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> Soleil Rouge, épique, paske je le vaux bien
Galaan
post 12/04/04 , 19:30
Message #1





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Bon c'est les vacances, j'ai un peu de temps donc j'écris une histoire. En espérant que ça vous plaise même si le début est un peu lent j'en conviens.


Enfance I

« Il est prêt. »
« Réussira-t-il ? »
« Il réussira. »

Une vive douleur me réveille soudain alors que je m'effondre sur le sol. A chaque fois la même chose. Un rêve étrange puis comme si quelqu'un enfonçait une aiguille dans mon crâne?

Promenant mon regard autour de moi, je m'aperçois qu'il fait encore nuit dehors. Dans la pénombre de la caverne je vois mon Maître dormir, il n'a pas du m'entendre crier? Je me lève sans bruit et vais m'asseoir à l'entrée de la caverne pour regarder le ciel étoilé, cela me calme toujours après ces rêves, aussi loin que je puisse me rappeler cela m'a toujours calmé.

Pour autant que je me souvienne j'ai toujours vécu ici. Le Maître m'a dit m'avoir trouvé déambulant dans les rochers à deux lieues à l'Est de la grotte alors que j'avais à peine trois ans. Selon lui, j'avais l'air hagard, le regard creux, en état de choc. Je ne m'en souviens pas pourtant. Et maintenant, cela va faire presque treize ans que je vis ici, avec Lui.

La caverne dans laquelle nous vivons est située au tiers du flanc d'un volcan éteint. Sur un massif en forme de croissant d'environ deux lieues de large pour cinq à six de long.
Tout autour, il n'y a que la jungle, immense et terrifiante. Les rochers sont plus sûrs, nulle vie ne s'y développe car à chaque pluie, le sol se « réveille » et les acides qu'il contient dévorent tout si ce n'est la roche elle-même. Seuls quelques rares oiseaux et des rapaces osent parfois s'aventurer dans les airs au-dessus du massif, mais ils sont alors des proies faciles pour les Pteros, de grands reptiles volant pouvant soulever un homme de terre et le broyer dans leur puissant bec garni de dents acérées.

Les abords de la caverne ont été aménagés à la convenance du Maître, je les ai toujours connus ainsi. Un grand rocher plat nous permet de récolter l'eau de pluie dans des outres en peau et un autre plus exigu tient lieu d'étal pour préparer le gibier capturé lors de nos expéditions dans la jungle.

Jusqu'à l'âge de huit ans, ce fut mon seul horizon.
Il m'était interdit de m'éloigner à cause du danger et lorsque le Maître s'absentait pour la chasse, je devais rester à l'intérieur de la caverne, à l'abri. J'ai toujours obéit. Les Pteros qui survolaient de temps à autres la caverne, ne m'encourageaient pas à vagabonder. Et le danger que représente la pluie en ces terres m'effrayait alors, je ne connaissais pas d'autres abris que la caverne.

Durant toutes ces années, ma vie fut rythmée par les allées et venue de mon Maître. Lorsqu'Il était présent, Il m'entraînait au combat, m'apprenait les rudiments de la survie en milieu hostile.
Ces moments ont été mes préférés. Malgré sa rudesse et son apparence, plus celle d'un ours que d'un homme au vu des illustrations que j'avais contemplées dans les ouvrages, je pouvais sentir qu'il tenait à moi. Dans ces moments-là, il était toujours tendre avec moi ; même dans les combats, il m'aidait à me relever après chaque chute.
Et il fallait voir ces mains calleuses s'appliquant à écrire avec de grandes plumes taillées pour m'expliquer comment former les belles lettres' Lorsqu'il s'absentait, je m'exerçais à écrire sur les parchemins où je faisais de menus travaux qu'il me commandait : rechaper des paniers avec les grandes tiges souples, tanner les peaux à sec, tailler des silex ? tout ce pourquoi mes petites mains étaient indispensables, ou surtout ce qu'il me laissait croire afin que je pense être utile. En y repensant, cette enfance fus réellement privilégiée et je ne connus que peu de dangers durant cette période, si l'on excepte l'intrusion dans la caverne d'un grand serpent alors que je devais avoir à peine quatre ans, il fut ma première proie.

A l'âge de huit ans, à peu de choses près, j'eus droit à ma première excursion dans la jungle, un véritable baptême. C'était durant la quatrième lune après l'équinoxe de printemps, nous arrivions à court de provisions, il était temps de partir à la chasse.
Comme à l'habitude, je regardais mon Maître effectuer les préparatifs de la chasse : les lances doivent être parfaitement affûtées afin de pénétrer aisément la chair, mais les crans doivent cependant être bien marqués afin qu'elle y reste plantée au cas où l'animal vit encore, pour l'épuiser, l'affaiblir ; les lanières doivent être solides, bien graissées et correctement enroulées afin de pouvoir les déployer en minimum de temps et d'efforts ? Je connaissais tout cela par c'ur, l'ayant maintes fois aidé aux préparatifs.
Et encore une fois je pensais rester seul, dans ma belle caverne. Ses quelques mots avaient sonné comme une délivrance : « Dépêches-toi, les journées sont courtes ». Laconique comme à son habitude, mais quelle joie !

Deux temps, trois mouvements, et nous partions vers la jungle ! Nous progressions rapidement parmi les rochers puis au bout d'un de trente-six au soleil, nous arrivâmes enfin à la lisière. Cela dépassait tout ce que j'avais pus imaginer en lorgnant depuis la caverne.
La première chose que je remarquais : les arbres, immenses, plus de cent cinquante pieds de haut au moins.
Et la luminosité, si faible, la lumière était presque totalement occultée par la canopée.
Enfin, le bruit. Les Roches avaient toujours été calmes ; là, passé la lisière, la vie était partout, grouillante, suintante. Mon Maître non plus ne semblait pas apprécier cette avalanche de bruissements, chuintements et autres piaillements, mais sa colossale stature ne semblait pas impressionner par tout cela : la jungle, il la connaissait.
La progression dans la jungle était bien plus fatigante que la marche dans les Roches, à chaque pas il fallait lutter contre les lianes, les pieds s'enfonçaient dans les miasmes purulents de cette vie exubérante, tout la jungle semblait s'opposer à notre présence, tout même les éléments semblaient nous rejeter : à peine avions nous pénétrer la jungle que la pluie se mit à tomber, dégoulinant des plantes, roulant sur les feuilles, charriant pollen, pétales, toute cette horreur nous tombait dessus.
Ce ne fut qu'à midi, à ce que je pouvais estimer, que la pluie cessa, comme une délivrance. Mais je n'étais pas au bout de mes peines, je commençais à fatiguer alors que mon Maître, lui, semblait indifférent à tout cela. Il continuait de progresser, hachant les lianes de sa machette avec une impassible obstination.

