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Estaal
| sKaLpeL |
01/03/04 , 22:34
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Dangereux hérétique
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QUOTE(Damned @ Lundi 01 mars 2004, 19:48) Au fait, l'histoire d'appeler ''le Don...'', c'est un peu trop, tout de même, surtout avec leurs noms italiens...Mais bon, c'est un détail obscur et sans intérêt !
Damned- A quand la tête du cheval dans le lit du parrain ? ###### leurs noms italiens ils les ont inventé plus tard dans l'histoire "le Don" explikera d'ou vient tout ca
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| sKaLpeL |
26/03/04 , 0:05
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Dangereux hérétique
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Après cette longue pause constituée de glande et de traductions pour patato, voici le retour en force de votre feuilleton préferé : Estaal !
Cela faisait bientôt une semaine que Josh n'avait pas parlé à Brett. Il passait très peu de temps à l'astroport, traînant dans la ruche avec ses amis maintenant sans domicile. Les évènements que Peter avait évoqués semblaient se réaliser: des rumeurs de batailles contre les mègs, loin au nord, leur parvenaient, des assauts contre des casernes, des attentats... Dans les rues la tension semblait palpable. Les guerriers du Fuoco, absents il y a une semaine des quartiers résidentiels, patrouillaient maintenant par deux dans tout le secteur. Dans les territoires plus proches des conflits, un lieutenant avait tenté de profiter de la guerre civile imminente pour renverser le chef du gang, Don Emiliano, avec l'aide d'habitants lassés de payer des impôts. Le traître avait été fusillé, mais le Fuoco ne voulait plus prendre aucun risque. Le plus inquiétant avait été annoncé au garçon par Peter la veille. Celui-ci était venu discrètement, à la tombée de la nuit, pour le prévenir : le successeur du lieutenant fusillé n'était autre que Teroni, le propriétaire de la boîte. Pourtant celui-ci n'avait toujours pas causé de tort au jeune homme. Josh regarda son disque de paiement. Même s'il avait voulu payer le mafieux, il n'aurait jamais pu. Son activité de guide lui avait fait gagné soixante mille en un an, somme qu'il avait quelque peu grignotée depuis sa retraite forcée. Son disque ne pouvait de toute façon stocker que soixante-seize mille UMS au maximum. Le système monétaire d'E-8 était le même que celui de tous les pirates du secteur : il reposait sur les Unités Monétaires Standards. Un millier d'années plus tôt un consortium de banques s'était retrouvé dans l'impossibilité de stocker l'argent virtuel de ses milliards de clients : elles avaient donc trouvé un système révolutionnaire. Chaque particulier achetait un petit appareil circulaire qui gardait en mémoire les informations relatives à son compte, mais cet appareil ne gardait aucun contact avec la banque. L'argent virtuel passait directement d'utilisateur à utilisateur sans passer par un ordinateur central. Le profit de la société résidait dans la vente des disques, qui étaient limités en capacité et que l'utilisateur devait changer si sa fortune devenait trop importante. D'autre part il était impossible de pirater les appareils pour augmenter son pécule : ils étaient protégés par une technologie achetée à un prix mirobolant à la guilde des ingénieurs squats. Ne nécessitant plus de proximité avec une agence, ce système se répandit très vite sur des dizaines de planètes. Mais plus aucun transit signifiait aussi plus aucun contrôle. L'UMS devint la devise des pirates de tous le Segmentum Pacificus et même au-delà . Ces individus représentaient une part énorme du chiffre d'affaire des banques, elles fermaient donc les yeux sur leur profession. Aujourd'hui Joshua devait rejoindre Paulo et Keyria dans un district proche ou son ami prétendait avoir découvert des recyclateurs d'air d'origine encore fonctionnels. Une boîte à outils et un rouleau de fil électrique empruntés à l'astroport sous le bras, il retourna donc dans les tunnels pour les rejoindre. Tous les équipement électriques des ruches avaient grillés suite à un attentat, bien avant la naissance de Josh. Les terroristes, des séparatistes, dont on entendit plus jamais parler après cet acte, avaient saboté la principale central électrique de la région. Ses réserves de secours, en cas d'arrêt, qui se comptaient en milliards de kilowatts, furent déchargées dans le réseau de la ville. Les recyclateurs d'air, les ascenseurs, les systèmes d'éclairage encastrés dans les murs et dans le sol ainsi que les engins de culture hydroponiques, les métros s'arrêtèrent, la plupart à tout jamais. Depuis, on avait installé pour subvenir aux besoins vitaux d'immenses panneaux solaires, la plupart financés par le Fuoco, et installés de petits recyclateurs auxiliaires, des réverbères et des luminaires à échelle humaine. Les immenses halogènes capables de reproduire la lumière du soleil et les recyclateurs aux ventilateurs dont les pales des hélices étaient grandes comme des immeubles ne furent jamais remis en état. Pourtant, faire circuler l'atmosphère dans les ruches était vital, pour garantir un taux d'oxygène nécessaire à une grande communauté, mais aussi pour éviter l'accumulation d'humidité et préserver l'habitat des moisissures et des champignons. Certains habitants de districts proches de l'air libre avaient négligé de réinstaller ces systèmes, prétextant que leur situation lui permettait d'évacuer naturellement leur dioxyde de carbone et d'obtenir le dioxygène, mais ils comprirent leur erreur quand ils furent décimés par les épidémies.
