Bon c'est les vacances, j'ai un peu de temps donc j'écris une histoire. En espérant que ça vous plaise même si le début est un peu lent j'en conviens.
Enfance I
« Il est prêt. »
« Réussira-t-il ? »
« Il réussira. »
Une vive douleur me réveille soudain alors que je m'effondre sur le sol. A chaque fois la même chose. Un rêve étrange puis comme si quelqu'un enfonçait une aiguille dans mon crâne?
Promenant mon regard autour de moi, je m'aperçois qu'il fait encore nuit dehors. Dans la pénombre de la caverne je vois mon Maître dormir, il n'a pas du m'entendre crier? Je me lève sans bruit et vais m'asseoir à l'entrée de la caverne pour regarder le ciel étoilé, cela me calme toujours après ces rêves, aussi loin que je puisse me rappeler cela m'a toujours calmé.
Pour autant que je me souvienne j'ai toujours vécu ici. Le Maître m'a dit m'avoir trouvé déambulant dans les rochers à deux lieues à l'Est de la grotte alors que j'avais à peine trois ans. Selon lui, j'avais l'air hagard, le regard creux, en état de choc. Je ne m'en souviens pas pourtant. Et maintenant, cela va faire presque treize ans que je vis ici, avec Lui.
La caverne dans laquelle nous vivons est située au tiers du flanc d'un volcan éteint. Sur un massif en forme de croissant d'environ deux lieues de large pour cinq à six de long.
Tout autour, il n'y a que la jungle, immense et terrifiante. Les rochers sont plus sûrs, nulle vie ne s'y développe car à chaque pluie, le sol se « réveille » et les acides qu'il contient dévorent tout si ce n'est la roche elle-même. Seuls quelques rares oiseaux et des rapaces osent parfois s'aventurer dans les airs au-dessus du massif, mais ils sont alors des proies faciles pour les Pteros, de grands reptiles volant pouvant soulever un homme de terre et le broyer dans leur puissant bec garni de dents acérées.
Les abords de la caverne ont été aménagés à la convenance du Maître, je les ai toujours connus ainsi. Un grand rocher plat nous permet de récolter l'eau de pluie dans des outres en peau et un autre plus exigu tient lieu d'étal pour préparer le gibier capturé lors de nos expéditions dans la jungle.
Jusqu'à l'âge de huit ans, ce fut mon seul horizon.
Il m'était interdit de m'éloigner à cause du danger et lorsque le Maître s'absentait pour la chasse, je devais rester à l'intérieur de la caverne, à l'abri. J'ai toujours obéit. Les Pteros qui survolaient de temps à autres la caverne, ne m'encourageaient pas à vagabonder. Et le danger que représente la pluie en ces terres m'effrayait alors, je ne connaissais pas d'autres abris que la caverne.
Durant toutes ces années, ma vie fut rythmée par les allées et venue de mon Maître. Lorsqu'Il était présent, Il m'entraînait au combat, m'apprenait les rudiments de la survie en milieu hostile.
Ces moments ont été mes préférés. Malgré sa rudesse et son apparence, plus celle d'un ours que d'un homme au vu des illustrations que j'avais contemplées dans les ouvrages, je pouvais sentir qu'il tenait à moi. Dans ces moments-là, il était toujours tendre avec moi ; même dans les combats, il m'aidait à me relever après chaque chute.
Et il fallait voir ces mains calleuses s'appliquant à écrire avec de grandes plumes taillées pour m'expliquer comment former les belles lettres' Lorsqu'il s'absentait, je m'exerçais à écrire sur les parchemins où je faisais de menus travaux qu'il me commandait : rechaper des paniers avec les grandes tiges souples, tanner les peaux à sec, tailler des silex ? tout ce pourquoi mes petites mains étaient indispensables, ou surtout ce qu'il me laissait croire afin que je pense être utile. En y repensant, cette enfance fus réellement privilégiée et je ne connus que peu de dangers durant cette période, si l'on excepte l'intrusion dans la caverne d'un grand serpent alors que je devais avoir à peine quatre ans, il fut ma première proie.
A l'âge de huit ans, à peu de choses près, j'eus droit à ma première excursion dans la jungle, un véritable baptême. C'était durant la quatrième lune après l'équinoxe de printemps, nous arrivions à court de provisions, il était temps de partir à la chasse.
Comme à l'habitude, je regardais mon Maître effectuer les préparatifs de la chasse : les lances doivent être parfaitement affûtées afin de pénétrer aisément la chair, mais les crans doivent cependant être bien marqués afin qu'elle y reste plantée au cas où l'animal vit encore, pour l'épuiser, l'affaiblir ; les lanières doivent être solides, bien graissées et correctement enroulées afin de pouvoir les déployer en minimum de temps et d'efforts ? Je connaissais tout cela par c'ur, l'ayant maintes fois aidé aux préparatifs.
Et encore une fois je pensais rester seul, dans ma belle caverne. Ses quelques mots avaient sonné comme une délivrance : « Dépêches-toi, les journées sont courtes ». Laconique comme à son habitude, mais quelle joie !
Deux temps, trois mouvements, et nous partions vers la jungle ! Nous progressions rapidement parmi les rochers puis au bout d'un de trente-six au soleil, nous arrivâmes enfin à la lisière. Cela dépassait tout ce que j'avais pus imaginer en lorgnant depuis la caverne.
La première chose que je remarquais : les arbres, immenses, plus de cent cinquante pieds de haut au moins.
Et la luminosité, si faible, la lumière était presque totalement occultée par la canopée.
Enfin, le bruit. Les Roches avaient toujours été calmes ; là, passé la lisière, la vie était partout, grouillante, suintante. Mon Maître non plus ne semblait pas apprécier cette avalanche de bruissements, chuintements et autres piaillements, mais sa colossale stature ne semblait pas impressionner par tout cela : la jungle, il la connaissait.
La progression dans la jungle était bien plus fatigante que la marche dans les Roches, à chaque pas il fallait lutter contre les lianes, les pieds s'enfonçaient dans les miasmes purulents de cette vie exubérante, tout la jungle semblait s'opposer à notre présence, tout même les éléments semblaient nous rejeter : à peine avions nous pénétrer la jungle que la pluie se mit à tomber, dégoulinant des plantes, roulant sur les feuilles, charriant pollen, pétales, toute cette horreur nous tombait dessus.
Ce ne fut qu'à midi, à ce que je pouvais estimer, que la pluie cessa, comme une délivrance. Mais je n'étais pas au bout de mes peines, je commençais à fatiguer alors que mon Maître, lui, semblait indifférent à tout cela. Il continuait de progresser, hachant les lianes de sa machette avec une impassible obstination.
C'est alors que. Alors que mon Maître m'avait indiqué d'un signe de la main que je pouvais me reposer, enfin.
J'en profitais pour m'asseoir au pied d'un arbre et sortir quelques provisions. Je me relaxais un peu, détendant mes muscles engourdis par tant d'efforts. C'est alors que. Une grande douleur dans le bras gauche, comme s'il avait été déchiqueté.
Instinctivement, je me jetais aussi sur l'autre côté et tournais la tête. Une gueule effrayante, garnie de dents pointues, une langue fendue qui fouettait
l'air. Ce lézard géant descendait du tronc sur lequel je m'étais appuyé quelques instants seulement auparavant.
Je reculais en battant des jambes et en essayant de rester à distance du monstre qui continuait de descendre et avançait vers moi ? quand une lance le frappa, en pleine tête, traversant la cervelle et ressortant par en dessous : « Un jeune Sirguan. »
Le Maître se tenait à douze pieds de là, les mains sur les hanches. Il approcha et se pencha sur le Sirguan, reniflant et tâtant. Apparemment, il le trouva à son goût. J'étais éberlué.
Il agissait comme si tout était parfaitement normal. Pour la première fois je crus qu'il n'était pas humain, il ne semblait ressentir aucune émotion, jamais. Il tourna la tête vers moi et me tendit une large feuille sur laquelle était disposée une sorte d'onguent. Je le plaçais sur la plaie, ressentant quelques picotements.
Le plus douloureux était la blessure elle-même, mon bras présentait une large entaille de deux pouces de long, et le sang coulait abondamment malgré l'onguent.
Il restait silencieux, me fixait de Ses yeux. La sentence allait venir, c'était certain. Et elle vint :
« Hors la caverne, il n'est nul havre. »
La plus dure des leçons que j'avais jamais apprises. Jamais je ne l'ai oubliée depuis.
Ce soir je suis mélancolique, peut être ? je ne sais pas vraiment pourquoi, juste une impression de le savoir. Le ciel est si beau, paisible. J'ai envie de plonger dans mes souvenirs, de m'y noyer. Peut-être pour oublier le présent ou? Peut être.
Après cette première sortie plutôt mouvementée, je ne sortis pas de la caverne pendant un quart de lune, attendant que mon bras guérisse.
Mon Maître avait changé, il était devenu plus sévère, mais dans le même temps, c'est comme s'il s'était mis à me considérer davantage, cela me plaisait.
C'était comme si, à ses yeux, j'étais devenu quelqu'un d'autre : quelqu'un d'important. Huit longues journées dans cette grotte à rester allongé le temps de récupérer.
La blessure avait été pire que je ne me l'étais imaginée au départ et m'avait fait longuement souffrir, intensément aussi.
Ce fut le début de mes rêves, comme si cette blessure avait réveillé quelque chose en moi, quelque chose de profond. Pas vraiment quelque chose d'étranger, non une partie intégrante de moi que j'avais oubliée, enfouie, cachée.
Et elle me revenait, par spasmes, lors de ces rêves.
Je ne les comprenais pas. Toujours semblables sans être identiques pourtant. Sombres. Noirs. Je me tiens là. Je ne vois rien. Il n'y a rien. Rien si ce n'est ces voix. Terribles. Puissantes. Elles me transpercent. Je leur appartiens. Je suis né pour mourir.
Galaan, qui espère que cela vous a plu, et si ce n'est pas le cas, qui postera la suite quand même NA!
Méssage modéré par Damned: Aère tes textes Galaan, et li l'épinglé. Merci.
Evandree
12/04/04 , 21:53
QUOTE
C'est alors que. Alors que mon Maître m'avait indiqué d'un signe de la main que je pouvais me reposer, enfin.
J'en profitais pour m'asseoir au pied d'un arbre et sortir quelques provisions. Je me relaxais un peu, détendant mes muscles engourdis par tant d'efforts. C'est alors que. Une grande douleur dans le bras gauche, comme s'il avait été déchiqueté.
- Bon il y a trop de alors que dans cette ville. Je dois être unique, les autres seront purifés par les fammes.
- L'utilisation du que (ou qui) est trop importante. Il faut l'utiliser au minimum.
- J'ai regardé deux fois pour savoir si j'étais dans la bonne section fluff. C'est un texte qui m'a surpris car je ne m'attendais vraiment pas à ça. Et c'est une bonne chose. En plus il y a une suite, et des petites enigmes. J'ai bien aimé. Même si dès fois il y a quelques lourdeurs, je trouve que l'écriture est pas mal faite. Enfin, comme on dit "on ne discute pas l'égoût et les odeurs" euh je crois que c'est ça.
QUOTE
Pteros
Pas bete d'avoir pris ce mot là... (Pteros=> oiseau en Grec)
Mais vois tu, t'on récit semble ne posseder ainsi aucun élément ''fluffique'' meme dans sa fone...
Faire une histoire original en ne parlant pas de chose habituel en 40k est une chose (fort louable), ne pas faire une seul mention en est une autre.
Ca reste assez déconcertant pour moi.
Il t'aurais juste fallu mettre ''Razorwing'' à la place de Pteros, et là derechef, j'aurais su par cet indice que ce premier volet se situ bien dans le monde 40k.
Pareille pour ton "Sirguan", il aurait été préférable de l'appeller "crotadile" (Reptile carnivore des zones tropicale du monde 40k...)
QUOTE
Pour la première fois je crus qu'il n'était pas humain, il ne semblait ressentir aucune émotion, jamais
Tu vas me faire croire qu'en 13 ans (dont de nombreux combats) il n'a jamais sentit qu'il n'avait rien d'humain et là juste parcequ'il trouve normal la présence et la mort du reptile, il le devient a ses yeux?!
C'est un peu pousser quand meme, surtout qu'il ont du déja combattre ensemble et qu'il a du voir son inssensibilité à l'oeuvre.
Enfin bref, en général je dirais que j'ai bien aimé ton récit, meme si je trouve que l'originalité creer pour montrer que tu n'es pas dans l'univers 40k habituel, est partit dans le hors sujet, car là je me sent pas (du tout) au 40ieme millénaire.
Et c'est bien dommage. (je sais que ce n'est que le premier volet, mais ca n'ampeche rien...)
Ton style connait quelques lourdeurs mais rien de bien grave comme cette phrase, ou je ne sais pas si c'est la ponctuation ou ta phrase elle meme qui est a revoire:
QUOTE
Je me relaxais un peu, détendant mes muscles engourdis par tant d'efforts. C'est alors que. Une grande douleur dans le bras gauche, comme s'il avait été déchiqueté.
Sinon l'histoire (enfin la trame) reste par elle meme, plutot intérréssante car quand on réfléchit, on ne connait pas le nom du maitre, ni du narrateur.
Et le début et la fin, nous donnes quelques indices qui laisses à s'intérroger (et c'est pas plus mal.)
J'attends donc la suite, qui je le pense sera plus approchant du monde de 40k au vu de ce que j'ai cru comprendre par ton mp (oui etre Scribe en chef permet qq avantages...)
Si j'avais une note je te donnerais, 12.5
PS:
Aere tes textes. (parceque j'ai beau admettre que mon taff et ma passion concerne cette section, mais si je dois le faire pour tout le monde...)
Damned- Le Sévere.
Sur un autre forum aérer les textes n'est pas un problème car ils sont si peu.
Mais ici attention, c'est la croix et la bannière tellement ils sont nombreux.
(Un petit compliment de temps en temps ne fait pas de mal)
Méssage modéré par Damned: Merci.
Dsl pour le texte, j'avais pas fait attention à aérer. Quant au vocabulaire flou c'est un peu fait exprès. Comment veux-tu qu'un gamin connaisse les noms standards d'une bestiole? Les seuls noms qu'il connaisse sont ceux que son maître utilise.
Quant au contexte c'est volontairement flou, mais on est bien dans 40k. Seulement cela ne se verra pas avant un ou deux textes encore, après ça ira mieux.
Enfin les noms, ben le Pteros ca venait plutot de Pterodactyle, et le Sirguan se rapproche d'iguane.... je fais comme je peux hein, je suis pas un crack des noms (meme si crotalide je l'ai lu dans une histoire de Warp Ghost, j'aurais pu m'en souvenir)
Galaan, qui fonce faire la suite. A plus.
Huron sombrecoeur
13/04/04 , 12:40
c'est un recit long car c'est dans la longueur qu'il y voit sont interet et il est plutot bien ecrit avec de longues descriptions. malgré cela il reste assez mysterieux , l'histoire se deroule sur une planete a l'allure prehistorique ou des sauvages essaient de survivre...le personnage principal est un petit enfant , et si je laissais mon imagination travailler , je dirais que c'est un primarque... peut etre le primarque des salamanders, lors de son enfance. M'enfin ce ne sont que des suppositions ^^
Des fois il faut laisser l'imagination travailler, néanmoins, mes connaissances en fluff sont bien trop pauvres pour que j'ose me lancer là-dedans. Après je me ferais incendier par Slereah et Patatovitch, entre autres.
Galaan, qui postera la suite dès qu'il aura relu sa copie.
Méssage modéré par Damned: Je me suis auto-modéré mon cher galaan. Ca évitera de me faire traiter de rabat joie. Non, mais...
Gyaume83
13/04/04 , 20:07
Non, le crotalide pour l'instant. Si tu veux connaître la faune et la flore impériale, va sur Taran, ils ont un petit listing. (Qui m'a d'ailleur inspiré j'avoue).
Ben, ouait un peu préhistorique, mais bon c'est pas grave, c'est bien et c'est réaliste surtout ( c'est pas : greuh ! Chocolat ! PAF)
Donc, je suis impatient de lire les suite. Voila.
Guillaume - A réussi un placer un Quizain dans la question sur les textes du bac blanc de français.
Bon, j'ai pas eu trop de critiques négatives alors c'est que l'histoire vous plait au moins un peu... donc juste pour vous embêter voilà la suite.
Enfance II
« Il se développe bien. »
« L'enfant est si innocent, sa pureté le rend modelable. »
La nuit est magnifique. Je me retourne pour regarder à l'intérieur de la caverne. Mon Maître est toujours là, je le sens bien que je ne puisse le distinguer dans la pénombre. Moi je suis éveillé, je crois, ou n'est-ce qu'un rêve. Le flot de souvenirs s'est interrompu comme il était venu? j'ai peine à le croire. Non, il est toujours là, il revient vers moi, me contemple, entre en moi.