C'est alors que. Alors que mon Maître m'avait indiqué d'un signe de la main que je pouvais me reposer, enfin.
J'en profitais pour m'asseoir au pied d'un arbre et sortir quelques provisions. Je me relaxais un peu, détendant mes muscles engourdis par tant d'efforts. C'est alors que. Une grande douleur dans le bras gauche, comme s'il avait été déchiqueté.
Instinctivement, je me jetais aussi sur l'autre côté et tournais la tête. Une gueule effrayante, garnie de dents pointues, une langue fendue qui fouettait
l'air. Ce lézard géant descendait du tronc sur lequel je m'étais appuyé quelques instants seulement auparavant.
Je reculais en battant des jambes et en essayant de rester à distance du monstre qui continuait de descendre et avançait vers moi ? quand une lance le frappa, en pleine tête, traversant la cervelle et ressortant par en dessous : « Un jeune Sirguan. »
Le Maître se tenait à douze pieds de là, les mains sur les hanches. Il approcha et se pencha sur le Sirguan, reniflant et tâtant. Apparemment, il le trouva à son goût. J'étais éberlué.
Il agissait comme si tout était parfaitement normal. Pour la première fois je crus qu'il n'était pas humain, il ne semblait ressentir aucune émotion, jamais. Il tourna la tête vers moi et me tendit une large feuille sur laquelle était disposée une sorte d'onguent. Je le plaçais sur la plaie, ressentant quelques picotements.
Le plus douloureux était la blessure elle-même, mon bras présentait une large entaille de deux pouces de long, et le sang coulait abondamment malgré l'onguent.
Il restait silencieux, me fixait de Ses yeux. La sentence allait venir, c'était certain. Et elle vint :
« Hors la caverne, il n'est nul havre. »
La plus dure des leçons que j'avais jamais apprises. Jamais je ne l'ai oubliée depuis.
Ce soir je suis mélancolique, peut être ? je ne sais pas vraiment pourquoi, juste une impression de le savoir. Le ciel est si beau, paisible. J'ai envie de plonger dans mes souvenirs, de m'y noyer. Peut-être pour oublier le présent ou? Peut être.
Après cette première sortie plutôt mouvementée, je ne sortis pas de la caverne pendant un quart de lune, attendant que mon bras guérisse.
Mon Maître avait changé, il était devenu plus sévère, mais dans le même temps, c'est comme s'il s'était mis à me considérer davantage, cela me plaisait.
C'était comme si, à ses yeux, j'étais devenu quelqu'un d'autre : quelqu'un d'important. Huit longues journées dans cette grotte à rester allongé le temps de récupérer.
La blessure avait été pire que je ne me l'étais imaginée au départ et m'avait fait longuement souffrir, intensément aussi.
Ce fut le début de mes rêves, comme si cette blessure avait réveillé quelque chose en moi, quelque chose de profond. Pas vraiment quelque chose d'étranger, non une partie intégrante de moi que j'avais oubliée, enfouie, cachée.
Et elle me revenait, par spasmes, lors de ces rêves.
Je ne les comprenais pas. Toujours semblables sans être identiques pourtant. Sombres. Noirs. Je me tiens là. Je ne vois rien. Il n'y a rien. Rien si ce n'est ces voix. Terribles. Puissantes. Elles me transpercent. Je leur appartiens. Je suis né pour mourir.


Galaan, qui espère que cela vous a plu, et si ce n'est pas le cas, qui postera la suite quand même NA!


Méssage modéré par Damned: Aère tes textes Galaan, et li l'épinglé. Merci.

Ce message a été modifié par Damned - 13/04/04 , 0:57.


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Evandree
post 12/04/04 , 21:53
Message #2


Grand Zoneille Voidien
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C'est alors que. Alors que mon Maître m'avait indiqué d'un signe de la main que je pouvais me reposer, enfin.
J'en profitais pour m'asseoir au pied d'un arbre et sortir quelques provisions. Je me relaxais un peu, détendant mes muscles engourdis par tant d'efforts. C'est alors que. Une grande douleur dans le bras gauche, comme s'il avait été déchiqueté.


- Bon il y a trop de alors que dans cette ville. Je dois être unique, les autres seront purifés par les fammes.

- L'utilisation du que (ou qui) est trop importante. Il faut l'utiliser au minimum.

- J'ai regardé deux fois pour savoir si j'étais dans la bonne section fluff. C'est un texte qui m'a surpris car je ne m'attendais vraiment pas à ça. Et c'est une bonne chose. En plus il y a une suite, et des petites enigmes. J'ai bien aimé. Même si dès fois il y a quelques lourdeurs, je trouve que l'écriture est pas mal faite. Enfin, comme on dit "on ne discute pas l'égoût et les odeurs" euh je crois que c'est ça.


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De bon matin rien de tel que le lancer de nains.
Mis en forme par les voltiges des petits barbus,
Il est temps de s'entraîner à les rabaisser sans fin.
Le jour sera glorieux où leur petitesse les fera disparaître de notre vue (et de notre odorat).
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Damned
post 13/04/04 , 0:48
Message #3


Fée du logis
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Pteros

Pas bete d'avoir pris ce mot là... (Pteros=> oiseau en Grec)
Mais vois tu, t'on récit semble ne posseder ainsi aucun élément ''fluffique'' meme dans sa fone...
Faire une histoire original en ne parlant pas de chose habituel en 40k est une chose (fort louable), ne pas faire une seul mention en est une autre.
Ca reste assez déconcertant pour moi.
Il t'aurais juste fallu mettre ''Razorwing'' à la place de Pteros, et là derechef, j'aurais su par cet indice que ce premier volet se situ bien dans le monde 40k.
Pareille pour ton "Sirguan", il aurait été préférable de l'appeller "crotadile" (Reptile carnivore des zones tropicale du monde 40k...)
QUOTE
Pour la première fois je crus qu'il n'était pas humain, il ne semblait ressentir aucune émotion, jamais

Tu vas me faire croire qu'en 13 ans (dont de nombreux combats) il n'a jamais sentit qu'il n'avait rien d'humain et là juste parcequ'il trouve normal la présence et la mort du reptile, il le devient a ses yeux?!
C'est un peu pousser quand meme, surtout qu'il ont du déja combattre ensemble et qu'il a du voir son inssensibilité à l'oeuvre.

Enfin bref, en général je dirais que j'ai bien aimé ton récit, meme si je trouve que l'originalité creer pour montrer que tu n'es pas dans l'univers 40k habituel, est partit dans le hors sujet, car là je me sent pas (du tout) au 40ieme millénaire.
Et c'est bien dommage. (je sais que ce n'est que le premier volet, mais ca n'ampeche rien...)
Ton style connait quelques lourdeurs mais rien de bien grave comme cette phrase, ou je ne sais pas si c'est la ponctuation ou ta phrase elle meme qui est a revoire:
QUOTE
Je me relaxais un peu, détendant mes muscles engourdis par tant d'efforts. C'est alors que. Une grande douleur dans le bras gauche, comme s'il avait été déchiqueté.

Sinon l'histoire (enfin la trame) reste par elle meme, plutot intérréssante car quand on réfléchit, on ne connait pas le nom du maitre, ni du narrateur.
Et le début et la fin, nous donnes quelques indices qui laisses à s'intérroger (et c'est pas plus mal.)
J'attends donc la suite, qui je le pense sera plus approchant du monde de 40k au vu de ce que j'ai cru comprendre par ton mp (oui etre Scribe en chef permet qq avantages...)

Si j'avais une note je te donnerais, 12.5

PS: Aere tes textes. (parceque j'ai beau admettre que mon taff et ma passion concerne cette section, mais si je dois le faire pour tout le monde...)

Damned- Le Sévere.

Ce message a été modifié par Damned - 13/04/04 , 0:54.


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- Supposez que je sollicite de vous en tant qu'étranger en route vers l'Ouest de chercher ce qui a été perdu, qu'est-ce que vous diriez ?
- Dans ce cas je dirais : d'où venez-vous mon ami ?
- Et je vous répondrais : de l'Est tout en espérant que vous irez transmettre mon message à la Veuve pour le salut de tous ses fils...
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Evandree
post 13/04/04 , 0:53
Message #4


Grand Zoneille Voidien
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Sur un autre forum aérer les textes n'est pas un problème car ils sont si peu.
Mais ici attention, c'est la croix et la bannière tellement ils sont nombreux.

(Un petit compliment de temps en temps ne fait pas de mal)

Méssage modéré par Damned: Merci.

Ce message a été modifié par Damned - 13/04/04 , 0:59.


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Galaan
post 13/04/04 , 11:46
Message #5





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Dsl pour le texte, j'avais pas fait attention à aérer. Quant au vocabulaire flou c'est un peu fait exprès. Comment veux-tu qu'un gamin connaisse les noms standards d'une bestiole? Les seuls noms qu'il connaisse sont ceux que son maître utilise.

Quant au contexte c'est volontairement flou, mais on est bien dans 40k. Seulement cela ne se verra pas avant un ou deux textes encore, après ça ira mieux.

