Un petit texte que j'avais prévu de continuer mais je ne vois pas pourquoi attendre 3 plombes avant d'en poster un bout.
C'est ma première publication sur un forum et donc je me dois de replacer les personnages.
Le Grand Maître s'appelle Haaziel (Tiens donc ...) et si mon amour pour les Dark Angels n'était pas profond (je parle d'amour mais faut pas pousser non plus

) ça fait longtemps que j'aurais créé son chapitre. Ce chapitre est donc un successeur de la Légion originelle des Dark Angels et se nomme "Legio Inquis".
Voilà , j'espère ne pas avoir omis de détails et je vous invite à donner vos critiques (envoyez la purée si ça vous chante mais faites le avec classe

)
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Nous ne sommes pas nombreux ? quel euphémisme, nous sommes un peu de poussière dans les recoins d'une cathédrale. Et pourtant nous représentons tant aux yeux des hommes. Enfin, aux yeux de ceux qui savent que nous existons. Dire que tous on oublié l'hérésie d'Horus et que seuls les plus grands inquisiteurs ou membres influents de l'Imperium ont encore le savoir de telles erreurs.
Nous sommes à peine de la taille d'un pou sur l'ogryn que représenterait la garde impériale. Et pourtant notre puissance pourrait renverser toutes les structures de n'importe quel empire.
S'ils savaient qui ils allaient affronter, je ne doute pas que les habitants de ce monde si important aux yeux de notre Empereur ? que dis-je ? Ils sont tous importants ? ne se soient repentis avec célérité.
Les chefs arrogants qui mènent cette insurrection ne nous connaissent même pas et ils osent prétendre rivaliser avec notre fureur.
Je parie même qu'ils ont estimé la menace que nous représentions pour eux en se basant sur les critères de la garde impériale? les fous.
« Mon seigneur, les frères de bataille se sont dispersés autour du principal centre militaire de la planète. Nous sommes prêts et assurés que notre descente de la frégate n'a pas été perçue. Les compagnies 3 et 5 attendent au sud dans une forte végétation ; la forêt est très dense mais nous ne pensons pas subir de fort ralentissement vis-à -vis des chars déjà sur place. Les compagnies 4 et 8 sont au nord de la même position et ont pu trouver un couvert efficace. Il faut penser qu'ils s'attendent à notre venue d'une façon plus brutale car le faible nombre des patrouilles a fait que nous n'avons pas eu à faire face à de mauvaises surprises.
La 10e compagnie est répartie au plus près et leur présence ne pose pas de problème de discrétion.
Nous pouvons nous envoler quand vous le souhaiterez mon seigneur, la 1ère compagnie est fin prête. »
« Bien frère capitaine, faites en sorte que les contacts radios soient évités au maximum tant que nous n'avons pas posé pied.
Loué soit l'Empereur ? qu'il nous garde. » Ajoutais-je.
La descente se fit sans accroc et nous nous posâmes à quelques kilomètres du complexe ciblé.
Il ne fallut pas attendre longtemps avant de percevoir la réponse ennemie. Une colonne de chars et quelques milliers de soldats conventionnels, à ceci près que leurs uniformes n'arboraient plus aucun aigle impérial et qu'ils ressemblaient dans leur organisation à ceux des mondes qui n'ont jamais été conquis par les agents de l'Empereur.
La preuve la plus flagrante restait la présence d'armes automatiques primitives et de matériel électronique fort volumineux.
Je me relevais alors, mes prières enfin achevées. Mon armure était dans un parfait état de conservation. Il faut dire que leur entretien était une obligation et que tous les frères savaient ce que pouvait coûter une armure énergétique qui n'était pas honorée comme il se devait.
Notre livrée noire et dorée ressortait du décor idyllique où nous nous trouvions. La cuirasse du moindre de mes frères était sertie d'insignes et de mérites, les crux terminatus et les sceaux de pureté étaient la preuve de notre bravoure et de notre dévotion.
Le chapelain Crimone me regarda et je pus entrevoir à travers les orbites du crâne morbide qui le coiffait qu'il avait envie d'en découdre. Il abaissa sa visière, laissant à la place de ses yeux deux points rouges luisants.
« Mes frères ! Harangua-t-il. Nous serons bientôt dans le feu de l'action. Nos gestes sont les représentations de la volonté de l'Empereur tout puissant. Les gênes de son fils le Lion Jonson sont en nous. Une fois de plus, soyons en dignes.
Ces hommes qui se dressent face à la toute puissance impériale ne méritent que notre châtiment. Soyez inflexibles. Que votre bras soit fort et solide, qu'il demeure précis et rende à l'hérétique et à l'égaré la lumière qu'il a abandonné ? » Son discours dura quelques minutes et les quelques larmes qui vinrent rafraîchir ma joue me rappelaient l'orateur formidable qu'il était. Je ne sais point pourquoi ces larmes se trouvent au coin de mes yeux, je ne sais même pas ce qui peut les provoquer mais je sais que chaque intervention du frère chapelain m'en procure quelques-unes.
Je repris la parole alors que l'ennemi s'avançait et se trouvait presque à vue : « Mes frères ! Ces impurs ont bafoué l'Empereur, rendons leur ce qu'ils ont mérité. Nous intercepterons seuls ces premières troupes ennemies ! L'ennemi nous croit faibles et peu nombreux. Nous sommes peu nombreux, certes, comme toujours, mais nous sommes bien plus puissants qu'ils ne le seront jamais ! »
Je commençais alors mes litanies de pureté et tous les frères la reprirent avec moi, laissant leurs communicateurs pour pouvoir suivre la mélopée jusque dans la ferveur des combats.
Alors que l'ennemi progressait rapidement et profitant des couverts de leurs chars, nous furent les premiers à ouvrir le feu. Tandis que les escouades d'assaut et ma garde s'élevaient haut dans le ciel tels les oiseaux de proie qui s'apprêtent à fondre sur leur repas, les missiles antichars et les canons lasers donnaient la mesure.
Ils semblaient incapables d'ajuster correctement leurs cibles. L'esprit de la machine de nos véhicules permettait une précision hors du commun pour des véhicules lancés à pleine vitesse, ce qui assurait également une forte protection face aux lentes tourelles des chars d'assaut primitifs ennemis. Les rares Leman Russ furent les premiers anéantis et le combat des blindés tourna rapidement en notre faveur.
Les frères ajustaient les escouades ennemies qui se vaporisaient sous les bolts.
Les escouades d'assaut engagèrent rapidement les soldats rebelles et les épées tronçonneuses faisaient voltiger les membres. Les projectiles de leurs armes d'assaut ne purent passer outre notre protection de céramite et l'absence de pièces lourdes de leur côté les rendit aussi vulnérables que des enfants.
Nous nous posâmes, mon escouade et moi-même, au devant d'un char rescapé. Je peux décrire sans force l'expression du soldat de tourelle lorsque mon arme s'enfonça dans le blindage qu'il croyait assez épais pour arrêter mon épée énergétique.
Les gantelets de mes suivants firent d'énormes dégâts en pulvérisant la matière du blindage.
Il nous fallut peu de temps pour passer d'un char à l'autre et ainsi remporter une victoire. Victoire aisée certes mais nous avions fait bouger beaucoup de pions à la fois sur l'échiquier de la guerre et nos ennemis auraient bien du mal à interpréter ceci.