Mes compères vont m'accuser de vouloir monopoliser le devant de la scène, mais c'est faute de le vouloir, car durant mon absence, j'ai continué a écrire, comme ci comme ça. Voici donc un petit texte, que j'ai écris en une après midi. Ca vaut ce que ça vaut, je me suis bien amusé quand je l'ai fait.
Soudain les coups de feu cessèrent, les détonation se turent, laissant place au silence. Un silence pesant, lourd d'une vérité trop connue. C'était un instant de calme avant la tempête, une tempête de lames, de bolts et de lasers incontrôlée, ou chacun ne penserait plus qu'à une chose : survivre. La camaraderie développée au cours des ces années de guerres allait progressivement s'estomper pour laisser place à l'instinct de survie, à la brutalité, la sauvagerie.
La première ligne de défenseurs mit un genoux a terre, fixa ses baïonnettes, rechargea ses armes. Elle attendait, presque impatiente de voir l'ennemi surgir de sa tranchée, avide de carnage et de chocs, de tirs, de sang, d'os broyés. La mort arrivait.
Un cri retentit. Bientôt, dans un formidable élan de meurtre, les combattants sortirent au loin de la tranchée ou ils étaient terrés. Leurs adversaires les attendaient, et dès que le premier ennemi eut passé la ligne de l'horizon, une rafale infernale de tir débuta, enrichie par le son lourd des pièces d'artilleries au loin. Les corps tombaient dans chaque camp, mais cela ne semblait pas affecter leurs effectifs car toujours il en arrivait plus. Alors que les tirs diminuèrent d'intensité, les deux lignes se percutèrent, et déjà les premiers coups mettaient à mal les combattants. Le temps du feu était révolu, il était l'heure de céder la place au fer. De magnifiques gerbes d'étincelles qui témoignaient des épées tronçonneuses rencontrant les armures, les armes, précédaient des gerbes de sang. Le sol noirci par les obus virait au rouge. Les deux camps vidaient en même temps de mortels projectiles qui creusaient à la fois les rangs mais aussi le sol. Nullement dérangés, les soldats allaient bon train, fermant leurs yeux sur l'extérieur pour se concentrer sur leur course infernale vers la bataille. Le front n'avais pas progressé depuis lors, et les combattants commençaient à devoir escalader les corps pour devoir atteindre leurs ennemis.
Le carnage durit depuis plus de deux heures quand le ciel noircit par les gaz et les fumées s'ouvrit, révélant comme quelque chose de mystique. Des vaisseaux traversèrent l'épaisse couche nuageuse. Ne se préoccupant pas de la sauvagerie qui régnait ici bas, ils se contentèrent de survoler le champ de bataille et de repartir aussi vite qu'ils étaient venus, si bien que personne ne fasse attention a leur présence. Puis de nouveaux trous se creusèrent a travers les nuages, les transpersant de part et d'autre sur tout le champs de bataille. Quelques soldats comprirent ce qui allait arriver, mais trop occupé par le combat, ils préférèrent se ruer sur leurs ennemis. Alors que l'artillerie creusait toujours plus la foule, aucun ne remarqua que des explosions plus volumineuses attaquaient ses rangs, les creusaient plus et plus. Finalement, tous s'arrêtèrent, conscients que ces explosions n'étaient pas celles de l'ennemi.
Subitement, une énorme déflagration couvrit tous les cris, et bientôt une onde de choc se propagea a travers le champ de bataille et dévasta tout sur son passage. Les soldats furent brûlés, propulsés en l'air. Aucun ne survécu. La bataille était terminée.
Guillaume