Enfin les noms, ben le Pteros ca venait plutot de Pterodactyle, et le Sirguan se rapproche d'iguane.... je fais comme je peux hein, je suis pas un crack des noms (meme si crotalide je l'ai lu dans une histoire de Warp Ghost, j'aurais pu m'en souvenir)

Galaan, qui fonce faire la suite. A plus.


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Huron sombrecoeur
post 13/04/04 , 12:40
Message #6


Feu-Maman Ours
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c'est un recit long car c'est dans la longueur qu'il y voit sont interet et il est plutot bien ecrit avec de longues descriptions. malgré cela il reste assez mysterieux , l'histoire se deroule sur une planete a l'allure prehistorique ou des sauvages essaient de survivre...le personnage principal est un petit enfant , et si je laissais mon imagination travailler , je dirais que c'est un primarque... peut etre le primarque des salamanders, lors de son enfance. M'enfin ce ne sont que des suppositions ^^

Ce message a été modifié par Damned - 13/04/04 , 20:11.


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Bien que mes gardes doivent se reposer et mes vaisseaux se ravitailler, mes ennemis savent que nos canons ne se tairont jamais.
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Galaan
post 13/04/04 , 16:50
Message #7





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Des fois il faut laisser l'imagination travailler, néanmoins, mes connaissances en fluff sont bien trop pauvres pour que j'ose me lancer là-dedans. Après je me ferais incendier par Slereah et Patatovitch, entre autres.

Galaan, qui postera la suite dès qu'il aura relu sa copie.

Méssage modéré par Damned: Je me suis auto-modéré mon cher galaan. Ca évitera de me faire traiter de rabat joie. Non, mais... wink.gif

Ce message a été modifié par Damned - 14/04/04 , 0:25.


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Gyaume83
post 13/04/04 , 20:07
Message #8


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Non, le crotalide pour l'instant. Si tu veux connaître la faune et la flore impériale, va sur Taran, ils ont un petit listing. (Qui m'a d'ailleur inspiré j'avoue).
Ben, ouait un peu préhistorique, mais bon c'est pas grave, c'est bien et c'est réaliste surtout ( c'est pas : greuh ! Chocolat ! PAF)
Donc, je suis impatient de lire les suite. Voila.

Guillaume - A réussi un placer un Quizain dans la question sur les textes du bac blanc de français.


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Searchy est ton ami, ne l'oublie pas.

-Léger bruit de gaz détendu et flammèche vacillante font bon ménage. -

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Galaan
post 14/04/04 , 19:12
Message #9





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Bon, j'ai pas eu trop de critiques négatives alors c'est que l'histoire vous plait au moins un peu... donc juste pour vous embêter voilà la suite.


Enfance II

« Il se développe bien. »
« L'enfant est si innocent, sa pureté le rend modelable. »


La nuit est magnifique. Je me retourne pour regarder à l'intérieur de la caverne. Mon Maître est toujours là, je le sens bien que je ne puisse le distinguer dans la pénombre. Moi je suis éveillé, je crois, ou n'est-ce qu'un rêve. Le flot de souvenirs s'est interrompu comme il était venu? j'ai peine à le croire. Non, il est toujours là, il revient vers moi, me contemple, entre en moi.

Avec mes rêves vinrent une sensation plus aiguë de mon corps et de mon être. Et cela fut intensifié par les entraînements toujours plus durs que je devais exécuter. Désormais les combats avec le Maître étaient meurtriers, Il ne me relevait plus lorsque je tombais mais tout au contraire s'acharnait sur moi avec férocité pour m'endurcir. L'arène que nous dressions s'était agrandie, un disque d'environ neuf à dix pieds de rayon, recouvert de peaux pour nous isoler du sol : le premier à toucher la roche avait perdu. Je devenais chaque jour plus rapide et plus puissant mais j'avais face à moi ce Colosse, cette Force de la nature, et je ne pouvais Le vaincre.

Du moins je le crus jusqu'à l'âge de dix ans environ. À cet âge je devais faire environ quatre pieds et demi de haut et ma musculature était bien développée : noueuse et prompte à réagir. Ce fut mon dernier combat contre Lui. Comme à l'accoutumée, nous avions pris place sur les peaux disposées sur le sol pour le combat, mais ce jour-là je me sentais différent, plus sûr de moi, je ne sais pourquoi. Le combat commença, coups, feintes, contre-feintes. Le Maître se battait ainsi qu'à son habitude mais je le percevais différemment, il me semblait lent, pataud. Même Ses coups, habituellement si puissants qu'Ils me soulevaient de terre, me paraissaient mous. Pourtant, Lui ne semblait pas remarquer mon état et continuait à m'invectiver, à m'énerver, à essayer de me faire sortir de ma réserve?

Une force terrible, puissante, irradia en moi. Une colère surgissant du tréfonds de mon âme. Elle venait du plus profond de moi-même. Inconnue et familière à la fois. Tout s'accéléra. Aux coups de mon Maître répondaient les miens, plus précis et plus rapides. Pour un seul des Siens, je Le frappais deux à trois fois. Le combat était par trop inégal. Je le sentis confusément d'abord, puis cela s'imposa à moi comme une évidence, Il ne pouvait gagner. Alors je mis un terme au combat. Un saut en pivotant sur moi-même pour le frapper à la tête de ma jambe gauche, la moins puissante. Il para le coup en levant Son bras, amusé mais accusant tout de même un léger recul. Il ne le comprit qu'après : c'était une feinte. Au moment où Son bras gauche toucha ma jambe, je décochais le coup véritable. Ma jambe droite jusque là repliée se détendit brusquement pour le frapper en plein plexus. Il fut projeté par la force de l'impact alors qu'une pirouette me remettait debout et je Le vis s'affaisser et tomber à la renverse. Le coup avait été bien calculé, juste assez puissant pour que Sa nuque touchât le sol de pierres et qu'Il perde. Ma première victoire.

Après, tout changea. Non seulement Il ne me combattit plus, mais les ouvrages qu'Il me fit lire aussi changèrent. Des banalités je passais aux faits intéressants, l'histoire de l'humanité, de mes ancêtres. J'avais également des leçons de stratégie militaire, j'appris tout de mon Maître, Il avait dû être un officier dans l'armée, c'était certain, Il maîtrisait toutes les finesses. Mais le plus grand changement concerna le ravitaillement. Je l'accompagnais désormais à chaque chasse, Il m'apprenait la jungle, la traque. Comment sentir la jungle, ne pas la rejeter mais la comprendre. Prendre sa place dans la chaîne alimentaire. Devenir le prédateur. Dominer cette masse grouillante de sa puissance. Lui imposer sa propre loi. Décider. Être le seigneur. Ses leçons s'inscrivaient en moi comme si elles prenaient une place depuis longtemps préparée.

D'ailleurs, les chasses aussi changèrent. Nous ne nous contentions plus de la première proie venue, le Maître exigeait que nous ne mangions que la viande de carnivores, d'autres prédateurs. La première étape consistait donc à blesser un animal, quel qu'il soit, assez gros tout de même. Ensuite, il fallait le suivre sans bruit. Se fondre dans la jungle. Et attendre. Immanquablement un prédateur survenait, attiré par la promesse d'un repas facile tel un charognard. Et alors il fallait frapper, vite et fort. Lutter contre un égal. Ces chasses me faisaient exulter. Elles éveillaient en moi des connaissances et des techniques qui me semblaient naturelles tout en étant incroyablement complexes, des techniques qui émerveillaient mon Maître.

