Salut à tous, voila une petite nouvelle bretonniène en cours d'ecriture.
J'attend avec impatinete vos critiques.
Chapitre 1 : discorde
« Mon Seigneur, s'exclama Guy le Belliqueux, il nous faut réagir à ces raids, ces vils pillards elfes terrorisent les villages côtiers, et on parle d'une armée débarquée sur les côtes de Brionne ! »
« Allons, allons Messire Guy, ne prenez vous pas la mouche un peu rapidement, nos rapport avec les elfes sont excellent, je doute qu'ils se risquent à briser cet accord tacite, je ne vous laisserais pas entraîner le duché dans une guerre ridicule contre des fantômes pour satisfaire vos pulsions barbares . » lui rétorqua Jean le Pieux sur un ton narquois, la rivalité entre les deux hommes était connue de tous, mais ces derniers temps, la situation avait sensiblement empirée .
Le duc Théodoric réfléchissait à la situation, si Guy disait la Brionne en danger, il fallait le croire, mais contredire publiquement Jean pourrait lui faire perdre le soutient de l'Ecclésiarchie, et en cette période de famine, la perte d'un soutient aussi important pourrait attiser la révolte naissante, décidément ce dit il, donner du pouvoir corromps les hommes, mais il ne pouvais se résoudre à annoncer la séparation de l'Ecclésiarchie et du trône de Brionne sans s'attirer inévitablement les foudres de la Dame, mais que faire ?
Prétextant un mal de tête, le duc remis la séance au lendemain et se retira dans ses appartements. Alors que celui-ci prenait un bain chaud afin de réfléchir à l'épineuse question posé par les deux hommes, Théodoric senti l'eau refroidir brusquement, puis vit avec stupéfaction une forme liquide émerger du bain et se dresser face a lui, elle était belle, elle était gracieuse, elle était divine. C'était elle, c'était la Dame, il se souvenait de chaque instant de ce moment si irréel, elle lui avait parlé, il avait juré de défendre le pauvre et l'opprimé, de protéger la Dame de la corruption du chaos et de l'imperfection humaine, puis il avait trempé ses lèvres dans le saint breuvage, depuis ce jour, la puissance de la Dame l'habitait.
« Théodoric ! Je t'apparais à nouveau dans ce moment de grande solitude pour éclairer ton chemin et t'aider dans les épreuves qui t'attendent.» Sa voix entourait Théodoric, le berçait et chassa ses peurs et ses doutes. « Pars sur le champ avec ton armée, et repousse les ennemies qui ont osés fouler le sol de Brionne, si tu remporte la bataille, tu auras prouvé la grandeur de ta foi et ton domaine retrouvera sa prospérité d'antan, va et vainc ! » Ainsi parla la Dame, et elle disparue laissant le duc avec la conviction que ce qu'il allait faire était bon et juste, Théodoric retrouva la foi qui lui avait fait défaut ces derniers temps.
L'annonce de la vision de Théodoric fit souffler un vent d'agitation sur la citadelle de Brionne habituellement endormis sous la neige en cette période la plus froide de l'hiver. Deux jours plus tard, l'armée se mit en marche.
Chap2 : affrontement :
L'armée de Théodoric était en marche depuis trois jours déjà, et nombre de roturiers étaient morts de froids, mais la détermination du duc était inébranlable, il repensait à chaque instant à la vision de la Dame, d'autant plus déterminé qu'il désirait plus que tout être digne de sa confiance.
Il fut tiré de sa rêverie par le bruit sourd du galop facilement reconnaissable des chevaux de trait, les sergents montés envoyés en reconnaissances étaient de retour.
« Une grande armée Monseigneur, elle noircit la plaine » s'écria le sergent essoufflé, Théodoric eu un mouvement de dégoût en sentant l'odeur et l'haleine du roturier, il recula son cheval et fit signe à l'homme de continuer, « Des elfes sombres monseigneur, ils noircissent la plaine.» Le seigneur bretonnien eut un haut le c'ur, ils étaient au moins cinq mille, ils se battraient à cinq contre un.
« Où se trouve leur campement ?» demanda le duc, le sergent monté tremblant d'effroi, les yeux révulsés par la peur, se mit à hurler, « Y?s ont pas de campement messire, y sont trop nombreux, y?s ont pendus les cadavres des éclaireurs que vous aviez envoyés, on veut pas y aller mess' » Le misérable n'eu pas le temps de finir sa phrase, abattue par l'épée bénite d'un chevalier de la garde personnelle du duc.
