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Full Version: LeameLan
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geoff1908
L'aurore étendait ses rayons rosâtres sur les arbres centenaires de la Forêt de Loren, signe du début d'un nouveau cycle journalier. Les feuilles des arbres frémirent de plaisir, heureuses de pouvoir se réchauffer sous les premiers rayons bienfaisants du matin.
Quelques hululements signalaient aux petits rongeurs que les rapaces nocturnes en avaient assez de les chasser et qu'elles partaient se reposer, pour dormir à l'abri de la lumière et de la chaleur.
Il n'y avait aucun bruit dans la forêt, si ce n'est les quelques craquements de branches, tout en haut des arbres d'une couleur proche du rouge, et le faible souffle du vent qui secouait les pousses les plus fragiles.
On aurait pu voir, en restant immobile et muet, un couple d'écureuils descendre prudemment d'un des ifs, un cerf gratter l'écorce d'un bouleau, ou encore un pinson sortir en sifflotant d'un immense séquoia.
LeameLan avait ce privilège, de pouvoir rester ainsi, quasi-invisible, observant sans les déranger les animaux se réveiller, ou s'endormir.
Il venait aussi de s'éveiller, et il partait remplacer son frère Reanör, qui était lui charger de surveiller la limite entre les landes sauvages et la Forêt durant la nuit.
LeameLan aimait particulièrement son rôle de gardien, car il avait l'occasion de pouvoir observer avec attention toute la faune -et la flore- visible depuis ses différents perchoirs, en haut des arbres.
Néanmoins, les troubles dans les Royaumes Humains de l'Ouest, et l'agitation des orques des Massifs, ne faisaient pas oublier à LaemeLan pourquoi il était armé d'un arc long et équipé d'un carquois rempli de flèches enchantées.
Le gardien reconnut après quelques minutes d'écoute le hululement de son frère, imitant une chouette tachetée avec tant de talent que seul lui pouvait le reconnaître.
LeameLan lui répondit, cette fois en reproduisant le sifflement d'un panserin. Après une ou deux minutes d'attente, une ombre descendit à quelques mètres de l'elfe sylvestre.
« C'est ton tour, jeune frère, fit une voix grave derrière le capuchon vert-feuille. Pars te reposer et te réchauffer, Reanör, je te sens inquiet.
- C'est le cas, en effet. J'ai entendu quelques sons inhabituels à l'Ouest, et les oiseaux du soir me rapportent des nouvelles étranges. Les humains s'activent, mais les rapaces de la nuit ignorent encore vers où ils se dirigent. Ils pourraient venir vers la Loren, souffla l'elfe faiblement.
- J'essaierai d'en savoir plus, si cela peut te rassurer, affirma Leamelan.
- Cela m'inquièterai plutôt. Mais fais ce qui te semble juste, tant que tu ne sors pas des bois tu ne risque rien, en tout cas pas grand mal. Je te laisse à ton rôle, je dois prévenir les nôtres. Adieu », fit Reanör en partant dans les dernières ombres de la nuit avec un pas pressé.
Le jeune elfe regarda son frère s'éclipser, puis avec un soupir monta les yeux au ciel. Il ne se doutait pas encore qu'il ne le reverrait pas après un long moment...
Les arbres couvraient le ciel de leurs multitudes de branches, créant une voûte de verdure au-dessus de lui.
C'était pourtant en tout en haut de celles-ci que LeameLan allait se percher. Il chercha du regard l'arbre d'appui qu'il empruntait depuis des années pour grimper, avant de le voir un peu plus loin, marqué d'une rune minuscule a hauteur de genou, le symbole des guetteurs sylvestres : un demi-cercle, dont le bas formait une boucle qui montait avant de redescendre vers le cercle, le coupant en deux parties inégales.