Et déjà ma musculature s'était adaptée à la chasse. Aucune graisse, juste des muscles, fluides, fins malgré leur puissance, parfaitement modelés pour leur tâche : traquer et tuer. Même parmi les lianes, dans les marais ou dans les arbres je pouvais me mouvoir sans difficulté aucune, me faufilant entre les branchages, sautant de racines en monticules. Je pouvais dépasser n'importe quel animal à la course et je me lassais bien vite d'eux. Au fur et à mesure, ma connaissance de la jungle s'accrut. J'appris rapidement à pister un gibier, à suivre sa piste au pas de course en faufilant mon corps dans les bosquets, bien qu'il devint chaque jour plus grand, il devenait aussi plus rapide et puissant, plus agile. Bientôt je distançais mon Maître lors de nos parties de chasse, m'amusant à brouiller les pistes pour le perdre. Il me réprimandait à chaque fois, mais cela ne prenait plus. Qu'aurait-Il pu faire contre moi ? Alors le jeu continuait. Et chaque fois les règles étaient plus exigeantes, je m'imposais un temps minimum avant sa venue. Tuant le prédateur et emportant son cadavre sur mon dos afin que le Maître peine à me retrouver. Allant jusqu'à essayer de regagner la caverne sans qu'Il ne me rejoigne.

Ce fut lors de l'un de ces jeux qu'eu lieu l'accident. J'avais alors environ douze ans. Je m'apprêtais à emporter le cadavre d'un félidé sur mon dos, une bête comme je n'en avais jamais vu auparavant, avec de grands crocs quand j'entendis des bruits dans les broussailles derrière moi. Estimant mon avance sur mon Maître à un de trente-six au soleil au moins, je saisis ma lance et reposais le cadavre avant de me retourner et de le voir. Un félin, semblable à celui que j'avais tué mais bien plus grand, au moins sept pieds au garrot, aussi grand que mon Maître, des crocs d'au moins un pied de long qui brillaient lorsque les rais de lumière les frappaient. À l'instinct je sus que c'était la mère, en colère après moi. Elle avançait lentement vers moi, me dominant de sa hauteur ; je reculais doucement, cherchant un abri. Elle alla jusqu'à la carcasse encore chaude de son enfant et la huma, puis poussa un rugissement d'une puissance phénoménale qui me pétrifia pendant quelques instants. Tandis qu'elle approchait, je voyais ses muscles puissants jouer librement sous la peau tendue. Je me détendis un peu, un sourire s'esquissa sur mon visage : « Enfin un adversaire digne de moi. »

Je me jetais sur le côté droit, puis prenant appui sur ma lance rebondissait vers l'autre côté afin de la frapper à gauche. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir bondir si prestement qu'elle en évita mon coup et se jeta sur moi alors que je touchais le sol. D'une ruade je la repoussais, sentant sa masse pesait sur mes jambes : le poids d'au moins cinq à six hommes. Elle revenait à la charge et le combat continua. Si au début j'avais pris garde à ses crocs, dès les premiers mouvements une vive griffure au torse, du sein droit à la hanche gauche, me rappela que chez les félins les crocs ne servaient qu'à exécuter la proie que les griffes avaient blessée. Coups, feintes. Un combat à sens unique, elle attaquait, j'évitais en essayant de me planquer, attendant patiemment une faille, une erreur de sa part, mais rien. J'aimais ce jeu. Je la faisais enrager en tournant autour d'elle.

Dans ce combat je n'ai fait qu'une erreur, sous-estimer mon Maître. Il me retrouva rapidement, mais je n'étais pas seul. À l'instant où il apparut, jaillissant des broussailles, bien qu'il ait entendu les bruits du combat, il se figea, frappé de stupeur. La mère se retourna et d'un coup de griffe bien asséné lui lacéra le bras, ce qui eut pour effet de le secouer un peu. Il plongea à terre pour éviter le second coup. La situation se modifia, à deux nous avions plus de chances de la tuer. En nous plaçant de manière à ce qu'elle soit entre nous, elle ne pouvait nous voir simultanément. Mais elle n'en restait pas moins dangereuse : si j'avais été suffisamment vif pour me tenir à distance de ses griffes, mon Maître, bien que leste, n'avait ni ma vitesse, ni mon agilité, vieillesse oblige.

Le coup qu'il reçut lui arracha une bonne partie du biceps gauche et malgré sa résistance il hurla de douleur, se réceptionnant tant bien que mal sur le sol, en essayant de protéger son bras du mieux qu'il pouvait. C'en était trop pour moi. Une colère sourde s'éleva en moi comme un roulement de tambour. Le sang me battait aux tempes. Une voix : « Tue-la ! Tue-la ! Tue-la ! » Avec un hurlement de rage je me jetais sur le dos de la mère, plantant ma lance dans son côté pour m'assurer. Je saisis sa gueule entre mes mains pour la faire lâcher prise. Glissant mes mains à l'intérieur, je Lui dégageais le bras. La mère se mit à bondir en tous sens, effectuant ruade sur ruade pour me désarçonner. Finalement je m'éjectais en tentant de lui perforer le crâne avec mon couteau, il glissa et ne lui laissa qu'une blessure qui lui barrait l'?il droit. Elle rugit, saisit le cadavre de son enfant dans sa gueule, puis s'enfonça dans la jungle.

Je me précipitais vers mon Maître et L'aidais à se lever. Péniblement Il Se releva, grogna, puis Se secoua afin que je Le lâche. Nous retournâmes à la caverne, je portais le gibier qui m'avait servi d'appât pour le jeune. Mon Maître était mal en point. Il ne parlait pas, mais ce n'était pas nécessaire, je Le connaissais bien. Il avançait plus lentement qu'à l'accoutumée et nous mîmes longtemps à rentrer. Quand nous atteignîmes les Roches, il faisait presque nuit, mais le travail n'était pas terminé. La plaie devait être assainit afin qu'il ne contractât pas la gangrène. Et pour cela, la meilleure méthode restait le nettoyage à l'acide. Un peu de terre de roche, de l'eau et beaucoup de souffrance, toute une nuit, le temps que l'acide ne termine son travail. Et au matin lavage à grande eau.

Ce fut la fin de l'enfance telle que je la conçois.


Galaan, qui a compris qu'aéré c'était mieux. Par contre c'est dommage que la mise en page soit pas conservée totalement, il manque le gras et l'italique quand je fais le copier-coller... ca m'oblige à bosser, c'est dur!


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Evandree
post 14/04/04 , 19:41
Message #10


Grand Zoneille Voidien
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QUOTE
Non, il est toujours là, il revient vers moi, me contemple, entre en moi.

Je veux bien que deux hommes s'ennuie perdu sur une planète dans une pauvre grotte mais delà à en arriver là :-) pas clair cette phrase.

QUOTE
me paraissaient mous

me parraissaient sans consistance (ou un autre truc), mais pas mous ça me fait penser à du caramel pas à un combat.

QUOTE
Comme une colère qui rugirait des abysses.

comme une colère qui surgirait du tréfond de mon âme.

QUOTE
sans difficulté aucune

on m'inverse tout ça.

QUOTE
J'avais alors environ douze ans. Je m'apprêtais à emporter le cadavre d'un félidé sur mon dos,

Costaud le môme...

QUOTE
le nettoyage à l'acide

Plus résistant que rambo :-)


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De bon matin rien de tel que le lancer de nains.
Mis en forme par les voltiges des petits barbus,
Il est temps de s'entraîner à les rabaisser sans fin.
Le jour sera glorieux où leur petitesse les fera disparaître de notre vue (et de notre odorat).
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Galaan
post 15/04/04 , 9:30
Message #11





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Oui oui comme tu l'as remarqué le môme est plutôt costaud, peut être plus que le colosse qui lui sert de Maître d'ailleurs, la grande question qui devrait alors te triturer les méninges c'est comment un gamin de douze peut-il être aussi costaud et non pourquoi Galaan écrit-il n'importe quoi.

Sinon merci pour les propositions (j'aime bien le tréfonds de l'âme, je vais remplacer dans le texte... et après plu personne comprendra ta remarque...wink.gif).

Galaan.


