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Full Version: Gladiator
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Damned
Gladiator

QUOTE
Né pour incarner Maximus, glorieux général déchu, Russell Crowe défie un Empire décadent, corrompu, incestueux et parricide, pour accomplir une destinée héroïque.
L'homme est trahi, spolié, vaincu mais altier.
Sa Force est immense, sa colère aussi. L'arène sera la scène de sa vengeance. Sa rédemption flamboyante sous la caméra de Ridley Scott passera par le glaive du Gladiateur. Et sa Gloire retentira pour l'éternité.


M'étonnant de ne pas voir ce Film sur l'agora j'en viens à y faire ma petite critique...

Même si ce Film possède des scènes de combats magnifiquement réalisées, un scénario bien ficelé, faisant remonter tout les sentiments du pathos dans un seul but : être en total symbiose avec les sentiments du héros. On se retrouve tout de même en face d'un sacré tord-boyaux à la sauce anachronisme...

Le début du film part sur les chapeaux de roues... Avec un petit texte de présentation nous apprennant que l'histoire se déroule en 180 av-JC. Le problème, c'est que Marc-Aurèle, (qui décède dans les débuts du film) n'est pas mort en 180-av JC, mais après-JC... Anno Domini quand tu nous tiens...

En parlant de Marc Aurèle, il n'a jamais été assassiné mais il est mort de la peste à l'aube de ses 60 ans, en l'an 180 de notre ère, pendant une campagne militaire.
D'ailleurs, Marc Aurèle ne s'est visiblement jamais inquiété d'une possible dérive de Commode (lequel d'ailleurs était certes fantasque mais loin d'être aussi fou), qu'il a associé à son pouvoir bien des années avant sa mort. Commode était donc bien le successeur voulu par Marc-Aurèle. D'autant qu'à l'époque de Marc Aurèle, plus de 2 siècles après César, il était aussi incongru de rendre au Sénat son ancienne puissance que de restaurer aujourd'hui, en France, la dynastie Capétienne. Et puis Marc Aurèle, tout philosophe qu'il était, ne se priva pas de livrer les chrétiens aux lions, comme Blandine et Pothin à Lyon.

En ce qui concerne Commode, il ne fut pas assassiné dans une arène ou par un quelconque Général séparatiste, mais par Marcia (sa concubine), qui tenta de l'empoisonner et qui devant son échec se contraignit à le faire étrangler dans son bain. Et cela en 192, soit après douze ans de règne...

En ce qui concerne les détails, on peut remarquer que Maximus est surnommé l'espagnol alors que l'Espagne n'existait pas encore, que des "petits pains" sont envoyés au Colisée alors qu'ils sont tout aussi imaginaires.
A cette époque, on faisait des distributions de blé aux citoyens romains, mais pas de pain et surtout pas ceux-ci, encore moins à cet endroit. (Suivez ma pensée wink.gif)
Il faut aussi noter une absence de référence au christianisme et puis il nous est donné de voir un buste de Commode dans le film, alors que Marc-Aurèle règne toujours etc.

Mais quitte à violer l'histoire, autant lui faire un bel enfant, et celui-là reste tout de même à mon goût.

- Note : 13/20

Bien à vous,

Damned
alucard
Il est toujours difficile de respecter l'Histoire dans ces moindres détails Damned, et parfois il faut faire des concessions, et puis ca aurait pu être bien pire (Troie... si tu vois ce que je veux dire). Ca reste un des bon films de ces dernieres années. Mais tu oublies une chose tres importante Damned, la bande original du film qui elle est un vrai bonheur et qui est déja culte. Realisé par un maître du genre, Hans Zimmer, elle est absolument irréprochable.

Pour le film, je lui mettrais un bon 16/20 (ne soyons pas pessimiste)

Alucard-Il faut rendre a Cesar ce qui est a Cesar
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