonneuse était tout de même parvenu à faire une profonde entaille dans l’armure carapace, d’où se mit à jaillir un filet de sang. Le Kasrkin lâcha un cri de douleur et posa une main sur sa blessure, tandis qu’il titubait en essayant de se mettre à l’abri.

Ceci m’avait au moins laissé le temps de dégainer mon pistolet et de le mettre à pleine puissance ; je levai rapidement le bras et tirai sur la tête de l’hérétique, qui tomba contre la paroi de la tranchée, lâchant son arme sur ses pieds. Pendant ce temps, le reste des troupes de choc avait éliminé les derniers hérétiques qui nous chargeaient. C’est alors que j’aperçus un sanguinaire, qui était en train d’enjamber les cadavres avant de nous sauter dessus ; il retomba juste devant un Kasrkin, qui fut coupé en deux avant même d’avoir pu comprendre ce qui lui arrivait.

Je me précipitai sur la tronçonneuse qui gisait sur le cadavre de son ancien propriétaire, et l’empoigna aussi fermement que possible. Elle était effectivement très lourde, et j’avais du mal à la garder en main ; par chance, le sanguinaire avait tellement envie d’éliminer les Kasrkins qu’il ne me prêtait pour le moment aucune attention. Je levai mon arme et la fit retomber sur le dos de la créature aussi violemment que possible, alors qu’elle était sur le point d’achever l’homme à qui elle venait de couper la moitié du bras gauche ; le monstre hurla en recevant le coup, mais parvenait encore à rester debout. Je me mis à appuyer autant que possible, et pendant que la tronçonneuse s’enfonçait plus profondément dans la chair, je dus fermer les yeux pour ne pas être aveuglé par les projections de sang. Au fur et à mesure que la tronçonneuse avançait, je sentais une quantité énorme de sang me recouvrir le visage et les mains, accompagné parfois par des morceaux d’entrailles et d’organe.

Puis le monstre tomba au sol, le dos complètement ouvert et déchiqueté, et son cadavre fondit en une mare de sang, qui, comme pour le précédent, se vaporisa immédiatement dans l’air. En rouvrant les yeux, je vis que j’étais sous une véritable couverture de sang et de morceaux de chair rouge ; une multitude de gouttes coulaient de ma tête.


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