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Huron sombrecoeur
post 15/04/04 , 10:11
Message #12


Feu-Maman Ours
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QUOTE
Elle revenait à la charge et le combat continua. Si au début j'avais pris garde à ses crocs, dès les premiers mouvements une vive griffure au torse, du sein droit à la hanche gauche, me rappela que chez les félins les crocs ne servaient qu'à exécuter la proie que les griffes avaient blessée. Coups, feintes. Un combat à sens unique, elle attaquait, j'évitais en essayant de me planquer, attendant patiemment une faille, une erreur de sa part, mais rien. J'aimais ce jeu. Je la faisais enrager en tournant autour d'elle.


je sais pas si le terme planquer convient , avec le reste du texte (language qui est tres appliquer , alors que planquer est plutot , chiffon)

QUOTE
Galaan, qui a compris qu'aéré c'était mieux. Par contre c'est dommage que la mise en page soit pas conservée totalement, il manque le gras et l'italique quand je fais le copier-coller... ca m'oblige à bosser, c'est dur!


pour ce qui est de la taille et de la police le forum a un evantail assez elargit...

j'aime bien cette histoire , mais il est vraiment surprenant ce garcon^^

Ce message a été modifié par huron sombrecoeur - 15/04/04 , 10:12.


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Damned
post 15/04/04 , 14:21
Message #13


Fée du logis
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QUOTE
Maître est toujours là, je le sens bien que je ne puisse le distinguer dans la pénombre

Ouch...

QUOTE
Désormais les combats avec le Maître étaient meurtriers

Pas de morts que je sache.

QUOTE
irradia en moi

M'irradia.

C'est ce que j'ai trouvé en plus de mes prédécésseurs. Je remarque que niveau orthographe c'est vraiment pas mal, j'ai rien a redire. Mais parcontre certaines de tes phrases sont alourdies par ton style, comme le rajout de "et" et de "il" alors que ca n'est absolument pas utile.

Bon passons au coté histoire maintenant.

QUOTE
jusqu'à l'âge de dix ans environ

QUOTE
Il fut projeté par la force de l'impact alors qu'une pirouette me remettait debout et je Le vis s'affaisser et tomber à la renverse. Le coup avait été bien calculé, juste assez puissant pour que Sa nuque touchât le sol de pierres et qu'Il perde. Ma première victoire.

QUOTE
au moins sept pieds au garrot, aussi grand que mon Maître

En résumé un guamin de 10 ans arrive a démonté au Corps à Corps un homme de sept pieds de haut.
Tu dis que c'est normal, et là je te dis: Jespere... Parceque ca me parait vraiment "gros", et seul une tres bonne explication (valable) fera que je voudrais lire la suite. (oui, je suis méchant.)

QUOTE
un officier dans l'armée

Alors tu dis qu'un guamin de 10 ans, n'est pas obligé de connaitre les noms des especes de 40k, mais parcontre il connait l'existence d'une armée 40k (opérant vraissemblablement en dehors de son habitat, la jungle.)

QUOTE
des techniques qui émerveillaient mon Maître.

Dans le un, tu le décrits comme quelqu'un de froid, voir meme d'inhumain, et pourtant il arrive a etre émerveillé.

QUOTE
C'en était trop pour moi. Une colère sourde s'éleva en moi comme un roulement de tambour. Le sang me battait aux tempes. Une voix : « Tue-la ! Tue-la ! Tue-la ! »

Hé ben voila... On y vient... Le seul indice probant en 4 pages de textes. Le probleme dans ce récit, c'est pas le fait qu'il ne nous montre aucun traits ressemblant à l'univers GW de 40k, mais surtout qu'on voit toujours pas venir un seul indice nous mettant sur la voie de qqchoses. Et c'est bien dommage.

Bon en bref, ca reste plutot bien écrit faut l'admettre, meme si y a pas mal d'incoherence qui gache un peu.
L'histoire en elle, ben j'arrive pas à accrocher. Car y a rien (ou pratiquement) nous mettant sur la voie, meme pas de fausses pistes. Mais je désespere pas, et j'attends la suite en esperant, que ta trame va vite avancer.
Donc bonne continuation.

Damned-


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- Supposez que je sollicite de vous en tant qu'étranger en route vers l'Ouest de chercher ce qui a été perdu, qu'est-ce que vous diriez ?
- Dans ce cas je dirais : d'où venez-vous mon ami ?
- Et je vous répondrais : de l'Est tout en espérant que vous irez transmettre mon message à la Veuve pour le salut de tous ses fils...
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Galaan
post 16/04/04 , 13:46
Message #14





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Je suis désolé mais je suis pas un grand écrivain, moi mon truc c'est imaginer, après il me faudrait un scribe pour raconter ca de manière plus intéressante (et pourtant la j'ai fait des efforts). En fait, si j'ai mis ce texte sur le forum, c'est surtout pour donner des idées aux autres.
Bon maintenant pour le texte lui-même, j'ai une tendance assez louche à jouer sur l'alternative phrase condensée ultra-courte / phrase bien longue et même ch***te. Quant à l'histoire, je commence en douceur et après ca accélère, surtout à partir du texte 4 alors tu vas encore t'ennuyer un moment... et sache que j'apprécie ta persévérance à me lire malgré tout.

Sinon, pour le changement d'attitude, c'est signalé après la victoire du jeunot (c'est quoi ce gamin, un robot') contre son Maître.

Galaan, retourne bosser sur le 3 pour l'améliorer un peu.


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Galaan
post 16/04/04 , 14:04
Message #15





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Damned, finalement tu as de la chance, le 3 est un peu plus court que les autres, une grosse transition et la fin des moments un peu lourds... Mais c'était pour bien situer l'histoire.


Adolescence

« Va-t-il enfin bouger ? »
« Patience. Il a encore à apprendre. »


À partir de ce moment, le Maître devint plus sévère encore, comme s'il compensait l'inutilité de son bras en m'infligeant des peines supplémentaires. Non seulement je devais seul assurait la plupart des tâches : chasse, préparation des bêtes, en bref tout ce qui nécessitait l'usage de deux bras sains ; mais en plus mon entraînement s'intensifia. Afin d'augmenter ma pugnacité je devais chasser à mains nues ; afin d'éprouver ma résistance, il m'entraînait lui-même, et ces entraînements sont de loin les pires que je subis, de très loin.

Il en avait inventé deux. Le premier était d'une extrême simplicité : je devais rester stoïque, debout parmi les roches et atteindre un état où la douleur n'était plus. Jeu stupide s'il en est. Durant ce temps je subissais coups de bâton, griffures, blessures diverses et variées. Toujours il essayait de me surprendre, de frapper là où je ne m'y attendais pas, d'utiliser un instrument nouveau pour que la douleur soit différente de celle que je m'étais préparer à endurer. Finalement, j'appris à isoler les terminaisons nerveuses en cause, je ressentais effectivement la douleur et pouvais identifier le type d'assaut mais cela n'était plus réellement douloureux, c'était une simple sensation, rien de plus.

Le second était plus pernicieux encore. Assis en tailleur sur le rocher de pluie, je devais rester parfaitement immobile et ce des jours durant. Il m'a fallu apprendre à ne pas avoir faim, à ne pas ressentir l'engourdissement de mes membres. Et cela eut été aisé si mon Maître ne s'était alors placé devant moi, mangeant et buvant à sa guise, m'insultant, me jetant de la terre au visage et sur le corps, sachant pertinemment qu'à la pluie suivante les acides me dévoreraient. L'acide c'est presque le pire. Presque parce qu'il y a l'intrusion. En face de moi, je Le sentais Se préparer à chaque fois, Il prenait son temps pour éprouver ma patience. Je connaissais pourtant Ses tours. Tout d'abord Il devenait impossible de détecter Sa présence sans ouvrir les yeux : c'eut été une erreur, la terre de roche m'aurait rendu aveugle en entrant en contact avec mes larmes. Ensuite, je sentais quelque chose toucher mon esprit, c'était assez étrange. Il sondait jusqu'à trouver une faille, puis Il entrait en moi comme le vent s'engouffre par une porte ouverte, à toute volée. Impossible de résister, il faut plier pour ne pas craquer. Mes souvenirs, mes émotions, Il mettait tout à nu, exposant tout ce que je voulais oublier, me le jetant en pleine face, lisant en moi comme dans un livre ouvert. Plus aucune intimité. Et même si je pouvais de mieux en mieux m'opposer à Lui, jamais je ne parvint à L'arrêter pleinement, Il était si puissant. Mais je Le repoussais plus violemment à chaque fois. Un jour je L'aurais brisé.

