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> [Fluff] Death Guard, Pour Once...
Damned
post 17/05/04 , 21:53
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Fée du logis
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Comme vous avez pu le remarquer, j'ai commencé à vous pondre quelques Articles Fluffiques sur cette section (plein arriveront par la suite), il ne sont pas là pour attendre de vous de réel critiques constructives (à moins que vous en ayez l'envie, rien ne vous en empeche), mais plus pour etre lu et dans l'intention d'accroitre votre savoir Made in Gw. (Les sources d'inspirations, ca mange pas de pain hein...)


La Death Guard


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La légion de la Death Guard, composée des terribles Marines de la Peste de Nurgle, est une plaie béante ouverte dans le flanc de l' Impérium. Il n' en a pourtant pas toujours été ainsi et, il y a de cela dix millénaires, dirigée par son puissant Primarque Mortarion, elle comptait parmi les vingt premières légions Space Marines créées afin d' assurer la défense de l' humanité.

Origines

Lorsque les Primarques nouveaux-nés furent éparpillés à travers la galaxie, l' un d' entre eux se retrouva dans une lande lugubre jonchée de cadavres en décomposition et dévastée par une gigantesque bataille qui y avait eu lieu.
La planète en question était Barbarus, perpétuellement recouverte de vapeurs empoisonnées, et dont les montagnes escarpées étaient le fief de puissants seigneurs de guerre avides de carnage.
La populace, quant à elle, parquée depuis des millénaires dans les vallées sous une chape de brumes étouffantes , vivait une existence de terreur, tirant le jour sa maigre subsistance du sol infertile sous un soleil dont les rayons ne parvenaient pas à traverser les brouillards ; et terrorisée la nuit par les choses affreuses qui hantaient les collines avoisinantes.

Le plus puissants des seigneurs de guerre se tenait au milieu du champs de bataille, contemplant sa victoire lorsque le silence macabre fut brisé par les cris d' un bébé.
La légende raconte qu' il dut traverser une mer de cadavres dans son armure de combat, guidé par les pleurs de l' enfant, et que cela lui prit un jour et une nuit pour le trouver enfin.
Il faillit mettre un terme à sa vie, mais il se ravisa en considérant qu' aucun homme ordinaire n' aurait pu respirer les miasmes empoisonnés des hauteurs de Barbarus, et encore moins un enfant.
Il contempla un long moment la créature qui avait l' apparence d' un nouveau-né mais était sans aucun doute bien plus, puis la prit dans ses bras et l' emmena avec lui, réalisant alors qu' il venait de se trouver à la fois un fils et un héritier.
Il baptisa l' enfant né dans un champs de cadavres Mortarion : le fils de la mort.

Le seigneur de guerre entreprit alors de tester les limites de l' enfant et lorsqu' il eut déterminé jusqu' à quelle altitude Mortarion pouvait survivre parmi les nuages toujours plus nocifsdes hauteurs de Barbarus, il y érigea une barrière de pierre et de métal noir.
Il déplaça ensuite sa propre demeure au delà de cette limite vers les plus hauts sommets, là où l' atmosphère était quasiment mortelle même pour l' enfant Primarque.
C' est là que grandit difficilement Mortarion, dans un monde délimité par une frontière de métal, clairsemé de citadelles de pierre grise, et où l' on respirait la mort, le soleil n' étant jamais davantage qu' une tâche distante.
C' était un monde constamment en guerre sur lequel s' affrontaient les seigneurs de guerre et leurs armées de golems, reconstruits de toutes pièces par les Façonneurs tourmentés à l' aide des cadavres des mortssans cesse recyclés. Pour survivre, Mortarion apprit avec un appétit vorace tout ce que son maître put lui enseigner. Il assimila tout : des doctrines de combat aux secrets arcaniques en passant par le subterfuge et le stratagème.
Il apprit et il grandit, façonné par son triste environnement, mais il n' en était pas moins un des enfants de l' Empereur, résistant au-delà des limites humaines et surnaturellement fort en dépit du manque de lumière et de nourriture.
Mortarion possédait également une intelligence remarquable et posait souvent des questions auxquelles son maître ne souhaitait pas répondre.