Le recyclateur était en effet en état de fonctionner, du moins dans un état qui leur permit de le réparer. Un des branchements d'alimentation était défectueux et c'était sûrement grâce à cette défaillance qu'il avait été protégé du choc éléctrique. Après avoir remplacé ce cable et avoir dégagé le poste de commande de l'épaisse couche de poussière qui s'était accumulée depuis cent-cinquante ans, il vérifièrent le reste de l'installation. Le reste de leur journée fut occupé à huiler les hélices ou à vérifier que les conduits d'aération n'étaient pas bouchés, et ils eurent plusieurs fois à utiliser leurs connaissances des tunnels. Vers la fin de l'après-midi Keyria eut enfin l'honneur de mettre en marche l'immense machinerie, qui démarra au quart de tour.
Josh rentra chez lui en fin de journée, harassé après cette journée de travail intense. Il se doucha et se prépara à sortir, quand il crut entendre un son venant d'un coin de sa chambre. Il tendit l'oreille, et soudain comprit. Il se précipita vers un amas particulièrement énorme de vêtements, jeta ses habits à droite et à gauche pour enfin découvrir le système de communication. Un appel crypté...un appel crypté venant de la stratosphère. Il lança la procédure de décryptage standard et dans le même mouvement appuya sur un énorme bouton rouge. Au même moment des dizaines de lumières se mirent à clignoter dans tout l'astroport : un appareil transplanétaire était en approche. Les affaires reprenaient ...
la re-suite est prête, mais j'ai décidé de vous faire attendre un peu !
et entre temps je vous propose un petit jeu : quel est l'anagramme de Jim K. Tarkes ? (c'est dingue cette mode de faire des jeux entre les suites)
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| Damned |
26/03/04 , 12:36
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Fée du logis

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Tu ne cesseras jamais de m'étonner, Skalpel ! Ce récit est vraiment beau, d'une grande classe (à tous points de vue) et donne un sens instructif aux pauvres incultes que nous sommes... (enfin qu'ils sont..  ) Cet épisode, même s'il ne fait pas réellement progresser l'histoire, a le mérite (sans la moindre contestation) de faire rentrer le lecteur dans la trame et l’atmosphère que tu crées ! (J'essaye pour la guêpe, et ça depuis le début, et c'est pas le plus facile...) Enfin bref une bonne quantité de détails comme je les aime ! Du grand art ! J'attends, vivement la suite ! Damned- La suite de la guêpe, vous l'aurez ce soir ou demain ! (Bah oui, j'ai une vie, aussi...)
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- Supposez que je sollicite de vous en tant qu'étranger en route vers l'Ouest de chercher ce qui a été perdu, qu'est-ce que vous diriez ? - Dans ce cas je dirais : d'où venez-vous mon ami ? - Et je vous répondrais : de l'Est tout en espérant que vous irez transmettre mon message à la Veuve pour le salut de tous ses fils...
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| Gyaume83 |
26/03/04 , 19:52
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Pilote d'ornithoptère

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D'abord je dois avouer une chose. Je viens juste de lire la série. Je ne m'y était pas interressé, simplement parce que Bof, le titre et les 10 premières lignes ne m'entrainais pas plus que ca. En aujourd'hui, je reçois sur MS un court message de Skapel, qui me dist : J'ai posté. Disposant d'un temps nécesaire, je me mets donc a lire les récit.