Avec mes rêves vinrent une sensation plus aiguë de mon corps et de mon être. Et cela fut intensifié par les entraînements toujours plus durs que je devais exécuter. Désormais les combats avec le Maître étaient meurtriers, Il ne me relevait plus lorsque je tombais mais tout au contraire s'acharnait sur moi avec férocité pour m'endurcir. L'arène que nous dressions s'était agrandie, un disque d'environ neuf à dix pieds de rayon, recouvert de peaux pour nous isoler du sol : le premier à toucher la roche avait perdu. Je devenais chaque jour plus rapide et plus puissant mais j'avais face à moi ce Colosse, cette Force de la nature, et je ne pouvais Le vaincre.
Du moins je le crus jusqu'à l'âge de dix ans environ. À cet âge je devais faire environ quatre pieds et demi de haut et ma musculature était bien développée : noueuse et prompte à réagir. Ce fut mon dernier combat contre Lui. Comme à l'accoutumée, nous avions pris place sur les peaux disposées sur le sol pour le combat, mais ce jour-là je me sentais différent, plus sûr de moi, je ne sais pourquoi. Le combat commença, coups, feintes, contre-feintes. Le Maître se battait ainsi qu'à son habitude mais je le percevais différemment, il me semblait lent, pataud. Même Ses coups, habituellement si puissants qu'Ils me soulevaient de terre, me paraissaient mous. Pourtant, Lui ne semblait pas remarquer mon état et continuait à m'invectiver, à m'énerver, à essayer de me faire sortir de ma réserve?
Une force terrible, puissante, irradia en moi. Une colère surgissant du tréfonds de mon âme. Elle venait du plus profond de moi-même. Inconnue et familière à la fois. Tout s'accéléra. Aux coups de mon Maître répondaient les miens, plus précis et plus rapides. Pour un seul des Siens, je Le frappais deux à trois fois. Le combat était par trop inégal. Je le sentis confusément d'abord, puis cela s'imposa à moi comme une évidence, Il ne pouvait gagner. Alors je mis un terme au combat. Un saut en pivotant sur moi-même pour le frapper à la tête de ma jambe gauche, la moins puissante. Il para le coup en levant Son bras, amusé mais accusant tout de même un léger recul. Il ne le comprit qu'après : c'était une feinte. Au moment où Son bras gauche toucha ma jambe, je décochais le coup véritable. Ma jambe droite jusque là repliée se détendit brusquement pour le frapper en plein plexus. Il fut projeté par la force de l'impact alors qu'une pirouette me remettait debout et je Le vis s'affaisser et tomber à la renverse. Le coup avait été bien calculé, juste assez puissant pour que Sa nuque touchât le sol de pierres et qu'Il perde. Ma première victoire.
Après, tout changea. Non seulement Il ne me combattit plus, mais les ouvrages qu'Il me fit lire aussi changèrent. Des banalités je passais aux faits intéressants, l'histoire de l'humanité, de mes ancêtres. J'avais également des leçons de stratégie militaire, j'appris tout de mon Maître, Il avait dû être un officier dans l'armée, c'était certain, Il maîtrisait toutes les finesses. Mais le plus grand changement concerna le ravitaillement. Je l'accompagnais désormais à chaque chasse, Il m'apprenait la jungle, la traque. Comment sentir la jungle, ne pas la rejeter mais la comprendre. Prendre sa place dans la chaîne alimentaire. Devenir le prédateur. Dominer cette masse grouillante de sa puissance. Lui imposer sa propre loi. Décider. Être le seigneur. Ses leçons s'inscrivaient en moi comme si elles prenaient une place depuis longtemps préparée.
D'ailleurs, les chasses aussi changèrent. Nous ne nous contentions plus de la première proie venue, le Maître exigeait que nous ne mangions que la viande de carnivores, d'autres prédateurs. La première étape consistait donc à blesser un animal, quel qu'il soit, assez gros tout de même. Ensuite, il fallait le suivre sans bruit. Se fondre dans la jungle. Et attendre. Immanquablement un prédateur survenait, attiré par la promesse d'un repas facile tel un charognard. Et alors il fallait frapper, vite et fort. Lutter contre un égal. Ces chasses me faisaient exulter. Elles éveillaient en moi des connaissances et des techniques qui me semblaient naturelles tout en étant incroyablement complexes, des techniques qui émerveillaient mon Maître.
Et déjà ma musculature s'était adaptée à la chasse. Aucune graisse, juste des muscles, fluides, fins malgré leur puissance, parfaitement modelés pour leur tâche : traquer et tuer. Même parmi les lianes, dans les marais ou dans les arbres je pouvais me mouvoir sans difficulté aucune, me faufilant entre les branchages, sautant de racines en monticules. Je pouvais dépasser n'importe quel animal à la course et je me lassais bien vite d'eux. Au fur et à mesure, ma connaissance de la jungle s'accrut. J'appris rapidement à pister un gibier, à suivre sa piste au pas de course en faufilant mon corps dans les bosquets, bien qu'il devint chaque jour plus grand, il devenait aussi plus rapide et puissant, plus agile. Bientôt je distançais mon Maître lors de nos parties de chasse, m'amusant à brouiller les pistes pour le perdre. Il me réprimandait à chaque fois, mais cela ne prenait plus. Qu'aurait-Il pu faire contre moi ? Alors le jeu continuait. Et chaque fois les règles étaient plus exigeantes, je m'imposais un temps minimum avant sa venue. Tuant le prédateur et emportant son cadavre sur mon dos afin que le Maître peine à me retrouver. Allant jusqu'à essayer de regagner la caverne sans qu'Il ne me rejoigne.
Ce fut lors de l'un de ces jeux qu'eu lieu l'accident. J'avais alors environ douze ans. Je m'apprêtais à emporter le cadavre d'un félidé sur mon dos, une bête comme je n'en avais jamais vu auparavant, avec de grands crocs quand j'entendis des bruits dans les broussailles derrière moi. Estimant mon avance sur mon Maître à un de trente-six au soleil au moins, je saisis ma lance et reposais le cadavre avant de me retourner et de le voir. Un félin, semblable à celui que j'avais tué mais bien plus grand, au moins sept pieds au garrot, aussi grand que mon Maître, des crocs d'au moins un pied de long qui brillaient lorsque les rais de lumière les frappaient. À l'instinct je sus que c'était la mère, en colère après moi. Elle avançait lentement vers moi, me dominant de sa hauteur ; je reculais doucement, cherchant un abri. Elle alla jusqu'à la carcasse encore chaude de son enfant et la huma, puis poussa un rugissement d'une puissance phénoménale qui me pétrifia pendant quelques instants. Tandis qu'elle approchait, je voyais ses muscles puissants jouer librement sous la peau tendue. Je me détendis un peu, un sourire s'esquissa sur mon visage : « Enfin un adversaire digne de moi. »
Je me jetais sur le côté droit, puis prenant appui sur ma lance rebondissait vers l'autre côté afin de la frapper à gauche. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir bondir si prestement qu'elle en évita mon coup et se jeta sur moi alors que je touchais le sol. D'une ruade je la repoussais, sentant sa masse pesait sur mes jambes : le poids d'au moins cinq à six hommes. Elle revenait à la charge et le combat continua. Si au début j'avais pris garde à ses crocs, dès les premiers mouvements une vive griffure au torse, du sein droit à la hanche gauche, me rappela que chez les félins les crocs ne servaient qu'à exécuter la proie que les griffes avaient blessée. Coups, feintes. Un combat à sens unique, elle attaquait, j'évitais en essayant de me planquer, attendant patiemment une faille, une erreur de sa part, mais rien. J'aimais ce jeu. Je la faisais enrager en tournant autour d'elle.
Dans ce combat je n'ai fait qu'une erreur, sous-estimer mon Maître. Il me retrouva rapidement, mais je n'étais pas seul. À l'instant où il apparut, jaillissant des broussailles, bien qu'il ait entendu les bruits du combat, il se figea, frappé de stupeur. La mère se retourna et d'un coup de griffe bien asséné lui lacéra le bras, ce qui eut pour effet de le secouer un peu. Il plongea à terre pour éviter le second coup. La situation se modifia, à deux nous avions plus de chances de la tuer. En nous plaçant de manière à ce qu'elle soit entre nous, elle ne pouvait nous voir simultanément. Mais elle n'en restait pas moins dangereuse : si j'avais été suffisamment vif pour me tenir à distance de ses griffes, mon Maître, bien que leste, n'avait ni ma vitesse, ni mon agilité, vieillesse oblige.
Le coup qu'il reçut lui arracha une bonne partie du biceps gauche et malgré sa résistance il hurla de douleur, se réceptionnant tant bien que mal sur le sol, en essayant de protéger son bras du mieux qu'il pouvait. C'en était trop pour moi. Une colère sourde s'éleva en moi comme un roulement de tambour. Le sang me battait aux tempes. Une voix : « Tue-la ! Tue-la ! Tue-la ! » Avec un hurlement de rage je me jetais sur le dos de la mère, plantant ma lance dans son côté pour m'assurer. Je saisis sa gueule entre mes mains pour la faire lâcher prise. Glissant mes mains à l'intérieur, je Lui dégageais le bras. La mère se mit à bondir en tous sens, effectuant ruade sur ruade pour me désarçonner. Finalement je m'éjectais en tentant de lui perforer le crâne avec mon couteau, il glissa et ne lui laissa qu'une blessure qui lui barrait l'?il droit. Elle rugit, saisit le cadavre de son enfant dans sa gueule, puis s'enfonça dans la jungle.
Je me précipitais vers mon Maître et L'aidais à se lever. Péniblement Il Se releva, grogna, puis Se secoua afin que je Le lâche. Nous retournâmes à la caverne, je portais le gibier qui m'avait servi d'appât pour le jeune. Mon Maître était mal en point. Il ne parlait pas, mais ce n'était pas nécessaire, je Le connaissais bien. Il avançait plus lentement qu'à l'accoutumée et nous mîmes longtemps à rentrer. Quand nous atteignîmes les Roches, il faisait presque nuit, mais le travail n'était pas terminé. La plaie devait être assainit afin qu'il ne contractât pas la gangrène. Et pour cela, la meilleure méthode restait le nettoyage à l'acide. Un peu de terre de roche, de l'eau et beaucoup de souffrance, toute une nuit, le temps que l'acide ne termine son travail. Et au matin lavage à grande eau.
Ce fut la fin de l'enfance telle que je la conçois.
Galaan, qui a compris qu'aéré c'était mieux. Par contre c'est dommage que la mise en page soit pas conservée totalement, il manque le gras et l'italique quand je fais le copier-coller... ca m'oblige à bosser, c'est dur!
Evandree
14/04/04 , 19:41
QUOTE
Non, il est toujours là, il revient vers moi, me contemple, entre en moi.
Je veux bien que deux hommes s'ennuie perdu sur une planète dans une pauvre grotte mais delà à en arriver là :-) pas clair cette phrase.
QUOTE
me paraissaient mous
me parraissaient sans consistance (ou un autre truc), mais pas mous ça me fait penser à du caramel pas à un combat.
QUOTE
Comme une colère qui rugirait des abysses.
comme une colère qui surgirait du tréfond de mon âme.
QUOTE
sans difficulté aucune
on m'inverse tout ça.
QUOTE
J'avais alors environ douze ans. Je m'apprêtais à emporter le cadavre d'un félidé sur mon dos,
Costaud le môme...
QUOTE
le nettoyage à l'acide
Plus résistant que rambo :-)
Oui oui comme tu l'as remarqué le môme est plutôt costaud, peut être plus que le colosse qui lui sert de Maître d'ailleurs, la grande question qui devrait alors te triturer les méninges c'est comment un gamin de douze peut-il être aussi costaud et non pourquoi Galaan écrit-il n'importe quoi.
Sinon merci pour les propositions (j'aime bien le tréfonds de l'âme, je vais remplacer dans le texte... et après plu personne comprendra ta remarque...

).
Galaan.
Huron sombrecoeur
15/04/04 , 10:11
QUOTE
Elle revenait à la charge et le combat continua. Si au début j'avais pris garde à ses crocs, dès les premiers mouvements une vive griffure au torse, du sein droit à la hanche gauche, me rappela que chez les félins les crocs ne servaient qu'à exécuter la proie que les griffes avaient blessée. Coups, feintes. Un combat à sens unique, elle attaquait, j'évitais en essayant de me planquer, attendant patiemment une faille, une erreur de sa part, mais rien. J'aimais ce jeu. Je la faisais enrager en tournant autour d'elle.
je sais pas si le terme planquer convient , avec le reste du texte (language qui est tres appliquer , alors que planquer est plutot , chiffon)
QUOTE
Galaan, qui a compris qu'aéré c'était mieux. Par contre c'est dommage que la mise en page soit pas conservée totalement, il manque le gras et l'italique quand je fais le copier-coller... ca m'oblige à bosser, c'est dur!
pour ce qui est de la taille et de la police le forum a un evantail assez elargit...
j'aime bien cette histoire , mais il est vraiment surprenant ce garcon^^
QUOTE
Maître est toujours là, je le sens bien que je ne puisse le distinguer dans la pénombre
Ouch...
QUOTE
Désormais les combats avec le Maître étaient meurtriers
Pas de morts que je sache.
QUOTE
irradia en moi
M'irradia.
C'est ce que j'ai trouvé en plus de mes prédécésseurs. Je remarque que niveau orthographe c'est vraiment pas mal, j'ai rien a redire. Mais parcontre certaines de tes phrases sont alourdies par ton style, comme le rajout de "et" et de "il" alors que ca n'est absolument pas utile.
Bon passons au coté histoire maintenant.
QUOTE
jusqu'à l'âge de dix ans environ
QUOTE
Il fut projeté par la force de l'impact alors qu'une pirouette me remettait debout et je Le vis s'affaisser et tomber à la renverse. Le coup avait été bien calculé, juste assez puissant pour que Sa nuque touchât le sol de pierres et qu'Il perde. Ma première victoire.
QUOTE
au moins sept pieds au garrot, aussi grand que mon Maître
En résumé un guamin de 10 ans arrive a démonté au Corps à Corps un homme de sept pieds de haut.
Tu dis que c'est normal, et là je te dis: Jespere... Parceque ca me parait vraiment "gros", et seul une tres bonne explication (valable) fera que je voudrais lire la suite. (oui, je suis méchant.)
QUOTE
un officier dans l'armée
Alors tu dis qu'un guamin de 10 ans, n'est pas obligé de connaitre les noms des especes de 40k, mais parcontre il connait l'existence d'une armée 40k (opérant vraissemblablement en dehors de son habitat, la jungle.)
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des techniques qui émerveillaient mon Maître.
Dans le un, tu le décrits comme quelqu'un de froid, voir meme d'inhumain, et pourtant il arrive a etre émerveillé.
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C'en était trop pour moi. Une colère sourde s'éleva en moi comme un roulement de tambour. Le sang me battait aux tempes. Une voix : « Tue-la ! Tue-la ! Tue-la ! »
Hé ben voila... On y vient... Le seul indice probant en 4 pages de textes. Le probleme dans ce récit, c'est pas le fait qu'il ne nous montre aucun traits ressemblant à l'univers GW de 40k, mais surtout qu'on voit toujours pas venir un seul indice nous mettant sur la voie de qqchoses. Et c'est bien dommage.
Bon en bref, ca reste plutot bien écrit faut l'admettre, meme si y a pas mal d'incoherence qui gache un peu.
L'histoire en elle, ben j'arrive pas à accrocher. Car y a rien (ou pratiquement) nous mettant sur la voie, meme pas de fausses pistes. Mais je désespere pas, et j'attends la suite en esperant, que ta trame va vite avancer.
Donc bonne continuation.
Damned-
Je suis désolé mais je suis pas un grand écrivain, moi mon truc c'est imaginer, après il me faudrait un scribe pour raconter ca de manière plus intéressante (et pourtant la j'ai fait des efforts). En fait, si j'ai mis ce texte sur le forum, c'est surtout pour donner des idées aux autres.
Bon maintenant pour le texte lui-même, j'ai une tendance assez louche à jouer sur l'alternative phrase condensée ultra-courte / phrase bien longue et même ch***te. Quant à l'histoire, je commence en douceur et après ca accélère, surtout à partir du texte 4 alors tu vas encore t'ennuyer un moment... et sache que j'apprécie ta persévérance à me lire malgré tout.
Sinon, pour le changement d'attitude, c'est signalé après la victoire du jeunot (c'est quoi ce gamin, un robot') contre son Maître.
Galaan, retourne bosser sur le 3 pour l'améliorer un peu.