Tout les visages se tournèrent vers le seigneur, attendant vainement une parole de réconfort, « Qui d'autre se laissera vaincre par sa peur ?! Allez vous en, retourner dans vos paisibles champs, retrouver la sécurité de vos chaumières, et vous vivrez, un temps soit peu du moins ! Et ceux là qui refusent de mourir aujourd'hui, préférant un grabat comme couche funèbre, ceux là retrouverons la Dame la honte dans les yeux et le remords dans l'âme. Ceux là diront à leur fils, les yeux baissés, la voix tremblante :
« Je n'ai pas combattu parmi les héros, parmi ceux qui ont péri et qui demeurent aujourd'hui au panthéon de nos ancêtres, qui boivent dans la coupe de Gille l'Unificateur et qui peuvent dire j'ai été de ceux là ! »
Alors partez ! Mais pour celui qui reste, qu'il soit seigneur ou roturier, ce jour anoblira sa condition et l'élèvera parmi les pairs et les légendes de cette contrée. En quelque lieu que ce soit, dans sa maisonnée, comme parmi les grands de la cour, tous ce retourneront sur son passage et diront, l'admiration dans la voix, « Il en était ! »
A ces mots, la masse guerrière hésitante se rapprocha de son maître, déjà les rangs se resserraient, déjà les fronts se relevaient, déjà une lueur d'espoir illuminait leurs regards.
Armez vous de vos piques, protégez vous de vos cuirasses, mais votre plus grande protection sera votre foi en la victoire. Courrez, envahissez la plaine, celui qui tombe aujourd'hui se relèvera la tête encore plus haute au royaume des cieux. Chaque vie perdue aujourd'hui sauve celle d'un fils demain. »
Le moment est venu de graver notre propre légende ! »
Un silence respectueux domina l'assemblé, comme si chaque homme cherchait à imprimer en lui les paroles de Théodoric, puis tout d'un coup, « Que ceux qui veulent empreinter le chemin de la gloire dégainent ! », immédiatement, un millier d'épées furent tirées au clair.
L'armée entra dans la plaine, et le spectacle qui s'offrit à leur yeux leur coupa le souffle, les pillards elfes noirs les attendaient, en ordre de bataille, un rictus mauvais sur les lèvres, les cadavres des éclaireurs bretonniens pendus à leurs bannières.
Au devant de l'armée se tenait de grand guerriers dont l'armure noir comme la nuit semblait aspirer toute la lumière et faire planer une ombre de désespoir sur le champ de bataille, ils étaient accompagnés par des chars tirés par d'hideux lézards poussant des grognements excitation sentant l'affrontement proche. On pouvait apercevoir de grande machines sur une colline, sûrement les fameuses balistes à répétition que mentionnaient les marins victimes des pillages elfiques. Le duc leva la tête et vit des formes tournoyant au-dessus de son armée, probablement des démons invoqués par la magie noire des sorcières elfes. Le duc se retourna et scruta les visages de son armée, il y lisait la peur, mais aussi une détermination semblable à la sienne. Théodoric sourit, aucun ne reviendrait de ce combat, mais les hommes qui l'accompagnaient aujourd'hui avait retrouvés cet honneur et ce courage qui faisait défaut à sa race depuis la mort de Gilles l'Unificateur, une douce chaleur l'envahie, il se sentit revigoré et plus fort que jamais. Il regarda ses compagnons, Guy et Jean, et il sut qu'ils étaient investis par la même énergie que lui.
Il jeta un dernier regard à l'armée ennemie, puis dégaina sa chère épée Dar Nychen, la pourfendeuse de dragons, et la tendis d'un geste de défi vers les elfes sombres. « Pour la Dame !» On raconte que la clameur poussée par l'armée Bretonniene et son duc résonna jusque dans le château de Quenelles, et que le roi qui a cet instant recevait les doléances des paysans tomba du trône et chut sur l'arrière train, sous les rires des gueux qui furent, bien entendu, pendus haut et court.
En réponse aux cris Bretonniens, résonnèrent des cors, le son guttural s'amplifia pour finalement occuper toute la plaine, il fut accompagné par les chants guerriers de l'armée elfe qui se mit en mouvement.
Théodoric fut époustouflé par la vitesse des elfes, ceux-ci commençaient déjà à prendre les flancs de son armée, il fallait réagir, et vite. Il donna ses ordres et lança la charge, visant le centre du dispositif adverse, des guerriers en rangs serrés qu'il faudrait disperser au premier choc sous peine de se voir déborder par les troupes d'élites adverse.
Le choc fut terrible, ses chevaliers traversaient les rangs elfiques sans difficultés, les sabots des chevaux broyant armures et boucliers. Cependant, la charge commençait à perdre de l'élan, de plus en plus de preux étaient jetés à bas de leurs montures par les guerriers ennemies, ces derniers semblaient innombrables.