Et grande fut lma surpris quand j'ai réalisé ce dont je m'étais privé ! Donc je fais une critique générale.D'abords, j'aime bien la trame, je commence un peu à deviner le point de rencontre de tous les personnages, s'il y en a un. Ensuite, les descriptions des citée ruche, commerces parallèles, et le reste, c'est vachement bien. Mais un point me choque ( je peux me tromper, je ne connais pas la politique Impériale au 41èmillénaire et j'ai pas beaucoup de fluff en poche) : Estaal VIII. Je m'explique. Sur Nécromunda, d'après ce que je sais, Y'a Lord Helmawr qui gouverne, y'a sa police, et après y'a les gangs (familles, en frenchi) qui ont plus ou moins de pouvoir et qui se font la guéguerre. Hors la, j'ai compris que le Fuoco gouvernait presque la planète, bref a part les megs qui sont la, mais on dirait pas qu'elles sont assez laxistes. Je peux me tromper bien sur, si c'est le cas Retifiez moi.
Mais a part ça, tes récits sont très précis, très entraînant, on se plait dedans. J'attend ta suite avec Impatience.
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| sKaLpeL |
26/03/04 , 19:53
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QUOTE(Kaos @ 26/03/04 , 8:05) Par contre j'ai pas très bien compris pourquoi les gosses se sont fait chier une journée entière à réparer un recycleur d'air... Ils veulent jouer les bons samaritains ou quoi ? impossible de vivre sans recycleur d'air et vu qu'ils se sont fai virer de leur appart' maintenant ils squattent ce district
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| sKaLpeL |
26/03/04 , 21:17
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QUOTE(Gyaume83 @ 26/03/04 , 18:52) Hors la, j'ai compris que le Fuoco gouvernait presque la planète, bref a part les megs qui sont la, mais on dirait pas qu'elles sont assez laxistes.. On découvre E-8 a travers les yeux de Josh, dont le secteur est sous la domination du Fuoco, mais il est loin de connaitre toute la planète. Loin au sud, après les Terres des Sauvages, il y a les adeptes du dieu machine du groupe Krastix A l'Est, les Clans Guerriers et leur curieuse conception de l'honneur. A l'ouest, la tribu des pêcheurs Söhtras, sur leurs immenses joncques, qui ne s'éloignent jamais de l'océan... et vous savez quoi ? vous les découvrirez tous... en temps voulus... édité par moi-meme : j'ai changé le nom des pecheurs, il est plus mieux celui la
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| sKaLpeL |
26/03/04 , 22:55
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pour nemesis : hé hé bien fait
pour tous les autres :
l'anagramme de Jim K. Tarkes est un personnage qui a la meme profession que lui !
(oh p**** j'espere ne pas me gourer ni sur l'othographe, ni sur la profession du gars en question)
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| sKaLpeL |
29/03/04 , 19:53
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Vous vouliez de l'action ? Ben en voilà --->
Le lady dérivait lentement en tournoyant sur lui-même, tous ses systèmes au minimum par souci de furtivité. Ses émissions énergétiques étaient presque nulles. Sauf en ayant le nez sur le vaisseau, on ne pouvait pas le distinguer de l'un des nombreux débris métalliques en orbite autour d'E-8. De temps en temps un des moteurs auxiliaires s'allumait pour corriger la trajectoire du vaisseau.
Sur la passerelle de commandement l'atmosphère était lourde. Les lumières étaient toutes coupées pour économiser le peu d'énergie que l'équipage s'accordait, et la salle n'était éclairée que par la lueur blafarde de l'écran mural. Tous les regards étaient braqués sur l'image que celui-ci projetait : la surface d'E-8 en plongée. L'angle changeait constamment à cause du mouvement rotatif du lady. Quand le champ s'éloignait trop du sol, la caméra changeait en un petit tressautement de l'image. Loin en contrebas des icônes indiquaient l'emplacement de capteurs braqués sur l'espace. Toutes es personnes présentes savaient que malgrès l'altitude chacun d'eux pouvaient détecter le lady si quelqu'un s'avisait de faire tirer ne serait-ce qu'un de ses canons laser. Tous se taisaient, comme si ces stations pouvaient entendre leurs conversations. Seul un officier brisait de temps à autre le silence en indiquant leur altitude. Quand celui-ci indiqua l'entrée en basse atmosphère et que la résistance de l'air fut suffisante pour provoquer un léger tremblement de la coque, Jim K. Tarkes rompit le silence: ?Envoyez le message d'urgence 47B. - A vos ordres, capitaine.? répondit le Communicator Majoris, en branchant un de ses multiples implants dans la console. Plusieurs secondes s'écoulèrent, la vibration de la carlingue se fit de plus en plus puissante.