Si j'appris quelque chose lors de ces leçons, c'est la résistance que peut atteindre un corps bien conditionné et discipliné. Je me forgeais une volonté de fer, me rendant capable d'endurer les pires supplices sans m'abaisser à seulement broncher. Et malgré Ses coups, après chaque entraînement je lisais la fierté dans Ses yeux. Je me rendis compte également de mon extraordinaire faculté à guérir, contrairement aux blessures de mon Maître dont les cicatrices mettaient une dizaine de jours au moins à disparaître, une à deux nuits de sommeil suffisaient à soigner mon corps et à effacer toute trace. L'apanage de la jeunesse sans doute.

Il est dit qu'un individu vient à considérer les mauvais traitements subis comme nécessaires, et même indispensables, s'ils le rendent de loin plus puissants que les autres*. Ce fut exactement mon cas. Aujourd'hui encore en contemplant les étoiles, je sais qu'il n'est nul être vivant dans cette jungle qui puise rivaliser avec moi. Aucun être humain, aucun animal. Ici je suis le seul maître, nul ne peut m'arrêter. Pas moi?

Chacune de mes partie de chasse m'entraîna alors plus loin dans la jungle. Je partais plusieurs jours durant, compliquant à loisir les règles que je me fixais. Explorant la jungle en tous sens. Elle me dégoûtait toujours autant mais elle ne me rejetait plus, elle ne pouvait plus se le permettre. Aucune de ses créatures ne pouvait rivaliser avec moi et je prenais un malin plaisir à décimer toutes celles que je rencontrais. Un prédateur ne s'attarde pas à considérer les proies qu'il rencontre, il les tue, un point c'est tout. Et je tuais. Je découvrais à chaque occasion de nouvelles manières de mettre à mort, tentant de maintenir ma proie en vie le plus longtemps possible. Je m'amusais à blesser sans tuer, puis la laissais fuir, avec jusqu'à une journée d'avance, avant de reprendre sa piste pour l'achever. Finalement, il y a deux lunes encore, j'en étais arrivé à marquer mes proies d'une simple coupure sur le flanc et à ne les poursuivre qu'à la partie de chasse suivante. Elles ne m'amusaient plus, trop sottes, trop fragiles, trop lentes surtout.

Et la vie continua jusqu'à ce jour maudit. J'étais en chasse depuis près de une journée entière. Le gibier que j'avais marqué avait brouillé les pistes en traversant une rivière et les lieux d'un de mes carnages précédents. Finalement, après l'avoir retrouvé et tué, il me fallut une demi-journée pour retourner à la caverne. Et je ne le mangerais jamais. Quand j'arrivai en vue de la caverne, je remarquai tout d'abord la fumée, anormale, jamais mon Maître n'avait usé d'un si grand feu. Puis le feu lui-même qui consumait tout ce que nous possédions, entassé sur la roche de pluie. J'étais étourdi. Qui avait pu faire cela ? les hypothèses s'affrontaient dans ma tête : je ne connaissais aucun animal capable d'un tel déménagement, et un feu... À moins que le Maître ? Pourquoi ? Et je L'aperçus alors.

Il gisait sur le dos, Le torse criblé d'impacts de balles, un dernier rictus funèbre sur Le visage, tenant un morceau de lance brisée à La main. Tout autour de Lui le sang répandu indiquait qu'Il avait chèrement fait payer à ces misérables le prix de leur folie. Aux traces sur le sol j'associais les blessés : au moins cinq, dont quatre morts qui avaient été traînés ensuite. Ils devaient être une vingtaine, et avaient utilisé deux engins volants pour se déplacer. Probablement ceux que les armées utilisaient pour se déplacer. Le sillage dans la poussière indiquait la direction prise à l'aller comme au retour : Nord-Est, ma destination.

Mauvais souvenirs. Je me secoue un peu, m'étirant les membres. Le jour se lève. Cela fait une lune déjà que mon Maître a été tué, Sa dépouille est dans son hamac, comme s'Il dormait. Pendant tout ce temps j'ai préparé Sa sépulture, comme celle de Ses grimoires. J'ai taillé toutes les parois de la grotte autour de la chambre mortuaire puis j'ai entassé de nombreux rochers au-dessus de l'ouverture. Tout est fin prêt. La lueur rougeâtre du jour m'enlève un sourire.
« Tu t'appelleras Soleil-Rouge, en l'honneur de ton passé et pour la gloire de ton avenir » C'était bien là une de ses idées. Et son expression aussi. Je suis comme l'aube qui apporte le changement' foutaises. Je surprends mon regard en direction de l'entrée. Les chants funèbres peuvent commencer. Je ne connais qu'une seule ode, dans une langue ancienne et oubliée qui Lui plaisait, des accents gutturaux, des raclements, tout ce qu'il aimait ? avant. Une journée de psalmodies, de chants et de prières. C'est un peu long certes, mais je ne sais pas vraiment comment il faut faire. Il était mon unique repère en ce monde. Le soleil se couche, rouge et maussade, comme moi. Il est temps. Je tire violemment sur la corde, le piquet s'arrache, libérant les roches qui vont obstruer l'entrée. Le tombeau est scellé. Masqué par les roches, il ne sera pas dérangé.

Je me tourne vers la jungle. Au Nord-Est. Je dois accomplir une dernière tâche en Sa mémoire. Ils paieront le prix de leur folie.


* Ca je l'ai piqué dans Dune, c'est Paul Atréides qui parle des Sardaukars et de Salusa Secundus, la planète prison de l'Empereur, mais ca n'a rien à voir avec mon histoire...

Galaan, qui promet que ca va bouger et que le petit bonhomme (enfin 16 ans tout de même maintentant) va enfin choisir son camp. Un bon gros bill héroïque comme je les apprécie.


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Damned
post 17/04/04 , 0:24
Message #16


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QUOTE
Aucun être humain, aucun animal. Ici je suis le seul maître, nul ne peut m'arrêter. Pas moi?

Adrieneuuuuh! wink.gif

Bon en faite, j'ai trouvé le probleme de ce récit (toutes les suites comprises) c'est que tu perds un temps fou dans la description de son entrainement.
C'est ce qui rend le récit lourd, par sa forme et son fond.
Surtout qu'aux vus de ce qui se profile, toutes ces pages de lectures n'ont pas vraiment d'incidence dans ce qui arrive.
Tu aurais dut condensé plus, et faire de ce meme évenement (celui de s'entrainé) dans une seul et meme suite.
Parceque voir que l'élément perturbateur arrive seulement à la troisieme suite, c'est un peu éffrayant.
Surtout que dés qu'il arrete de parler de l'entrainement, et qu'il voit giser son maitre (ect), c'est un pur régale.
Donc continu, là je commence à avoir hate de savoir ce qui se passe. (dommage que je parte une semaine...)
QUOTE
sache que j'apprécie ta persévérance à me lire malgré tout.

C'est un peu mon taff mon cher Galaan. Mais je crois surtout en tes capacités, et puis c'est ma passion la lecture. Malheureusement tout le monde ne l'a pas, ni m'a patience (mais t'inquiete pas si ca continu comme c'est partit, les commentaires pleuveront).
En tout cas aux fils de tes écrits, je ressent deja une amélioration (au niveau stylistique.) meme s'il reste quelques erreures par ci par là.

Damned- Espere pouvoir t'etre utile.