Damned, finalement tu as de la chance, le 3 est un peu plus court que les autres, une grosse transition et la fin des moments un peu lourds... Mais c'était pour bien situer l'histoire.
Adolescence
« Va-t-il enfin bouger ? »
« Patience. Il a encore à apprendre. »
À partir de ce moment, le Maître devint plus sévère encore, comme s'il compensait l'inutilité de son bras en m'infligeant des peines supplémentaires. Non seulement je devais seul assurait la plupart des tâches : chasse, préparation des bêtes, en bref tout ce qui nécessitait l'usage de deux bras sains ; mais en plus mon entraînement s'intensifia. Afin d'augmenter ma pugnacité je devais chasser à mains nues ; afin d'éprouver ma résistance, il m'entraînait lui-même, et ces entraînements sont de loin les pires que je subis, de très loin.
Il en avait inventé deux. Le premier était d'une extrême simplicité : je devais rester stoïque, debout parmi les roches et atteindre un état où la douleur n'était plus. Jeu stupide s'il en est. Durant ce temps je subissais coups de bâton, griffures, blessures diverses et variées. Toujours il essayait de me surprendre, de frapper là où je ne m'y attendais pas, d'utiliser un instrument nouveau pour que la douleur soit différente de celle que je m'étais préparer à endurer. Finalement, j'appris à isoler les terminaisons nerveuses en cause, je ressentais effectivement la douleur et pouvais identifier le type d'assaut mais cela n'était plus réellement douloureux, c'était une simple sensation, rien de plus.
Le second était plus pernicieux encore. Assis en tailleur sur le rocher de pluie, je devais rester parfaitement immobile et ce des jours durant. Il m'a fallu apprendre à ne pas avoir faim, à ne pas ressentir l'engourdissement de mes membres. Et cela eut été aisé si mon Maître ne s'était alors placé devant moi, mangeant et buvant à sa guise, m'insultant, me jetant de la terre au visage et sur le corps, sachant pertinemment qu'à la pluie suivante les acides me dévoreraient. L'acide c'est presque le pire. Presque parce qu'il y a l'intrusion. En face de moi, je Le sentais Se préparer à chaque fois, Il prenait son temps pour éprouver ma patience. Je connaissais pourtant Ses tours. Tout d'abord Il devenait impossible de détecter Sa présence sans ouvrir les yeux : c'eut été une erreur, la terre de roche m'aurait rendu aveugle en entrant en contact avec mes larmes. Ensuite, je sentais quelque chose toucher mon esprit, c'était assez étrange. Il sondait jusqu'à trouver une faille, puis Il entrait en moi comme le vent s'engouffre par une porte ouverte, à toute volée. Impossible de résister, il faut plier pour ne pas craquer. Mes souvenirs, mes émotions, Il mettait tout à nu, exposant tout ce que je voulais oublier, me le jetant en pleine face, lisant en moi comme dans un livre ouvert. Plus aucune intimité. Et même si je pouvais de mieux en mieux m'opposer à Lui, jamais je ne parvint à L'arrêter pleinement, Il était si puissant. Mais je Le repoussais plus violemment à chaque fois. Un jour je L'aurais brisé.
Si j'appris quelque chose lors de ces leçons, c'est la résistance que peut atteindre un corps bien conditionné et discipliné. Je me forgeais une volonté de fer, me rendant capable d'endurer les pires supplices sans m'abaisser à seulement broncher. Et malgré Ses coups, après chaque entraînement je lisais la fierté dans Ses yeux. Je me rendis compte également de mon extraordinaire faculté à guérir, contrairement aux blessures de mon Maître dont les cicatrices mettaient une dizaine de jours au moins à disparaître, une à deux nuits de sommeil suffisaient à soigner mon corps et à effacer toute trace. L'apanage de la jeunesse sans doute.
Il est dit qu'un individu vient à considérer les mauvais traitements subis comme nécessaires, et même indispensables, s'ils le rendent de loin plus puissants que les autres*. Ce fut exactement mon cas. Aujourd'hui encore en contemplant les étoiles, je sais qu'il n'est nul être vivant dans cette jungle qui puise rivaliser avec moi. Aucun être humain, aucun animal. Ici je suis le seul maître, nul ne peut m'arrêter. Pas moi?
Chacune de mes partie de chasse m'entraîna alors plus loin dans la jungle. Je partais plusieurs jours durant, compliquant à loisir les règles que je me fixais. Explorant la jungle en tous sens. Elle me dégoûtait toujours autant mais elle ne me rejetait plus, elle ne pouvait plus se le permettre. Aucune de ses créatures ne pouvait rivaliser avec moi et je prenais un malin plaisir à décimer toutes celles que je rencontrais. Un prédateur ne s'attarde pas à considérer les proies qu'il rencontre, il les tue, un point c'est tout. Et je tuais. Je découvrais à chaque occasion de nouvelles manières de mettre à mort, tentant de maintenir ma proie en vie le plus longtemps possible. Je m'amusais à blesser sans tuer, puis la laissais fuir, avec jusqu'à une journée d'avance, avant de reprendre sa piste pour l'achever. Finalement, il y a deux lunes encore, j'en étais arrivé à marquer mes proies d'une simple coupure sur le flanc et à ne les poursuivre qu'à la partie de chasse suivante. Elles ne m'amusaient plus, trop sottes, trop fragiles, trop lentes surtout.
Et la vie continua jusqu'à ce jour maudit. J'étais en chasse depuis près de une journée entière. Le gibier que j'avais marqué avait brouillé les pistes en traversant une rivière et les lieux d'un de mes carnages précédents. Finalement, après l'avoir retrouvé et tué, il me fallut une demi-journée pour retourner à la caverne. Et je ne le mangerais jamais. Quand j'arrivai en vue de la caverne, je remarquai tout d'abord la fumée, anormale, jamais mon Maître n'avait usé d'un si grand feu. Puis le feu lui-même qui consumait tout ce que nous possédions, entassé sur la roche de pluie. J'étais étourdi. Qui avait pu faire cela ? les hypothèses s'affrontaient dans ma tête : je ne connaissais aucun animal capable d'un tel déménagement, et un feu... À moins que le Maître ? Pourquoi ? Et je L'aperçus alors.
Il gisait sur le dos, Le torse criblé d'impacts de balles, un dernier rictus funèbre sur Le visage, tenant un morceau de lance brisée à La main. Tout autour de Lui le sang répandu indiquait qu'Il avait chèrement fait payer à ces misérables le prix de leur folie. Aux traces sur le sol j'associais les blessés : au moins cinq, dont quatre morts qui avaient été traînés ensuite. Ils devaient être une vingtaine, et avaient utilisé deux engins volants pour se déplacer. Probablement ceux que les armées utilisaient pour se déplacer. Le sillage dans la poussière indiquait la direction prise à l'aller comme au retour : Nord-Est, ma destination.
Mauvais souvenirs. Je me secoue un peu, m'étirant les membres. Le jour se lève. Cela fait une lune déjà que mon Maître a été tué, Sa dépouille est dans son hamac, comme s'Il dormait. Pendant tout ce temps j'ai préparé Sa sépulture, comme celle de Ses grimoires. J'ai taillé toutes les parois de la grotte autour de la chambre mortuaire puis j'ai entassé de nombreux rochers au-dessus de l'ouverture. Tout est fin prêt. La lueur rougeâtre du jour m'enlève un sourire.
« Tu t'appelleras Soleil-Rouge, en l'honneur de ton passé et pour la gloire de ton avenir » C'était bien là une de ses idées. Et son expression aussi. Je suis comme l'aube qui apporte le changement' foutaises. Je surprends mon regard en direction de l'entrée. Les chants funèbres peuvent commencer. Je ne connais qu'une seule ode, dans une langue ancienne et oubliée qui Lui plaisait, des accents gutturaux, des raclements, tout ce qu'il aimait ? avant. Une journée de psalmodies, de chants et de prières. C'est un peu long certes, mais je ne sais pas vraiment comment il faut faire. Il était mon unique repère en ce monde. Le soleil se couche, rouge et maussade, comme moi. Il est temps. Je tire violemment sur la corde, le piquet s'arrache, libérant les roches qui vont obstruer l'entrée. Le tombeau est scellé. Masqué par les roches, il ne sera pas dérangé.
Je me tourne vers la jungle. Au Nord-Est. Je dois accomplir une dernière tâche en Sa mémoire. Ils paieront le prix de leur folie.
* Ca je l'ai piqué dans Dune, c'est Paul Atréides qui parle des Sardaukars et de Salusa Secundus, la planète prison de l'Empereur, mais ca n'a rien à voir avec mon histoire...
Galaan, qui promet que ca va bouger et que le petit bonhomme (enfin 16 ans tout de même maintentant) va enfin choisir son camp. Un bon gros bill héroïque comme je les apprécie.
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Aucun être humain, aucun animal. Ici je suis le seul maître, nul ne peut m'arrêter. Pas moi?
Adrieneuuuuh!

Bon en faite, j'ai trouvé le probleme de ce récit (toutes les suites comprises) c'est que tu perds un temps fou dans la description de son entrainement.
C'est ce qui rend le récit lourd, par sa forme et son fond.
Surtout qu'aux vus de ce qui se profile, toutes ces pages de lectures n'ont pas vraiment d'incidence dans ce qui arrive.
Tu aurais dut condensé plus, et faire de ce meme évenement (celui de s'entrainé) dans une seul et meme suite.
Parceque voir que l'élément perturbateur arrive seulement à la troisieme suite, c'est un peu éffrayant.
Surtout que dés qu'il arrete de parler de l'entrainement, et qu'il voit giser son maitre (ect), c'est un pur régale.
Donc continu, là je commence à avoir hate de savoir ce qui se passe. (dommage que je parte une semaine...)
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sache que j'apprécie ta persévérance à me lire malgré tout.
C'est un peu mon taff mon cher Galaan. Mais je crois surtout en tes capacités, et puis c'est ma passion la lecture. Malheureusement tout le monde ne l'a pas, ni m'a patience (mais t'inquiete pas si ca continu comme c'est partit, les commentaires pleuveront).
En tout cas aux fils de tes écrits, je ressent deja une amélioration (au niveau stylistique.) meme s'il reste quelques erreures par ci par là.
Damned- Espere pouvoir t'etre utile.
Huron sombrecoeur
17/04/04 , 1:39
n'ecoute pas damned surtout , lui se qu'il veut c'est des evenments perturbateur mais dans ses recits il prend son temps

. alors moi je trouve que l'allure que tu prend et tout comme il faut , tu t'applique a donner un historique credible a ton personnage , et ce n'est pas pour me deplaire , surtout prend ton temps , tes descriptions je ne les ai pas trouvé lourde , et tu sait bien rythmer tes recits , SURTOUT NE CHANGE RIEN!!
c'est parfait comme ca
Méssage modéré par Damned: Traitre...
Bon, alors la c'est dur de se décider : je fais long ou court faudrait vous mettre d'accord

Allez, je ne vous en veux pas et je vous poste la suite, un poil plus longue mais ca commence enfin à bouger alors...
Vengeance « Enfin ! »
« Ce n'est que le début, il n'est pas tout à fait près encore.» Nord-Est, Nord-Est, Nord-Est. Enfin après quatre jours de marche intensive j'aperçois la lisière. Le changement est lent mais assez rapidement la végétation décroît. La terre est aride par ici, encore plus aride à chaque pas il me semble. Les plantes ne trouvent plus suffisamment de nourriture, elles ne peuvent prospérer plus loin. Finalement, c'est avec soulagement que je quitte cette jungle, j'ai bien cru que je n'en verrais jamais le bout. Je préfère la flore qui s'offre à moi maintenant, de grandes herbes, hautes comme un homme, qui me laissent libre d'avancer tout en me masquant. Tout en marchant je tire un morceau de viande crue de ma sacoche et me mets à la mâchonner, rêveur. Mes muscles réclament le sommeil après ces quatre jours sans repos aucun. J'avise un arbre un peu gringalet auquel je grimpe. Les feuilles sèches à son pied sont une sécurité suffisante, le moindre bruit m'avertira.
Une nuit de sommeil, rien de tel pour se remettre. Rien n'a approché pendant que je dormais. À y réfléchir, il ne semble pas y avoir beaucoup de vie animale par ici, je ne peux voir aucune empreinte ni aucun signe de vie, pas de trace, pas de bruit si ce n'est le vent qui joue dans les herbes, silence et plénitude. Je comprends pourquoi j'ai bien dormi, après l'enfer de la jungle, ce paysage est salutaire quoi qu'un peu trop arboré encore, toujours trop arboré hors les Roches. Mais j'aperçois enfin ma destination je pense. Le soleil levant fait briller quelque chose à l'horizon, comme des fumées ou des gaz, sûrement la ville que je cherche. Enfin.
Il m'a fallut encore une journée puis une nuit de marche. Je commence vraiment à avoir soif. Il n'y a nulle trace d'eau par ici. Je comprends pourquoi aucun animal n'y vit. La nuit masque mon approche alors que j'arrive dans les abords. Je n'ai jamais rien vu de tel auparavant. Les habitats ne sont pas naturels, ils sont ainsi que les illustrations dans les ouvrages, mais si grands. Encore, dans les faubourgs, la taille est raisonnable, mais là-bas, vers le centre, les bâtiments s'élèvent à des hauteurs vertigineuses, se fondant dans la fumée et les gaz. L'odeur des gaz, d'ailleurs, est au rendez-vous : un mélange indescriptible de puanteurs diverses. Si la jungle était un enfer, je peux mourir à l'instant : c'est insoutenable ! Comment des êtres humains peuvent-ils tolérer cela ? Et moi qui pensais retrouver les agresseurs de mon Maître grâce à leur sang perdu. Je n'y parviendrais jamais' Je serre les dents. Imbécile que je suis, encore ces vieux réflexes d'animal. Je sais parler et les misérables qui vivent ici tels des insectes rampants pourront m'indiquer où, ou bien ils souffriront en vain, mais cela n'a guère d'importance. Ils vont apprendre à me connaître et eux aussi me craindront. Comme les autres. Je suis le Seigneur.
Je suis entré en ville et j'attends maintenant leur éveil. Déjà on s'active dans les maisons, il est temps de jouer. La première porte cède sous ma poussée, une fillette crie à mon entrée. Un regard. Le visage terrifié qu'elle porte suffit. Elle ne me gênera pas. Le père entre dans la pièce. Il n'a pas fait un mouvement que déjà je le plaque contre le mur avec mon bras :
« Des soldats sont allés dans la jungle il y a trente-sept jours maintenant. Où sont-ils ? » Cet asticot me fixe de son regard. Un charabia incompréhensible jaillit de ses lèvres, déjà il tremble, il est pâle, même pas capable d'articuler correctement. Je saisis un couteau posé là et le lance. Il se plante directement dans le crâne de la fillette qui tombe au sol sans pousser un cri.
« Où ? » Rien à faire. Il va me falloir procéder moins durement, ces loques sont apeurées rapidement. Je lui brise la nuque et ressort prestement. Nul n'a semblé m'entendre où n'a daigné montrer le moindre signe de vie. Tous des lâches, aucune résistance, et moi qui avais cru trouvé ici des adversaires plus consistants, finalement la jungle était peut-être plus agréable.
Enfin, après une série d'interrogatoires musclés, un gamin accepte de me montrer ce qu'il appelle caserne : le lieu où se réunit la milice. Enfin. Il court devant moi et nous passons de ruelles en ruelles, directement vers le centre de la ville. Quelle pénombre ! Et l'odeur est si infecte. Il s'est finalement immobilisé et pointe son doigt en direction d'un bâtiment cerné de fils barbelés. Des hommes en uniforme et armés semblent en garder l'entrée. Parfait. Le gamin me regarde et me tend la main. Que peut-il bien me vouloir ? Il m'a semblé qu'il allait parler. Tant pis. De toute façon, il ne m'est plus d'aucune utilité. J'ai trouvé ce que je voulais.
Je me demande comment entrer ici. Je n'ai pas oublié les traces que portait mon Maître, ils utilisent des fusils et des pistolets, des artefacts étranges capables de projeter des morceaux de métal pour blesser et tuer à distance. En plus, ils sont plus nombreux que je ne l'aurais cru tout d'abord. Cela commence à me plaire. Je comprends leur force à présent. Individuellement ils ne valent rien, mais en masse, ils peuvent balayer n'importe quoi. Tant mieux, je préfère un peu de difficulté. Par contre, il va me falloir changer de vêtements, les peaux vont me faire repérer, ici aucun n'en porte et si l'heure n'avait pas été si matinale... J'avise une fenêtre aux carreaux brisés à quelque hauteur dans la ruelle. Les murs sont glissants mais je parviens à me hisser suffisamment haut et à entrer. Le verre coupe. J'aurais du me méfier davantage, tant pis.