Le guetteur sortit de sa sacoche une longue corde grise, sous le regard curieux d'un écureuil habitant des lieux, puis la lança gracieusement vers une branche légèrement plus basse que les autres, mais à une hauteur tout de même étonnante. Car pour puiser l'énergie du Soleil, les arbres grimpaient toujours plus haut pour surpasser les autres, ceux qui ne suivaient pas mourraient, c'était le principe de la vie, qu'elle soit animale ou végétale. Partant d'un tronc lisse et gris, les branches s'étiraient comme des épines immenses et parallèles au sol.
Le bout de corde lancé retomba et le guetteur fit un n'ud comme il le faisait tous les jours, comme il le ferait jusqu'à la fin de sa vie, et ce tous les matins.
Une fois qu'il fut sûr que la corde était solidement noué, il prit appui sur celle-ci, couru vers l'arbre et en un bond prodigieux, presque à la verticale, se retrouva suspendu à la branche, à près de cinq mètres du sol.
Ensuite il ne fallait plus que grimper sur la branche d'au-dessus, et ainsi de suite jusqu'à atteindre le perchoir construit plus haut, ce que fit LeameLan en près d'une demi-heure.
Une fois posé sur les branches déposées soigneusement par les deux frères tous les jours, il pouvait s'élancer d'arbre en arbre, leurs branches se croisant souvent entre-elles.
L'elfe se sentait en parfaite harmonie avec les arbres, il se sentait comme une feuille caressée par le vent, servent et protégeant son géant. Son arc attaché à son dos et sa dague caché sur le coté d'une jambe, l'elfe pouvait se déplacer aisément entre les feuilles, sans bruit, sans alerter même les oiseaux à quelques mètres de lui.
Ceux qu'il surprenait s'envolaient en catastrophe, avant de se rendre compte qu'il s'agissait de lui. Alors ils se reposaient plus loin, un peu courroucés de s'être fait approcher aussi aisément.
Parmi tous les oiseaux, c'étaient avec les panserins que LeameLan aimaient le plus ?discuter?, comme il le disait lui-même.
Bien que la langue des oiseaux ne fût connue que par les plus grands druides de sa race, ils parvenaient à échanger quelque sifflement joyeux.
Mais aujourd'hui, l'un de ses principaux interlocuteurs vint de lui-même, sifflant énergiquement :
« Que se passe-t-il, Plume-de-Vent ? chuchota le gardien en tendant l'oreille. Parmi tous les sifflements et les sons musicaux émis par l'oiseau, il ne comprit seulement ?prédateur?, ?arbres', ?brille? et ?chevaux?.
Cela suffit pour l'alarmer, et se rappelant les paroles passées de son frère, il se dirigea rapidement vers l'Ouest, après avoir donné quelques graines précieuses à son informateur pour le remercier. Il ferait certainement plus pour lui à l'avenir.
Les « prédateurs » sont à peu près tous ce qui bouge pour les oiseaux, mais peu sont ceux qui ont des chevaux et brillent.
Là, ce sont les hommes, ces hommes de l'Ouest, amoureux des chevaux. Barbares violents, mais suffisamment intelligents pour ne pas s'aventurer dans les terres elfiques, jusqu'à aujourd'hui du moins.
LeameLan n'aimait pas cette histoire, les étrangers allaient compromettre la paix instaurée entre les deux peuples, et personne n'en sortirait gagnant. Puis le guetteur se rappela que son maître lui avait parlé d'une présence d'orques, habitant les Orquemonts, au Nord-Ouest...
Ils portaient eux aussi des amures grossières mais épaisses, brillantes sous le Soleil.
Contrairement aux humains, eux ne pouvaient être raisonné, et ils étaient encore plus sombres de c'ur et d'esprit.
Après deux heures de course dangereuse à plusieurs dizaines de mètres du sol, l'elfe décida de s'arrêter, afin de se désaltérer et de se nourrir un peu. Il se rendit compte, et à son grand désarroi, que son départ précipité lui avait fait oublier ses provisions.
Qu'importe, se dit-il, une source de l'Elmalar, que les humains de l'Ouest nommaient Brienne, coulait tous près de là, fraîche et revigorante.
Alors LeameLan descendit tranquillement de son if, et branche par branche se retrouva à la dernière en quelques minutes. S'aidant de sa corde, il descendit et après quelques secondes d'écoute perçu l'écoulement du cours d'eau, à quelques dizaines de mètres.
Sur le chemin, il cueillit quelques baies et trouva même quelques prunes à peine mûres, signe que l'été approchait enfin.
En arrivant au cours d'eau, le gardien de la forêt sentit de suite une présence étrange, une odeur de cheval stagnait, signe que l'animal était tout proche. Et qui disait cheval disait humain. L'elfe se cacha alors rapidement, ayant peur d'avoir déjà été aperçu.
Il descendit le cours du ruisseau avant de tomber sur quelques empreintes de sabots et de chaussures pareilles à celles que portaient les chevaliers humains. Après une heure de marche prudente, ponctuée de pause afin d'entendre la possible présence de l'homme et de sa monture, LeameLan finit par entendre une voix, qui après avoir émit quelques mots assez doux, disparut de nouveau. L'odeur étant de plus en plus forte au fur et à mesure que le guetteur avançait, il fut sûr que c'était bien un homme que LeameLan poursuivait, et sentit même deux odeurs différentes.
Deux chevaliers avec un unique cheval, c'était surprenant, mais ce qui l'était encore plus, c'étaient qu'ils aient osé venir ici? La punition était simple, et sans appel, ils étaient censés le savoir : la mort.


J'attend vos réactions, excusez je vous en prie les fautes d'orthographes, mais n'hésitez pas à les condamner smile.gif

KrokDur, les mains pleines d'encre...
Huron sombrecoeur
Tres bien ecrit , le debut introduit remarquablement l'histoire par l'affluement de détail aussi bien descriptif que narratif. Les elcaireur elfes sont superbement détaillé dans leur réactions et comportements.Ca sonne juste.Je n'ai pas relevé d'erreurs majeurs.

^^
Illùvatar
La suite de ce beau recit, toujour ecrit par Geoff1908 est disponible sur le site du Cercle Francophone Elfique :

à cette adresse : http://gaetangentil.free.fr/site/dossiers/...p?id_dossier=37

Bon, vivement la 3eme partie !

- Illùvatar -
sKaLpeL
Du tres bon niveau...
un récit elfe comme on en voit rarement avec une bonne description de leur symbiose avec la nature et de leur opinion des autres races...

QUOTE
Quelques hululements signalaient aux petits rongeurs que les rapaces nocturnes en avaient assez de les chasser et qu'elles partaient se reposer, pour dormir à l'abri de la lumière et de la chaleur.


qu'ils
petite faute d'inattentation

QUOTE
Pars te reposer et te réchauffer, Reanör, je te sens inquiet.


il aurait été judicieux de faire deux phrases...

comme à trois ou quatre reprises au début du texte, où les phrases sont un peu longues, mais ca reste un très très bon récit...


Skalpel
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