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Huron sombrecoeur
post 17/04/04 , 1:39
Message #17


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n'ecoute pas damned surtout , lui se qu'il veut c'est des evenments perturbateur mais dans ses recits il prend son temps wink.gif. alors moi je trouve que l'allure que tu prend et tout comme il faut , tu t'applique a donner un historique credible a ton personnage , et ce n'est pas pour me deplaire , surtout prend ton temps , tes descriptions je ne les ai pas trouvé lourde , et tu sait bien rythmer tes recits , SURTOUT NE CHANGE RIEN!!

c'est parfait comme ca smile.gif

Méssage modéré par Damned: Traitre...

Ce message a été modifié par Damned - 17/04/04 , 2:58.


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Galaan
post 17/04/04 , 18:19
Message #18





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Bon, alors la c'est dur de se décider : je fais long ou court faudrait vous mettre d'accord wink.gif

Allez, je ne vous en veux pas et je vous poste la suite, un poil plus longue mais ca commence enfin à bouger alors...


Vengeance

« Enfin ! »
« Ce n'est que le début, il n'est pas tout à fait près encore.»


Nord-Est, Nord-Est, Nord-Est. Enfin après quatre jours de marche intensive j'aperçois la lisière. Le changement est lent mais assez rapidement la végétation décroît. La terre est aride par ici, encore plus aride à chaque pas il me semble. Les plantes ne trouvent plus suffisamment de nourriture, elles ne peuvent prospérer plus loin. Finalement, c'est avec soulagement que je quitte cette jungle, j'ai bien cru que je n'en verrais jamais le bout. Je préfère la flore qui s'offre à moi maintenant, de grandes herbes, hautes comme un homme, qui me laissent libre d'avancer tout en me masquant. Tout en marchant je tire un morceau de viande crue de ma sacoche et me mets à la mâchonner, rêveur. Mes muscles réclament le sommeil après ces quatre jours sans repos aucun. J'avise un arbre un peu gringalet auquel je grimpe. Les feuilles sèches à son pied sont une sécurité suffisante, le moindre bruit m'avertira.

Une nuit de sommeil, rien de tel pour se remettre. Rien n'a approché pendant que je dormais. À y réfléchir, il ne semble pas y avoir beaucoup de vie animale par ici, je ne peux voir aucune empreinte ni aucun signe de vie, pas de trace, pas de bruit si ce n'est le vent qui joue dans les herbes, silence et plénitude. Je comprends pourquoi j'ai bien dormi, après l'enfer de la jungle, ce paysage est salutaire quoi qu'un peu trop arboré encore, toujours trop arboré hors les Roches. Mais j'aperçois enfin ma destination je pense. Le soleil levant fait briller quelque chose à l'horizon, comme des fumées ou des gaz, sûrement la ville que je cherche. Enfin.

Il m'a fallut encore une journée puis une nuit de marche. Je commence vraiment à avoir soif. Il n'y a nulle trace d'eau par ici. Je comprends pourquoi aucun animal n'y vit. La nuit masque mon approche alors que j'arrive dans les abords. Je n'ai jamais rien vu de tel auparavant. Les habitats ne sont pas naturels, ils sont ainsi que les illustrations dans les ouvrages, mais si grands. Encore, dans les faubourgs, la taille est raisonnable, mais là-bas, vers le centre, les bâtiments s'élèvent à des hauteurs vertigineuses, se fondant dans la fumée et les gaz. L'odeur des gaz, d'ailleurs, est au rendez-vous : un mélange indescriptible de puanteurs diverses. Si la jungle était un enfer, je peux mourir à l'instant : c'est insoutenable ! Comment des êtres humains peuvent-ils tolérer cela ? Et moi qui pensais retrouver les agresseurs de mon Maître grâce à leur sang perdu. Je n'y parviendrais jamais' Je serre les dents. Imbécile que je suis, encore ces vieux réflexes d'animal. Je sais parler et les misérables qui vivent ici tels des insectes rampants pourront m'indiquer où, ou bien ils souffriront en vain, mais cela n'a guère d'importance. Ils vont apprendre à me connaître et eux aussi me craindront. Comme les autres. Je suis le Seigneur.

Je suis entré en ville et j'attends maintenant leur éveil. Déjà on s'active dans les maisons, il est temps de jouer. La première porte cède sous ma poussée, une fillette crie à mon entrée. Un regard. Le visage terrifié qu'elle porte suffit. Elle ne me gênera pas. Le père entre dans la pièce. Il n'a pas fait un mouvement que déjà je le plaque contre le mur avec mon bras :
« Des soldats sont allés dans la jungle il y a trente-sept jours maintenant. Où sont-ils ? »
Cet asticot me fixe de son regard. Un charabia incompréhensible jaillit de ses lèvres, déjà il tremble, il est pâle, même pas capable d'articuler correctement. Je saisis un couteau posé là et le lance. Il se plante directement dans le crâne de la fillette qui tombe au sol sans pousser un cri.
« Où ? »
Rien à faire. Il va me falloir procéder moins durement, ces loques sont apeurées rapidement. Je lui brise la nuque et ressort prestement. Nul n'a semblé m'entendre où n'a daigné montrer le moindre signe de vie. Tous des lâches, aucune résistance, et moi qui avais cru trouvé ici des adversaires plus consistants, finalement la jungle était peut-être plus agréable.

Enfin, après une série d'interrogatoires musclés, un gamin accepte de me montrer ce qu'il appelle caserne : le lieu où se réunit la milice. Enfin. Il court devant moi et nous passons de ruelles en ruelles, directement vers le centre de la ville. Quelle pénombre ! Et l'odeur est si infecte. Il s'est finalement immobilisé et pointe son doigt en direction d'un bâtiment cerné de fils barbelés. Des hommes en uniforme et armés semblent en garder l'entrée. Parfait. Le gamin me regarde et me tend la main. Que peut-il bien me vouloir ? Il m'a semblé qu'il allait parler. Tant pis. De toute façon, il ne m'est plus d'aucune utilité. J'ai trouvé ce que je voulais.

Je me demande comment entrer ici. Je n'ai pas oublié les traces que portait mon Maître, ils utilisent des fusils et des pistolets, des artefacts étranges capables de projeter des morceaux de métal pour blesser et tuer à distance. En plus, ils sont plus nombreux que je ne l'aurais cru tout d'abord. Cela commence à me plaire. Je comprends leur force à présent. Individuellement ils ne valent rien, mais en masse, ils peuvent balayer n'importe quoi. Tant mieux, je préfère un peu de difficulté. Par contre, il va me falloir changer de vêtements, les peaux vont me faire repérer, ici aucun n'en porte et si l'heure n'avait pas été si matinale... J'avise une fenêtre aux carreaux brisés à quelque hauteur dans la ruelle. Les murs sont glissants mais je parviens à me hisser suffisamment haut et à entrer. Le verre coupe. J'aurais du me méfier davantage, tant pis.

Ici tout est moche. Une ruine. Mais il y a des habitants. Je les entends. Un meuble en bois attire mon attention, par la porte entrouverte j'y aperçois les vêtements. Mais comment les mettre ? Heureusement, comme pour répondre à ma question un homme entre. Avant qu'il n'ait pu prononcer un mot et afin de ne pas attirer l'attention des autres, je le frappe à la gorge du tranchant de la main. La trachée s'écrase sous l'impact. Il tombe à terre et s'affaisse se tenant la gorge à deux mains. D'un revers bien appliqué je lui fais tourner la tête et sa nuque émet un craquement sinistre. Parfait. Je l'étudie rapidement et copie son style afin de passer inaperçu. Les vêtements sont plutôt inconfortables et étriqués, pas vraiment pratiques mais je sais déjà qu'ils ne se battent pas souvent. Je sors furtivement. Pour quelqu'un habitué à ne pas faire de bruit dans la jungle, le revêtement des sols est presque trop aisé à utiliser.