Ici tout est moche. Une ruine. Mais il y a des habitants. Je les entends. Un meuble en bois attire mon attention, par la porte entrouverte j'y aperçois les vêtements. Mais comment les mettre ? Heureusement, comme pour répondre à ma question un homme entre. Avant qu'il n'ait pu prononcer un mot et afin de ne pas attirer l'attention des autres, je le frappe à la gorge du tranchant de la main. La trachée s'écrase sous l'impact. Il tombe à terre et s'affaisse se tenant la gorge à deux mains. D'un revers bien appliqué je lui fais tourner la tête et sa nuque émet un craquement sinistre. Parfait. Je l'étudie rapidement et copie son style afin de passer inaperçu. Les vêtements sont plutôt inconfortables et étriqués, pas vraiment pratiques mais je sais déjà qu'ils ne se battent pas souvent. Je sors furtivement. Pour quelqu'un habitué à ne pas faire de bruit dans la jungle, le revêtement des sols est presque trop aisé à utiliser.
Une fois dans la rue je modère mon allure et règle mon pas sur la foule qui commence à circuler, baissant la tête pour me fondre dans la masse. Je me débrouille pour contourner le bâtiment. Aucune ouverture à moins de soixante pieds du sol, l'immeuble est bien gardé. Juste un peu trop proche de celui situé derrière lui. J'y entre, nonchalamment. Le gardien m'interpelle, une dernière fois, cela lui apprendra à laisser les gens tranquilles. Je grimpe dans les étages à la hauteur adéquate, quel dédale ! Finalement, après de grandes hésitations quant à la direction à prendre, je parviens en face d'une ouverture sur la caserne. Ce n'est pas celle que j'avais repérée, mais il n'y a aucun signe d'agitation derrière. J'ouvre ma fenêtre, pas le moment de regarder en bas, ici il n'y a pas de branchages pour se rattraper. Quelques foulées d'élan, une bonne prise de vitesse, trois, deux, un ? Saut. La réception est rude et je me rattrape de justesse, j'ai failli passer à travers la vitre, cela n'aurait pas été très silencieux?
En poussant fort je parviens à ouvrir la fenêtre et à pénétrer à l'intérieur. Une sorte de dortoir je suppose. Et l'odeur est presque pire qu'au dehors. Ils ont tous la même, comme des fourmis, aucune identité individuelle, l'individu n'est là que pour servir la masse. Je circule dans les couloirs, je ne porte plus le bon habit. Deux soldats passent :
« Que faites-vous ici ? » Trop lents. Et un habit presque à ma taille, je suis chanceux. Je dissimule leur corps dans une petite pièce poussiéreuse : elle ne doit pas servir souvent. Après j'adopte l'attitude des soldats. Le dos bien droit, le pas cadencé et en avant. Je me perds dans ces couloirs. C'est si grand. Je ne vais tout de même pas devoir tuer tous les soldats !
« Dites-donc soldat, on ne salut pas un sergent, voulez finir au trou mon gaillard ! » C'est quoi cet ahuri ? Ah oui, sergent : un petit chef en sorte. Je lui plaque ma main contre la bouche et le jette dans un bureau inoccupé :
« Qu'est-ce qui vous prend soldat, vous voulez être fusillé pour? » Oumpf, la baffe que je lui assène l'envoie rouler au sol. Il se retourne vers moi, les yeux grands ouverts. Petit à petit je sens qu'il comprend : il n'a aucune chance. Très bien, je fais ma voix plus suave, plus douce, pour l'apaiser, calmer ses peurs :
« Allons sergent, sachez vous montrer raisonnable. Je recherche un groupe d'hommes. Il y trente-sept jours des soldats furent envoyés dans la jungle, une vingtaine, quatre au moins furent tués, je veux savoir où sont les survivants, c'est tout. Nous n'avons aucune raison de ne pas nous entendre n'est-ce pas ? » Il déglutit avec peine, se met à parler d'une voix chevrotante tout d'abord, puis qui prend de l'assurance au fur et à mesure :
« Je ne sais pas où sont ces hommes, voyez-vous. Mais si jamais vous saviez vous montrer généreux, je pense pouvoir vous aider. » Souriant, je me penche sur lui, ma bouche effleurant son oreille, toujours cette voix suave et doucereuse :
« Ma générosité se borne à vous tuer rapidement et sans vous faire souffrir auparavant, je sais que vous saurez l'apprécier, vous semblez raisonnable. » Je lis la peur dans ses yeux à présent, puis comme un sentiment de résignation, je l'ai un peu trop brusqué, je ne suis pas habitué à tout cela. Son bras s'écarte vivement et touche la crosse de son pistolet. Un peu trop précieux, je ne dois pas le tuer, il peut encore m'aider. Un coup de poing violent dans le creux de l'épaule lui fait lâcher son arme qui retombe sur le sol. Je le soulève de terre à bout de bras et lui flanque un autre coup dans le bas ventre, suffisamment pour savoir que les organes internes n'ont pas supporté la pression. Il s'effondre dès que je le lâche et crache du sang. Nous commençons bien. Je le frappe de mon pied en plein visage, l'envoyant voler contre le mur, sa tête cogne contre le mur et il retombe sur le sol, le nez a éclaté lors du choc avec mon pied. C'est jouissif, exactement ce que mon Maître me faisait subir. Je lui prends les cheveux entre les mains et lui plaque la tête contre le mur :
« Combien de temps pensez-vous tenir ? » « Je ? Je ? Au bout du couloir, prenez à droite. Tout droit, suivez ? suivez les panneaux pour aller aux archives, le soldat en faction saura. » Un coup violent porté au c'ur qui s'arrête de battre et je le laisse là. Il a un peu tâché mon uniforme mais le sien est si ensanglanté que je ne peux échanger. Ça ira. Suivant ses indications, je parviens à une porte en double battant qui s'ouvre en coulissant. Je pénètre à l'intérieur. Une impasse. À moins que ? Des chiffres brillent, les archives sont au deuxième sous-sol ? si les chiffres indiquent les étages ? sous-sol, j'appuie sur le ?2, il s'enfonce sous mon doigt. Les portes se referment et je sens que nous descendons, c'est une impression étrange, je me sens vaguement mal à l'aise. En même temps j'ai le sentiment étrange de connaître cette technologie, quelque part en moi, comme si j'avais déjà... C'est impossible.
Enfin les portes s'ouvrent, pas trop tôt. Je sors vivement et me retrouve face un à petit soldat assis derrière un bureau. Il porte des vitres devant ses yeux : des lunettes. Je marche vers lui et il lève le nez :
« Vous désirez ? »
« Il y a trente-sept jours, des hommes ont pénétré dans la jungle, une vingtaine dont au moins quatre sont morts. Je souhaite savoir où ils sont. »
« Ils sont tous morts, une maladie bizarre, je suis désolé. Mais qui êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous ? De quel droit êtes-vous ici ? Montrez-moi l'autorisation de? » Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase. Morts. Malades. Mon Maître n'était peut-être pas si inoffensif que cela après tout ? Il les aurait donc tués. À moins que la jungle? Il m'a toujours dit qu'elle nous protégeait, comme un bouclier. Bon, je n'ai plus rien à faire ici. Je retourne à l'ascenceur, appuie sur le 0. C'est instinctif, je sais et je ne devrais pas, comme durant les combats. Les portes s'ouvrent sur un grand hall, je sors, les soldats saluent, je leur rends le salut. Je suis à nouveau dans les rues. Je ne sais pas si je vais rentrer. J'ai envie d'explorer ce nouveau territoire, voir de quoi il retourne. Il se pourrait après tout qu'il y est encore de bonnes surprises ici. On ne sait jamais.
Evandree
17/04/04 , 23:24
Après une folle psychopate, un fou sanguinaire. C'est nous les frappa-dingues
ou tous ceux de la CFW aiment les perturbés ?
En tout cas ce texte commence à être intéressant et je m'y plais, mais des lourdeurs viennent, par moment, tout gacher.
Pour ne pas terminer sur ce vilain mot, je rajouterai, que ce texte est bien fourni et que la méthode d'entraînement j'ai appprécié.
(C'est à croire que son maître faisait partit de l'Officium Dogma Veritas)
Il n'y a pas que l'Officium Dogma Veritas... et mon jeune n'est pas fou, ses repères sont simplement différents des nôtres (d'où l'intérêt de la description de l'entraînement).
Juste une question, quelqu'un aurait-il deviné ce qui est en train de se passer?
Galaan, qui vous donne encore une journée pour répondre, après ça va devenir évident.
Huron sombrecoeur
18/04/04 , 13:59
superbe , il y a malheuseument OU heureusement une repetition du "je" qui rend le recit comment dire, comme si c'est une histoire deja vecu , narré , et qui fait voir de l'interieur l'histoire. au premier abord on pourrait trouver que ca alourdit , mais bizarrement je trouve que ca le rend encore plus realiste comme si ce personnage , soleil rouge ,vivait ce recit au rythme de sa respiration.
bref j'aime bien
Merci Huron, tu es l'un des rares à vraiment avoir l'air d'aimer ce que j'écris, çà fait toujours plaisir.
Galaan, qui promet que la suite viendra, y a encore un petit truc à régler, un passage un peu délicat à mettre en oeuvre mais chut!
Que idiot! J'avais posté un morceau de l'histoire à Damned pour qu'il me donne son avis et j'ai oublié qu'il était pas là pendant une semaine... Bon alors je préviens tout de suite, va y avoir un passage interdit moins de 16 ans (et encore peut être même moins de 18) alors ceux qui n'aiment pas, résumé en fin de l'histoire avec le titre résumé en gras... Je m'applique là non'
Premier contact
« Il est puissant.. »
« Il n'est pas tout à fait près, je n'en ai pas terminé. »
Cela va faire deux jours que je promène dans cette ville, dans les bas-fonds. Je commence à m'habituer. J'ai troqué mon uniforme contre des vêtements civils. Qu'est-ce que ?? cette odeur, familière, elle surmonte les autres. Une odeur animale, attirante. Une odeur de musc. Elle vient de ce trou, des égouts à ce qu'il semble. Je m'engage dans l'ouverture et me faufile dans ce tuyau nauséabond, guidé par l'odeur. Je m'enfonce loin dans les profondeurs mais l'odeur devient plus intense, plus irrésistible. Toujours plus loin. J'entends des bruits maintenant, comme des halètements. Par ici, à droite maintenant, devant. Je vois une lumière, ténue mais une lumière tout de même. Des voix étranges. Elles parlent le langage que mon Maître préférait. Le langage des runes.
Je découvre enfin la source de tout cela. C'est une pièce assez vaste, circulaire, comme un dôme. Au centre se tient l'autel, entouré de personnages vêtus de robe de bure noire qui psalmodient doucement. En m'approchant je vois mieux. Sur l'autel est allongé un jeune homme qui halète. Sur lui se tient une jeune femme. À sa vue je stoppe ma progression. Elle ? le musc c'est elle. Une silhouette sculpturale, un visage angélique, des cheveux bruns qui descendent sur sa poitrine jusqu'au nombril. Désir. Elle se tient sur l'homme. Ils s'accouplent. Elle mugit de plaisir. Les râles de l'homme sont plus saccadés, enfin il pousse un long rugissement et renverse sa tête. Il n'aurait jamais du. Elle se saisit d'un poignard à la lame brillante et lui plante directement dans la gorge, elle exulte. Elle relève la tête. Je la regarde droit dans les yeux.
Elle semble surprise de ma présence. Guidée par son regard, les autres se tournent vers moi. Les autres, je n'en ai cure. J'avance droit sur elle. Je jette le cadavre encore sanguinolent de l'imbécile et je monte sur l'autel, la plaquant contre la pierre froide. La surprise passée, elle se ressaisit et m'arrache ma chemise. Je jette les lambeaux au sol et déchire le peu qui reste de mon pantalon. Le jeu commence. Un jeu si plaisant.
Je perds la notion du temps. Je la prends jusqu'à ce qu'elle hurle de plaisir. Ses ongles me charcutent les chairs, pas profondément, juste assez pour que je saigne un peu et qu'elle puisse lécher ce sang. Elle se régale visiblement. Je fais de même. De mon pouce je creuse un sillon du haut de son sein jusqu'à l'aréole. Je place ma bouche en succion et je commence à aspirer le sang. Ses râles me font savoir qu'elle apprécie pleinement. Et nous continuons. Sans nous préoccuper le moins du monde des prêtres qui semblent avoir repris leurs psalmodies. J'aime cela. J'aime ce contact de la chair contre la chair. Elle est si tendre, si fragile, si sauvage en même temps. C'est délicieux. Je pénètre doucement son esprit pour mieux la ressentir. Grossière erreur. Elle a touché quelquechose.
Alors que j'étais agenouillé sur l'autel et qu'elle se tenait sur moi, elle me repousse brusquement, terrorisée. Elle tente de s'enfuir mais ma main l'attrape au cou et je la ramène sur moi. Une main sur chacun de ses seins, je la plaque contre mon corps afin que cela continue. Je sens ses ongles s'enfoncer dans mes mains. Puéril, inutile, j'ai depuis longtemps apprivoisé la douleur et cela n'est rien à côté de ce que j'ai déjà eu à subir. Je continue. C'est lassant à force. Je la retourne et lui plaque le dos sur l'autel. D'une seule main sur le ventre je l'empêche de se relever. Et si ? Pourquoi pas ? ?
Je pose l'ongle de mon index à la base de son cou, juste au-dessus de la trachée. Lentement, délicatement, l'ongle s'enfonce dans la chair jusqu'à atteindre le muscle. Stop. Pas plus loin cela la tuerait. Doucement, je découpe avec mon ongle une incision en revenant vers moi. Glissant sur le sternum. Attention, il se termine ici, je ne dois pas trop enfoncer. Cela m'amuse alors qu'elle s'agite vainement pour se libérer de mon emprise. Plus elle bouge, plus vite elle se vide de son sang. Je continue mon avance jusqu'au nombril. J'adore. De ma main libre j'écarte la peau. Le sternum me gêne un peu. Avec précautions je sectionne chacune des côtes à l'emplacement où elle se rattache au sternum en m'aidant du poignard. Elle est résistante, pas encore évanouie, tant mieux. Je soulève le sternum, les dernières fibres musculaires qui y étaient rattachées écourtent. Je le jette au sol. J'observe le spectacle qui s'offre à moi. Ravissant. Je prends un sein dans chaque main et soulève un peu. Elle hurle mais elle ne devrait pas, chaque inspiration la fait déjà souffrir. Doucement j'abaisse ma bouche. Je lèche son sang. Quel délice. Je n'ai encore jamais léché d'organes vivants, c'est excitant. Et ce c'ur qui bat. Hmmmm. Je le prends délicatement dans ma bouche, le caressant de ma langue. Un goût exquis. Jamais je ne l'oublierais. Mais je la sens partir. Je ne pourrais la retenir. Je ne suis pas encore très doué. J'apprendrais. Seulement je suis le seul à décider quand le jeu cesse. Les battements du c'ur dans ma bouche s'espacent. Non. Je serre les mâchoires d'un coup sec. Explosion de saveurs.
Je me redresse doucement, couvert de sang. Les regards sont portés sur moi. La plus grande des figures s'adresse à moi :
« Bienvenue parmi nous. »
Résumé
En gros, Soleil Rouge tombe sur une secte du chaos en plein rite, se joint à la fête et semble plutôt bien accepté.
Galaan, qui espère que cela ne sera pas censuré...
Evandree
20/04/04 , 21:30
- Allez-y, nous avons un système de censure électronique.
- Alors c'est pour se foutre la main dans le cul d'une vache.
- Bippp
- Oh la censure est arrivée un petit tard.
- Alors Didier tu dormais ou quoi ?
- Ben quoi ? J'ai appuyé sur ce putain de bouton comme d'habitude merde !
Sinon bah comment dire, ce texte est inhabituel, alors je ne sais pas comment critiquer. Mais je trouve un peu bizarre (un peu seulement) qu'il prenne tant de plaisir à écorcher vif. Peut être qu'en insistant sur l'atmosphère étrange, sur les litanies qui le font réagir comme dans un rêve, bref en insistant plus sur le mystique. Car là on a l'impréssion que ce sadisme vient de lui et qu'il n'est nullement "dirigé". Attendons les autres critiques pour juger.
Huron sombrecoeur
20/04/04 , 21:55
QUOTE
Je découvre enfin la source de tout cela. C'est une pièce assez vaste, circulaire, comme un dôme. Au centre se tient l'autel, entouré de personnages vêtus de robe de bure noire qui psalmodient doucement. En m'approchant je vois mieux. Sur l'autel est allongé un jeune homme qui halète. Sur lui se tient une jeune femme. À sa vue je stoppe ma progression. Elle ? le musc c'est elle. Une silhouette sculpturale, un visage angélique, des cheveux bruns qui descendent sur sa poitrine jusqu'au nombril. Désir. Elle se tient sur l'homme. Ils s'accouplent. Elle mugit de plaisir. Les râles de l'homme sont plus saccadés, enfin il pousse un long rugissement et renverse sa tête. Il n'aurait jamais du. Elle se saisit d'un poignard à la lame brillante et lui plante directement dans la gorge, elle exulte. Elle relève la tête. Je la regarde droit dans les yeux.