Soudain une sirène se mit en route : ?Capitaine ! La communication vient d'être interceptée par une base gouvernementale ! Un escadron de chasseurs a viré vers nous !? Aussitôt ce fut le branle-bas de combat : ?Moteurs A-1, A-2 et A-4 à pleine puissance et compensez avec les fusées C-9 et C-10 ! Prenez le cap 080 avec une inclinaison de 45° jusqu'à stabilisation à trois mille mètres ! Rechargez les batteries de flanc ! Recommencez avec le message toutes les quarante-cinq secondes et prévenez-moi dès qu'on a une réponse de la surface ! Vous, chargez les boucliers, je veux avoir une protection complète dans cinq minutes !? Les lumières revinrent et l'écran murale afficha un schéma du vaisseau en trois dimensions, des zones colorées indiquant l'énergie emmagasinée dans toutes les différentes parties de l'appareil. Les hommes si immobiles quelques secondes auparavant couraient maintenant en tous sens. L'appareil plongea vers le sol et tomba comme une pierre. Le tremblement du vaisseau se transforma en spasmes violents. La chaleur due au frottement de l'air fit rougir la coque d'adamantium. Des plaques constituée de métaux plus fragiles sautèrent et se désagrégèrent en un instant dans l'atmosphère d'E-8. Sur le radar on pouvait voir que les gouvernementaux avaient perçu ce changement de trajectoires et envoyaient des intercepteurs par dizaines. A peine deux minutes plus tard le lady atteint le seuil des trois mille mètres. Les ordinateurs de vol braquèrent les ailerons arrières, et dans le même temps démarrèrent les fusées auxiliaires et les deux énormes turbines accrochées de chaque coté de la coque. Le vaisseau ralentit peu à peu, et à chaque fois qu'une des fusées épuisait sa réserve de carburant, elle était aussitôt larguée, allégeant du même coup le lady. Le premier escadron de chasseur se distingua de l'horizon. ?Capitaine, on les a en visuel. - Activez les batteries ! Mettez les boucliers en route! Prenez les postes de combat !? Une nouvelle fois l'écran murale tressauta. Il affichait maintenant une représentation en trois dimensions très schématique de la portion du ciel où se trouvaient le lady et ses agresseurs. Propulsés par leurs moteurs puissants et avantagés par leur poids plume, les chasseurs furent au niveau du cargo en quelques secondes seulement. ?Ils nous envoient des sommations, je vous les passe ? - Inutile, les flics sont les mêmes partout.? Visiblement outrés de cet affront, les appareils gouvernementaux firent feu de concert de leurs lasers légers. Une grêle de tir s'abattit sur le bouclier en une cascade d'étincelles crépitantes. Chaque tir était négligeable pour le lady, mais la douzaine de petits vaisseaux le harcelait, telle une nuée de mouches voraces, et maintenaient le niveau de surcharge du bouclier à un niveau dangereusement haut. Les batteries de flancs répliquèrent, et quatres chasseurs plongèrent en flammes vers le sol. Quatre des survivants se placèrent derrière le lady dans une formation moins agressive. Le cargo vira aussi brusquement qu'il put avant de plonger, ce qui exposa ses ennemis à ses armes de toit. Deux autres appareils chutèrent. Mais cette manoeuvre des gouvernementaux n'était en fait qu'un leurre. Profitant de leur altitude plus élevée, le reste de l'escadrille, resté jusque là à l'écart des combats, plongea sur le lady, faisant feu de toutes leurs armes. Dans la salle de commandes la violence du choc fit s'effondrer les installations mises à mal par la mésaventure du vaisseau quelques semaines auparavant. Un des ascenseurs de la passerelle de commandement s'écroula, offrant à ses occupants un plongeon mémorable. Les sirènes redoublèrent d'intensité et sur le schéma de la bataille le lady clignotait d'une inquiétante couleur rouge. Une cascade d'information estampillées ?prioritaires' arriva sur les écrans de la passerelle de commandement. ?Capitaine ! Le bouclier vient de lâcher ! La batterie de toit est morte ! On m'indique que moteurs viennent d'atteindre les soixante-dix pour cent de surchauffe ! - Que les artilleurs tribord se préparent ! Barreur, à mon signal, coupez la turbine bâbord et augmentez la puissance de la tribord de cent quarante pour cent ! Transmettez le message à tous : accrochez vous à tout ce que vous pouvez trouver ! Je répète : accrochez-vous ! - Capitaine, que voulez-vous...commença un officier, blanc comme un linge. - Maintenant ! hurla Tarkes' Une des turbines s'arrêta. Pendant une fraction de seconde le