Une fois dans la rue je modère mon allure et règle mon pas sur la foule qui commence à circuler, baissant la tête pour me fondre dans la masse. Je me débrouille pour contourner le bâtiment. Aucune ouverture à moins de soixante pieds du sol, l'immeuble est bien gardé. Juste un peu trop proche de celui situé derrière lui. J'y entre, nonchalamment. Le gardien m'interpelle, une dernière fois, cela lui apprendra à laisser les gens tranquilles. Je grimpe dans les étages à la hauteur adéquate, quel dédale ! Finalement, après de grandes hésitations quant à la direction à prendre, je parviens en face d'une ouverture sur la caserne. Ce n'est pas celle que j'avais repérée, mais il n'y a aucun signe d'agitation derrière. J'ouvre ma fenêtre, pas le moment de regarder en bas, ici il n'y a pas de branchages pour se rattraper. Quelques foulées d'élan, une bonne prise de vitesse, trois, deux, un ? Saut. La réception est rude et je me rattrape de justesse, j'ai failli passer à travers la vitre, cela n'aurait pas été très silencieux?

En poussant fort je parviens à ouvrir la fenêtre et à pénétrer à l'intérieur. Une sorte de dortoir je suppose. Et l'odeur est presque pire qu'au dehors. Ils ont tous la même, comme des fourmis, aucune identité individuelle, l'individu n'est là que pour servir la masse. Je circule dans les couloirs, je ne porte plus le bon habit. Deux soldats passent :
« Que faites-vous ici ? »
Trop lents. Et un habit presque à ma taille, je suis chanceux. Je dissimule leur corps dans une petite pièce poussiéreuse : elle ne doit pas servir souvent. Après j'adopte l'attitude des soldats. Le dos bien droit, le pas cadencé et en avant. Je me perds dans ces couloirs. C'est si grand. Je ne vais tout de même pas devoir tuer tous les soldats !

« Dites-donc soldat, on ne salut pas un sergent, voulez finir au trou mon gaillard ! »
C'est quoi cet ahuri ? Ah oui, sergent : un petit chef en sorte. Je lui plaque ma main contre la bouche et le jette dans un bureau inoccupé :
« Qu'est-ce qui vous prend soldat, vous voulez être fusillé pour? »
Oumpf, la baffe que je lui assène l'envoie rouler au sol. Il se retourne vers moi, les yeux grands ouverts. Petit à petit je sens qu'il comprend : il n'a aucune chance. Très bien, je fais ma voix plus suave, plus douce, pour l'apaiser, calmer ses peurs :
« Allons sergent, sachez vous montrer raisonnable. Je recherche un groupe d'hommes. Il y trente-sept jours des soldats furent envoyés dans la jungle, une vingtaine, quatre au moins furent tués, je veux savoir où sont les survivants, c'est tout. Nous n'avons aucune raison de ne pas nous entendre n'est-ce pas ? »
Il déglutit avec peine, se met à parler d'une voix chevrotante tout d'abord, puis qui prend de l'assurance au fur et à mesure :
« Je ne sais pas où sont ces hommes, voyez-vous. Mais si jamais vous saviez vous montrer généreux, je pense pouvoir vous aider. »
Souriant, je me penche sur lui, ma bouche effleurant son oreille, toujours cette voix suave et doucereuse :
« Ma générosité se borne à vous tuer rapidement et sans vous faire souffrir auparavant, je sais que vous saurez l'apprécier, vous semblez raisonnable. »

Je lis la peur dans ses yeux à présent, puis comme un sentiment de résignation, je l'ai un peu trop brusqué, je ne suis pas habitué à tout cela. Son bras s'écarte vivement et touche la crosse de son pistolet. Un peu trop précieux, je ne dois pas le tuer, il peut encore m'aider. Un coup de poing violent dans le creux de l'épaule lui fait lâcher son arme qui retombe sur le sol. Je le soulève de terre à bout de bras et lui flanque un autre coup dans le bas ventre, suffisamment pour savoir que les organes internes n'ont pas supporté la pression. Il s'effondre dès que je le lâche et crache du sang. Nous commençons bien. Je le frappe de mon pied en plein visage, l'envoyant voler contre le mur, sa tête cogne contre le mur et il retombe sur le sol, le nez a éclaté lors du choc avec mon pied. C'est jouissif, exactement ce que mon Maître me faisait subir. Je lui prends les cheveux entre les mains et lui plaque la tête contre le mur :
« Combien de temps pensez-vous tenir ? »
« Je ? Je ? Au bout du couloir, prenez à droite. Tout droit, suivez ? suivez les panneaux pour aller aux archives, le soldat en faction saura. »

Un coup violent porté au c'ur qui s'arrête de battre et je le laisse là. Il a un peu tâché mon uniforme mais le sien est si ensanglanté que je ne peux échanger. Ça ira. Suivant ses indications, je parviens à une porte en double battant qui s'ouvre en coulissant. Je pénètre à l'intérieur. Une impasse. À moins que ? Des chiffres brillent, les archives sont au deuxième sous-sol ? si les chiffres indiquent les étages ? sous-sol, j'appuie sur le ?2, il s'enfonce sous mon doigt. Les portes se referment et je sens que nous descendons, c'est une impression étrange, je me sens vaguement mal à l'aise. En même temps j'ai le sentiment étrange de connaître cette technologie, quelque part en moi, comme si j'avais déjà... C'est impossible.

Enfin les portes s'ouvrent, pas trop tôt. Je sors vivement et me retrouve face un à petit soldat assis derrière un bureau. Il porte des vitres devant ses yeux : des lunettes. Je marche vers lui et il lève le nez :
« Vous désirez ? »
« Il y a trente-sept jours, des hommes ont pénétré dans la jungle, une vingtaine dont au moins quatre sont morts. Je souhaite savoir où ils sont. »
« Ils sont tous morts, une maladie bizarre, je suis désolé. Mais qui êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous ? De quel droit êtes-vous ici ? Montrez-moi l'autorisation de? »

Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase. Morts. Malades. Mon Maître n'était peut-être pas si inoffensif que cela après tout ? Il les aurait donc tués. À moins que la jungle? Il m'a toujours dit qu'elle nous protégeait, comme un bouclier. Bon, je n'ai plus rien à faire ici. Je retourne à l'ascenceur, appuie sur le 0. C'est instinctif, je sais et je ne devrais pas, comme durant les combats. Les portes s'ouvrent sur un grand hall, je sors, les soldats saluent, je leur rends le salut. Je suis à nouveau dans les rues. Je ne sais pas si je vais rentrer. J'ai envie d'explorer ce nouveau territoire, voir de quoi il retourne. Il se pourrait après tout qu'il y est encore de bonnes surprises ici. On ne sait jamais.


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Evandree
post 17/04/04 , 23:24
Message #19


Grand Zoneille Voidien
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Groupe : Membre Honoraire
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Lieu : 94 Villiers sur Marne
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Après une folle psychopate, un fou sanguinaire. C'est nous les frappa-dingues
ou tous ceux de la CFW aiment les perturbés ?
En tout cas ce texte commence à être intéressant et je m'y plais, mais des lourdeurs viennent, par moment, tout gacher.
Pour ne pas terminer sur ce vilain mot, je rajouterai, que ce texte est bien fourni et que la méthode d'entraînement j'ai appprécié.

(C'est à croire que son maître faisait partit de l'Officium Dogma Veritas)


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De bon matin rien de tel que le lancer de nains.
Mis en forme par les voltiges des petits barbus,
Il est temps de s'entraîner à les rabaisser sans fin.
Le jour sera glorieux où leur petitesse les fera disparaître de notre vue (et de notre odorat).
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Galaan
post 18/04/04 , 12:50
Message #20





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Membre no. 152



Il n'y a pas que l'Officium Dogma Veritas... et mon jeune n'est pas fou, ses repères sont simplement différents des nôtres (d'où l'intérêt de la description de l'entraînement).
Juste une question, quelqu'un aurait-il deviné ce qui est en train de se passer?

Galaan, qui vous donne encore une journée pour répondre, après ça va devenir évident.


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