"Je découvre enfin la source de tout cela. C'est une pièce assez vaste, circulaire, comme un dôme. Au centre se tient l'autel, entouré de personnages vêtus de robe de bure noire qui psalmodient doucement. En m'approchant je vois mieux. Sur l'autel est allongé un jeune homme qui halète. Sur lui se tient une jeune femme.
À sa vue je stoppe ma progression.
Elle ? le musc c'est elle.
Une silhouette sculpturale, un visage angélique, des cheveux bruns qui descendent sur sa poitrine jusqu'au nombril.
Désir.
Elle se tient sur l'homme.
Ils s'accouplent.
Elle mugit de plaisir.
Les râles de l'homme sont plus saccadés, enfin il pousse un long rugissement et renverse sa tête.
Il n'aurait jamais du.
Elle se saisit d'un poignard à la lame brillante et lui plante directement dans la gorge, elle exulte.
Elle relève la tête.
Je la regarde droit dans les yeux."
a la methode evandree c'est pas mal non plus tu devrait t'en inspiré ;Þ
QUOTE
Je pose l'ongle de mon index à la base de son cou, juste au-dessus de la trachée. Lentement, délicatement, l'ongle s'enfonce dans la chair jusqu'à atteindre le muscle. Stop. Pas plus loin cela la tuerait. Doucement, je découpe avec mon ongle une incision en revenant vers moi. Glissant sur le sternum. Attention, il se termine ici, je ne dois pas trop enfoncer. Cela m'amuse alors qu'elle s'agite vainement pour se libérer de mon emprise. Plus elle bouge, plus vite elle se vide de son sang. Je continue mon avance jusqu'au nombril. J'adore. De ma main libre j'écarte la peau. Le sternum me gêne un peu. Avec précautions je sectionne chacune des côtes à l'emplacement où elle se rattache au sternum en m'aidant du poignard. Elle est résistante, pas encore évanouie, tant mieux. Je soulève le sternum, les dernières fibres musculaires qui y étaient rattachées écourtent. Je le jette au sol. J'observe le spectacle qui s'offre à moi. Ravissant. Je prends un sein dans chaque main et soulève un peu. Elle hurle mais elle ne devrait pas, chaque inspiration la fait déjà souffrir. Doucement j'abaisse ma bouche. Je lèche son sang. Quel délice. Je n'ai encore jamais léché d'organes vivants, c'est excitant. Et ce c'ur qui bat. Hmmmm. Je le prends délicatement dans ma bouche, le caressant de ma langue. Un goût exquis. Jamais je ne l'oublierais. Mais je la sens partir. Je ne pourrais la retenir. Je ne suis pas encore très doué. J'apprendrais. Seulement je suis le seul à décider quand le jeu cesse. Les battements du c'ur dans ma bouche s'espacent. Non. Je serre les mâchoires d'un coup sec. Explosion de saveurs.
c'est gore mais je ne censure pas .
(comment peut il aimer cela?)
j'adore .
PS: pense a aéré ton texte ca rend la lecture plus facile meme quand ce sont des passage "sois disant lourd" ( cf damned;) )
Ouf j'avais peur que ça ne passe pas trop bien (c'est quand même un peu spécial). En fait je voulais relater son arrivée et surtout insister sur le fait qu'il est déjà dans le ton (là c'est plutôt Slaanesh mais je pense que tout le monde avait compris).
Galaan, qui bosse sur la suite.
[/I]Bon, c'était un peu court alors j'en remet une couche... on approche de la fin. Pour Evandree, t'as remarqué que Huron et toi étiez les seuls à me répondre, serions nous 3 pov gars dans un désert de forum'
Initiation « Que fait-il, qu'il les tue tous, je veux voir leur sang baigner ces rues ! »
« Tu te presses trop, laisses-moi finir de le modeler. » Je me redresse, toise les figures une à une puis revient sur la grande : c'est elle qui les domine. Je m'approche lentement, sans me brusquer, mon corps ruisselle encore de sang mais déjà je peux sentir mes plaies commencer à se refermer, je guéris de plus en plus vite. Les prêtres s'agitent. Deux épées dégainées me barrent la route. Sa voix s'élève :
« J'ai été prévenu de ton arrivée Soleil-Rouge. » Plus que les épées c'est cette voix qui m'arrête. Comment peut-il savoir mon nom ? Qui a pu lui dire ? Comment pouvait-il savoir que j'allais venir ? Moi-même je ne le savais pas ? Qui est-il ? Ce n'est pas un de ces insectes rampants. Il émane de lui quelque chose de plus fort. Il a l'habitude de commander, comme le Maître.
« Tu t'interroges, c'est bien normal. Tu sauras tout ce que tu dois savoir en temps utiles. Pour le moment, je ne puis que te souhaiter la bienvenue parmi nous. Va et repose-toi ! » Cette voix, une voix de stentor, elle est irrésistible : elle caractérise une telle assurance, une telle puissance. Je sens que je vais me plaire ici finalement, j'ai bien fait de ne pas rester dans la jungle. Les prêtres m'entraînent dans les couloirs ; l'odeur est moindre par ici, nous ne sommes plus dans les égouts. Les murs des couloirs sont propres, souvent lavés, pourtant je peux distinguer du sang et des restes de nourriture dans les interstices et les fissures du béton. Ces couloirs sont très longs. Enfin, ils s'arrêtent.
« Par ici, Votre Excellence. Le Grand Prêtre vous a fait préparer cette chambre. » Votre Excellence, ils m'attendaient bel et bien en plus. Je crois même les effrayer un peu, eux mais pas le Grand Prêtre. Il y a quelque chose en lui que je ne comprends pas. Il me semble qu'il pourrait me terrasser sans bouger, d'un simple regard. La puissance qui émane de lui? Je puis terrifier tout ennemi par ma force, ma résistance : dans un combat loyal je viendrais à bout de n'importe qui, je n'ai rien à craindre de quiconque? Sauf de lui. Il a beaucoup de choses à m'apprendre. Mais je suis un peu las, le sommeil me fera du bien.
Trois bruits sourds. On frappe à ma porte. J'ai bien dormi. La porte s'ouvre avant même que j'aie répondu. Une jeune fille toute de voiles blancs vêtue apparaît portant un plateau chargé de fruits divers. Une autre la suit portant une carafe de vin et un verre. Le Grand Prêtre sait prendre soin de ses invités, tant mieux. Je les laisse allumer la lumière. La première pose son plateau sur une table auprès d'un grand bac. La seconde y pose le verre qu'elle remplit avant de déposer la carafe. Je les regarde sans bouger. Quels corps magnifiques, ces voiles cachent tout mais laissent deviner les formes, et ce que je vois me ravit. Mon ventre grogne, j'ai faim, mais je les laisse faire, j'attends. Deux porteurs entrent et versent une eau très chaude et légèrement parfumée dans le bac. À peine sont-ils partis que deux autres entrent, et ce manège dure jusqu'à ce que le bac soit remplit aux trois quarts. Une voix mélodieuse, charmeuse s'élève alors que les derniers porteurs referment la porte :
« Le bain de Son Excellence est prêt. » Je sors de mon lit. Je les laisse admirer mon corps, je suis encore nu depuis hier soir. Visiblement il leur plaît, tant mieux. J'entre dans le bain, l'eau est chaude, délicatement parfumée, rien à voir avec ? hmmm, leurs caresses sont très agréables. Elles entrent dans l'eau avec moi. Le bac est à peine assez grand, tout juste assez grand pour être confortablement installé. J'étends le bras pour boire le vin, il est entêtant, j'y prends plaisir. Pendant ce temps les deux jeunes filles me cajolent et me nourrissent, quel réveil délicieux. J'aurais souhaité que cela continue mais déjà elles se lèvent :
« Le Grand Prêtre vous attend, Votre Excellence. Un guide vous conduira. » Très bien, je sors à mon tour du bain et constate stupéfait que j'ai mangé tous les fruits et que la carafe est vide. J'avais vraiment faim. Des vêtements ont été posés sur mon lit, je ne l'avais pas remarqué avant. Elle me les enfile, ils sont à ma taille. Cela ne ressemble pas à des vêtements civils. Un pantalon et une aube à capuchon réalisée en toile de bure noire. Pas très élégants mais ils me vont bien, j'y suis à l'aise, je peux me permettre tous les mouvements. C'est mieux que ceux que j'ai eus, même s'ils râpent un peu la peau. Je sors de ma chambre. Un prêtre est là qui me conduit à travers le dédale :
« Le Grand Prêtre vous attends derrière cette porte, Votre Excellence. » Je pousse la porte et j'entre. La pièce n'est plus éclairée par l'électricité mais par des torches, et les murs sont fait de pierres, tout comme le sol, un brin gothique comme décoration. Le Grand Prêtre se tient en tailleur au centre du dôme. Il n'y a pas d'autel, juste un pentacle sur le sol, au milieu duquel est assis le Grand Prêtre. Une atmosphère mystique habite ces lieux. Et il en rajoute avec ce décor et sa position, tout est calculé pour effrayer et écraser l'individu, je m'en aperçois maintenant. Jusqu'au dôme, plus petit que celui d'hier et qui le fait paraître immense. Je m'avance, j'arrête ma progression à quelques pas de lui :
« Vous m'attendiez à ce que l'on m'a dit. » Il se redresse un peu, manifestement il ne s'attendait pas à ce que je parle. Il ôte son capuchon et je découvre son visage : légèrement grêlé, pâle, la peau tirée sur les os ? il n'a pas d'yeux ! À la place il a de profondes orbites noires qui me fixent. Il sait exactement où diriger sa voix :
« On m'avait prévenu de votre arrivée, et je tiendrais mon rôle. » Encore du charabia, mais il s'est exprimé dans la langue des runes cette fois, celle du Maître. Je ne sais pas ce que les mots veulent dire, mais je comprends le sens malgré tout :
« Je suis prêt à tenir le mien également. »
« Vous ne savez même pas quel est votre rôle, pas encore. Et je ne vous le révèlerez pas, vous devez le trouver par vous-même. Mais d'abord, je dois vérifier quelques petites choses vous concernant. Bien que votre arrivée ait été prévue, elle n'en demeure pas moins inopinée et je dois contrôler votre identité, c'est nécessaire. »
« Faites. » Il m'attache des sortes de bracelets aux poignets et aux chevilles, réalisés dans un étrange métal et extrêmement lourds. Puis il m'attache une ceinture tout aussi pesante autour de la taille :
« Souhaiteriez-vous vous battre contre moi ? » Pour toute réponse il se recule et me sourit. Je me prépare, déplaçant mes pieds avec difficulté pour me mettre dans une position plus stable. Il frappe du pied sur le sol ? Et le pentacle sur lequel je me tiens tombe. La chute est assez brève et je me réceptionne aussi bien que possible. Le pentacle de pierre se brise à l'impact et les morceaux sont envoyés en tous sens. Quelle chute ! Je me redresse. Je peux apercevoir l'ouverture au-dessus de moi. Sept, non huit mètres de chute. Je ne sais pas si le peu d'eau à mes pieds a amorti mais tout de même, je suis bien content d'être en vie. Autour de moi il fait entièrement noir, Encore les égouts. Qu'est-ce qu'il me veut lui là-haut ?
J'entends un grognement sur ma droite, je me retourne prestement. Des pas dans l'eau, quatre pattes : un animal. Il a l'air assez lourd, plutôt pesant. Ce n'est donc pas le Grand Prêtre que je dois combattre. La démarche de la bête est étrange, elle bouge mais ? comme si elle était plus lourde qu'elle n'aurait du l'être. Elle a arrêté de bouger. Il a refermé la trappe et il fait si noir que je ne peux même pas voir mon propre corps. Un tintement métallique. Elle porte une armure ! La partie va être serrée? enfin un peu d'action !
Je me jette dans la direction du bruit. Rien, que du vent. Je l'ai entendue bougé. Elle est rapide. Qu'est-ce que c'est que cette maudite bestiole ? J'attaque à nouveau, encore et encore. Rien à faire, je suis trop lent avec ces trucs. Et en plus, impossible de les enlever. Une question me frappe soudain : pourquoi est-ce que la bête ne m'attaque pas ? Si c'est un prédateur, elle aurait du chercher à me blesser. Ou alors elle joue avec moi ? Respiration. Calmons-nous. Rien ne sert de tergiverser. Quoi que soit cette créature, je vais lui faire sentir qui est le maître. J'ai une petite idée?
Je ramasse un morceau du pentacle tout en prenant garde à ne pas m'exposer. Il va falloir faire attention, je n'ai pas l'habitude de me battre avec des poids supplémentaires. J'espère que l'appât va fonctionner. Je jette vivement dans sa direction, légèrement à gauche d'elle et en même temps je me jette à droite. Contact. J'ai réussi à m'accrocher à une des plaques métalliques qui forment l'armure en passant mes doigts dans une jointure. La bête rue pour se débarrasser de moi mais je m'accroche. Les plaques me cisaillent les doigts, je sens le métal crisser sur mes os. Han ! Un bon mouvement du bassin et je mets à cheval sur son dos, puis je glisse doucement vers l'avant en libérant enfin mes doigtes de l'emprise des plaques. Doucement. Doucement. Han ! Nouveau mouvement, je me propulse en avant et j'agrippe l'orbite de l'?il à ce qu'il me semble. Profitant de l'aubaine, je lui enfonce l'?il dans le crâne. Elle se tord de douleur et mugit atrocement. Désormais assis sur son cou, je lui enfonce le second ?il et prend prise dans l'anneau du museau. Boum !
Je viens de heurter le mur. Pour se débarrasser de moi elle s'est jetée contre le mur à pleine vitesse. J'ai lâché prise. Je vais me la ? ! Elle ? Ouch. Elle s'est jetée sur moi et me coince contre le mur, dans sa gueule. Je sens ses crocs s'enfoncer dans mon épaule gauche. Je libère un peu mon bras droit, et je frappe le plus violemment possible l'intérieur de la bouche. Ce coup défonce le palais et traverse la cervelle, jusqu'à l'os. L'étreinte se relâche. Elle titube puis s'effondre. Je touche mon épaule. L'humérus est brisé, fendu en deux :
« Bien, venez par ici. Je suis heureux que vous ayez réussi. » C'est tout. Rien d'autre. Las je me dirige vers la voix. Une main ferme m'attrape le bras et me guide. Le Grand Prêtre évidemment, pour lui, l'aveugle, jour et nuit ont même couleur. Nous ressortons dans les égouts :
« L'avez-vous trouvée à votre goût ? Je l'ai moi-même entraînée. »
« Elle a été parfaite. » Il m'a ramené à ma chambre. Les deux servantes de ce matin s'affairent à désinfecter mes plaies. Leurs mains sont douces sur ma peau. Je crois que je vais m'endormir. Je me demande combien de temps a duré le combat, ici, il fait toujours nuit. Et puis je m'en fiche, j'ai trop sommeil. Je ne me rappelle que les dernières paroles du Grand Prêtre :
« Désormais, vous êtes des nôtres, Soleil-Rouge. »Voili Voilou, c'est encore pas fini mais ca devrait arriver. En attendant je vais accélerer un peu les posts pour finr avant la fin des vacances, il en reste encore 3 ou 4 je pense.
Galaan, qui va manger d'abord
Huron sombrecoeur
22/04/04 , 15:21
bon j'ai trouver ce recit vraiment passionnant plein de petit detail inutile et utile au recit ce qui le rend fortement beau et credible dans l'histoire.
QUOTE
C'est tout. Rien d'autre. Las je me dirige vers la voix. Une main ferme m'attrape le bras et me guide. Le Grand Prêtre évidemment, pour lui, l'aveugle, jour et nuit ont même couleur. Nous ressortons dans les égouts :
« L'avez-vous trouvée à votre goût ? Je l'ai moi-même entraînée. »
« Elle a été parfaite. »
Il m'a ramené à ma chambre. Les deux servantes de ce matin s'affairent à désinfecter mes plaies. Leurs mains sont douces sur ma peau. Je crois que je vais m'endormir. Je me demande combien de temps a duré le combat, ici, il fait toujours nuit. Et puis je m'en fiche, j'ai trop sommeil. Je ne me rappelle que les dernières paroles du Grand Prêtre :
la j'aime bien la ponctuation et la mise en page du texte ,cela donne un effet plus percutant aux paroles et un effet tres foullis aux descriptions .