Ces questions portèrent de plus en plus souvent sur les choses fragiles qui vivaient plus bas dans les vallées et parmi lesquelles les guerriers piochaient pour se procurer des corps à ranimer.
Son maître tint autant qu' il le put Mortarion à l' écart des populations humaines, mais ce faisant il nourrit la curiosité et l' obsession du Primarque, et le jour ne tarda pas où ce dernier alla par lui-même chercher la vérité.
Mortarion s' enfuit de la citadelle et la dernière chose qu' il entendit fut la voix du seigneur de guerre qui le maudissait pour sa trahison et l' avertissait que seule la mort l' attendrait à son retour.

La descente au travers des brumes fut une révélation pour Mortarion lorsque ses poumons se remplirent pour la première fois d' air pur.
Il découvrit l' odeur inconnue de la nourriture en train de cuire et des récoltes fraîchement moissonnées.
Il perçut des voix qui n' étaient pas étouffées par l' épaisseur des brouillards et surtout, ce fut une révélation lorsqu' il entendit des éclats de rire.
Le jeune Primarque réalisa alors qu' il venait de rejoindre les siens : ceux que les seigneurs de guerre appelaient leurs « proies fragiles » étaient son propre peuple. Furieux, il décida de rendre justice aux habitants des vallées en les protégeant des sombres puissances qui oeuvraient dans les hauteurs.
L' acceptation de Mortarion par le peuple de Barbarius ne fut pas évidente. Bien qu' il se sentait comme eux à bien des égards, à leurs yeux il n' était pas différent des autres monstres des montagnes : dépassant largement en taille même les plus grands, le teint cadavérique et pâle, les yeux cernés, Mortarion terrifiait la plupart des gens des plaines qui le regardaient avec crainte et suspicion.
Ces comportement le blessèrent profondément, mais il savait que l' opportunité de gagner leur confiance et leur respect ne tarderait pas à venir, il mit donc sa force herculéenne à leur service et aida à travailler les champs peu productifs des vallées de Barbarus.
Lorsque vint l' heure de prouver sa vraie valeur, il était fin prêt.

De l' obscurité émergèrent des formes sombres qui se déplacaient d' un pas traînant.
Silencieuses, dotés d' une force surnaturelle, elles étaient venues capturer ceux qui allaient servir les macabres desseins de leur maître.
Les paysans, armés de torches et de fourches, se défendirent avec l' énergie du désespoir.
A part s' enfuir à toutes jambes, c' était là tout ce qu' ils pouvaient opposer à leurs assaillants, scène futile dont ils avaient pris l' habitude et dont ils connaissaient l' inévitable conclusion.
Mais Mortarion était cette fois à leurs côtés et, armé d' une énorme faux à deux mains, il chargea les rangs ennemis en déversant sur eux toute sa haine puis les chassa du village.
Tandis qu' il s' approchait de leur maître, ce dernier lui rit au nez et se retira vers les hauteurs empoisonnées où cet humain rebelle ne pouvait le suivre.
Lorsque Mortarion, habitué aux gaz nocifs, se jeta en avant et lui trancha la tête, le seigneur de guerre avait encore son sourire moqueur sur les lèvres. A l' issue de ces évènements, les humains des plaines ne doutèrent plus du Primarque.

Mortarion enseigna aux habitants de Barbarus tout ce qu' il savait sur l' art de la guerre.
Les récits de ses courageux exploits se répandirent et beaucoup firent le voyage, aussi périlleux soit-il, pour profiter de ses sages conseils.
Petit à petit, les villages devinrent des places-fortes, et les villageois de défenseurs plus efficaces.
Il arrivait que Mortarion chemine d' un lieu à l' autre, dispensant ses conseils, aidant à la construction et, lorsque l' occasion se présentait, repoussait les agresseurs.
Néanmoins, il lui restait impossible d' accomplir son ultime vengeance, car les créatures des ténèbres se repliaient toujours à l' abri des montagnes aux vapeurs nocives. Son peuple ne pouvait les poursuivre et il lui fallait remédier à cela.