cargo resta sur sa trajectoire, emporté par son inertie. Au-dessus de lui les chasseurs continuaient de tirer, infligeant de graves dommages à la coque grace à leurs missiles. Puis, soudain, l'autre turbine augmenta sa puissance et le lady tourna de quatre-vingt dix degrés sur lui-même, exposant aux appareils ennemis son flanc droit, encore intact, et ses batteries laser. Le temps que les tirs des chasseurs commencent à entamer les blindages, les armes de flanc avaient tiré, quasiment à bout portant. Tous les rayons laser touchaient un chasseur et ils tombaient les uns après les autres. Les quelques survivants fuirent sans demander leur reste. Emporté par son élan, le lady effectua un tonneau complet avant de revenir à la normale. Tous les hommes se relevèrent en poussant un soupir de soulagement, la plupart n'avaient pas trop souffert de cette manoeuvre quelque peu inhabituelle, mais on ne pouvait pas en dire autant de l'appareil. Celui-ci avait encore perdu de la vitesse et se trainait désormais lamentablement. Sur le radar on pouvait voir plusieurs formation qui convergeaient toutes vers le cargo. ?Incendies maîtrisés. Prochain contact estimé dans 1.2 minute.? Soudain le responsable des communications s'écria : ?Capitaine on a une réponse au message, on essaie de la repérer ! - Passez-la en audio !? ordonna Jim qui se remettait à peine du combat qu'il venait de mener de main de maître. Un voix s'éleva, résonnant dans toute la salle, une voix étonnement jeune : ?Ici l'astroport d'Emera, nous avons une piste, mais n'essayez pas de nous repérez, nous avons plusieurs émetteurs-écho. - Il dit vrai, capitaine, impossible de le situer.? Imperturbable, le jeune opérateur radio continua : ?On détecte plusieurs escadrons à vos trousses, on ne pourra pas vous laisser atterrir tant qu'il seront là . Quel sont le type et l'état de votre appareil ?? - Cargo long-courrier AX54 de taille B9, un moteur à plasma hors service, plusieurs failles dans la coque, plus de boucliers. - Disposez-vous de contre-mesures électroniques large spectre ? - On en a perdu quatre-vingt seize pour cent. Ca nous accorde quarante-cinq secondes de furtivité. - Activez-les maintenant ! - Maintenant ? Mais où pouvons-nous atterrir ? Capitaine, une fois le compte à rebours fini ils pourront... - Obéissez-lui.? Les contre-mesures se mirent en route. Aussitôt le ciel d'E-8 fut saturé d'ondes radios, sonores et de micro-ondes*, rendant tous les capteurs ennemis inutiles. Seul le canal crypté avec lequel ils communiquaient étaient libre, mais les gouvernementaux n'auraient jamais pu le distinguer du brouhaha électronique. Cette technique était extrêmement efficace mais consommait une énergie énorme. Sur tous les écrans un compte à rebours, après lequel le lady ne bénéficierait plus de sa furtivité, défilait. ?Je vous transmet les coordonées d'une balise d'atterissage. - Transfert terminée. Nous nous alignons immédiatement.? ?30 secondes avant arrêt des contre-mesures' annonca une voix digitale dans les enceintes de la salle. Les ruches défilaient sous le ventre du cargo. Tous essayaient d'apercevoir la piste qui leur avait été promise en zoomant le plus qu'ils pouvaient sur les images de l'extérieur. ?20 secondes' On activa le pilote automatique sur le signal de la balise. Les moteurs étaient poussés au maximum. Aucun homme ne pouvait apercevoir l'astroport. ?10 secondes' ?Mon capitaine, on devrait voir la piste maintenant !? ?5 secondes' Le cargo piquait sur une ruche. Le pilote automatique ne faisait pas mine de ralentir. Le barreur prit les commandes et sortit tous les aérofreins. ?Arrêt des contre-mesures' L'ombre de la ruche tomba sur le vaisseau. Le sol était à quarantes mètre. Le lady allait toujours trop vite. Le sol était à vingt mètres. Dix mètres. ?Capitaine, on s'est fait piéger ! C'était un putain de piège !? hurla un officier, au bord de la panique. Une ligne noire se dessina au milieu des gravats. Le sol s'ouvrit. Dans un nuage de poussière le lady entra dans une salle souterraine immense et se posa lourdement sur le sol, éventrant le béton. Les radars de collision rendirent l'âme, victimes d'une surcharge. ?C'est ce qu'on appelle des émotions fortes, soldats. Ouvrez la porte avant et appelez le groupe de sécurité. Je vais aller remercier notre ange gardien.?
*ma mere qui regardait par dessus mon épaule à ce moment-là : "et pourquoi pas des lave-vaisselle?"
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