QUOTE
J'entends un grognement sur ma droite, je me retourne prestement. Des pas dans l'eau, quatre pattes : un animal. Il a l'air assez lourd, plutôt pesant. Ce n'est donc pas le Grand Prêtre que je dois combattre. La démarche de la bête est étrange, elle bouge mais ? comme si elle était plus lourde qu'elle n'aurait du l'être. Elle a arrêté de bouger. Il a refermé la trappe et il fait si noir que je ne peux même pas voir mon propre corps. Un tintement métallique. Elle porte une armure ! La partie va être serrée? enfin un peu d'action !
un juggernauth??
Tu as aerer ton texte et je dois dire que ca rend la lecture tres agreable et de plus alterner les dialogues et les destcription donne un bon effet.
Sinon pour la trame, on avance dans le recit, sans en devoiler sur la suite , le personnage principal poursuit sa peripetie mais on n'en sait pas plus sur ses buts , on s'attache a cette aventure avec interet , et on la suit en apreciant les descriptions , et l'imagination travaille bien , j'aime assez la description de la creature qu'il affronte(juggernauth?) bref je suivrais les suite avec interet.
Evandree
22/04/04 , 16:29
Pareil j'édite ce soir. Espérons que l'on ait assez d'eau pour survivre dans ce désert.
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Toc, toc, toc. On frappe à ma porte.
Trois bruits sourds, ou autre chose mais pas toc toc toc :-)
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rien à voir avec ? hmmm, leurs caresses sont très agréables
Moi aussi je veux devenir chaotique snifff
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Pas très chics.
Qu'est qu'il en sait. Il vient de la jungle, et à l'habitude de s'habiller comme un plouc alors le chic il connait pas. En plus il y a une répétition du chic.
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Je me jette dans la direction du bruit. Rien, que du vent. Je l'ai entendue bougé. Elle est rapide. Qu'est-ce que c'est que cette maudite bestiole ? J'attaque à nouveau, encore et encore. Rien à faire, je suis trop lent avec ces trucs. Et en plus, impossible de les enlever. Une question me frappe soudain : pourquoi est-ce que la bête ne m'attaque pas ? Si c'est un prédateur, elle aurait du chercher à me blesser. Ou alors elle joue avec moi ? Respiration. Calmons-nous. Rien ne sert de tergiverser. Quoi que soit cette bestiole, je vais lui faire sentir qui est le maître. J'ai une petite idée?
Répétition de bestiole. Pourquoi pas créature, animal. Car bestiole ça fait tout mimi, tout rikiki. Aussi trucs, pourquoi pas bout de métal, truc casse l'ambiance.
QUOTE
J'espère qu'elle va mordre à l'hameçon. Je jette vivement la caillasse vers elle, légèrement à gauche d'elle et en même temps je me jette à droite. Contact.
J'espère que mon appât m'archera. Je jette vivement l'arme improvisée vers le son d'un souffle, légèrement à gauche de ce repère. Dans le même mouvement je me précipite à droite. Une résonnance métallique.
Enfin un truc de ce genre pour éviter la répétition du "elle".
QUOTE
Et puis je m'en fiche, j'ai trop sommeil.
Oh le Qualimero.
Cela n'a plus d'importance. Le sommeil prends le dessus.
Voilà les petites choses que j'ai repéré et qui m'ont titillé.
Sinon il a vaincu un juggernauth à main nue. Mieux que rambo, chwarzy, et tout les cosstaud réunis.
Bon, j'ai accédé aux requetes d'Evandree, alors plus personne va comprendre mais comme on est que 3. Demain j'apporte de l'eau.
Préparation
« Pourquoi n'agit-il pas ? Je veux du sang ! »
« Attends qu'il soit prêt, il doit encore découvrir sa nature. »
Soleil-Rouge. Quel nom étrange tout de même. Je m'éveille. Les deux servantes dorment encore auprès de moi. Je les caresse doucement et elles se réveillent à leur tour : nouveau bain, encore des fruits mais avec de la viande cette fois, de la viande rôtie et chaude. Je m'étonne moi-même de mon appétit. Mais j'aime prendre mon bain avec elles, mes jolies tortionnaires.
Cela va faire huit ans que je suis ici et toutes mes journées commencèrent ainsi. Durant la première partie de la journée, je m'entraînais au combat. Je portais des poids de plus en plus lourds et j'avais à combattre dans des situations diverses et variées : dans le noir, dans le désert, dans la jungle et même les marais. Mais bientôt ce ne fut plus des créatures que je combattais mais des hommes, des soldats que les prêtres capturaient, qu'ils armaient et relâchaient dans ces milieux afin de m'endurcir, d'éprouver tout à la fois ma force et mon sens tactique. Ces entraînements se prolongeaient assez souvent pour durer toute la journée et je prenais mon temps à explorer les soldats que je tuais, juste pour mon plaisir.
Mais dans la deuxième partie de la journée venaient une toute autre sorte d'exercices. Ceux-là visaient à accroître ma résistance, ou devrais-je dire mes résistances car il en existe plusieurs types différents. Ma résistance physique tout d'abord fut la première à pâtir. Ma première rencontre avec mes bourreaux fut à ce titre exemplaire. Je me tenais dans la salle du pentacle avec le Grand Prêtre, il ouvrit un panneau dérobé et je découvris un autre dôme, beaucoup plus étrange. Là il y avait comme un autel de pierre entouré d'ustensiles étranges : des sortes de piques, de pinces, en métal, en os, un véritable bazar :
« Tu vas t'allonger sur cet autel, sur le dos, et tu ne devras pas bouger, à aucune condition, avant que je ne revienne. »
Je ne voyais là rien de bien compliqué et l'arrivée de mes deux servantes me parut de bon augure. Elles étaient vêtues de leurs éternels voiles blancs, si légers que l'on pouvait distinguer leur silhouette à travers, elles sont si pures. Elles me firent signe de rester allongé, c'était de toute façon le souhait du Grand Prêtre. Je me détendis à leur vue, j'allais probablement apprécier ce moment. Aïe ! L'une d'elles venait de m'entailler la peau avec l'un des scalpels ! Mais que faisaient-elles ? Je mis un certain temps à comprendre. Pendant que l'une me caressait, me léchait et me faisait milles plaisirs, l'autre usait de ses instruments pour ma souffrance. Puis elles échangeaient.
Grâce à elles j'appris tout de la douleur. Je connaissais les parties les plus sensibles de mon corps : la plante des pieds, l'intérieur des mains, l'intérieur des cuisses, les appareils génitaux, les aréoles de ma poitrine, l'intérieur du bras' Je subis tant de tortures différentes. Et elles s'étonnaient de ma faculté à guérir. Bien souvent, les premières entailles étaient refermées avant la fin de la séance et elles pouvaient les ouvrir à nouveau. Bientôt néanmoins, mon appréciation envers la douleur changea. Tout d'abord, je fus moins ennuyé de ces séances, la douleur, je la ressentais de moins en moins, puis j'en vins à ne plus la considérer comme étrangère, et finalement, avec le temps, je compris que la douleur était une partie essentielle de mon être et je me mis à l'apprécier à sa juste valeur. C'est alors que les séances de ce genre s'arrêtèrent, je pense que leur but avait été atteint.
Seulement, ma résistance physique ne fut pas la seule à être améliorée. Le Grand Prêtre voulut également accroître ma résistance psychique, il disait que cela était nécessaire et que j'obtiendrais ainsi une capacité rare et indispensable à ma quête. Je me demande encore de quelle quête il souhaitait parler? En tout cas ces séances furent plus dures encore que les séances d'intrusion que j'avais subies. Si j'ai cru longtemps que mon Maître était parmi les plus puissants de l'espèce humaine, les prêtres s'empressèrent rapidement de me démontrer qu'il n'était qu'un débutant comparé à eux.
Les séances d'intrusion étaient bien différentes ici. Sur la forme elles semblaient identiques : je me tenais dans la salle du pentacle, assis au centre en tailleur. Cinq prêtres occupaient chacun une des extrémités du pentacle. Ils marmonnaient des psalmodies incompréhensibles et sans véritable signification par ailleurs, uniquement pour les aider à se concentrer et fixer leur attention. Et c'est sur moi que cette attention était fixée. Comme un aimant. Souvent alors j'aurais préféré être ailleurs, mais c'était un défi à ma puissance !
Je devais faire le vide dans mon esprit et attendre, attendre qu'ils arrivent. Et ils arrivaient. Mon Maître se contentaient de me jeter mes plus mauvais souvenirs au visage, eux allaient plus loin. Ils me fabriquaient de faux souvenirs qu'il me fallait écarter, ils pervertissaient mes pensées, les écartaient de l'exercice pour mieux me frapper. Ils créaient de la douleur en moi, directement dans mon esprit, qui s'insinuait, doucereuse, comme le venin d'un serpent, et amplifiait, à chaque instant, jusqu'à la fin de l'exercice. Et ils en profitaient pour me détruire de l'intérieur. Comme des automates. Obnubilés par leur ?uvre. Jamais je n'oublierais ces moments de soulagements quand ils quittaient enfin mon esprit et me laissaient là, étendu sur le sol, à demi-mort et totalement épuisé. Combien de fois ai-je cru mourir ? Je ne peux me le rappeler.
Heureusement, il y a aussi eu des moments plus plaisants : le Grand Prêtre m'a rapidement autorisé à jouer les prédateurs en ville. Et le jeu fut bien plus amusant que dans la jungle, le meilleur exemple : le dernier en date, le commandeur de la ville. Je m'en rappelle dans les moindres détails. Le Grand Prêtre me l'avait annoncé mine de rien, surprise et joie. Enfin un défi à ma hauteur : le commandeur habitait au dernier étage d'un immeuble dans le centre ville qui lui était entièrement réservé et bien gardé. J'avais le droit a douze heures standards pour m'exécuter.
À mon habitude j'ai pris mon temps au départ pour repérer les lieux. Il était délicat d'approcher, la zone autour de l'immeuble était dégagée pour mieux contrôler les éventuels émeutiers. Une cible paranoïaque est plus amusante. Je me mis à déambuler doucement. Imitant la démarche d'un ivrogne à l'esprit embrumé, je me dirigeais vers les soldats, titubant et chutant plusieurs fois. À peine arrivé à l'entrée de l'immeuble, les gardes m'interpellèrent. Maintenant !
Je courus vers eux pour couvrir les quelques mètres qui nous séparaient avant qu'ils n'aient levé leurs armes. Coup du tranchant de la main dans le cou du premier, coup de pied dans le bas-ventre pour le second. En quelques secondes tous les gardes étaient à terre, morts ou inconscients. Sans perdre de temps, je m'engouffrai dans l'entrée, deux taches rouges sur le mur là où se tenaient deux gardes. Droit sur l'ascenseur. Il n'y avait pas de temps à perdre, l'alerte pouvait être donnée à tout instant. J'ouvris la trappe dans le plafond de l'ascenseur et me mis à grimper rapidement au câble.
Arrivé au dernier étage, je savais que la véritable partie commençait maintenant. Si ce commandeur s'était rapidement imposé c'était grâce à une poignée de gardes d'élite entraînés par le Grand Prêtre lui-même. Si ils étaient rapides et puissants, ils étaient surtout immunisés aux frappes psychiques. Let's rock !
Ouverture de la porte, les gardes levèrent la tête. Course dans leur direction, ils s'activaient déjà. Deux balles ricochaient sur le mur, un garde à terre la trachée broyée. Un sabre qui me manquait de peu, un autre garde s'étalait, sa tête ayant fait un tour complet. Encore six. Tirs, coups. En quelques écorchures et échanges de tir j'avais fait un massacre. Du sang avait éclaboussé les murs. Les cadavres traînaient sur le sol. Du bruit à côté. Il était temps de finir le travail.
J'entrais en douceur, deux jeunes filles se rhabillaient rapidement et tentèrent de sortir. D'une claque j'en étalai une et j'attrapai l'autre au passage que je jetai sur le divan. J'avançai tranquillement vers ma victime, il était gros et gras, un porc tentant de se relever péniblement. D'un coup au torse, je l'envoyai rouler sur le sol. Des bruits dans le couloir, pas le temps de m'amuser. Je lui fracassai le crâne contre le sol et me précipitai vers la fenêtre : dernier étage, le coup était jouable. Je lançai le divan en avant, la vitre blindée se fissura. Plongeon. Bris de glace et chute.
Maintenant je ne pouvais plus me permettre de patienter. Un coup manqué dans la première vitre, elle résista à l'impact. Je me concentrai rapidement, préparant mon coup, accumulant ma force. RHAN ! Choc, bris, le bras passa au travers de la vitre dont les débris l'entaillèrent largement et je me rattrapai tant bien que mal. La violence du choc me déboîta l'épaule. Je remontai rapidement et je me rendis à l'ascenseur. Rez-de-chaussée. Profitant du répit je me remis le bras. Une fois en bas je me débarrassai rapidement des quelques mollusques en faction et je me ruai dans les égouts. Mission accomplie, comme d'habitude.
Je me secoue un peu. Le Grand Prêtre souhaite me rencontrer, je l'ai senti déjà et cela m'a réveillé. Dépêchez-vous les filles, que je sois présentable tout de même. Ah enfin habillé, elles sont un peu lentes ce matin aurais-je trop abusé ? Çà n'a aucune importance, il a appris à m'attendre. D'ailleurs nos rapports ont changé, il me traite désormais comme son égal ou presque et de toute façon je ne le crains plus, je sais l'avoir égalé il y a plusieurs mois déjà.
Je crois qu'il est temps d'effectuer les retrouvailles.
Et voila, j'ai fini l'histoire, je la retoucherais peut etre, il me reste donc 2 textes à poster après celui-là et une sorte d'épilogue!
Galaan, en pleine création.
Ouhla, ca va être indigeste mais comme je pars demain, je poste la suite et la fin dès aujourd'hui : vous n'êtes pas obliger de tout lire d'un coup!
Retrouvailles
J'entre tranquillement dans la salle où je dois rencontrer le Grand Prêtre. Il est debout près de l'autel. Autour de lui se tiennent une dizaine d'autres hommes qui semblent du même rang. J'ai déjà vu un autre Grand Prêtre mais je ne pensais pas qu'ils étaient aussi nombreux dans les parages' A moins qu'ils ne soient venus participer tout spécialement à mes retrouvailles, ou encore qu'ils ne soient venus m'aider.
« Soleil Rouge, enfin. Nous vous attendions avec impatience. Allongez-vous ici, il est temps. »
Je m'allonge sur l'autel comme me l'a demandé le Grand Prêtre. Les figures noires commencent à fourmiller autour de moi et recouvrent mon corps de runes. Le Grand Prêtre, lui, se tient un peu à l'écart. Je crois qu'il prépare une potion à mon intention.
« Tenez, avalez ceci? et concentrez-vous surtout, c'est puissant. »
C'est étrange, je sens de l'inquiétude dans sa voix. Pas pour moi, non, mais plutôt pour ce qui pourrait lui arriver s'il échouait. J'avale la potion. Il ne se passe rien. Je me concentre. Toujours rien. Je sens la potion parvenir jusqu'à mon estomac, elle s'insinue rapidement dans mon corps' J'ai déjà ressenti cela plusieurs fois, je suis sûr qu'il en mettait dans mes aliments ces derniers jours ! Mais il ne se passe rien. Je ne comprends pas. Je rouvre les yeux. Tous me regardent. Non, rien.
Un cri. Toutes les figures se mettent à hurler et à scander des paroles dans la Langue Noire. Tout à coup, je sens quelque chose s'agitait en moi.
Douleur. Une douleur extrême. Une douleur qui prend naissance dans chacune de mes cellules, se propage tant par les influx nerveux que par les voies de l'esprit. Elle m'assaille de tous côtés. La douleur physique, je ne la crains pas, je l'apprécie à sa juste valeur. Mais l'autre. Elle est horrible, elle pénètre mon esprit comme l'eau qui gicle dans les brèches des parois d'un navire. Une pression terrible qui me balaie. De tous côtés je dois lâcher prise et me noyer dans ce tourbillon de maux.
Je vais mourir c'est certain. Je ne ressent déjà plus rien. Rien. Aucune sensation de l'extérieur, mes sens sont comme absent, mon corps est comme absent. Déjà je ne suis plus qu'une âme qui erre dans l'espace infini du Warp? Mais la douleur ne me laisse pas partir, elle me retient, elle s'agrippe à moi. Elle me possède et je ne peux lutter.
Je la sens qui va dans mon esprit, comme si elle cherchait quelque chose. Elle explore mes souvenirs un à un, remontant à travers le temps, toujours plus loin, toujours plus avant. Je les vois défiler : j'ai neuf ans, sept, six, quatre. STOP. Je ne veux pas aller plus loin. Je veux résister. C'est impossible. Je me vois errant dans le désert des Roches et je vois mon Maître venir me chercher, il y a une grande figure derrière lui, immense, mais il ne la voit pas.