Mortarion recruta les membres les plus robustes et résistants de la population de Barbarus.
Il les répartit en unités qu' il forma lui-même non seulement à la défense mais également à l' attaque.
Il encouragea les forgerons à construire des armes lorsqu' ils en avaient le temps, et les artisans à fabriquer des armures.
Enfin, entouré des esprits les plus savants de la population, il réfléchit au problème de l' air empoisonné.

Le Cataphracte de la Mort, une monographie de l' Inquisiteur Mendikoff, relate la suite des évènements aujourd'hui célèbres.
Lorsqu' un autre seigneur de guerre vint prélever son tribut parmi la population de Barbarus , les villageois se défendirent avec fougue et parvinrent finalement à repousser les légions d' affreux golems. Dans le même temps, Mortarion et ses guerriers, revêtus de respirateurs archaïques , les poursuivirent dans leur retraite à travers les brumes.
Pour la première fois de mémoire d' homme, les proies apportaient la mort au royaume de la mort, tuant le seigneur de guerre et massacrant son armée. Mortarion ne cessa d' améliorer les systèmes respiratoires de ses guerriers qui furent bientôt surnommés la Death Guard.
Ces derniers lancèrent des raids toujours plus haut au c'ur des territoires des forces de l' ombre, là où l' air était de plus en plus toxique. Cette exposition répétée accrut leur résistance, d' autant que ce trait se transmit de génération en génération.

Bientôt, seuls les pics les plus toxiques restèrent hors d' atteinte de Mortarion et de sa Death Guard, de sorte qu' à l' issue de nombreuses batailles, il n' y avait plus qu' une citadelle encore debout, et Mortarion la connaissait bien.
L' air était pourtant si vicié en ces lieux que même lui fut obliger de renoncer et, lorsqu' il fut de retour dans la vallée, il constata que les évènements avaient pris une tournure qui échappait à son contrôle.

Tout le village était en effervescence, chacun ne parlait que de l' arrivée d' un étranger bienfaisant qui promettait le salut.
Cette nouvelle déplut au Primarque qui avait ?uvré toute sa vie pour délivrer son peuple et se trouvait à présent spolié de ses droits par un inconnu. Il est dit que Mortarion fit voler les massives portes du hall en éclats lorsqu' il rentra dans la salle du banquet.
Là, il trouva parmi les étrangers un personnage totalement à l' opposé de ce qu' il était : son teint pâle et sa silhouette maigre contrastait avec la carrure robuste, le teint bronzé et la beauté immaculée de l' étranger.
Les gens saluèrent son arrivée, d' autant qu' à leurs yeux, il semblait évident que le nouveau venu et Mortarion étaient liés, autant que pouvaient l' être un père et son fils.
Le Primarque n' en était pas convaincu et accueillit l' étranger avec une hostilité à peine masquée, exacerbée par l' attitude imperturbable de ce dernier. Les étrangers proposaient d' unir le peuple de Barbarus au reste de l' humanité en constante expansion, ce qui leur permettrait de se soustraire définitivement aux persécutions de ceux d' en haut.
Voyant qu' on lui ravissait son triomphe, Mortarion se saisit de sa faux et déclara, le c'ur rempli de rage, que sa Death Guard et lui n' avaient besoin d' aucune aide pour accomplir leur juste quête.

L' étranger souligna alors l' échec de la Death Guard dans sa tentative d' atteindre la dernière citadelle et de débarrasser Barbarus du dernier fléau des montagnes. Il lança son gantelet au Primarque en signe de défi : si Mortarion parvenait à défaire le dernier des seigneurs de guerre, l' étranger se retirerait et laisserait Barbarus à son sort, mais en cas d' échec, son peuple rejoindrait l' Impérium et Mortarion lui jurerait totale fidélité et allégeance.

En dépit des protestations de ses hommes, Mortarion prit la direction de la dernière forteresse, le repaire du seigneur de guerre qu' il avait appelé jadis père. Bien qu' il sût au fond de son être que même lui ne pouvait survivre dans les plus haut sommets de Barbarus, il ne voulut pas le reconnaître et continua son ascension, obnubilé par le conflit imminent avec son ancien maître, et guidé par le désir d' apporter lui-même la justice à son peuple adoptif.