Le duc se battait comme un forcené, frappant de taille et d'estoc, sa lame prenait une vie à chacun des coups qu'il portait. Son bras se faisait lourd, mais il continuait, frappant inlassablement. Soudain, une lame bleutée parvins à passer son armure et pénétra profondément dans son flanc, la douleur lui fit pousser un hurlement, et il lutta pour ne pas tomber de cheval lorsque l'épée enchantée se retira, laissant une plaie béante dans son coté gauche. Blême, Théodoric se retourna vers son agresseur, un elfe plus grand que les autres, son armure bleue brillait d'un éclat surnaturel, ce dernier le regardait avec une expression amusée, et il lui lança une phrase de défi, les accents gutturaux de la langue elfiques résonnaient dans la tête du duc, il rassembla les forces qui lui restaient et lança son destrier sur l'elfe hautain. Celui ci attendit la charge puis avec une rapidité surprenante, il esquiva le coup porté par le duc et égorgea le cheval bretonnien de sa lame. Théodoric roula lourdement à terre, son flanc le faisait souffrir atrocement, il se releva en titubant et se jeta immédiatement sur l'elfe dans l'espoir de le surprendre et d'achever se combat qui le vidait de son sang. L'elfe esquiva le coup qui aurait fendu le crâne d'un beuf, mais il ne porta pas de coup au duc, se contentant de le faire chuter, rendant le combat plus humiliant encore pour le seigneur bretonnien. Théodoric se releva et regarda l'elfe, hagard, il posa un genou a terre et attendit la mort. Déjà, le bruit l'entourant n'était plus qu'un brouhaha lointain, sa vue se voilait et il ne sentait plus son coté. L'elfe s'approcha doucement, savourant sa victoire.
Théodoric pensait à tout ce qu'il n'avait pas fait, il n'avait pas tenu sa promesse faite à la Dame, son peuple avait perdu sa fierté et son courage, les seigneurs bretonniens n'était plus des parangons de vertus comme autrefois, ils étaient corrompus, ce complaisant dans leur paresse. L'honneur n'est pas une question de naissance, les chevaliers du royaume en étaient un exemple flagrant. Théodoric se laissa bercer par la douce torpeur qui l'envahissait, il accueillait la mort à bras ouvert, s'y laissant tomber de toute son âme. Mais il se sentit tirer en arrière, quelque chose le ramenait à la vie, il recouvrait ses sens, sentit sa blessure se refermer, et alors la Dame lui apparue à nouveau. « Relève toi Théodoric, j'ai entendu ta plainte, tu dois vivre, vivre pour vaincre aujourd'hui, vivre pour vaincre la corruption de ce royaume et lui rendre sa gloire d'antan, tu seras mon héraut, partout ou tu iras tu feras trembler les ennemies de ta Dame, va mon doux sire, je te donne ma bénédiction à nouveau, tu ne pourras reposer en paix que lorsque tu auras remplis ta mission. »
Le corps de Théodoric fut agité de spasmes, il sentit la morsure glaciale de l'hiver sur sa peau, le souffle de l'air dans ses poumons, le sang circulant dans ses membres. Il portât la main à son flanc et fut surpris de n'y sentir aucune plaie, la fatigue l'avait quittée.
L'elfe s'était arrêté, qu'arrivait-il à son adversaire, quelques instants plus tôt il avait en face de lui un moribond qui n'attendait que le coup de grâce, mais maintenant, la stature de l'homme semblait avoir grandie, le sang avait cessé de couler de son flanc et il put lire une détermination sans faille dans les yeux de son nouvel adversaire lorsque celui-ci se releva.
Théodoric s'élança alors vers l'elfe, le frappant avec sa grande épée, ce dernier parant difficilement les coups portés avec une puissance prodigieuse, Théodoric fit tournoyer son arme au dessus de sa tête puis l'abattit sur le cou de son adversaire, la lame embrasa la gorge de l'elfe et le décapita. La tête du général elfe roula aux pieds du duc bretonnien. Celui-ci la ramassa et montant sur un monticule, il la brandi au dessus de sa tête et poussa un hurlement qui résonna à travers tout le champ de bataille. Les elfes perdirent alors leur ardeur et un vent de panique souffla sur l'armée adverse. Voyant cela, les chevaliers survivants chargèrent les elfes qui s'enfuirent, désorientés par la mort de leur général.
La victoire était total, les derniers elfes avaient été pourchassé jusqu'à la plage et massacrés jusqu'aux derniers. Les pertes Bretonniene étaient énormes, sur le millier d'homme partit de Brionne trois jours auparavant, seul deux cent reviendrais vers leurs familles.
On découvrit un immense butin dans les cales des navires elfiques, voici de quoi mener ma mission à bien pensa Théodoric. Beaucoup de choses vont changer se dit le duc, je purgerai le royaume de la corruption qui le pourri de l'intérieur.
Sur ces pensées, le duc partie rejoindre le banquet célébrant cette victoire, sa silhouette se découpant sous la lune naissante, et c'est cette silhouette qui ferait frémir tout les ducs bretonniens quelque mois plus tard'
voila, voila, bon c'est pas du Hugo mais on fait avec ce que l'on a:)
-Malekith-