Et encore plus avant. Tout défile devant moi : ma naissance première, qui m'a créé, ce que je suis, tout. Je sais pourquoi j'ai voulu oublier quand j'étais enfant. Maintenant je connais mon destin.
Je me réveille dans ma chambre. Il fait noir. J'ai mal au crâne. Je regarde autour de moi : mes servantes ne sont pas là. J'entends du bruit. Une mélodie, des voix tapageuses. On dirait une fête. Je me lève péniblement. Mon corps a été lavé. Ce marteau dans mon crâne. Je fais le vide. Je me calme. Doucement. Voilà. J'avance en chancelant vers la porte. J'ouvre, puis me dirige à tâtons dans les couloirs. Par là. Ils sont là.
C'est bien une fête. A mon arrivée les regards se tournent vers moi. Je vois le Grand Prêtre s'approcher. Visiblement cela fait plusieurs jours que la fête bat son plein, sa robe de bure est couverte de taches chamarrées. Il me sourit :
« Vous êtes de retour parmi nous à ce que je vois. Je suppose que désormais vous connaissez votre but, pourriez-vous nous le faire partager ? »
« Pas maintenant, j'ai trop mal à la tête. Je crois avoir été présomptueux en me levant. Mes servantes pourraient-elles m'aider à regagner ma chambre ? »
Je crois que je n'aurais même pas eu le demander. Elles sont déjà là, me soutenant du mieux qu'elles peuvent, gênées de ne pas avoir été à mes côtés lors de mon éveil. Rentré dans ma chambre je me recouche. Mes deux servantes se mettent à me caresser. Je me laisse aller à dormir à nouveau.
Deuxième réveil, je me sens beaucoup mieux, le mal de tête a cessé. Je réveille mes deux angelots et les laisse préparer le bain' Je me complais toujours autant dans ces moments de bonheur. Mais l'appel du sang a été gravé en moi, il n'a de cesse de me tirailler, comme un appétit insatiable. A peine habillé je sors de la chambre et me dirige vers la salle du réunion, je sais qu'ils n'attendent plus que moi.
Mon entrée n'est même pas remarquée tellement ils sont affairés. Tous les Grands Prêtres de la planète sont là, chacun avec ses serviteurs. Des plans de chaque cité importante sont étalés sur la table au centre. Je m'avance et ils remarquent enfin ma présence. Petit à petit le silence se fait sur mon passage. Je vais droit au centre de la pièce, droit sur mon Grand Prêtre. Il me regarde souriant. Je lui rend son sourire :
« Vous pouvez vous réjouir, je suis enfin prêt. »
Je me retourne vers le reste de l'assistance :
« Je ne puis vous révéler mon but maintenant, sachez simplement que ce monde ne sera pas le premier à tomber. »
Ils attendent patiemment que mon regard ait fait le tour de salle, je guette leurs réactions. Ils ont l'air enthousiastes. Qui peut dire depuis combien de temps ils attendaient ce moment ?
« Que les troupes que nous avons se prépare, il est temps de déclencher l'insurrection ! Je veux que la populace se lève pour abattre le pouvoir !? et je veux que toutes les combattants que nous avons me rejoigne ici, je dirigerais moi-même l'assaut contre le nouveau gouverneur. »
Sourires de contentement, c'est bien ce qu'ils attendaient. Je m'assoies sur un des sièges en les laissant donner leurs ordres. Bientôt j'aurais à ma disposition une force d'une centaine d'hommes qui me permettra de prendre le contrôle du palais que le nouveau gouverneur habite. Pas si bête, il a voulu habiter dans le même bâtiment que la milice, sait-il seulement qu'une partie de cette milice veut sa perte ?
Il a fallu trois jours pour regrouper nos forces. Mais la populace n'a pas attendu. Une insurrection générale dans chacune des villes a été lancée, et déjà certaines sont tombées, presque sans résistance. J'ai attendu patiemment, maintenant il est temps. Le palais a été fortifié à la hâte mais le nombre de soldats a décru. Les harcèlements des émeutiers ont mis leurs nerfs à rude épreuve : certains ont fui, d'autres ont rallié notre cause et tué leurs anciens camarades. La ville entière sent le sang et la haine. Et moi, je suis devant cet immeuble dans lequel habite le gouverneur avec mes hommes, cent cinquante au total. C'est largement suffisant pour prendre le bâtiment et le contrôle de leurs communications, après, les batailles ne seront qu'une formalité.
Je fais cerner le bâtiment à la nuit tombée. Mes troupes rampent sur le sol au milieu des cadavres, ces pleutres. J'avance debout. Le torse nu et bien droit, des runes à la gloire des Dieux sur la poitrine. Des tirs se font entendre au loin, je serre ma hache dans ma main. Les sentinelles exténuées ne m'ont toujours pas repérées. Je suis maintenant à une dizaine de mètres de l'entrée principale, le portail a été soudé et deux mitrailleuses lourdes en barrent l'entrée. Il est temps.
Je lance un long rugissement dans la nuit qui se répercute sur les façades des immeubles voisins avant de gagner les étoiles. Tous les hommes se relèvent et se ruent à l'assaut. Les sentinelles ont enfin levé le nez et se jettent sur les mitrailleuses. Quelques balles m'éraflent, mais ma hache vengeresse s'abat sur les miliciens, les réduisant en charpie. Je sens une balle s'ancrait dans mon épaule : un revers de hache décapite l'auteur du coup de feu alors que la balle retombe sur le sol, rejetée par la contraction du muscle. Nous progressons vite et gagnons le bâtiment :
« Vous en haut, allez me chercher cet impie ! Vous suivez-moi, au centre de com et fissa ! »
Deux hommes commencent à sortir leur grenades pour ouvrir les portes de l'ascenseur. Je décapite ces incapables et abat les portes d'un bon coup d'épaule, elles tombent dans la cage et j'entends leur fracas contre les parois puis le fond :
« Tout le monde là-dedans, dépêchez-vous traînards ! »
Avant même qu'ils n'aient pus atteindre l'ouverture, j'ai sauté dans la cage, me freinant à l'aide des câbles. Dernier sous-sol, centre de communication impérial. Je coince ma hache entre les deux panneaux coulissants et la fait pivoter pour me ménager une ouverture. Je m'engage vivement et suis accueilli par des tirs de Bolter nourris. Les impudents ! Je saute par dessus les rangées de postes de contrôle et me jette sur le premier groupe à ma portée. Je frappe de ma hache l'un des hommes, lui ouvrant le torse en deux puis j'empale le second sur la pointe en décapitant le dernier du revers de ma main gauche.
De nouveaux tirs. Je jette ma hache droit dans leur direction et un soldat s'effondre alors que ses compagnons plongent à couvert. Je soulève l'homme que j'ai éventré et le lève au-dessus de ma tête, me douchant ainsi de son sang :
« Ainsi périssent les impies et les servants du faux sauveur ! »
Je jette le cadavre devant moi pour couvrir ma progression et atteint le second groupe. Je saute au milieu et d'un revers de hache j'envoie trois têtes rouler au sol et alors que la hache se plante dans le quatrième mon poing gauche plonge dans le ventre du dernier, je saisis sa colonne et l'arrache rageusement ; le soldat convulse quelques secondes, les yeux exorbités, puis tombe sur le sol. Inerte. Une explosion. Je me retourne. Ce sont mes hommes qui viennent à peine d'ouvrir. Trop tard il ne reste plus un seul homme vivant ici :
« Amenez la bombe et déclenchez le dispositif de mise à feu. Tout doit être détruit. »
« Maître ! Des miliciens ont repris le grand hall, ils ont même tenté de nous aplatir en faisant descendre l'ascenseur ! »
« Préparez-vous à remonter. Vous avec la mitrailleuse lourde, dans l'ascenseur ! Les autres grimpez et tâchez de vous dépêchez cette fois ! »
Je prends place au-dessus de la cabine pendant que la mitrailleuse est installée. Les techniciens auront bientôt fixer la bombe, il ne me restera alors que deux minutes pour sortir et m'éloigner de l'immeuble ; tant pis pour les retardataires. Les deux hommes à la mitrailleuse sont installés dans l'ascenseur, ils distrairont les miliciens :
« Faites-nous monter rats puants que vous êtes ! »
Enfin l'ascenseur commence à monter, je me tiens debout sur la cabine. J'entends des bruits de combat au rez-de-chaussée, les troupes montées dans les étages redescendent donc. Premier sous-sol, puis je vois le grand hall. Tiens, les miliciens ont eu l'idée l'autre mitrailleuse lourde et l'ont postée à l'entrée, je me demande lesquels vont l'emporter. Je passe devant leurs yeux et la mitrailleuse commence à semer la mort alors que les soldats s'écartent vivement pour éviter ses tirs. Ils me suivent et vont se perdre dans le mur qui nous sépare désormais, comme les tirs nourris des autres miliciens.
Mais ma mitrailleuse se met en marche à son tour alors que je donne de grands coups d'épaules dans le mur. Trois, deux, je le sens céder, un, CRAC. Je saute droit dans le hall, au milieu des miliciens et vois les tirs de ma petite mitrailleuse embarquée s'écarter brusquement pour m'éviter. Atterrissant les deux pieds sur le sol, j'exécute immédiatement un tour complet en jouant de ma hache afin d'envoyer à terre tous les miliciens présents autour de moi. Puis je me jette sur un petit groupe qui tient les escaliers.
Je les prends à revers, ils ne m'ont pas senti venir et les tirs que m'adressent leurs camarades en blessent deux. Je plante ma hache dans le dos du plus proche. Un autre, sûrement un sergent, se jette sur moi le couteau entre les dents, baïonnette en avant. J'esquive sa baïonnette et le frappe de mon poing en plein visage, sentant son nez s'écraser sous la pression de mes phalanges.
SANG ! HAINE ! SANG ! HAINE !
Le sang me bat les tempes alors que je me déchaîne. Après le hall je sors à l'extérieur où déjà les émeutiers s'affairent mettant à mal l'arrière garde laissée là pour les contenir. Assaillie de deux côtés elle plie finalement alors qu'une grenade atterrit à mes pieds. Je saute sur le côté pour l'éviter et l'explosion me laboure la jambe. Je me redresse, pas la peine de chercher le coupable, je le vois les mains sur la bouche, le regard hébété. Je fonce sur lui, le prends à la gorge et le jette en l'air. Puis je dresse mon poing et il retombe dessus, avant de glisser sur le sol. Il tente de ramper pour m'échapper mais la foule le contient, je n'ai qu'un mot à dire :
« Du Sang et des Crânes ! »
Il est taillé en pièces par cette foule en furie et l'on m'apporte son crâne, je suis le nouveau Maître de cette planète. Elle va apprendre à connaître ma loi.
Et voilà une insurrection rondement menée.
Et la suite et fin, dsl si ca se finit un peu en queue de poisson.
Chute
Le repos a été comme celui que souhaite tous les serviteurs de Khorne : récupérateur et bref. Les rapports sont catégoriques : une légion Space Marine a été envoyée pour mater la rébellion. La rumeur a vite fait le tour des villes et une partie des tous nouveaux partisans du Chaos s'est empressée de nous fausser compagnie : leurs crânes viendront soutenir le trône d'airain. J'ai parlé avec les Grands Prêtres : notre résistance s'organise.
Des monuments à la gloire du Chaos ont été dressés et je sens les flux Warp se densifier, bientôt nous pourront invoquer les démons. Il faut juste espérer que nous en ayons le temps. Je peux me battre mais je n'ai que peu de soldats à ma disposition, à peine deux à trois cents. Et ce que je sais des Spaces Marines ne m'inspire pas confiance. De redoutables guerriers génético-modifiés et à l'armement largement bien plus moderne et redoutable que le nôtre. Je ne sais pas si?
« Maître ! Maître ! Des vaisseaux dans le ciel ! Ils arrivent ! »
Trop tôt, nous ne sommes pas près ! Bon, quand il faut y aller :
« Sonnez l'alerte ! Que les hauts-parleurs entonnent le chant ! »
Les hauts-parleurs, ils sont disséminer dans toute la ville afin d'encourager nos troupes et surtout exhorter le peuple à la résistance : il faut tenir coûte que coûte le temps que les Prêtres achèvent les invocations. Le lien est trop ténu. Il leur faut du temps. Je me dois de le leur donner. Le chant s'élève, une musique rock, sauvage, au refrain entraînant :
« ¡SI SEÑOR!, ¡SI SEÑOR!, somos la revolución ! Viva la revolución ! »
Mes serviteurs arrivent et s'empressent de me passer mon armure :
« Où est ma hache ? »
« Je vous en apporte une nouvelle, Soleil Rouge. »
Cette voix, le Grand Prêtre est là. Derrière lui deux serviteurs portent péniblement une grande hache entourée de chaînes. Elle est trop grande pour un humain, énorme, rougeoyante comme si un feu brûlait à l'intérieur. Elle me plaît ! Je la saisis et aussitôt je le ressens. Quelque chose m'agresse qui provient de l'arme. Je serre les dents et repousse cet esprit. Une arme de Maître, réservée aux démons, un jouet à ma mesure !
Je remercie rapidement le Grand Prêtre et je me rue dehors, en direction de l'enceinte de la ville. À la porte principale qui n'est plus qu'un trou béant. Là où le choc sera le plus rude. À mon arrivée en haut des remparts, je peux voir les troupes ennemies se déployer : ils sont rapides et habitués aux combats. De vrais guerriers, enfin. J'ordonne rapidement le déploiement de nos propres troupes et la mise en batterie de nos quelques armes lourdes. Je ne crois pas que nous pourrons tenir longtemps. Et le moral des troupes faiblit à la vue de ces puissants guerriers, mais il faut attendre, nous ne devons pas nous découvrir.
Ils foncent droit sur nous, il ne leur a fallu que quelques minutes pour s'organiser et lancer l'offensive. « Feu ! » Les tirs résonnent, les explosions se multiplient. Depuis le haut des remparts je peux tout observer. Ils approchent très rapidement, des troupes d'assaut avec réacteurs dorsaux suivies de tanks lourds. Venez mes petits soldats, chiens fidèles de votre sauveur ! Venez contempler l'erreur dans laquelle vous êtes !
« Jamais le faux sauveur ne vaincra ! Souvenez-vous de l'éclatante victoire qui vous libéra de vos chaînes ! ¡RESISTENCIA! »
Un missile fonce droit sur nous, je n'ai que le temps de bondir et la muraille sous moi explose, nous précipitant moi et mes lieutenants sur le sol, une dizaine de mètres en contrebas. À peine me suis-je relever que déjà les troupes d'assaut sont sur nous. Je serre ma hache, elle s'éveille à nouveau.
Je me jette dans la bataille, taille et coupe. SANG ! SANG ! SANG ! Je détruis les soldats en me riant de leurs coups qui me déchirent. Et la hache a sa volonté propre, elle semble guider mes coups, les magnifier, les renforcer. Grâce à elle je transperce les armures et déchiquette ces pantins. SANG ! SANG ! SANG ! L'excitation du combat, la rage. Je frappe et de taille et d'estoc, labourant, traçant ma route à travers la troupaille, me dirigeant directement sur leur escouade de commandement. Je vais le saigner !
J'entre enfin au contact avec cette escouade de pacotille, leur chef est si faible, on ne le distingue même pas du reste de l'armée. Je le frappe directement avec ma hache mais il esquive le coup à ma grande surprise alors que le reste de l'escouade commence à m'engager. Ils sont rapides en fait. Je parviens à éviter la plupart de leurs coups mais ceux qui m'atteignent sont puissants et percent mon armure. En retour je tranche l'un des membres de l'escouade et ses deux morceaux tombent sur le sol.
Je continue mon combat, et je parviens à abattre deux membres supplémentaires mais les autres me harcèlent comme des loups harcèlent leur proie : ce sont eux aussi des prédateurs. En relevant vivement ma hache je parviens à frapper une nouvelle fois le commandant dont l'armure craque, une brèche s'ouvre et le sang en coule : je l'ai eu !
Ouch ! Un coup d'épée dans le dos viens me rappeler que le combat n'ai pas encore fini. Je me retourne pour affronter le Marine mais un autre coup, porté par le commandant viens frapper ma cuisse et je tombe à genoux. D'un dernier revers je tranche le seul membre de la suite encore en vie de la hanche à l'épaule en rugissant. Je sens l'épée du commandant me transpercer la poitrine : entrée entre les omoplates, elle ressort devant et je m'effondre. Mes yeux se voilent. Mais j'entends les hurlements, les Prêtres ont réussi. Les démons sont là. La victoire est à nous désormais. Je la lui ai offerte. Pour Khorne !