Lorsque l' heure fut venue de la confrontation, celle-ci fut impitoyablement courte : Mortarion, dont le masque respiratoire se disloquait sous l' extrême pollution de l' air, atteint à grand-peine la citadelle et lança son défi.
La dernière chose qu' il vit lorsqu' il tomba à genoux et que sa vision s' assombrit fut le seigneur de guerre venant à lui accomplir la promesse qu' il lui avait faite des années auparavant. Mais soudain le puissant étranger s' interposa entre eux et mit définitivement fin aux agissements du seigneur de guerre d' un seul coup de son épée brillante.

Mortarion tint parole et à son réveil, sa Death Guard jura fidélité à l' étranger. Ce n' est qu' alors que l' Empereur révéla au jeune Primarque qu'il était son créateur et qu' il lui confia le commandement de la quatorzième légion de l' Adeptus Astartes.

Le Libram Primaris, ou livre des Primarques, raconte de quelle manière Mortarion cultiva l' inflexibilité, l' absence de pitié et la résistance de sa légion qu' il nomma la Death Guard, ainsi que les nombreux succès qu' il remporta.
Il ne s' intégra pourtant jamais vraiment à la société impériale, d' un tempérament sombre et sauvage, il était obnubilé par l' anéantissement des ennemis de l' Impérium, et restait étranger à la franche camaraderie qui unissait ses frères, les autres Primarques.

Le Journal Obscur de l' Archiviste Dark Angel Bellerophan relate que de tous les Primarques, suls deux se trouvèrent avec Mortarion des atomes crochus.
Il s' agissait de Night Haunter, le puissant maître des Night Lords, et d' Horus, le Maître de Guerre, qui sut reconnaître la valeur de la Death Guard et la plaça souvent au centre de sa ligne de combat.
Il savait en effet que l ? ennemi s' écraserait dessus, permettant au reste de ses troupes d' avancer en tirant profit de cette position inamovible, ou qu' il pouvait utiliser la Death Guard comme l' enclume sur laquelle s' abattrait le marteau de l' Empereur, incarné par ses Lunar Wolves ou les Night Lords.
Il s' agissait là d' une combinaison terriblement efficace.

Mortarion trouva dans le charismatique Maître de Guerre un mentor qui comprenait ses désirs et appréciait ses méthodes.
Ce lien semblait si fort que deux des autres Primarques, Roboute Guilliman des Ultramarines, et Corax, le taciturne et toujours à l' affût maître de la Raven Guard, en vinrent à faire part de leurs inquiétudes à l' Empereur.
L' histoire de l' allégeance de Mortarion accordée à l ? Empereur suite à son échec était bien connue, et quiconque connaissait un temps soit peu le pâle Primarque savait à quel point ce sujet l' irritait.
Il est dit que l' Empereur ne se soucia pas de ce problème, considérant que la loyauté de son fils envers Horus signifiait de facto sa loyauté envers lui.

Sur ce point, l' Empereur se trompait lourdement'


La Trahison

C' est sur la planète sauvage Davin que le Maître de Guerre et sa légion, rebaptisée en son honneur les Sons of Horus, se tournèrent finalement vers le Chaos. Horus avait définitivement rompu son allégeance envers l' Empereur pour se livrer corps et âme à ses nouveaux dieux et rallia à sa cause la moitié des légions Space Marines.
Au terme de l' Hérésie d' Horus, lors du Conseil de Charon vint l' heure d' évaluer la responsabilité de chacun dans cette tragédie galactique. Il fut alors établi qu' à la différence des autres Primarques, Horus n' eut pas besoin d' avoir recours aux rituels du Chaos pour convertir la Death Guard.
Il se contenta de promettre à Mortarion que sous son règne un nouvel âge verrait le jour, un âge où la justice serait imposée par la force.

Mortarion se détourna de l' Impérium aussi subitement qu' il s' était retourné contre les seigneurs de guerre de Barbarus.
Il rejoignit la rébellion qui allait définitivement plonger la galaxie dans la tourmente, sans savoir alors quel serait le prix de sa décision.

Horus était un stratège d' exception, conscient que le c'ur de l' Impérium n' était autre que Terra, et en fit dès le début son objectif prioritaire.
Il eut tôt fait de rassembler toutes les forces nécessaires pour pouvoir menacer les défenses de l' Impérium et assiéger le Palais Impérial.
Mortarion était déterminé à participer à cette attaque cruciale et se lança dans le warp avec la totalité de sa flotte pour rejoindre les forces du Maître de Guerre.

La flotte de la Death Guard fut cependant prise dans une puissante tempête warp et ses navigateurs ne parvinrent ni à se diriger à travers le warp, ni à s' en extraire pour retrouver la sécurité de la dimension matérielle.
La flotte fut forcée d' errer à travers l' Immatérium, et c' est alors que s' abattit le Destructeur.

Pour Mortarion et sa Death Guard, rien ne pouvait être pire que l' horrible maladie à laquelle ils eurent à faire face.
Ils étaient les guerriers que l' Impérium avait envoyés pour conquérir de nouvelles planètes et aucun adversaire n' était capable de leur résister, et bien qu' il ne fut pas d' environnement si pollué et toxique soit-il dans lequel ils ne pouvaient combattre, la contagion qui se répandit de vaisseau en vaisseau eut raison de leur résistance.
Cette peste malodorante faisait gonfler les intestins et pourrir les victimes de l' intérieur, transformant leurs corps en pantins grotesques et purulents, mais malgré leurs atroces souffrances, ils n' en moururent pas car leur constitution surnaturelle les préserva, devenant par là même leur pire ennemi.
Ils endurèrent des souffrances inimaginables et plus particulièrement Mortarion, car il lui sembla se retrouver une nouvelle fois sur les cimes de Barbarus, succombant aux vapeurs empoisonnées, sans pour autant cesser d' en ressentir l' atroce brûlure.

Avait-il conscience en ces heures abominables d' avoir abandonné ce pourquoi il avait jusqu' à présent combattu et de la malédiction qu' il avait fait s' abattre sur sa légion ? Seul lui-même le saura jamais.
Quoi qu' il en soit, il finit par ne plus pouvoir supporter son agonie et en appela aux puissances de l' Immatérium, offrant son âme et sa légion en échange de sa délivrance. Attendant depuis longtemps cet instant, le Grand Dieu du Chaos Nurgle, Seigneur de la Décadence et Père des Maladies, répondit à son appel et accepta l' offre de Mortarion.

Ce qui émergea du warp lorsque la Death Guard parvint enfin à s' en extraire était bien loin de la fière flotte qui y était entrée.
Les armures grises et blanches resplendissantes des guerriers de l' Empereur n' étaient plus que des plaques difformes couvertes de blessures horriblement infectées et de fluides putréfiés.
Leurs armes et leurs machines de guerre avaient elles aussi subi l' influence maladive des forces du Chaos, brillant d' une lueur verte malsaine et suintant de pus gangrené. Le nom même de Death Guard fut de moins en moins utilisé, car aux yeux de leurs victimes, de leurs alliés, et même aux leurs, ils n' étaient autres que les Marines de la Peste.

Horus fut finalement défait par l' Empereur et les forces du Chaos repoussées trouvèrent refuge dans l' ?il de la terreur.
Mortarion et sa légion se retirèrent également en ces lieux, mais pas par désarroi comme le firent la plupart des autres renégats.

Bien que damnée, la Death Guard avait gardé son acharnement au combat et ne se replia en lieu sûr qu' après avoir dévasté de nombreux régiments de la Garde Impériale et battu plusieurs légions Space Marines.

Dans l' ?il de la Terreur, Mortarion conquit un monde qui allait devenir la Planète de la Peste, dont la localisation centrale allait lui permettre de lancer ses flottes dans le warp pour répandre la contagion à travers toute la galaxie.
Il accomplit si bien son devoir que son maître, Nurgle l' Immonde éleva le Primarque au rang de Prince Démon et lui donna ce que ni l' Empereur ni Horus n' avaient pu lui donner : un monde dont il était le seul seigneur, un monde empoisonné empli d' horreur et de misère.

Il était enfin chez lui.