Aube Rouge
« Ton protégé m'a déçu, tu es bien un incapable. »
« Au contraire, maintenant il va pouvoir naître pleinement. »
Je m'éveille péniblement. Ouvrant les yeux je peux distinguer une pièce au haut plafond. De la pierre grise parfaitement taillée. Des voûtes remarquables par leur élégance. Je suis allongé sur un gros bloc de pierre taillée, je sens la pierre rugueuse sous mon dos. Je me redresse doucement. La pièce est assez vaste, octogonale. J'entends des pas. Une porte de métal ouvragée s'ouvre. Une servante apparaît dans un vêtement de cuir :
« Le Grand Prêtre a senti votre éveil monseigneur. Je vous apporte votre tenue. Il souhaite vous présenter vos nouvelles troupes dès maintenant. »
« Bien. Merci. »
Je m'habille prestement. Encore une robe de bure, j'apprécie cette sobriété. Je sors de la chambre. Un serviteur me conduit à travers les corridors. Ici tout est sobre, à la fois esthétique et fonctionnelle. Par les percées dans les murs je peux même voir le paysage, un désert de roches. Mon décor préféré. Le ciel est zébré d'éclairs d'énergie, nous sommes donc dans le Warp. Ce monde a donc été créé à ma mesure.
« Voici mon Seigneur ! »
Un Grand Prêtre se tient effectivement ici, lui aussi vêtu de bure :
« Vous n'avez eu aucune difficulté à récupérer mon corps et à le soigner je suppose. »
Il me regarde sidéré, puis dit dans un souffle :
« Ainsi vous saviez? Non, aucune difficulté, comme prévu les démons ont pu être invoqués. Après, les troupes ont balayé les dernières poches de résistance autour de la ville. J'ai pris votre corps et j'ai demandé une porte. On m'avait demandé de vous apporter ici s'il y avait le moindre problème. Mais, si vous saviez que vous allez mourir, pourquoi y être aller ? »
« Il était nécessaire de gagner du temps et mon corps devait être modifié, il n'était pas prêt. Enfin ce faux sauveur qui bafoue nos Dieux a tout de même des capacités psychiques indéniables, je devais mourir pour ne pas l'inquiéter, le temps que vous constituiez l'armée. Où en est-elle ? »
« Dois-je vous répondre ? », il poursuit sur un signe de tête, « Les Magos Biologis et Magos Génético à notre disposition ont parfaitement joué leur rôles. Votre ADN a été incorporé aux embryons sans difficulté. Les soldats s'entraînent depuis leur naissance. Le taux de perte est insignifiant, à peine dix pour cent en tout et pour tout, après la naissance bien sûr. »
« Je souhaiterais les voir. »
Il me conduisit vers le balcon qui dominait la tour intérieur du castel. Et alors je la vis, mon armée. Des Spaces Marines à ce qu'il semblait. Mais leurs armures sont noires, si noires que même la lumière ambiante semble aspirée. Et le gris du métal resplendissant ne peut faire oublier leur allégeance au Chaos, d'ailleurs, comme pour revendiquer cette allégeance, à ma vue ils se relèvent et lancent un profond rugissement vers le ciel. Le bruit se perd dans le désert. Une force effrayante les habite. Ils ne craignent même pas la mort.
« Quelles sont leurs caractéristiques ? »
« Et bien, ils sont d'une force et d'une habileté comparables à celles des loyalistes. Nous avons surtout orienté leur entraînement vers la psyché et nous leur avons montrer les prodiges que nous pouvions accomplir : ils savent que celui qui meurt en héros sera relevé comme nous l'avons fait pour vous. D'ailleurs même à l'entraînement ils ne craignent pas de se faire tuer. Ce sont de véritables machines de guerre. Ils n'éprouvent que la haine mais nous sommes parvenus à la discipliner suffisamment pour qu'ils obéissent aux ordres. Ma seule inquiétude provient du manque de vétérans, nous n'avons que des jeunes ici. »
« Et pour cause, et côté équipement ? »
« Vous pouvez voir leur armure d'ici, un don de votre Créateur. Elles absorbent la lumière environnante pour les rendre presque invisibles, une fois activée pleinement, on ne distingue qu'une vague tache mouvante. Quant au reste, nous avons utilisé les armes classiques qui ont été enchantées. Et les véhicules attendent au dehors, ils sont prêt également et tous peints ainsi. Comme prévu, nous y avons enchaîné les esprits des enfants morts afin qu'ils continuent leur tâche, ils ont ainsi eu le temps d'apprendre à les manier, c'est un peu leur corps en somme bien qu'ils soient plusieurs à l'intérieur. »
Je regarde encore une fois ces guerriers féroces : des prédateurs que je saurais mener à la victoire pour la gloire des Dieux.
Aujourd'hui, un soleil rouge se lève sur l'Imperium.
FIN
Voilà l'histoire se termine. D'ailleurs pour l'anecdote, je suis parti avec en tête cette seule dernière phrase.
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, ce récit est une question. Pourquoi Tzeentch, le Grand Architecte, n'a jamais créé de guerrier semblable aux Primarques de l'Empereur. Après tout je reste persuadé qu'il a à sa disposition des Magos au moins aussi intelligents que ceux de l'Empereur non'
Le petit discours au début de chaque histoire est un dialogue entre deux dieux (est-ce qu'ils parlent').
Galaan, fatigué mais content que ce soit fini. Vivement les vacances pfffff.
Evandree
24/04/04 , 15:34
Moi aussi commentaire ce soir car ma machine de pénitence doit être fini avant la fin de la semaine prochaine (et oui je ne peinds pas vite)
QUOTE
Tout à coup, je sens quelque chose s'agitait en moi.
Faute de temps.
QUOTE
STOP. Je ne veux pas aller plus loin.
je bande ma volonté pour essayer de résister. Je ne veux...
le STOP casse le rythme que tu t'étais imposé. C'est comme le toc toc. Il faut mieux eviter.
QUOTE
Par là. Ils sont là
Dans cette direction. Ils sont là. ou autre bien sur mais évites la répétition du là.
QUOTE
contrôle du palais que le nouveau gouverneur habite.
du palais où loge le nouveau gouverneur. "habite" fait trop "gamin".
QUOTE
Pas si bête, il a voulu habiter dans le même bâtiment que la milice, sait-il seulement qu'une partie de cette milice veut sa perte ?
Pas si bête me semble aussi un peu "gamin". Je ne sais pas par quoi le remplacer mais je pense qu'il faut le modifier.
QUOTE
Tiens, les miliciens ont eu l'idée l'autre mitrailleuse lourde et l'ont postée à l'entrée, je me demande lesquels vont l'emporter.
Le tiens, à eviter. et la phrase est pas claire.
QUOTE
des autres miliciens.
des ennemis ?
QUOTE
je le sens céder, un, CRAC.
Le CRAC c'est comme le stop à n'utiliser que dans des dialogues. Je vois plutôt un bruit retentissant.
QUOTE
les tirs que m'adressent leurs camarades
Les tirs de leurs camarades ? pourquoi surcharger...
QUOTE
SANG ! HAINE ! SANG ! HAINE !
pour rappeller Slaneesh j'aurais rajouter une petite phrase du style: ses sentations m'ennivrent . (je ne sais plus comment ça s'écrit)
QUOTE
je suis le nouveau Maître de cette planète. Elle va apprendre à connaître ma loi.
j'aurais ajouté une petite phrase pour faire plus penser à Slaneesh qu'à Khorne. ma loi et mes désirs. Enfin un petit truc.
Sinon évite la hache. Prends plutôt une arme éfilée (c'est fin, délicat, du Slaneesh quoi) comme une épée, une lame courbe, à toi de voir. Mais une hache, ou hallebarde enfin pas un truc qui fait penser à Khorne.
Voilà la critique de retrouvailles. Demain je m'attaque au reste.
Bon j'ai lu au moins quatre suites...
Je m'arrete là pour le moment (il me reste: retrouvaille et chute). De toute facon il est bien connu, qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses.
Pour faire simple, je te dirais simplement que j'ai beaucoup aimé le tournant que tu as donnés à ton histoire, meme si je préssentais depuis un petit moment déja, le coté chaoteux de la chose.
l'expeditation à l'interieur de la ville, ma bien fait rire, cette esprit imprégné de violence quasi-normal n'est là que pour me plaire.
(Meme si au passage, ton sergent parlait avec un ton trop pompeux pour son grade.)
Pour ce qu'il en est de la suite a forte connotation sexuelle, je trouve que tu t'en es bien sortit, tu es arriver a dire ce que tu voulais sans tomber, une seul fois dans le vulgaire (Meme un puriste ne me contredira pas.) C'etait net et précis.
Tes description (dans le sens général du terme) se sont affinées, donnant totalement l'image de la scene au lecteur. Donc continu a nous gratifier de tes récits, de toute facon les éfforts (ainsi que la persévérance) rapporte tjrs qqchose au final.
Cependant, il restes des fautes de styles (lourdeur par ci par là), et de syntaxes, mais rien de trop grave, tu finis toujours par revenir bien meme si ces légers écarts déroute parfois dans la lecture.
Sinon j'avais ca a te donner, y en a d'autre mais je les ais pas tous relevés.
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« Le bain de Son Excellence est prêt. »
Somme nous au Georges V, Ritz ou autres, ou dans une secte affilié au chaos'!
Et puis bon excellence... ("Mon Seigneur'' c'est bien plus juste, dans le genre que tu veux donner)
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Bien que votre arrivée ait été prévue, elle n'en demeure pas moins inopinée
Contre sens.
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je dois contrôler votre identité, c'est nécessaire
C'est pas sencé etre le maitre de la secte, un hérétique puissant et non un gendarme?!
Donc donne un autre argument pour qu'il aille affronter la bete de la caverne. (au faite j'ai pas vu écrit qu'on y parlait de juggernaut'! de toute facon ca ne serait possible, étant une secte affillié a Slanesh.)
Et puis l'entrainement donne un petit gout de déja vu (tu aurais du montrer un entrainement plus radicale que celui de son ancien maitre.)
Bon en bref, c'etait bien.
Damned- Bcp sont ceux qui lisent (quoi qu'on est en vacs) et peut sont ceux a critiquer. (ceci explique pourquoi peux sont ceux a t'avoir répondu)
Huron sombrecoeur
24/04/04 , 20:41
j'ai tout simplement adoré!!! le recit est bien construit , le rythme n'est pas trop lourd (du moins pour moi) les dialogues sont agrementer de descriptions qui les separent bien du recit ,bref j'ai adorer , je me douté que ct un primarque du fait de sa capacité a grandir et a s'adapter mais tu as certainement voulu garder le suspence^^
encore merci pour cette exellente lecture , la prochaine fois fait vraiment mourrir ton personnage ca n'en sera que plus credible car warhammer 40000 est un monde impitoyable! ;Þ
PS: par primarque j'entendait bien sur un etre crée de toute part a la facon dont on la fait pour les priamque de l'empereur meme si cela reste impossibla car primarque sont les fils de l'empereur...donc je voulais dire un equivalent^^
Bon j'ai lu Retrouvailles, pas encore la chute.
(avant faudra que j'aille lire les récits d'Evandree..)
Bon ce volet, est pas mal, mais sans plus.
Y a pas mal d'incoherence, de: Je suis trop fooooort, et ca tombe un peu dans le banale pro/série-américaine.
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Je vais droit au centre de la pièce, droit sur mon Grand Prêtre
Mon grand voyou! (t'es sur que c'est pas lui qui jou le role de la servante le matin')
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Il me regarde souriant. Je lui rend son sourire
Ha bah, ca se concrétise a ce que je vois!
Bon pour etre plus constructif, dis toi juste que le mot sourire, n'existe pas sur le visage d'un hérétique chaotique (ni dans son vocabulaire), a la limite quand il tu, mais là encore, il faudrait dire: un rire aigre...ect...
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je serre ma hache dans ma main
La hache est souvent associé a Khorne et non a slanesh. (la hache bourrine, la lame elle, coupe avec précision.)
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la balle retombe sur le sol, rejetée par la contraction du muscle.
Meme un Rambo ne peut faire ca (c'est pas ma guerre chef...), encore moins un primarque.
Il sera blesser, saignera, mais ne ressentira quasiment rien. Une fois la balle extraite la guérison se fera quasi instantanement (et encore).
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SANG ! HAINE ! SANG ! HAINE !
Kharn si tu nous écoutes.
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une grenade atterrit à mes pieds, je me redresse
Pareille que pour la balle. N'exagere pas dans ton action, dans le seul but de montrer que ton surhomme est fort. Ca ne fait que décrédibiliser ton récit.
Damned- un peu décu.
Oui Oui la hache est associée a Khorne, pour ceux qui n'auraient pa compris (scusi j'ai pas le don de clarté) c'est une secte du Chaos Universel donc tous les Dieux sont vénérés (même si Slaanesh et Khorne, ca peut paraitre bizarre). Il me semble bien que le chaos undivided vénèrent tous les Dieux non'
Bon sinon desole pour les lourdeurs et autres points releves, je les prendrais en consideration des le WE prochain.
Galaan, content d'avoir fini.
PS : au fait l'idée de base vous en pensez quoi?
REPS : c'est le dernier jour de vacances... demain je me pends : une épreuve de Maths de 3h, une de Physique de 3h et une d'anglais de 1h30 qui dit mieux?
j'ai pas tout lu (j'aime la lecture, pas le gavage.)
Pour répondre a ta question, l'idée de base est intérréssante, mais toute fois pas assez apronfondie à mon gout.
Le probleme est que lorsque tu t'y met franchement, le lecteur s'y interresse et le remarque (le style s'embéllit et c'est parfait), quand tu bacles, c'est gros comme une maison et le lecteur le remarque aussi, ce qui décrédibilise et dévalorise ton récit.
Je pense qu'avec du temps devant toi, pour écrire, tu nous pondras un truc vraiment bien et mieux.
Là c'est sympa dans le genre, mais c'est tout.
Mais toute fois merci, d'y avoir mis du temps pour l'écrire.
Continu à écrire.
Seldon
Evandree
26/04/04 , 23:38
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Trop tôt, nous ne sommes pas près ! Bon, quand il faut y aller :
nous ne sommes pas près. -->De quoi ? de toucher au but. Je crois que c'est plutôt prêt.
Bon quand faut y aller --> Je ne reculerais pas devant l'ennemis ou autre chose, mais il faut que cela fasse moins "parlé"
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bondir et la muraille sous moi explose,
bondir avant l'explosion de la muraille (en plus on évite le que).
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En retour je tranche l'un des membres de l'escouade et ses deux morceaux tombent sur le sol.
Si il coupe un membre, il tombe d'accord. Il n'y a pas de second morceau. A moins que le second morceau ne soit le corps dans ce cas la phrase est à modifier car pas clair. Oups je viens de voir la faute, c'est sm le membre pas une partie de son corps. C'est moi qui ai l'esprit embrouillé ou la phrase ?
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classiques qui ont été enchantées.
Bénie serait plus juste.
Voilà pour les trucs qui m'ont titillé. Une critique façon Evandree c'est ça j'espère que les nombreuses reprises de phrases ne t'ont pas véxé, mais ce n'est qu'un avis perso. Après tu en fais ce que tu veux.
Un truc dans l'histoire générale me pertube. Au debut il est plutôt dirigé par des prêtres de Slaneesh (culte du plaisir). Ensuite c'est plutôt Khorne. Et à la fin c'est Tzeentch (à peu près). Dans les dialogues il n'y a que deux dieux qui discutent et non trois. Erreur ? De plus les dieux du chaos se déteste cordialement. Comment peuvent'ils discourir aussi cordialement ? Tout cela n'est qu'une impréssion et je ne sais pas si elle est fondée car je ne connais pas très bien le chaos.
En tout cas l'idée est bonne mais certaines parties sont à réduire ou à reformuler. Surtout le début qui semble beaucoup plus lourd que la fin ou l'activité se ressent plus rapidement. Je ne dis pas que ton texte est rébarbatif. Il m'a bien plu. Continu comme ça. En plus avec ce genre de récit tu peux commencer la création de ton chapitre perso du chaos. Tu as déjà l'histoire de la création du chapitre et du primarque. Un gros boulot. Aller je m'arrête là pour la critique. Je sais que j'ai mis du temps à la faire mais mieux vaut tard que jamais.
Merci pour tous les conseils Evandree, je vais reprendre le texte (mais chez moi, désolé pour le forum).
Sinon, c'est sûr que je pourrais commencer un chapitre du chaos, mais je suis bien trop accro aux eldars.. et si j'ai plein de projets d'achat de figs et deux Falcons à convertir... enfin si je devais faire une nouvelle armée ce serait plutôt eldar noir ou Arlequin (j'adore les Arlequins).
Galaan, merci pour les conseils.