Monde Natal

Barbarus était un monde sauvage doté d' une atmosphère épaisse et toxique, en orbite rapprochée autour de son pâle soleil jaune.
Les gaz les plus virulents se rassemblaient en nuages qui cachaient perpétuellement les rayons du soleil, plongeant la planète dans une obscurité omniprésente à peine plus claire pendant les courtes journées.
L' air n' était respirable que dans les vallées les plus basses creusées parmi les montagnes rocailleuses qui recouvraient la planète. Des êtres immunisés même aux vapeurs les plus toxiques des hauteurs de Barbarus existèrent jadis, construisant des citadelles grises sur les escarpements rocheux. Lorsque les humains arrivèrent pour la première fois, les terribles conditions de vie les firent régresser à l' âge pré-féodal.
En raison de leurs pouvoirs surnaturels qui leur permettaient de résister aux poisons mortels et d' effectuer des expérimentations sur les corps de leurs proies, les êtres de Barbarus devinrent aux yeux des humains des choses surnaturelles dignes des superstitions médiévales.
Néanmoins, on ne saura jamais exactement quel genre de créatures étaient ces terribles seigneurs de guerre.

Depuis son élévation au rang de prince démon, Mortarion a consciemment ou non, façonné sa nouvelle planète à l' image de Barbarus.
Les habitants sont parqués dans des villages pollués et restent au service de leurs maîtres suprêmes, qui ne sont autres que les champions de Mortarion ou les créatures démoniaques choisies par Nurgle qui résident dans les forteresses construites dans les hauteurs.
Des choses malades, ni mortes, ni vivantes, écument la planète à la solde de Mortarion qui trône dans sa forteresse situé sur le plus haut pic de la Planète de la Peste.


Doctrines de Combat

Bien que de nombreux domaines tels que la culture, l' histoire et la philosophie lui fussent étrangers, Mortarion était un véritable prodige dans l' art de donner la mort.
Il était intimement convaincu que la victoire passait par l' insensibilité aux blessures et transmit cette valeur à sa légion.

Certes leurs armes ne sont pas des plus sophistiquées ni même ornementées, mais elles n' en fonctionnent pas moins sans connaître de dysfonctionnements.
De même, la Death Guard n' a pas l' habitude d' élaborer des plans complexes ou de tenter de leurrer ses adversaires.
Au contraire, elle se contente de choisir le meilleur endroit pour combattre et s' y lance en masse pour écraser ses ennemis. Aucun environnement n' est impraticable pour les Marines de la Peste et leur Primarque qui peuvent toujours compter sur leur résistance incommensurable pour se tirer des situations les plus épineuses.

Mortarion a appris à se battre dans un contexte montagneux sans le bénéfice de la technologie, c' est pourquoi bien qu' il apprécie le support logistique que peuvent fournir des transports et des tanks, la marque de fabrique de sa légion a toujours été une infanterie omniprésente, très bien équipée et entraînée, employée en vagues massives.
Mortarion a toujours privilégié l' aptitude à se battre dans toutes sortes d' environnements plutôt que l' usage de réacteurs dorsaux ou de motos et, dès sa fondation, la Death Guard ne possédait pas de véritables distinction entre escouades d' assaut et tactiques.
Chaque combattant devait être capable de se battre aussi bien au bolter qu' avec toutes sortes d' armes de combat rapproché, et ce, en toutes circonstances. Cette doctrine se prêtant bien à l' usage des armures tactiques Dreadnought, la légion en incorpora un grand nombre dès la période pré-hérésie.
La Death Guard avait acquis la réputation de se charger avec succès de missions à haut risque comme la purge des Space Hulks et, de nos jours encore, les Marines de la Peste utilisent ces débris spatiaux pour répandre la maladie et le culte de Nurgle à travers la galaxie.
Ainsi les doctrines de combat qui faisaient la force de la Death Guard du temps de son allégeance à l' Empereur servent tout aussi bien aujourd'hui les âmes damnés de Mortarion, les terribles Marines de la Peste.


Organisation

Mortarion étant un in conditionnel de l' infanterie, aussi chaque Space Marine de la Death Guard possédait-il le meilleur équipement possible.
La hiérarchie était très stricte au sein de la légion, tout sergent dépendant de son capitaine, qui lui même dépendait de Mortarion en personne. S' il y avait une armée dont on pouvait dire qu' elle ne formait qu' un seul homme, c' était bien la Death Guard.
C' est pour cela que cette dernière était composée de moins de compagnies que les autres légions de la première fondation : elle n' en compta jamais plus de sept, chacune particulièrement imposante et composée essentiellement d' infanterie incluant plusieurs escouades de puissants Terminators.

Lorsque Mortarion devint un Prince Démon, il relâcha son contrôle sur sa légion qui se scinda en factions de moindre taille se séparant les unes des autres pour suivre des chemins différents.
Néanmoins, les Marines de la Peste restent le plus souvent des fantassins, au pire accompagnés par un Dreadnought infesté de maladies et complètement fou.
Peu de tanks et de transports de la légion sont encore en état de marche, car la maintenance et l' entretien ne sont pas la priorité de Space Marines qui ont voué leur âme à la Pourriture et la Décadence.
Il arrive parfois que certains engins s' animent d' un feu interne, possédés par une entité démoniaque mineure ou infestés par une horde de Nurglings, les grouillants dévôts du Dieu de la Peste.
Les Marines de la Peste sont le plus souvent organisés en escouades de sept, elles-mêmes regroupées en cohortes de sept escouades, car sept est le nombre sacré de leur maître et ils sont convaincus qu' en se constituant de la sorte, ils attirent sur eux sa faveur et sont imbus d' une force cabalistique.
Qu' il s ? agissent ou non d' un fait avéré, il n' en demeure pas moins que les méthodes de combat des Marines de la Peste reflètent le Primarque qui les a façonnés, instruits puis conduits à la damnation éternelle.
Mortarion reste à ce jour leur maître et continue à orchestrer en partie leurs actions depuis son trône bubonique.


Croyances

La Death Guard, à l' image de son Primarque, a vu le jour pour incarner un idéal et a fini à ses antipodes.
Elle est passée de la conviction que les individus doivent être libérés de l' oppression et de la terreur à celle qu' ils ne sont pas en mesure de juger ce qui est bon pour eux.
Depuis toujours, la force intérieure, la volonté de fer et l' indéfectible résolution de ses guerriers face à l' adversité ont forgé l' arrogance et le caractère de cette morbide légion.

Lorsque la Pourriture de Nurgle affecta les Space Marines de la Death Guard, ces derniers subirent le contre-coup de toute leur arrogance, car pour la première fois depuis leur création, ils prirent conscience de leur faiblesse.
C' est pour cette raison qu' après s' être dédier à Nurgle, ils n' eurent plus qu' une obsession née de la révélation de leur propre échec ; infecter les forts, massacrer les faibles, et corrompre les fondations de toutes choses jusqu' à ce qu' elles s' effondrent.
Car une fois que tout l' univers serait ruine, leur honte n' aurait plus de sens.


Patrimoine Génétique

Les Space Marines de la Death guard reflétaient les traits physiques de leur Primarque : le teint pâle, les yeux cernés, autant de caractéristiques trompeuses quant à leurs véritables prouesses physiques.
Le chemin qui les mena à la damnation vit leurs corps se corrompre atrocement, gonflés et infectés en de nombreux endroits par les virulentes maladies de leur dieu.
En plus de cet aspect particulièrement répulsif, Nurgle n' accorde pas autant de mutations que les autres dieux du Chaos (de telles évolutions physiques capricieuses sont le fief de son antithèse, Tzeentch), mais à l' occasion il peut arriver que certains aspirants de la Death Guard soient gratifiés d' un tentacule ou d' yeux insectoïdes.


Cri de Guerre

La Death Guard ne possède pas de cri de guerre à proprement parler. Les Marines de la Peste incarnent la mort silencieuse qui se répand telle une épidémie.
Ils sont la peste personnifiée, la vérole, la famine, la contagion, le cancer? et comme tous ces fléaux, ils sont bien plus terrifiants lorsqu' ils surviennent sans prévenir.

Tiré de l'Index Astartes Death Guard WD98 (British)

Damned- Ayez le reflexe fluffique!


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- Supposez que je sollicite de vous en tant qu'étranger en route vers l'Ouest de chercher ce qui a été perdu, qu'est-ce que vous diriez ?
- Dans ce cas je dirais : d'où venez-vous mon ami ?
- Et je vous répondrais : de l'Est tout en espérant que vous irez transmettre mon message à la Veuve pour le salut de tous ses fils...
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